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ISRAËL : UN ÉTAT PAS COMME LES AUTRES


ISRAËL : UN ÉTAT PAS COMME LES AUTRES

« Il semble que l’envie et la haine ne diffèrent pas entre elles, et ne soient qu’une même passion. » PLUTARQUE

Nous vivons à l’heure actuelle de grands bouleversements dont personne ne peut prédire sans risque d’erreur les conséquences qui peuvent être pour le meilleur ou pour le pire. Et dans cette situation, Israël, pour le moment du moins, s’en tire à bon compte.

En effet, pour une fois, le peuple ne semble guère concerné par le conflit israélo-palestinien. Dans les manifestations, on ne voit pas de pancartes avec « Mort aux Juifs ! », « Israël assassin ! ». Les peuples auraient-ils enfin compris que leurs gouvernements se servaient d’Israël comme bouc émissaire pour faire diversion et leur faire oublier leurs problèmes intérieurs : chômage, misère, absence des libertés les plus fondamentales ? Peut-être pas, mais ils ont au moins compris qu’ils doivent prendre leur destin en main, ils ont compris que ce n’est pas en rejetant la responsabilité sur Israël qu’ils réussiront à obtenir tout ce qu’ils envient à ce petit pays.

Toutefois, ne nous berçons pas d’illusions : la diabolisation d’Israël se poursuit, le désir de s’approprier la Terre d’Israël est toujours bien vivant. Israël est un territoire minuscule, mais il est depuis toujours très convoité : « Israël, nous dit Joseph Farah, un journaliste arabo-américain, ne représente que 0,1% de la superficie régionale ! »

«       Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. »

Et aujourd’hui, ce qui doit nous inquiéter au plus haut point, c’est le harcèlement et la délégitimation dont l’État d’Israël est victime. Les Nations-Unies, cette assemblée d’États qui avaient proclamé la création de l’État d’Israël, ont tourné casaque et sont unies maintenant pour délégitimer cet État. Aujourd’hui, au sein de cette organisation, et un peu partout dans le monde, on remet en question jusqu’au droit à l’existence d’Israël. Des 200 États membres de l’ONU, seul l’État d’Israël est celui dont l’existence pose problème.

Au temps de la Guerre froide, le grand problème concernait l’antagonisme Est/Ouest ; Aujourd’hui, il concerne l’antagonisme Israël/ le reste de la planète. Aujourd’hui tout se joue entre ennemis d’Israël qui souhaitent rien de moins que sa disparition et quelques voix qui s’élèvent par ci par là pour exprimer leur soutien à Israël et défendre son droit à l’existence. Aujourd’hui, si l’État d’Israël aspire à la paix- et il y aspire peut-être plus qu’aucun autre peuple- l’alternative qui s’offre à lui est la suivante : Soit il abandonne sa Terre au profit des Palestiniens qui lui concéderont éventuellement le droit d’y vivre sous contrôle islamique avec au mieux le statut de dhimmis, soit il accepte « le droit au retour » des quelque 4,5 millions de Palestiniens. Dans un cas comme dans l’autre, Israël signe son arrêt de mort.

Il est évident qu’Israël est victime de harcèlement de la part de ses voisins et d’un nombre sans cesse croissant d’États dont il est devenu le bouc émissaire. Et la relation qu’il entretient avec eux pourrait être qualifiée de perverse parce que teintée de sentiments ambivalents de la part de ses ennemis.

ISRAËL est un état qui, à première vue, ressemble à beaucoup d’autres : un chef d’état, un drapeau, un hymne national, une armée et des citoyens qui ressemblent à s’y méprendre à tous les citoyens du monde. Mais il n’est pas un État comme les autres : C’est un État qui suscite la haine !

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Qu’on déteste un État qui agresse ses voisins, qui les provoque sans cesse, qui viole leurs lois, passe encore. Mais qu’on voue une haine farouche à un État qui ne demande que le droit de vivre en paix peut sembler aberrant. En réalité, on en veut à Israël non pas pour ce qu’il fait, ni même pour ce qu’il a, on lui en veut pour ce qu’il est, à savoir un État juif : C’est dans ces deux mots qu’il faut trouver la raison de la détestation d’Israël.

C’est un État juif parce que peuplé essentiellement de Juifs, ce qui veut dire de citoyens différents des autres citoyens du monde. Car les Juifs, où qu’ils soient et quoi qu’ils fassent, et même quand ils ne font rien, suscitent la haine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont toujours été choisis comme boucs émissaires. Aujourd’hui, le rôle de bouc émissaire est tenu par l’État d’Israël. Cela fait-il une différence ? Je n’en vois aucune, l’existence d’Israël et celle du peuple juif étant à mes yeux inextricablement liées.

Alors, pourquoi cette haine à l’égard du Juif ? Tout simplement parce que le Juif se démarque par sa singularité. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps.

