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Les frères musulmans d’Egypte se fourvoient avec Ben Laden par Eric Trager


Les frères musulmans d’Egypte se fourvoient avec Ben Laden par Eric Trager

Le parti politique islamiste a fait de la modération pieuse une pierre de voûte de sa stratégie post-Moubarak, mais la déclaration du groupe à la suite de la mot de Ben Laden suggère qu’ils ne doivent pas être aussi modérés qu’ils le prétendent.

La plupart des grands titres d’hier proclamant la mort de Ben Laden ont employé des épithètes comme « cerveau terroriste » ou « salaud », pour faire référence au tueur de masses redouté (ce dernier qualificatif est du Washington Post). Mais, au cours de leur première déclaration publique, au sujet de l’élimination de Ben Laden, Les Frères Musulmans d’Egypte ont employé le terme honorable de « Cheikh », pour référer au dirigeant d'Al Qaeda. Ils ont aussi accusé les gouvernements occidentaux de lier Islam et terrorisme, et ont défendu la « résistance » contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan comme « légitime ».

La réponse des Frères Musulmans à la mort de Ben Laden peut, finalement, mettre fin à une mythologie – fréquemment adoptée aux Etats-Unis- selon laquelle l’organisation est modérée , ou, à tout le moins, pourrait devenir modérée , une fois au pouvoir. C’est, après tout, la façon dont les Frères Musulmans définissent leur Credo – « modéré », comme opposé à Al Qaeda, qui, lui, est radical. « L’Islam modéré signifie ne pas utiliser la violence, dénoncer le terrorisme, et ne pas travailler avec les Jihadistes », explique le jeune militant des Frères Musulmans, Khaled Hamza, pour qui l’adoption par l’organisation de « l’Islam modéré » a été la raison première pour laquelle il l’a rejointe.

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Mais encore, l'engagement des Frères Musulmans sur ce qu’est leur “modération” signifie de rejeter la violence incluant une exception de poids : l’organisation soutient la violence contre l’occupation militaire, qui, selon ce que m’en ont dit leurs dirigeants, comprend : l’Irak, l’Afghanistan, la Tchétchénie, la Bosnie et la Palestine – en d’autres termes, quasiment la très presque totalité de tout conflit majeur sur le continent eurasien. « Je n’ai jamais combattu en Afghanistan », m’a confié Mehdi Akef, l’ancien guide suprême des Frères Musulmans, en janvier dernier, juste avant la révolte. « Mais, je les ai encouragés et envoyé de l’argent en Bosnie et en Palestine jusqu’à maintenant ».

Les dirigeants des Frères Musulmans ont soutenu les attentats contre des civils israéliens comme une exception à leur exception de la non-violence-exceptée-contre-l’occupation, percevant tout Israël comme une occupation. « Le Sionisme est composé de gangs », disait Akef. « Il ne s’agit pas d’un pays. Aussi leur résisterons-nous jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de pays”.

Les attentats du 11 septembre 2001, cependant, a généré un vrai problème pour le paradigme des Frères Musulmans, puisqu’il s’agissait d’un violent attentat contre des civils sur un territoire qui ne pouvait pas être considéré comme occupé. Plutôt que de dénoncer les attentats, cependant, l’organisation a choisi d’argumenter, de façon scandaleuse, que l’Islam n’était pas responsable.

Dans certains cas, les Frères Musulmans ont simplement exprimé des doutes à propos de la “théorie” selon laquelle Al Qaeda serait derrière les attentats. « Je ne crois pas que c’est un coup des Jihadistes. C’était une bien trop grosse opération », raconte Abdel Monem Aboul Fotouh, un ancien membre du Bureau d’orientation des Frères Musulmans qui est souvent vanté  comme l’un des réformistes de l’organisation. «  Cela a été fait par un pays, pas par des individus. Ce n’est pas un théorie conspirationniste – c’est simplement une question de logique. Ils n’ont pas traîné ce crime devant le système judiciaire américain jusqu’à présent. Pourquoi ?Parce cela fait partie d’une conspiration ». 


Mohamed Badie, le dirigeant des Frères Musulmans, s’est exprimé Durant une conférence au Caire le 30 novembre 2010. Sur la bannière au fond, est écrit : « L’Islam est la solution » Par Amr Dalsh/Reuters

Plus fréquemment, les dirigeants des Frères Musulmans accusent une cible plus prévisible. « Les Juifs et le lobby sioniste ». m’a déclaré Sobhi Saleh, le maître à penser patenté des Frères Musulmans et ancien parlementaire, un après-midi de mars, dans son bureau du Caire, lorsque je lui ai demandé qui était responsable des attentats. « Et cette étude est bien connue en Amérique et c’est sur Internet. Et un prédicateur chrétien au Liban m’a offert un livre à ce sujet, lors d’une conférence. Et il s’agissait d’une recherche scientifique ».

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Actuellement, dans leur plus récente déclaration concernant la mort de Ben Laden, les Frères Musulmans ont franchi une étape supplémentaire. « Le monde entier, et particulièrement les Musulmans, ont vécu sous le coup d’une campagne médiatique féroce, visant à faire passer l’Islam pour terroriste et qui décrivait les musulmans comme violents, en accusant Al Qaeda d’être à l’origine des attentats du 11 septembre ». Puis, ils font remarquer que « Cheikh Osama Ben Laden » a été assassiné aux côtés « d’une femme et de l’un de ses fils ainsi qu’avec un certain nombre de ses compagnons », en continuant par une condamnation de la violence et des assassinats.

Ils poursuivent en déclarant de façon inquiétante que les Frères Musulmans soutiennent « toute résistance légitime contre l’occupation étrangère de tout pays, qui dispose du droit légitime garanti par les lois divines et les accords internationaux », et exigent que les Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN mettent fin rapidement « à l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak et reconnaissent les droits légitimes du peuple palestinien ». Ils terminent en exigeant que les USA « cessent leurs opérations de renseignements contre ceux qui sont différents d’eux, et qu’ils cessent leur ingérence dans les affaires internes de tout pays arabe ou musulman ».

D’une certaine façon, la déclaration des Frères Musulmans est de l’authentique Ben Laden : ce sont les territoires arabes, et non l’Amérique, qui sont la proie des agressions ; ce sont les Musulmans, et non pas les civils américains, qui sont les ultimes victimes ; et malgré les promesses sincères et enthousiastes du contraire, de la part de deux Présidents américains, c’est l’Islam qui est la cible principale.

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C’est un indicateur important qu’en dépit de leur prise de responsabilité croissante dans l’Egypte post-Moubarak, les Frères Musulmans resteront bien profondément hostiles envers les intérêts américains au Moyen-Orient, ne serait-ce qu'envers le plus élémentaire et défendable – qui consiste à assurer la sécurité des Américains contre le terrorisme.

Adapté par Marc Brzustowski (sur un proposition d'Aschkel)

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

http://www.theatlantic.com/international/archive/2011/05/egypts-muslim-brotherhood-sticks-with-bin-laden/238218/





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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