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Le « printemps » ne sera-t-il qu’arabe ?


Le « printemps » ne sera-t-il qu’arabe ?

Et si le « printemps arabe » ne se limitait justement pas au monde arabo-musulman ?

Après l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte, c’est désormais au tour de la Libye, du Yemen et de Bahreïn d’être bousculés par des soulèvements populaires : La vague démocratique se dirige rapidement vers l’Est et détruit des régimes trentenaires, supposés inébranlables car soutenus par les géants de l’Occident. Les départs de Ben Ali et de Moubarak, respectivement au pouvoir depuis 1987 et 1981, ont redonné confiance aux peuples du Maghreb et de la péninsule arabique. Plus à l’Est, un régime observe sans doute avec beaucoup d’attention les évènements qui font l’actualité au Proche-Orient : L’Iran.

En juin 2009 plusieurs manifestations violentes dénonçaient des fraudes lors des élections présidentielles qui avaient vu la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Les manifestants, supporters du réformiste Mir Hossein Moussavi, réclamaient le changement. La répression avait réussi à casser l’essentiel de l’élan démocratique iranien, mais depuis lors les rassemblements n’ont pourtant pas cessé.

La crainte aujourd’hui pour les leaders chiites est que les succès engrangés par les peuples tunisiens et égyptiens, ainsi que le climat politique général, ne ravivent la dynamique qui, il y a deux ans, avait amenée plusieurs milliers de personnes à descendre dans les rues. La bataille a déjà repris à Téhéran, avec ce trait propre à l’Iran : les opposants ne sont pas les seuls à descendre dans les rues, les partisans d’Ahmadinejad aussi répondent aux appels de leur leader. Les leaders de la révolution chiite ont encore une capacité d’endoctrinement très forte. C’est peut-être là leur meilleure arme face à la contestation populaire.

Les opposants, quant à eux, tablent sur les désaccords qui ont fait surface au sein même des instances dirigeantes iraniennes. Certains des anciens leaders de la révolution font désormais partie du clan des réformistes et affaiblissent le pouvoir en place. Surtout, c’est la mésentente entre l’ayatollah Khamenei et Mahmoud Ahmadinejad qui leur donne espoir. Le vainqueur des dernières élections présidentielles avait finalement réussi à se maintenir au pouvoir lors de la dernière grande vague de manifestation en juin 2009, malgré l’opposition de la majorité de la population iranienne et des instances religieuses, qui lui sont supérieures. Rien ne dit qu’aujourd’hui il pourra encore sauver sa peau.

Source : Les Yeux du Monde, par Adrien TORDJEMAN 





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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