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L’AFFAIRE D.S.K. Par Sidney Touati


L’AFFAIRE D.S.K. Par Sidney Touati

L’annonce de l’inculpation puis de l’incarcération de DSK a provoqué une immense émotion et un véritable choc non seulement en France mais dans le monde.

L’évènement est sur toutes les lèvres et fait la une de tous les journaux, magasines, radios, télévision, internet, mails, SMS, échanges téléphoniques…
Comment expliquer ce phénomène ? Quels en sont les causes ? Quelle que soit la représentation que nous nous faisions de DSK, l’intérêt que nous portions au personnage, la prise de connaissance de l’information, la vision des images de son passage devant les juges a provoqué chez la plupart, un véritable traumatisme.
La dimension dramatique de l’évènement est extrême et rares sont les faits dont la théâtralisation atteignent un tel degré de paroxysme.
Nous assistons au télescopage de deux vecteurs contradictoires : la rencontre violente de deux forces, celle qui est en jeu dans un processus d’élévation continue et celle qui viendrait interrompre d’un seul coup ce processus. Une sorte de coup de hache géante qui trancherait en s’abattant non seulement  l’écheveau embrouillé d’une vie qui donnait les signes d’une réussite exemplaire mais l’ensemble des liens qui reliait cette vie à une nation.     
Un homme au parcours sans faute,  parvenu au sommet de la gloire, porteur des espérances sinon de tout un peuple du moins d’une large partie de l’opinion française, est frappé en plein vol. Seuls le théâtre de Shakespeare ou la prose de Hugo peuvent rendre compte de la violence d’un tel acte.   Quelles que soient nos convictions politiques, nous ressentons le coup mortel qui est porté à DSK car ce coup est porté à la France, à la Nation toute entière.
La justice américaine peine à nous faire croire qu’il s’agit d’un fait divers quand tout montre qu’il s’agit d’un fait politique majeur.
Le déroulement de la procédure laisse de nombreuses interrogations sans réponse :
                -Comment une modeste femme de ménage peut-elle dans les minutes qui suivent l’agression dont elle aurait été victime, trouver le concours d’un grand cabinet d’avocats ?
                -comment des policiers municipaux, sur le seul témoignage de la plaignante, et sans que cette dernière n’apporte la moindre preuve à l’appui de ses dires, peuvent-ils enclencher le mécanisme d’arrestation d’une telle personnalité ? 
La chute fracassante de DSK l’expulse des couloirs dorés des évènements lumineux pour le précipiter dans les souterrains nauséeux d’une histoire qui ne se dit pas, qui ne se raconte pas. Une sorte de crime crapuleux se joue sous nos yeux. Le pire de tous. Celui qui se drape dans le manteau du droit. Mais il nous est impossible d’y croire. La ficelle est trop grosse. Le scénario trop bien ficelé, à la manière d’une mauvaise série B. Une campagne de dénigrement est d’abord orchestrée (point d’orgue de cette misérable campagne, l’anecdote de la Porsche) pour préparer l’opinion publique (française avant tout, car c’est à la France que le coup est porté) et créer ainsi un climat propice à la mise à mort. La rapidité extrême de l’exécution prouve que les acteurs étaient prêts à jouer leur rôle. DSK est tombé dans un traquenard. Il n’avait aucune chance d’en sortir. Le rasoir tranchant de la justice américaine réveille dans la conscience nationale des souvenirs douloureux : la balle qui a fracassé la vie de Martin Luther King ; celles qui ont  brisé net la vie de Kennedy  ou éliminé Jaurès ;   les sentences à répétition qui ont envoyé le capitaine Dreyfus à l’Ile du Diable ou la lame qui a fauché Henri IV.
L’histoire de l’exécution de DSK, car c’est bien d’une mise à mort en directe à laquelle nous sommes confrontés, provoque tant de questions contradictoires, qu’elle est appelée à rejoindre le camp des affaires troubles, celles dont des interrogations sans réponse alimenteront sans fin les enquêtes journalistiques et la recherche des  historiens. 
Les Etats-Unis viennent d’infliger à la France sa plus cruelle défaite. Dans l’ordre du symbole, l’attaque est redoutable. Avec la chute de DSK, c’est un pilier de la maison France qui est atteint et c’est l’Europe  entière qui vacille. Le rayonnement international de notre pays, le rêve de ses fondateurs d’apporter au monde les Lumières,  est brisé net.  Un symbole majeur, présent au cœur  de l’ordre républicain est frappé. Le symbole de la réussite fondée sur le mérite, l’intelligence, le savoir faire, l’ouverture aux autres, le rayonnement mondial. Combien d’hommes politiques français brillent aujourd’hui  d’un éclat comparable à celui de DSK ? Qui peut quantifier le poids de la haine, celui de l’envie qu’il a suscité ?
Qui a tué DSK ?
