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La détestation selon Stéphane Hessel par Ariel Gurevitz


La détestation selon Stéphane Hessel par Ariel Gurevitz

Que Stéphane Hessel s’inquiète de la marche du monde, et appelle à l’indignation dans son opuscule récent (« Indignez-vous! »), on peut le comprendre. Mais quand il publie un texte qui est supposé avoir vocation universelle et qu’il dénonce les guerres qui font rage en ne trouvant rien d’autre que de mettre Israël en évidence pour illustrer son propos, c’est son texte lui-même qui en devient indigne. Stéphane Hessel va jusqu’à éprouver de la compréhension pour le Hamas et apprécie le dialogue avec ses dirigeants comme s’ils étaient des gens normaux qui n’envoyaient pas leurs enfants se faire exploser sur les enfants des autres.

Stéphane Hessel et Isamël Haniyeh dirigeant du Hamas

Le propos de Hessel consiste supposément à dénoncer la guerre et l’injustice dans le monde entier et d’en débusquer les causes, or, afin de bien se faire comprendre, il pointe un doigt accusateur vers Israël comme étant l’endroit emblématique, symptomatique et représentatif de toutes les guerres et injustices qui sévissent sur la planète.

Ce texte n’est pas un pamphlet contre Israël, mais contre le Mal qui ronge le monde. Hessel dénonce Israël sous forme de procédé pédagogique visant à que le monde comprenne de quoi le Mal a l’air. Et il l’air comme Israël, d’après lui.

Le texte de Stéphane Hessel est destiné à un public qui n’a ni le temps ni les ressources pour se documenter en profondeur. Or en désignant Israël nommément comme référence identifiant le Mal, cela revient à une incitation à la haine.

S’il avait sérieusement voulu en appeler à l’indignation des masses au lieu de céder à sa détestation obsessive d’Israël (formule de Richard Prasquier, président du Crif) il aurait été plus approprié de s’attaquer à l’islamisme, ou plus largement à l’instrumentalisation de l’Islam pour opprimer des populations entières. L’islamisme alimente objectivement la plupart des conflits au monde, donc s’il y a quelque chose d’emblématique du Mal à notre époque, c’est bien l’islamisme. Plus largement encore, il aurait pu s’attaquer au déni de démocratie en Chine ou sur le continent africain. Au lieu de cela il s’en prend à Israël, qu’il voue à la vindicte publique comme au bon vieux temps du bouc émissaire.

Pour mémoire, Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, seul îlot de lumière dans cette mer d’obscurantisme, seul terre où la femme est l’égale de l’homme et où la liberté de conscience et d’expression est totale. Israël est aussi le seul endroit au monde où les Arabes ont un droit de vote réel en tant qu’Arabes dans un Parlement digne de ce nom. Hessel aurait mieux fait d’en appeler au monde à non seulement reconnaître cette réalité, mais surtout à faire savoir que c’est précisément à cause de cela que le droit à l’existence d’Israël est contesté.

Quand Hessel profère mensonge sur mensonge en se basant sur les mensonges des autres (Goldstone) dans le seul but de se faire valoir aux yeux de l’opinion publique, il en flatte les instincts les plus bas par un populisme suffisant. Peu importe dans ces conditions qu’il ait été résistant, parce que ce qu’il fait maintenant évoque plutôt Pétain : héros d’un combat, autiste lors d’un autre combat.

Israël s’est conduit le mieux possible lors de l’opération « Plomb Durci ». Cette opération n'a eu lieu qu'après qu’un million d’Israéliens du Sud d’Israël aient été bombardés huit années durant et eu leur vie ponctuée par une course quotidienne aux abris. Israël ne s’est résolu à répliquer par la force qu’après avoir épuisé tous les autres moyens, tout en s’efforçant de minimiser les victimes civiles. Les trois quarts des morts côté Palestiniens furent d’ailleurs des « activistes » selon les sources mêmes du Hamas. L’essentiel des pertes israéliennes fut occasionné par des erreurs de tirs de Tsahal soi-même, ce qui en dit long sur la complexité de la guerre urbaine.

Le premier devoir des dirigeants israéliens est d’assurer la sécurité de leur population, n’en déplaise aux beaux esprits. En même temps Israël est de la plus haute exigence vis-à-vis de soi-même et n’a de leçons à recevoir ni de la France ni du reste de l’Europe, dont pratiquement chacune des composantes s’est conduite de manière autrement barbare qu’Israël dans des situations analogues.

par Ariel Gurevitz





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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