Or, dans une relation perverse, le pervers hait la singularité de l’autre parce qu’il en est dépourvu, parce qu’il la voit comme un plus qu’il aimerait avoir, parce que cette singularité lui fait ombrage. L’antisémitisme n’a donc rien à voir avec le racisme : alors que celui-ci est dicté par un sentiment de supériorité, l’antisémitisme trouve sa source dans un sentiment confus où se combinent haine et admiration, ce qui génère un sentiment d’infériorité. Je ne veux pas dire que le Juif se sente supérieur, mais c’est ainsi que doit le percevoir l’antisémite. En réalité, il nourrit une haine pour le Juif parce que le Juif – tout comme la victime dans une relation perverse- est différent de lui. Autrement dit, on hait le Juif – ou on hait l’État d’Israël – pour ce qu’il est. Et la singularité attise la haine, donc, la violence.

« Les caractéristiques victimaires »

En quoi consiste donc cette singularité ? En un certain nombre de « caractéristiques victimaires » que Girard définit comme étant « des caractéristiques a-normales possédées par un groupe au sein d’une société ».

Dans le cas d’Israël, voyons quelles sont ces caractéristiques.

– Un peuple ambivalent caractérisé par une double quête : La tentation d’être comme les autres, d’effacer la différence, tentation qui remonte à l’époque de Samuel quand les Hébreux crièrent au prophète : « Nous voulons être comme les autres » mais, en même temps, le désir de demeurer différent des autres, parce que cette différence est précieuse.

Ce désir d’être le même et un autre fait du peuple juif un peuple différent des autres peuples. Ainsi, il connaît, par exemple, la fierté d’être le peuple élu, de compter un grand nombre de chercheurs et en même temps il éprouve gêne et regrets devant la situation de ses ennemis. Il est incapable de savourer sa victoire sans éprouver en même temps un sentiment de honte. A-t-on jamais vu un peuple ne remporter une victoire écrasante contre ses ennemis et demander la paix ? C’est pourtant ce qu’ont fait les Israéliens en 67, après la Guerre des Six jours.

Comment ne pas envier ces hommes qui, tout en revendiquant leur identité, tout en la préservant jalousement, aspirent également à être autres que ce qu’ils sont, donc à se dépasser ? Mais en même temps comment ne pas les détester quand ils proposent un modèle d’homme difficile à atteindre ? Le Juif, parce qu’il réussit à réaliser ce souhait commun à tous les êtres humains, présente une des caractéristiques des victimes des pervers.

Un peuple de « révolutionnaires » à l’origine de véritables révolutions telles que le monothéisme, le communisme, le capitalisme. En ce sens, le peuple juif a quelque chose de subversif qui suscite l’admiration et l’envie. Même la Déclaration des droits de l’homme est inspirée de l’Ancien Testament, du commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Un peuple capable de « rebondir », une caractéristique qui semble unique au peuple juif. Sans cette capacité, on parlerait des Juifs aujourd’hui comme on parle des Mayas ou des Aztèques. « Lorsque au cours de la Seconde Guerre mondiale, écrit Joseph Farah, l’île de Malte a passé trois années terribles de bombardement et de destruction, elle a reçu à juste titre, la médaille George pour sa bravoure, et aujourd’hui, on devrait décerner une décoration similaire à Israël pour défendre la démocratie, la tolérance et les valeurs occidentales contre un meurtrier assaut qui a duré vingt fois plus longtemps. »

Le peuple juif a survécu malgré toutes les persécutions qui jalonnent son histoire. Certains vous diront que c’est grâce à la persécution. Je crois plutôt que c’est au judaïsme qu’il doit sa survivance.

Un peuple d’une vitalité remarquable qui a transformé le désert en un jardin d’Eden, suscitant par le fait même, comme dans toute relation perverse, la jalousie de ses voisins. Un État qui a essuyé pas moins de 4 guerres en 50 ans et qui a réussi à les gagner toutes. Un État dont l’économie est riche, et dont les recherches technologiques et scientifiques ont permis de sauver la vie de millions d’individus à travers le monde.

Un peuple dont Churchill avait dit en 1920 : « Bien qu’ils constituent moins de la moitié de un pour cent de la population mondiale, entre 1901 et 1950 les juifs ont remporté 14% de tous les Prix Nobel de littérature et des sciences, (et entre 1951 et 2000 les Juifs ont remporté 32% des Prix Nobel de médecine, 32% de physique, 39% de l’économie et 29% pour la science). Ce, en dépit de tant de leurs plus grands esprits qui sont morts dans les chambres à gaz. »

Un État démocratique, la démocratie par excellence, pourrait-on dire, et ce dans une région d’États totalitaires. Une démocratie avec un Parlement où siègent des députés arabes, où dans les tribunaux, incluant la Cour suprême, siègent des juges arabes. Une démocratie où les Arabes israéliens, malgré leur opposition farouche à l’existence d’Israël, jouissent des mêmes droits que les Israéliens.

