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Un peu d’harmonie dans ce tumulte : Notes françaises et cœur persan


Un peu d’harmonie dans ce tumulte : Notes françaises et cœur persan

A l'heure ou le Guide suprême qualifie Israël de « tumeur cancéreuse », Nima Sarkechik, pianiste français d'origine iranienne, s'apprête à donner trois concerts dans l'Etat Hébreu.

Il interprétera des Impromptus de Chopin et la Sonate en Si mineur de Liszt. « Je suis vraiment excité », confie l'artiste de 28 ans, fasciné par « ce lieu historique, berceau de tant de civilisations ».

De la fascination, mais aussi un peu d'appréhension du fait de ses origines, lui qui ne veut pas qu'on le glisse dans la peau de l'ennemi de tout un peuple. En tout cas, en jouant en Israël, « j'ai un peu le sentiment de porter la flamme de la paix », sourit-il. S'il est né en France, ses parents ont été naturalisés : venus pour leur étude, la Révolution islamique de 1979 les a fait renoncer à rentrer en Iran. Leur mariage est le premier symbole de paix de sa vie. Son père est musulman mais sa mère zoroastrienne : Sa première relation avec l'Islam était donc déjà conflictuelle, les invasions arabes puis musulmanes ayant décimé les fidèles de cette religion. Une union hors-norme, gage de tolérance donc.

Bien que né à Grenoble, et installé à Paris depuis une dizaine d'années, Nima Sarkechik parle persan et se sent proche de la jeunesse iranienne, d'autant qu'il a dans son entourage beaucoup d'enfants d'émigrés iraniens. Pour le jeune artiste, l'Iran n'est ni la Tunisie, ni l'Egypte. « Le Guide Suprême dirige tout, et les choses se sont figées de manière étonnante. A part quelques villes comme Téhéran, les autres régions sont fermées au reste du monde. Les Iraniens n'ont pas d'informations objectives, ne voient rien d'autre que les éléments que le régime leur fournit et qui leur lavent le cerveau ».

« Un rapport viscéral à la musique »

Par ailleurs, « l'Islam n'est pas l'identité première de l'Iran », continue Nima Sarkechik. Le jeune homme tient à rappeler l'attachement indéfectible du peuple iranien à tout ce qui se rapporte à son passé perse. En premier lieu : La musique et la poésie. « Les Iraniens ont un rapport viscéral à la musique », explique le jeune virtuose.

Bannie officiellement, elle surgit dès que les Iraniens sont chez eux ou en confiance. Lui, en tout cas, a eu un coup de foudre pour le piano tout petit. Et même si comme pour tout artiste, c'est une activité précaire, il en vit désormais. « Et c'est vraiment exaltant ! », conclut-il.

Nima Sarkechik se produira le 10 mars à Tel-Aviv, le 14 à Haïfa et le 15 à Jérusalem.

Source : jpost, par ELSA BASTIEN





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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