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Oui, on peut (prétendre) être « humaniste » et nazi


Oui, on peut (prétendre) être « humaniste » et nazi

« Je suis un nazi ». C’est par ces mots qui claquent que Lars Von Trier a voulu rattraper son dérapage. Ce qui était sensé être de l’humour n’a fait qu’accentuer le malaise. Le provocateur s’est lâché. Et on se lâche toujours quand le terrain et l’époque sont propices.

Ainsi, lors de sa conférence de presse au festival de Cannes, le réalisateur danois a exprimé sa compréhension et sa sympathie pour Hitler. Ainsi que son aversion pour les Juifs.

Voyant que ses propos jetaient un froid dans l’assistance, l’humaniste qui a fait des sentiments son fond de commerce, chercha alors à se réfugier dans une posture beaucoup plus consensuelle en lançant un « Israël fait vraiment chier ».

C’est dorénavant un réflexe en Europe pour s’attirer la sympathie des foules. A force de pratiquer le matraquage antisioniste, taper sur Israël est devenu fédérateur.
L’autre élément révélateur de cette affaire, c’est la connexion qui s’est produite dans le cerveau de Lars Von Trier et qui l’a fait glisser de sa sympathie pour Hitler à sa détestation d’Israël. Enchaînement inconscient qui en dit plus long que tous les discours.

Et dire que depuis des décennies, on veut nous faire gober que l’antisémitisme n’a rien à voir avec l’antisionisme. Qu’il n’y a aucun lien entre les deux.

Ceux qui soutiennent cette théorie sont des dangers pour l’humanité. Ils sont les disciples volontaires de Goebbels, ou simplement des bons aryens. Et il y en a beaucoup plus que ce que l’on croit.

Ce sont d’ailleurs ces idéologues qui tiennent le haut du pavé, avec la bienveillance des autorités. Sûrs d’eux et dominateurs, ils sévissent en pleine lumière sur les écrans et dans les journaux. Tout perturbateur qui viendrait à dire la vérité et ainsi mettre un grain de sable dans leur machine à broyer du juif israélien, serait immédiatement jeté dans leur « fausse commune ».

A croire que c’est toute l’Europe qui se réveille antisémite.

 

Et bien que les John Galliano et les Lars Von Trier se fassent officiellement tancer, ils participent au tsunami qui brise les tabous et libère la parole et les actes. Les mêmes tabous qui furent brisés dans l’Europe des années 30. Ils ont beau s’excuser après coup pour tenter de sauvegarder leur carrière, le fond de leur pensée n’est déjà plus un secret.

Mis à part quelques murmures, le public est resté silencieux. Comme la majorité des Européens pendant la montée d’Hitler. La fille Gainsbourg a hérité du côté marionnette que n’avait pas son père. Elle n’a pas eu comme lui à porter l’étoile jaune.
Si c’était le fumeur de havanes qui avait pris place aux côtés de Lars Von Trier ce jour là, il n’aurait pas hésité à lui clouer le bec. Il est des moments où se taire est une faute, et où l’excès de politesse devient vulgarité.

Peut être aussi que l’époque Gainsbarre était plus légère. On vivait la mi-temps : l’idéologie antisémitisme de droite n’avait pas encore changé de camp pour venir inspirer la gauche.

 

Source : Le Monde à l’endroit, par Alain Legaret 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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