toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Benyamin Netanyahou envisage le retrait de la Judée-Samarie


Benyamin Netanyahou envisage le retrait de la Judée-Samarie

Le Premier ministre israélien a indiqué qu'il envisageait à l'heure actuelle un retrait des forces israéliennes de la Judée-Samarie ainsi qu'une série d'autres gestes pour empêcher le "tsunami diplomatique" qui pourrait suivre la reconnaissance internationale d'un Etat palestinien à l'Assemblée générale des Nations-Unies.

L'étendue du retrait n'a pas encore été précisée, mais le chef du gouvernement n'envisage en aucun cas le retrait des localités juives.

M. Netanyahou a en effet estimé que les pourparlers avaient bien peu de chance de reprendre. En l'absence de négociations de paix, le Premier ministre s'est donc penché sur certaines mesures qui pourraient rallier les Etats-Unis, les pays européens et d'autres pays pour s'opposer à une action unilatérale des Palestiniens à l'ONU.

Le chef du gouvernement s'est exprimé à ce sujet lors d'une rencontre avec les envoyés européens ce lundi 11 avril alors que lui était posée la question de savoir s'il allait prendre des mesures politiques contre la volonté des Palestiniens à l'ONU.

"Je n'ai pas encore décidé de ce qu'il faut dire, ni quand le dire", a seulement déclaré le Premier ministre.

"Mais deux questions doivent être posées. La première: est-il possible ou non de revenir autour de la table des négociations avec les Palestiniens? La deuxième est de savoir quelles actions peuvent être mises en oeuvre si cela s'avère impossible", a-t-il ajouté.

Selon des sources ayant des liens avec le Bureau du Premier ministre, trois axes principaux sont étudiés.

La première solution inclut un retrait de la Judée-Samarie, qui engendrerait un redéploiement des forces de défenses israéliennes et la remise de la question sécuritaire entre les mains de l'Autorité palestinienne. Cela signifierait que le contrôle de la zone B, celle dans laquelle Israël est chargée de la sécurité et l'Autorité palestinienne des fonctions de police civile, reviendrait entièrement à l'Autorité palestinienne. En outre certaines parties de la zone C, où Israël a en charge toutes les actions de contrôle, seraient incluses à la zone B.

Le procureur Isaac Molcho, un conseiller du Premier ministre, avait soulevé cette idée lors d'une rencontre avec les émissaires du Quartet la semaine dernière à Jérusalem. À l'heure actuelle, le Premier ministre n'a pas encore envisagé l'étendue du retrait, cependant celui-ci ne concernera pas les implantations.

La deuxième idée propose de chercher à organiser un "parapluie" international, qui prendrait la forme d'une conférence à laquelle assisteraient les responsables israéliens et palestiniens, pour appeler à la reprise des négociations. Bien que les conseillers de M. Netanyahou aient envisagé cette possibilité bien avant leurs interlocuteurs étrangers, il est peu probable qu'une telle réunion se produise. Ni Israël, ni l'Autorité palestinienne, ne semble prêt à se prononcer sur les Termes de Références – les principes de la conférence.

La troisième idée prône l'utilisation d'une pression diplomatique sur les pays occidentaux (Etats-Unis, Union Européenne, Canada, Australie et d'autres) pour contrer la reconnaissance d'un Etat palestinien à l'Assemblée générale des Nations-Unies.

Benyamin Netanyahou a fait savoir aux ambassadeurs européens mercredi dernier qu'il estimait que plus de 100 pays, en majorité des pays développés, reconnaitraient un Etat palestinien. Il a précisé qu'il souhaitait rassembler les pays qui partageaient les mêmes valeurs démocratiques qu'Israël à se rallier à sa cause.

"Les Palestiniens obtiendront peut-être la majorité à l'ONU, mais ce qui compte n'est pas la quantité, mais la qualité", a affirmé le chef du gouvernement.

Les Palestiniens espèrent que si l'Assemblée générale vote en faveur d'un Etat palestinien dans les lignes de 1967, ils pourront alors devenir membre à part entière des Nations-Unies. Cela changerait la situation entre Israël et l'Autorité palestinienne et pourrait engendrer d'importantes sanctions à l'égard de l'Etat juif.

Pour autant, Benyamin Netanyahou aurait estimé que la tentative des Palestiniens à l'ONU ne devait pas être "prise à la légère" tout en ajoutant qu'elle ne devait pas non plus être "exagérée".

Des sources proches du Bureau du Premier ministre ont déclaré au journal Ha'aretz que le Premier ministre était pleinement conscient des dangers auxquels Israël faisait face depuis septembre, y compris l'éventualité d'un isolement international. Ils ont cependant ajouté que le Premier ministre optait surtout pour des solutions tactiques mais qui, selon eux, elles ne suffiront pas à arrêter le tsunami politique qui se forme contre Israël.

Guysen





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap