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La Paix après Moubarak, par José Maria Aznar


La Paix après Moubarak,  par José Maria Aznar

"Ceux parmi nous qui croient aux sociétés ouvertes, à la démocratie et à la liberté ont l'obligation d'aider à ce que les bouleversements qui se déroulent au Moyen Orient ne tournent pas l'aigre".

Le choix entre la liberté et un dictateur autocratique se fait de lui-même, la liberté finit par l'emporter. C'est pourquoi nous n'avons pas besoin de verser de larmes pour la chute du chef égyptien Hosni Moubarak. Cependant il serait erroné de penser que son départ apportera automatiquement la démocratie à l'Egypte, car une vraie démocratie ne se limite pas à des élections libres.

Elle implique un réseau d'institutions publiques indépendantes et libres de toute ingérence gouvernementale, allant du judiciaire aux médias et profondément ancrées dans une culture de tolérance.

La liberté dans le monde arabe n'est pas un rêve impossible, pourtant nombreux sont ceux qui souhaiteraient un statu quo, à commencer par les islamistes. Si nous voulons vraiment aider l'Egypte à vivre l'aube d'un régime de liberté d'expression et de tolérance religieuse, il est important pour nous de ne pas faire l'erreur d'accepter au nom de la "tolérance", la présence d'une composante intolérante dans les nouvelles institutions publiques. Et pour éviter que l'Egypte ne devienne un second Liban, les Frères Musulmans ne devraient pas approcher du pouvoir.

Pour commencer, la communauté internationale devrait demander à la nouvelle Egypte de réaffirmer son engagement de respecter ses obligations internationales, notamment le traité de paix avec Israël. Se conformer à ce traité évitera des dépenses militaires coûteuses et le risque d'une nouvelle confrontation dans la région.

En 1974, les dépenses pour la défense d'Israël représentaient 30% du Pnb, aujourd'hui ce pourcentage n'atteint pas les 8%, du fait d'une paix de 30 ans obtenue par les accords de Camp David en 1979. Pendant toutes ces années, aucun des 2 pays n'a eu à se préoccuper de problèmes de frontières. La meilleure façon pour l'Egypte de se concentrer sur une plus grande prospérité, c'est de se conformer aux termes du traité de paix signé avec Israël. La meilleure façon pour la Communauté Internationale de garantir la stabilité de la région, c'est de faire en sorte que l'Egypte comprenne juste cela.

En fin de compte, l'Egypte ne pourra jamais devenir une démocratie véritable et paisible si elle ne met pas un terme à la pratique de l'enseignement de la haine du peuple juif et de blâmer Israël pour ses propres erreurs. Comme il n'y a jamais eu à Sharm el Sheikh de requins entrainés par le Mossad, de même Israël n'a jamais été "une puissance impérialiste" cherchant la domination…La démocratie n'est pas compatible avec la recherche continue d'un ennemi extérieur, qu'on blâme en toute occasion, pour faire diversion des vrais problèmes. Une Egypte démocratique n'est pas compatible avec une culture de la haine qui encourage la violence contre Israël et le peuple juif. La démocratie requiert un changement d'attitude à l'intérieur comme à l'extérieur, et, par conséquent une mentalité différente et une nouvelle approche de l'éducation.

Hosni Moubarak est tombé, mais cela ne signifie pas que l'Egypte aussi doive tomber nécessairement. Si nous voulons vraiment aider l'Egypte, la meilleure chose à faire est de lui montrer un chemin clair vers la démocratie, en lui montrant les ornières. La première étape est de montrer du respect à la seule démocratie stable de la région, Israël.

Par José Maria Aznar, ancien 1er ministre d'Espagne, président de Friends of Israel Initiative Newsletter, [email protected]

Paru dans le Wall Street Journal le 11/02/11

Traduit par Albert Soued,  http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

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Peace after Mubarak

By José María Aznar, Wall Street Journal, 11/2/2011

Friends of Israel Initiative Newsletter, [email protected]

©2011 Translated by Miryam Lindberg

 

"Those of us who believe in open societies, in democracy and in freedom, have the obligation to help see that the changes unfolding in the region head in the right direction".
The choice between an autocratic dictator and freedom is a no-brainer: freedom trumps. Hence, we need not shed any tears for the fall of the Egyptian leader Hosni Mubarak. However, it would be disingenuous to think that his departure will automatically deliver democracy to Egypt. True democracy is much more than just general elections. It requires a framework of independent institutions, free of government interference, ranging from the judicial to the press and ingrained in a culture of tolerance.

Freedom in the Arab world is not an impossible dream, but there are many who would like it to remain that way –radical Islamists, for a start–. Therefore, if we really want to help Egypt bring about the dawn of a regime that allows freedom of expression and religious tolerance, it is important not to make the mistake of accepting in the name of tolerance the presence of intolerant people in public institutions. For Egypt to avoid the fate of becoming a second Lebanon, the Muslim Brotherhood must not attain power.

To begin with, the international community must demand that Egypt reaffirms its commitment to its international obligations under the peace treaty with Israel. Compliance with this treaty will help avoid unnecessary military costs and the risk of a new confrontation in the region. In 1974, Israel’s defence expenditure accounted for 30% of GDP; today it does not even reach the 8% mark, mainly because of the 30-year peace with Egypt attained with the Camp David Accords in 1979. Neither Egypt nor Israel have had to worry about their shared borders during all these years. The best way for Egypt to guarantee a better focus on the prosperity and well-being of its citizens is for its leaders in Cairo to comply with the terms of the peace treaty with Israel; the best way for the international community to guarantee stability in the region is to make Egypt understand just that.

Finally, Egypt will never be a real and peaceful democracy if it does not bring to an end the practice of teaching hatred against the Jewish people and putting the blame for its own errors on Israel. Just as there are no sharks in Sharm el-Sheik trained by the Mossad, neither is Israel an imperialistic power that only seeks regional domination. Democracy is incompatible with the eternal search for a foreign enemy on whom to blame everything. A democratic Egypt is incompatible with a culture of hatred that urges violence against Israel and the Jewish people. Democracy requires an inward and outward change of attitude, which, in turn, also requires a change of mentality and a new approach to education.

Hosni Mubarak has fallen, but that does not necessarily mean that Egypt must fall, too. The best help we can give Egypt is to show it a clear path to democracy, explaining what it must and must not do. The first step should be to show respect for the only stable democracy in the region: Israel.

 







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