Une démocratie, comme il en existe peu, avec un gouvernement qui admet la critique, laquelle est parfois d’une virulence inqualifiable, même s’il donne le meilleur de lui-même, même s’il a un sens aigu des responsabilités et qu’il veut ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, c’est-à-dire une paix définitive. Une démocratie où le Premier ministre publie sa fiche de paie sur sa page de Facebook, et on peut y lire qu’il gagne… 15.027,43 shekels, environ 4.500$ par mois !

Un État qui se veut exemplaire et dont le reste du monde attend de lui qu’il le soit. Bien sûr, on nous objectera qu’il ne l’est pas toujours. Et pourquoi le serait-il ? Pourquoi cette exigence ? Pourquoi ce qu’on permet aux autres nations lui serait-il interdit ? Bien des pays ont chassé de chez eux des milliers d’habitants sans même que le reste de la planète en entende parler : la Turquie, entre autres, a chassé un million de Grecs. On n’exige d’aucun pays qu’il reprenne ses réfugiés, sauf de l’État d’Israël.

Connaît-on un pays qui s’évertue autant qu’Israël à tout mettre en œuvre pour éviter que pèsent sur lui des blâmes ? L’État d’Israël est très vulnérable aux jugements et aux critiques que porte sur lui la communauté internationale, ce qui l’amène à toujours vouloir se justifier, à ne jamais contre-attaquer rapidement. Comme toute victime de harcèlement, Israël ne se défend qu’après coup. Ainsi, après le reportage de Charles Enderlin sur l’Affaire Al-Dura, Israël a accepté, des années durant, les accusations qu’on a fait peser sur Tsahal. Ce n’est que maintenant, au vu de toutes les preuves collectées par Philippe Karsenty, que le gouvernement israélien prend position et reconnaît que le reportage est un montage.

Certes, cette sensibilité à l’opinion publique occidentale s’est émoussée, depuis la fin des années quatre-vingt-dix, non pas parce qu’Israël se sentait soutenu par le gouvernement américain, mais bien parce que la multiplicité des condamnations de l’ONU frisait le ridicule.

Mais les Juifs antisionistes, toujours soucieux de l’image qu’ils donnent aux ennemis d’Israël, participent à la diabolisation d’Israël et, ce faisant, ils sont responsables d’une augmentation de la violence. En effet, en se montrant gentils et conciliants pour diminuer cette haine, ils sont perçus par leurs agresseurs comme supérieurs, ce qui a pour effet d’accroître la haine. Pis encore : le désir de paix des intellectuels juifs est même interprété par beaucoup d’antisémites comme le désir d’écraser les populations pour que le peuple juif puisse enfin être reconnu comme « le Peuple élu ».

Une histoire jalonnée de tragédies Évidemment, à nos yeux, la condition de victime du peuple juif n’a rien d’enviable, mais les autres peuples considèrent que cette histoire lui confère un certain prestige. C’est un peu comme si la guerre, de par la douleur qu’elle génère, a permis au peuple juif d’acquérir une certaine dignité, un peu comme s’il fallait connaître la souffrance pour mériter le nom d’Homme.

Nous n’avons retenu que quelques unes des caractéristiques qui expliquent pourquoi l’État d’Israël suscite jalousie et convoitise, pourquoi il devient un sujet de haine et le bouc émissaire des nations en proie à de graves problèmes intérieurs.

En réalité, les Arabes ne convoitent pas réellement ce tout petit territoire, ils convoitent l’âme de son peuple. Ils sont persuadés qu’une fois qu’ils auront éliminé ce groupe et pris possession de sa Terre, tous leurs maux, disparaîtront et ils deviendront son alter ego.

Et c’est là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël, c’est là qu’il faut voir la source de cette haine inqualifiable. Certes, ce n’est pas la première fois, et ce ne sera certainement pas la dernière, que dans l’histoire du peuple juif, on aspire à l’éliminer. Et sa façon de se défendre consiste finalement en un mot : RÉSISTER ! « Je plie, mais ne romps pas », tel est le message qu’il envoie.

On peut vouloir le supprimer, mais même s’il est coincé avec pour seule issue la mer, il tient bon.

Il n’a d’autre choix que la résistance à l’ennemi grâce à Tsahal, qui pourrait avoir pour devise « pro Aris et focis », donc « pour un dieu et le pays » ou littéralement « pour nos autels et foyers ». Et j’ajouterais pour que jamais plus les Juifs ne connaissent l’errance.

Radio-Shalom Montréal via JFORUM.fr, par Dora Marrache, chroniqueuse 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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