Qui peut nous faire croire qu’une modeste femme de ménage est la cause réelle et unique d’un tel évènement ?
Nous sommes nombreux à avoir le sentiment que l’élimination brutale de DSK s’inscrit dans  une nouvelle ère, celle d’ un combat où tous les coups sont permis, où  les nouveaux titans affrontent les anciens maîtres  pour la domination de la planète lesquels viennent  donner congé à la France et à la Vieille Europe ; leur intimer  l’ordre de lâcher les manettes de l’histoire.
Après les grands serviteurs arabes (Ben Ali, Bouteflika…) ce sont les maîtres européens que l’on précipite dans la fosse commune de l’histoire.  
Nous sommes nombreux à avoir l’intime conviction, au regard des éléments dont nous disposons, que l’exécution de DSK a été programmée et froidement mise en œuvre. Le piège,  fondé sur la faiblesse manifeste de cet homme -son goût des femmes- a terriblement bien fonctionné.
Dès lors qu’il est pris dans la mécanique dans laquelle l’accusation l’a enfermé, il n’a d’autre choix pour tenter de sortir de l’infamie du viol, que de reconnaître qu’il y a eu relation sexuelle consentie.
Par le biais de cet aveu, le but est atteint. L’accusé n’a d’autre choix que de s’accuser lui-même.
Les principes à l’œuvre dans une justice démocratique mettent la charge de la preuve du côté de celui qui accuse. Il aurait été normal que l’accusation produise les preuves de la culpabilité de DSK avant de procéder à son incarcération. Ou au minimum, de lui permettre de répondre aux accusations portées contre lui. Une confrontation préalable n’était-elle pas nécessaire ?
 Or, on a procédé à l’arrestation de DSK sur le seul témoignage de la plaignante. On n’a demandé à cette dernière aucun justificatif. Si un personnage aussi considérable que DSK peut être arrêté sur un simple témoignage, de quelles garanties disposent le citoyen lambda s’il est accusé ?
Les prochaines personnalités qui poseront le pied sur le sol américain savent qu’elles peuvent être des proies faciles. Si le sort réservé à DSK est l’expression d’une règle de droit, alors, n’importe quel gang organisé peut utiliser cette justice expéditive pour parvenir à ses fins.   
Ce qui provoque l’effroi, c’est que nous réalisons que si des éléments de preuve n’ont jamais été communiqués par le Procureur à l’appui de sa très grave décision, c’est tout simplement que ces éléments de preuve sont absents du dossier, n’existent  pas.
Comme dans les scénarios des procès staliniens, c’est le procès qui est donc chargé de les créer ; on arrête, on voit après si ça tient la route ! Et si l’accusé veut s’en sortir sans trop de casse, c’est à lui de produire les raisons pour lesquelles on l’a enfermé. C’est à lui d’avouer une faute minime (oui, j’ai eu des relations sexuelles avec la victime…) pour éviter une faute grave (je suis un violeur…)
La machine judiciaire par la violence brutale qu’elle déploie,  exerce une pression extrême, pour conduire l’accusé à opter pour une faute mineure.
Le procès qui est fait à DSK, par son extrême brutalité,  ressemble étrangement à ceux que Poutine a intentés aux oligarques russes. 
Comme jadis sous le maccarthysme ou sous couvert de lutte contre la subversion communiste on a utilisé les méthodes de l’ennemi, les Etats-Unis sont-ils une nouvelle fois tentés de singer le modèle russe ?  L’Amérique d’Obama veut elle donner en pâture aux « pauvres » un riche et puissant personnage ? Après l’élimination de Ben Laden, l’Amérique veut elle montrer qu’elle « tue » également les « grands chefs blancs ? »
Le choix de la modeste victime noire prend sens. DSK n’est-il pas dès lors la victime expiatoire de ce nouvel ordre fondé sur l’idéologie qui oppose l’arrogance des « gros blancs » à la misère des pauvres appartenant aux « minorités visibles » ? Le patron du FMI, n’est-il pas le coupable rêvé ?
Au fond, DSK est poursuivi non pas tant pour ce qu’il aurait fait, mais pour ce qu’il représente.
Le drame est que nous sommes comme tétanisés par la puissance de cette idéologie. Aucun homme politique ne proteste, ne demande des comptes. Tous craignent d’être rangés dans le clan des « riches », des « puissants ».
Face à l’agression, à l’injustice manifeste, nous contenterons-nous  de souffrir et  de panser nos blessures  en silence, sans  protester ? Sans demander des comptes ? Comment se fait-il que la France se soit mobilisée lorsque le Mexique a condamné Florence CASSEZ  et qu’elle demeure muette face au drame que nous vivons ?  
Chacun semble trouver son compte dans cette élimination soudaine. La France, la Justice,  demeurent  orphelines et sans voix.
Par Sidney Touati pour Guysen International News




Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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