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Soirée francophone anti-israélienne à Jérusalem


Soirée francophone anti-israélienne à Jérusalem

Les activités et colloques anti-israéliens par des groupuscules s’identifiant à l’ennemi terroriste et niant le droit à l’existence de l’Etat juif ne sont pas rares à Sion, où la liberté d’expression est exploitée sans ambages par les antisionistes de tout poil. Le Centre culturel français Romain Gary censé promouvoir la culture française et la coopération culturelle dans la capitale de l’Etat juif se joint à ces activités à caractère antisioniste flagrant.

Le Centre Romain Gary, antenne culturelle du Quai d’Orsay dans la capitale juive, se fait le coorganisateur avec la Cinémathèque de Jérusalem d’une projection-débat où les intervenants seront exclusivement des opposants farouches à l’existence même de l’Etat juif.

Qui sont ces personnes invitées par la Cinémathèque et par le Centre Romain Gary à intervenir lors du débat qui suivra la projection du film documentaire « la parole ou la mort »? Michel Warschawsky, Huda Al Imam et David Neuhaus. (Annonce de l’évènement : http://www.ccfgary-jerusalem.org.il/spip.php?article227)

Commençons les présentations par le dernier de la liste. David Neuhaus s’est converti au christianisme et en entré dans l’ordre jésuite. Il est le Vicaire du Patriarcat latin de Jérusalem. Neuhaus est actif dans Betselem, une association engagée à la déligitimation et à la destruction d’Israël derrière une vitrine humanitaire.

Hudi Al Imam, est directrice du Centre for Jerusalem Studies, une institution arabe dans la capitale financée par des organisations terroristes comme le Fatah dont l’objectif est d’inoculer la falsification de l’histoire, à savoir que Jérusalem n’a jamais été la capitale de la Nation d’Israël, ni même une ville juive à aucun moment, mais une métropole arabe que les sionistes ont ravie à la Nation arabe.

Michel Warschavsky aurait pu être la fine fleur de l’Alyah de France. Fils d’une figure de proue du judaïsme de l’Est de la France, l’ancien Grand Rabbin du Bas-Rhin, feu Max Warschavsky, Michel a fait son Alyah en 1967. Il a étudié dans la prestigieuse yeshivade Mercaz Harav, bastion du sionisme et là d’où est parti le Goush Emounim, le mouvement de repeuplement juif de la Judée-Samarie, du Golan, de la Bande de Gaza après la Guerre des Six Jours.

Ensuite, Il a quitté la yeshiva et a étudié la philosophie à l’Université hébraïque de Jérusalem. Michel Warschavsky a rejoint le Matzpen prônant le rapprochement avec des organisations terroristes et l’anéantissement de l’Etat d’Israël comme Etat juif. Ceci dans un salmigondis d’idéologie marxiste-trotskyste-maoïste à la sauce tiers-mondialiste assimilant le sionisme au racisme et à l’impérialisme, avant même que cette diffamation de nature antisémite ne soit reprise ensuite par les milieux antisionistes en Europe et dans le monde.

Joignant la pratique à la théorie, Michel Warschavsky a établi le contact avec le FDPLP (Front démocratique et populaire de libération de la « Palestine ») de Nayef Hawatmeh, un groupuscule palestinien d’assassins connu pour sa radicalité bestiale lors d’attentats et de prises d’otages. En 1988, Warschavsky a été arrêté par le Service de sécurité générale (Shabak). Il a été condamné à 30 mois de prison ferme sous un chef d’inculpation de trahison pour collusion avec une organisation terroriste.

Dans cette démarche, la défense de la cause arabe semble être plus un prétexte que le véritable motif pour l’acharnement et la hargne de Warschavsky à détruire le sionisme et l’Etat d’Israël. Très lié à la CAPJPO et à des cercles qui ont nourri l’antisémitisme en France et en Europe ces dernières années, Warschavsky est aujourd’hui derrière toutes les initiatives européennes de boycott d’Israël et en fournit les munitions idéologiques. Warschavsky n’épargne pas la gauche israélienne partisane d’un compromis négocié avec les Arabes. Il qualifie ses  fidèles de « colons de la gauche ». Voir l’excellente analyse parue dans le numéro 4 de la revue Controverse (http://www.controverses.fr/pdf/n4/kurtz6.pdf).

Interrogé sur sa participation à cette soirée, le directeur du Centre culturel français Romain Gary, M. Olivier Debray, affirme que son institution cherche à promouvoir le dialogue et les débats avec des partenaires israéliens, en l’occurrence, la Cinémathèque de Jérusalem, dans les murs de laquelle sera organisée cette projection-débat sur le thème de la montée du fondamentalisme. Il ajoute que le Centre Romain Gary cherche à faire connaitre la culture française aux Israéliens et est ouvert à tout partenariat et à tout dialogue. M. Olivier Debray tient à signaler sa volonté de contribuer à la compréhension mutuelle et que son Centre participe aussi aux apparitions d’artistes français en Israël, notamment la plus récente, le spectacle de Gad Elmaleh qui a fait salle comble. M. Debray indique que Le Centre Romain Gary œuvre  à ce que Jérusalem soit une ville sur la carte mondiale de la culture, des arts et de la musique comme les autres grandes métropoles.

Cette initiative du Centre Romain Gary s’ajoute à d’autres de la part du Consulat général de France et fait déborder le vase de la consternation chez certains Francophones déterminés à protester. La Légion d’honneur décernée à Charles Enderlin pendant l’été 2009 au Consulat général de France à Jérusalem, la mention « Territoires occupés » sur les papiers d’enregistrement officiel de citoyens français résidents du Goush-Etzion (mesure certes révoquée depuis), le fait que des quartiers de la capitale comme Baqaa soient mentionnés comme quartiers « palestiniens » dans des documents officiels français alors que Baqaa est un quartier de la capitale d’Israël depuis 1948 : tout ceci contribue à donner le sentiment que les institutions officielles françaises en Israël œuvrent à introduire un ordre du jour post-sioniste et de partage de la capitale éternelle du peuple juif, la culture étant mobilisée à ce dessein.

Les propos de M. Olivier Debray de sympathie pour l’Etat d’Israël et d’admiration envers le peuple juif ne parviennent pas à dissiper cette impression. En effet, il nous signale qu’il y a deux centres culturels français à Jérusalem, le Centre Romain Gary pour les Juifs et le Centre Châteaubriant pour les résidents arabes de la capitale d’Israël. Ceci du fait que la République française ne reconnait  pas Jérusalem comme la capitale du peuple juif et donc, de l’Etat juif.

Dans une telle perspective, il n’est point surprenant que certaines initiatives du Centre Romain Gary, antenne du Quai d’Orsay comme le Consulat, puissent choquer la sensibilité juive d’une grande partie des Francophones de Jérusalem. Ces derniers manifesteront leur indignation mardi 8 février à 19H00 sur l’esplanade de la Cinémathèque de Jérusalem et invitent le public à se joindre à eux.

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Le Bloc National des Juifs Francophones appelle

les francophones de Jérusalem à se rendre

le Mardi 8 Février à  19 heures

à la Cinémathèque de Jérusalem

Pour protester contre  une manifestation anti-israélienne

et injurieuse pour le peuple Juif organisée par le

Centre Romain Gary, émanation du Quai d’Orsay.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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