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Voilà des Palestiniens qui ont eu leur ration de sang par Jean-Pierre Bensimon


Voilà des Palestiniens qui ont eu leur ration de sang par Jean-Pierre Bensimon

En ce matin du 24 avril, un Israélien d'une trentaine d'années a été tué et quatre autres blessés par des balles tirées par un policier palestinien, ou selon une autre version par "des terroristes ayant revêtu un uniforme palestinien". Le drame s'est déroulé sur le site du tombeau de Joseph, près de Naplouse. Les victimes faisaient partie d'un groupe de juifs pieux venus prier quelques instants dans un petit local. Après la fusillade, une foule palestinienne s'est déchaînée contre le bâtiment, jetant des pierres et allumant un incendie. Un échantillon ordinaire des comportement des autochtones vis-à-vis des lieux saints non islamiques. 

Le monument avait été détruit au tout début de l'Intifada d'Arafat, le 7 octobre 2000, par une autre foule palestinienne juste après son évacuation par l'armée israélienne. Un rabbin de nationalité américaine, Hillel Lieberman, voulant sauver les rouleaux sacrés qui s'y trouvaient, avait été criblé de balles. Les ruines de l'édifice furent ensuite requalifiées en mosquée. 

Et voila qu'un groupe de personnes à qui leur foi commandait instamment de prier sur ce tombeau, fut-ce pour un instant, fut-ce au péril de leur vie, a été fauché ce matin par l'arme d'un Palestinien, faux ou vrai policier. Ils n'étaient ni des militaires, ni même des civils ordinaires éventuellement capables de se défendre, mais de simples religieux. Le tueur palestinien a eu sa ration de sang. 

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Il en a été de même pour un vaste réseau familial et politique du village d'Awarta, proche de Naplouse lui aussi, quand deux de ses membres, Hakim Mazen Awad, et Amjad Mahmad Awad ont massacré au couteau, dans la nuit du 11 au 12 mars toute une famille, les Fogel. Les parents et trois enfants égorgés, dont l'un qui n'avait que trois mois décapité. Les deux tueurs ont déclaré lors de l'enquête qu'ils auraient surement tué les deux autres enfants du couple s'ils les avaient trouvés. Des preuves ont été accumulées sur les complicités dont ils ont bénéficié dans leur village et au-delà, justifiant l'arrestation de cinq palestiniens supplémentaires. 

Lors de l'arrestation des deux tueurs, la famille et les autorités du village palestinien n'ont pas exprimé leur honte et leur désespoir devant la barbarie de certains des leurs. Au contraire, la famille a accusé les enquêteurs d'avoir obtenu des aveux par la torture. Le maire du village d'Awarta, Kais Awad, s'est élevé contre les procédés d'investigation des Israéliens et demandé une enquête internationale, rien moins. Il a même parlé de "punition collective". S'ad Nimr, le ministre palestinien des prisonniers, a trouvé quant à lui qu'il s'agissait "d'un acte de résistance contre l'occupation". 

Ces personnages impliqués dans un acte barbare ou dans sa justification étaient d'ailleurs en phase avec une importante fraction de leur peuple puisqu'un sondage révélait dans la foulée qu'un tiers des Palestiniens approuvait le massacre des Fogel à Itamar. L'acte de barbarie participe alors d'une culture populaire de la barbarie. Avec le massacre, la nuit, d'une famille sans défense et de jeunes enfants, tous ces gens ont eu leur ration de sang et ils s'en sont tous publiquement réjoui.

Ces évènements se sont produits dans les anciennes Judée et Samarie que l'on appelle aujourd'hui la Cisjordanie (West Bank en anglais). Devant la sauvagerie de leurs confrères du territoire administré par Ramallah, certains Palestiniens de Gaza ne pouvaient demeurer en reste. Le 7 avril, une équipe d'artilleurs du cru, dotée de missiles antichars dernier cri en provenance de Syrie ou d'Iran, prit pour cible un bus scolaire. L'engin hyper sophistiqué ne pouvait pas manquer sa cible. Et les artilleurs ne dissimulaient pas leurs intentions. En Israël, on ne peut pas se tromper, les bus scolaires sont jaunes. Heureusement, le bus s'était vidé de la quasi totalité de ses occupants quelques minutes auparavant. Seul l'adolescent restant, Daniel Viflic, perdit la vie. La barbarie était bien là, tout comme elle accompagne au jour le jour ces milliers de missiles tirés au hasard sur les populations des environs de Gaza.                      

Ces Palestiniens ont eu leur ration de sang, en mars, en avril, ce matin. La froide culture de la violence sanguinaire infligée aux civils frappe sans désemparer. Elle est massivement encouragée par les dirigeants, les jihadistes déclarés de Gaza comme les "modérés" de Ramallah. Tous les jours, les média de l'Autorité palestinienne font l'apologie des figures les plus illustres à leur façon du terrorisme palestinien, comme Dalal Mougrabi ou Fahami Mashahara ; des squares, des piscines ou des colonies de vacances reçoivent leurs noms en signe de déférence, des ouvrages et des prêches leur sont consacrés. Et c'est cette société sans morale qui vient d'être déclarée prête pour la création d'un Etat par le FMI et l'ONU, sans oublier M. Alain Juppé, fidèle à ses très vieilles amitiés. Comme si les relents pestilentiels du sang innocent froidement versé indifféraient aujourd'hui des cercles toujours plus étendus au coeur de l'Occident.

 

Jean-Pierre Bensimon

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pour Objectif-info

24 avril 2011

France Israel

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