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La contestation croissante de la légitimité d’Israël


La contestation croissante de la légitimité d’Israël

Israël est menacé d'une crise de légitimité imminente soigneusement promue par ses ennemis. En Septembre l'Assemblée générale des Nations Unies a l'intention de reconnaître un Etat palestinien à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, l'ancienne patrie du peuple juif, où plus de 500.000 Juifs vivent actuellement.

Sans aucun doute, la légitimité d'Israël a été contestée de façon calomnieuse par l'Organisation des Nations Unies depuis sa déclaration notoire en 1975 stipulant que le sionisme est « racisme ».

Et malheureusement aujourd'hui, Israël, est régulièrement fustigée comme un Etat d'apartheid, et est confronté à des profondeurs de dégoût international qui ne peut être qualifié que de « judéophobe ».

Pas même le contenu de la rétractation du Juge Richard Goldstone vis-a-vis de son infâme rapport au Conseil des droits de l'homme à l'ONU il y a deux ans ne pourra endiguer la marée montante de délégitimation que l'Etat juif confronte régulièrement. C'est une critique cinglante d'Israël comme ayant ciblé intentionnellement des civils palestiniens lors de l'opération « Plomb durci » à Gaza, qui a fait que le rapport Goldstone – correctement étiqueté d'une diffamation de sang – est devenu viral lors de sa publication. « Malheureusement, Jeffrey Goldberg écrit dans l'Atlantique, « il est assez difficile de rétracter une diffamation de sang une fois qu'elle a été diffusée à travers le monde. « Aujourd'hui, cependant, le juge juif sud-africain admet : « Si j'avais su alors ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été un autre document. »

L'expiation de Yom Kippour est peut-être précoce pour Goldstone, mais les dommages causés à Israël sur le baromètre de l'opinion mondiale ne vont pas probablement être rectifiés. La rétraction de son acte d'accusation, cela va de soi, a attiré beaucoup moins l'attention des médias que le rapport lui-même. En effet, le New York Times, peu enclin à mettre en évidence toute preuve qui récuserait sa critique incessante d'Israël, aurait rejeté sa publication. Son appel tardif au Conseil des Nations Unies pour condamner aujourd'hui « les actes odieux » du Hamas concernant ses attaques non provoquées aux roquettes et au mortier depuis Gaza a un petit retard de deux ans.

Goldstone doit encore rétracter son rapport au regard de la communauté internationale « appelant à poursuivre les Israéliens pour des prétendus crimes de guerre. Il ne s'est pas non plus excusé du fait d'avoir d'ignorer toute déposition qui contredisait les revendications du Conseil de l'ONU, ou pour avoir décrit Gaza comme un territoire occupé, alors que cela fait quatre ans que le dernier soldat et les colons israélien en sont sortis. En effet, comme Avi Bell, professeur de droit a Bar-Ilan a noté, Goldstone ne parvient toujours pas à reconnaitre le Hamas comme une organisation terroriste. Mais Goldstone reconnaît, enfin, à Israël « le droit et l'obligation » de défendre ses citoyens. Quelle générosité de sa part !

Une menace visant la légitimité d'Israël plus grande encore que le discrédit du rapport Goldstone nous attend. L'Assemblée générale planifie de voter en Septembre, selon toute vraisemblance à très grande majorité, la reconnaissance d'un nouvel état palestinien. Israël va sûrement faire face à des vagues de calomnie internationale s'il n'accepte pas de se soumettre au vote qui exigera son retrait sur ce que le célèbre diplomate israélien Abba Eban a décrit comme les « frontières d'Auschwitz ».

« Nous voulons faire pression sur Israël pour qu'il se sente isolé », a reconnu un haut fonctionnaire palestinien. Mais ce sont les Palestiniens qui ont rejeté tout plan de partition depuis la Commission britannique Peel en 1938. Ce qui est devenu quinze ans plus tard la Trans-Jordanie, comprenait les trois quarts du territoire de la Palestine mandataire, qui avaient été alors amputés pour devenir un état arabe (aujourd'hui à majorité palestinienne). Les palestiniens avaient de la même façon rejeté le plan de partition de 1947 de l'Organisation des Nations Unies qui divisait davantage la Palestine aux détriments des Juifs.

« Le principal obstacle à la paix », selon un conseiller du président palestinien Abbas, « ont été les implantations » – même si les Palestiniens (et tous les pays arabes sans exception) rejetèrent la paix avec Israël avant même que la première colonie ait existé. Mais même en Israël, peu de gens semblent comprendre que les implantations juives largement diffamées sont légales dans le droit international si on remonte à la création du mandat britannique en Palestine en 1922. Les juifs avaient obtenu alors le droit de « colonisation intense » sur la terre s'étendant entre le Jourdain et la Méditerranée, qui comprend aujourd'hui la Cisjordanie et Israël.

Ce droit n'a jamais été annulé.

Les « colons » juifs – que ce soit à Hébron, où les juifs ont vécu depuis trois mille ans ; à Gush Etzion, où des kibboutzim ont été détruits et leurs habitants impitoyablement assassinés en 1948, ou à Itamar, où cinq membres de la famille Fogel ont été sauvagement abattus il y a quelques semaines seulement – ont autant le droit de vivre là-bas que dans les premiers établissements sionistes de Rishon l'Tzion et Tel Aviv. En effet, les pionniers sionistes durant les années pré-étatiques ont été couramment appelés « colons ». Ce n'est qu'après la guerre des Six Jours que les colons israéliens sont devenus des parias – en grande partie parce qu'ils étaient des sionistes religieux, et non laïques.

Ces deux mille ans « d'obsession mortelle » des Juifs, écrit l'historien Robert Wistrich de l'Université hébraïque « représentent la haine la plus durable » que le monde n'ait jamais connue. A l'heure actuelle, dans son interprétation des plus obscènes, elle a converti les Israéliens en nazis qui pratiquent le génocide des Palestiniens. Mais toute décision des Nations Unies qui justifiera l'expulsion forcée des Juifs de leurs maisons va reproduire les expériences historiques avec laquelle les Juifs ne sont que trop tragiquement familiers.

Sans le Jourdain comme frontière orientale, ou les colonies juives sur la crête de la montagne de Samarie d’où Tel Aviv est visible à seulement quelques miles de là, l'état juif déjà vulnérable se trouvera en très grand danger. Telles seront les conséquences inévitables de la campagne de délégitimation vicieuse actuellement menée contre Israël.

Jerold S. Auerbach est l'auteur de Brothers at War: Israël et la tragédie Altalena , qui sera publié en mai par Pro Livres Quid.

Source : Israel-chronique-en-ligne.over-blog.com  





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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