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Nétanyaou tente de freiner les ambitions palestiniennes


Nétanyaou tente de freiner les ambitions palestiniennes

Au cours de ses rencontres avec James Cameron et Nicolas Sarkozy, Binyamin Nétanyaou a réussi à persuader ses interlocuteurs de ne pas dialoguer avec le Hamas, mais il n'est pas certain qu'il les dissuade de reconnaître un état palestinien indépendant. Quant à Nicolas Sarkozy, il soutient Nétanyaou dans sa revendication en faveur de la reconnaissance, par les Palestiniens, du caractère juif de l'État d'Israël.

Le Premier ministre israélien Binyamin Nétanyaou est revenu globalement satisfait de ses rencontres à Londres et Paris avec les dirigeants anglais et français. Le principal motif de satisfaction israélien est d'avoir constaté que tant James Cameron que Nicolas Sarkozy se sont engagés à ne pas dialoguer avec le Hamas et encore moins à le reconnaître, et ce en dépit du fait que le mouvement terroriste palestinien doit entrer sous peu dans le gouvernement d'union nationale. M. Nétanyaou s'est montré persuasif lorsqu'il a expliqué à ses interlocuteurs français et ainsi sur TF1 qu'Israël n'avait pas de raison de reconnaître un tel gouvernement palestinien tant que le Hamas n'aura pas lui-même reconnu l'État d'Israël, n'aura pas abandonné la voie du terrorisme (voir encadré) et enfin tant qu'il n'aura pas reconnu les accords déjà signés.

Côté israélien, on a également remarqué la déclaration du président Sarkozy selon laquelle les Palestiniens devaient reconnaître le caractère juif de l'État d'Israël, une condition posée par le Premier ministre israélien dès son discours de Bar Ilan le 11 juin 2009. Pour Binyamin Nétanyaou, « la racine du conflit, est le refus des Palestiniens de reconnaître Israël comme l'État-nation du peuple juif ». Le président français a l'intention de réunir à Paris, en juin prochain, un sommet de paix qui permettrait de relancer le dialogue direct israélo-palestinien et dans lequel la France soutiendrait officiellement la requête israélienne concernant le caractère juif d'Israël.

Selon le plan que Sarkozy pourrait présenter alors, un état palestinien serait fondé sur les frontières de juin 1967 moins les blocs d'implantations israéliens, Jérusalem-Est deviendrait la capitale de l'état palestinien, Israël serait reconnu comme la patrie du peuple juif, les réfugiés palestiniens ne pourront pas revenir sur le sol israélien et enfin cet accord marquera la fin des revendications palestiniennes envers Israël.

Pour l'heure, on ne sait pas encore si cette initiative française est coordonnée avec les Américains et que se passera-t-il si le 20 mai prochain, lors de sa rencontre à la Maison Blanche avec Binyamin Nétanyaou, Barack Obama devait décider de présenter son propre plan qui selon des publications récentes ressemble étrangement à celui de Nicolas Sarkozy. Ce que l'on sait c'est que Binyamine Nétanyaou ne se rendra pas à nouveau à Paris pour dialoguer avec un gouvernement palestinien dans lequel siège le Hamas.

Au cours de l'entretien entre le président français et le Premier ministre israélien, les deux leaders ont pu également mesurer que sur le dossier de la menace iranienne leur position n'avait presque pas changé et elle était quasiment semblable.

Par contre, pour ce qui est de la proclamation unilatérale d'un état palestinien lors de l'Assemblée générale des Nations unies, en septembre prochain à New York, le Premier ministre ne semble pas avoir particulièrement convaincu ses interlocuteurs français et britanniques : « Pour l'instant, a-t-il dit, l'Europe n'a pas arrêté de décision concernant la reconnaissance d'un tel état ». Sur ce point, le président Sarkozy ne semble pas prêt à lâcher du lest. Il l'a dit assez clairement dans un entretien à l'Express: « La France envisage de reconnaître un état palestinien indépendant, et ce, afin que cela permette la relance des discussions entre Israéliens et Palestiniens ». Il n'a pas précisé où et quand cette démarche interviendra. Cependant, dans l'entourage du Premier ministre israélien on espère avoir réussi à faire fléchir quelque peu le président français sur ce point.

Meyer Habib, vice président du CRIF et également ami intime de Binyamin Nétanyaou est estime qu'au bout du compte la France ne reconnaîtra pas un Etat palestinien proclamé unilatéralement : « Si cela devait se produire, a-t-il déclaré à Hamodia, cela affecterait le président Sarkozy qui risquerait de perdre ainsi une partie importante du soutien dont il jouit actuellement au sein de la communauté juive ». À l'approche des élections présidentielles en France, c'est un paramètre qu'il ne faudrait pas négliger. Pour Meyer Habib, les relations franco-israéliennes avaient traversé une période de turbulences, mais « aujourd'hui les nuages se sont dissipés ».

 

Source : Hamodia, l'éditorial de Daniel Haïk 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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