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61 interpellations lors d’une manifestation contre la loi anti-burqa


61 interpellations lors d’une manifestation contre la loi anti-burqa

Une soixantaine de membres supposés d'un groupuscule islamiste ont été interpellés place de la Nation, à Paris, ce samedi 9 avril. Ce rassemblement avait été interdit la veille. Reportage.

Le "Collectif autour de l'unicité Tawhid" (Cadut) a lancé un appel à manifester ce samedi, contre la loi qui interdit le port du voile intégral, le niqab et qui doit entrer en vigueur lundi 11 avril. Ce collectif, connu en France sous le nom de "Cavaliers de la fierté" -Forsane Alizza- rassemble des salafistes anglais, belges et français. Il s'agit d'islamistes radicaux dont le but avoué est d'imposer la charia (loi divine musulmane) en France. Selon la préfecture de police de Paris, le Cadut entendait rassembler 100 à 200 personnes. 

Mais lelle a préféré interdire la manifestation, craignant des affrontements avec des groupuscules d'extrême droite, comme Bloc Identitaire qui s'était illustré lors des apéros saucisson-pinard, ou Kop Boulogne, ces supporters du Paris Saint Germain, bien connus des services de police pour leur appétit de la bagarre. 

Deux hommes arretés avant d'entrer dans Paris

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Le collectif s'est tout de même rendu sur la place de la Nation. La police a donc procédé à l'interpellation de 61 membres supposés du groupe salafiste, dont 18 femmes, selon le directeur du cabinet du préfet de police à Paris. En effet, les deux sexes étaient appelés à manifester, mais séparément. Les hommes, avenue du Trône, les femmes, en niqab, à l'opposé de la place.  

Deux hommes, fichés par Interpol, devaient rejoindre le petit cortège. M. Choudary a fait le trajet depuis la Grande-Bretagne, mais il a été arrêté à un péage à Senlis dans l'Oise. M. Belkacem venait, lui, de Belgique. Il s'est également fait prendre entre Amiens et Paris. Tous deux sont sous le coup d'un arrêté ministériel d'expulsion, ils seront reconduits à la frontière dans la journée. 

Voici les détails de la plus grosse interpellation de la journée, côté hommes. 

Face aux terrasses ensoleillées de la place de la Nation, cinq à six hommes, tous âges confondus, la tête couverte d'une calotte, la barbe longue, en tunique et en djellabah jusqu'aux chevilles, se sont rassemblés sur la place, au départ de l'avenue du Trône. "Nous sommes là pour discuter, pas pour manifester, s'énerve l'un d'eux, alors que les journalistes tentent de nouer le dialogue. On était en train de commenter les déclarations de la dame du PS!" 

"Ne laissez pas ces jeunes dans l'obscurité"

Quelques minutes plus tard, ils sont rejoints par une dizaine d'hommes vêtus de la même manière. La police, en nombre, les encercle et leur demande de les suivre jusqu'au fourgon. L'un des hommes lance: "Vous ne m'avez même pas posé la question de savoir si je participais à la manif! Et vous voulez m'embarquer? J'étais peut-être pas né en 39-45, mais ça ressemble beaucoup à ça, ce que vous faites (sic). La vérité c'est que nous sommes en démocratie, alors nous sommes libres de manifester." Un capitaine de police intime l'ordre à ses subordonnés de ne pas engager la conversation. 

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L'homme, désignant quelques garçons d'une vingtaine d'années, lance: "Ne laissez pas ces jeunes dans l'obscurité! Montrez-leur la lumière. Communiquons ensemble." Le capitaine lance alors: "Vous n'acceptez pas d'obéir à l'ordre de dispersion, nous vous emmenons donc au poste de police afin de vérifier votre identité." Personne ne bouge. L'un des jeunes manifestants s'impatiente: "On est chez nous, la France sera bientôt à nous. On est déjà 10 millions, bientôt 20, vous allez voir. Vous ne pourrez plus nous interdire quoi que ce soit. Ce pays est à nous."  

Lentement, le convoi marche vers le fourgon. Les forces de l'ordre ont encore fort à faire avec la vingtaine de manifestations prévues à Paris le même jour. A la différence que celles-ci n'ont pas été interdites.

Par Annabel Benhaiem, publié le 09/04/2011 à 17:33

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