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L’isolement politique d’Israël pourrait avoir des retombées économiques: boycott européen, aide économique américaine, etc


L’isolement politique d’Israël pourrait avoir des retombées économiques: boycott européen, aide économique américaine, etc

ANALYSE – La Realpolitik appliquée par les pays occidentaux est aussi à l’origine de la révolte qui gronde dans le monde arabe: pour des raisons d’intérêt national, les occidentaux ont fermé les yeux sur les frasques des dictateurs, comme Kadhafi, en échange d’un approvisionnement énergétique régulier.

Israël aussi souffre de l’hypocrisie des grandes puissances: l’Europe et les Etats-Unis s’empressent souvent de condamner l’Etat juif pour défendre leurs intérêts dans d’autres pays arabes.

Sans compter que les derniers événements du Proche-Orient risquent d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale: l’Egypte post-Moubarak pourrait s’éloigner d’Israël, les pays européens condamnent les constructions israéliennes dans les territoires palestiniens, tandis qu’aux Etats-Unis, la Maison Blanche réclame la reprise des négociations de paix.

Dans l’immédiat, les conséquences financières d’un tel isolement pour l’Etat d’Israël sont doubles: certains pays européens boycottent déjà les produits israéliens alors que le gouvernement des Etats-Unis pourrait remettre en cause son aide annuelle à Israël.

La menace de boycott européen

Dans quelques jours, la « Semaine contre l’apartheid israélien » aura lieu dans plus de 40 villes dans le monde. Il s’agit d’une série annuelle d’événements internationaux qui se déroulent, depuis 2005, dans le but de « faire connaître le système d’apartheid sur lequel est fondé Israël et de bâtir des campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions ». De Londres à Johannesburg, d’Amsterdam à Montréal, d’Adelaïde à Boston, les manifestants vont réclamer le boycott de tout ce qui vient d’Israël. Cette année, les soulèvements populaires en Tunisie, en Égypte et en Libye vont donner un nouvel essor aux mouvements anti-israéliens.

Dorénavant, les appels au boycott ne concernent pas seulement les marchandises israéliennes; ils s’étendent à d’autres domaines d’échanges, comme les investissements, les universités et leurs chercheurs, la culture, le sport, etc. Parmi les récents appels au boycott, on peut mentionner le boycott culturel et universitaire en Angleterre (2007), le boycott des investissements dans les sociétés israéliennes en Suède (2010), le boycott de l’agroalimentaire israélien aux Etats-Unis et en France (2010), la menace de rupture commerciale et militaire proférée par la Turquie (2010), etc. Il y a quelques jours, les pays européens membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui ont approuvé la résolution palestinienne condamnant les constructions israéliennes en Cisjordanie, ont pris le risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale; ce qui se traduira vraisemblablement pas des conséquences financières, notamment par le biais du boycott. D’ailleurs, le boycott ne concerne plus que les produits fabriqués par des firmes israéliennes dans les territoires palestiniens: il couvre également les produits fabriqués en Israël même.

La « Semaine contre l’apartheid israélien » apporte aussi son soutien à une autre campagne de boycott lancée contre Israël en 2005, dite « Boycott Désinvestissement-Sanctions » (BDS) qui s’étend progressivement dans le monde. Du Canada à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’Europe, ce mouvement international se développe en réponse à un appel émanant de la société civile palestinienne. L’objectif avoué est d’exercer une réelle pression sur l’Etat d’Israël, en développant un boycott économique, et diplomatique, ainsi qu’un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes.

La remise en cause de l’aide américaine

A en croire la proposition de budget du Président Obama pour l’an prochain, l’aide que le gouvernement de Washington accordera à ses principaux alliés restera sans changement. Au cours de l’année fiscale 2012 (qui commence le 1er octobre 2011), Israël recevra du gouvernement américain une aide militaire d’un montant de 3,075 milliards de dollars, soit 75 millions de plus qu’en 2011. Selon un accord intervenu en 2007 entre les deux pays, l’aide militaire devrait augmenter encore de 25 millions de dollars en 2013 pour se fixer à 3,1 milliards de dollars; ce niveau de l’aide restera stable jusqu’en 2018, sauf changement de programme. Dorénavant, l’aide des Etats-Unis finance le quart des dépenses militaires israéliennes.

Israël n’est pas le seul bénéficiaire des largesses américaines dans la région. En 2012, l’Egypte devrait recevoir 1,55 milliard de dollars d’aide économique et militaire, la Jordanie 660 millions, l’Autorité palestinienne 400 millions de dollars; même le Liban devrait recevoir 200 millions de dollars de l’Oncle Sam l’an prochain, sous réserve de l’accord de la secrétaire d’Etat d’Hillary Clinton.

Seulement voilà: de plus en plus de voix se font entendre à Washington pour réduire, voir supprimer totalement, l’aide financière au pays du Moyen-Orient, et à Israël en particulier. C’est ainsi que Rand Paul, un sénateur républicain de l’Etat du Kentucky, vient de proposer l’arrêt de l’aide américaine à Israël. Raison invoquée: la nécessité de restreindre la croissance des dépenses fédérales. Au cours d’une interview télévisée, Rand Paul a déclaré: « 71% des Américains sont d’accord avec moi pour dire que quand on est juste au niveau financier, quand on ne peut pas payer ce dont on a besoin dans notre pays, on ne devrait surement pas envoyer notre argent de l’autre coté de l’océan ». Et tout en reconnaissant sa « sympathie pour Israël en tant que nation démocratique », il a déclaré vouloir mettre fin au versement annuel de 3 milliards de dollars des États-Unis à l’État juif.

Certes, ces déclarations ne sont pas passées inaperçues: le lobby juif “JStreet”, qui œuvre pour la paix israélo-palestinienne, s’est déclaré inquiet de la proposition du sénateur Paul; de son côté, le National Jewish Democratic Council (NJDC) a qualifié la proposition de Rand Paul de « négligeable, manquant de vision sur le long terme, et complètement fausse ». Il n’empêche que l’aide américaine à Israël n’est plus un sujet tabou, y compris de l’autre côté de l’Atlantique.

Jacques Bendelac (Jérusalem) – Israelvalley.com





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • One thought on “L’isolement politique d’Israël pourrait avoir des retombées économiques: boycott européen, aide économique américaine, etc

    1. Stephane Moshe Talvy

      Article bien alarmant, alors que rien ne devrait vraiment nous inquiéter. Il parait insensé que les pays occidentaux puissent se passer d’importations venant d’Israël, vu que, ce qu’ils importent en plus grandes quantité ne sont pas spécialement des oranges de Jaffa mais entre autres des technologies très pointues et toutes sortes de choses dont nous tairons les noms et dont ils ne pourront se priver bien longtemps. Ils laissent faire beaucoup de bruits à toutes ces organisations exécrables, mais officieusement tout continue comme d’habitude et les chiens antisionistes continuent toujours eux aussi, d’aboyer lorsque les caravanes passent. Pour preuve l’économie toujours plus florissante de ce petit pays par la taille, mais si grand dans le monde qu’on en parle autant. Du reste je pense qu’il serait temps que le gouvernement israélien organise des manifestations prouvant l’infondé en autres de ces accusations d’apartheid en Israël et les preuves ne manque pas et améliorer un tant soit peu ce que l’on appelle ici son « ASBARA »

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