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La gauche: un danger pour la survie d’Israël (deuxième partie) par Dora Marrache


La gauche: un danger pour la survie d’Israël (deuxième partie) par Dora Marrache

Après avoir présenté, dans la première partie de ma chronique, un relevé non exhaustif de personnalités juives qui se disent antisionistes, j’ai tenté dans la deuxième partie d’expliquer leur comportement.

En réalité, ils détestent les Juifs parce qu’ils leur renvoient leur propre image, une image qu’ils vomissent, mais dont ils ne peuvent se débarrasser.

Pour eux, Israël est responsable du regain d’antisémitisme à travers le monde, Israël est à la source de tous les maux sur notre planète. Et Israël leur rappelle aussi que, quoi qu’ils fassent, ils ont des liens avec ce pays. Or ils récusent ces liens, tout comme ils récusent le rôle de « boucs émissaires » que les nations ont assigné aux Israéliens, ils préfèrent encore être les complices des agresseurs, donc des « collabos ». Ils vont même jusqu’à rencontrer les membres du Hamas et du Hezbollah pour les assurer de leur soutien. Un député juif anglais n’a pas hésité à établir un parallèle entre les terroristes palestiniens et les combattants du ghetto de Varsovie.

Peut-être aussi souffrent-ils de ne pouvoir vivre leur vie de juif, non pas qu’ils ne le veuillent pas, mais parce qu’ils sont dans une situation inconfortable qui les rend incapables de mener une vie de Juifs et d’être solidaires de leur peuple. Alors pour remédier à ce mal-être, au vide créé par l’absence de toute identité, ils se révoltent, ils embrassent les idées de la Gauche et cherchent à se retrouver dans un événement pour se faire reconnaître. C’est le moyen qu’ils ont trouvé pour demander leur intégration, tout en sachant que, quoi qu’ils fassent, ils ne pourront s’intégrer totalement. En fait, de même qu’aujourd’hui le monde a trouvé en Israël un nouveau bouc émissaire, il existe de nouveaux Juifs honteux.

Enfin, on ne peut passer sous silence une autre motivation possible : leur soif de notoriété, soif qu’ils ne peuvent étancher, comme le prouve l’expérience, que s’ils se posent en détracteurs d’Israël.

Force est de constater que les ennemis juifs d’Israël sont plus nombreux à connaître la gloire que les défenseurs d’Israël, plus nombreux à être invités par des universités prestigieuses, plus nombreux à recevoir des titres. Charles Enderlin n’a-t-il pas été décoré de la Légion d’honneur ?

Au lieu de mettre leur art et leur savoir au service de leur nation, ces Juifs ont choisi de s’en servir pour la dénigrer. Ainsi nombreux sont, par exemple, les cinéastes israéliens qui ont conforté les Palestiniens dans leur rôle de victimes. Yoav Shamir, Simone Bitton sont de ceux-là. Il faut dire qu’il leur suffit de produire des films attaquant Israël pour recevoir des prix, pour que la critique soit des plus élogieuses, que ce soit en Occident ou dans les pays arabes. Et ce peu importe la qualité du film. De toute évidence, ces intellectuels et ces artistes jouissent d’une grande notoriété auprès des adversaires d’Israël, qu’ils soient Chrétiens ou Musulmans.

Mais cette notoriété, ils la paient cher puisque c’est au prix de leurs libertés qu’ils connaissent ces louanges, et surtout de leur liberté d’expression. Camus avait raison de considérer que le communisme est liberticide. Leur talent, loin de faire d’eux des hommes libres, les asservit à un parti. Pour être acceptés de leurs pairs, c’est-à-dire de la Gauche, il leur faut accepter de jouer le jeu, il leur faut embrasser les prises de position du moment, même si elles ne répondent pas à leur idéal, il leur faut proclamer avec les autres qu’Israël n’est rien de moins qu’un pays totalitaire, un pays colonialiste qui se comporte comme le faisaient les Nazis, que Tsahal est une armée de brutes dénués de sensibilité, que le pays est dirigé par des gens incompétents qui veulent la destruction du peuple palestinien. Ils le feront parfois à leur corps défendant, uniquement parce que leur adhésion au Parti est vitale pour eux. Mieux vaut à leurs yeux être antisioniste ou antisémite que d’être anti-communiste.

Alors, face à tous ses ennemis, sur qui l’État d’Israël peut-il compter pour le défendre dans cette guerre d’opinions ?

A-t-on le droit, dans le monde d’aujourd’hui, de soutenir Israël ?

S’il est payant de se poser en détracteur d’Israël, en revanche, il est très risqué d’adopter la position inverse et de tenir des propos favorables à l’égard de l’État d’Israël. Il est même dangereux quand on est une célébrité de vouloir se produire en Israël, les groupes de pression se chargeant d’ailleurs de dissuader les plus déterminés. Alors, évidemment, rares sont ceux qui osent franchir le pas et affirmer leur sympathie et leur soutien à l’État d’Israël.

Bien sûr, il en est quelques uns qui le font, il en est qui refusent le politiquement correct et la langue de bois, et je voudrais leur rendre hommage pour leur authenticité et pour avoir eu le courage d’adopter une position franche.

En tant que Canadienne, je voudrais d’abord saluer notre Premier ministre, Stephen Harper, qui , depuis qu’il est au pouvoir, accorde un soutien inconditionnel à Israël et lutte aussi contre toute forme d’antisémitisme. Cela lui a valu, dit-on, la perte de son siège à l’ONU. Conscient des risques qu’il prend en prenant position pour Israël, il est disposé à les assumer.

Il faudrait également souligner la position de l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, qui mérite aussi notre admiration. “Le monde occidental est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif, dans ces racines, est brisé, et si Israël est perdu, alors nous sommes perdus aussi », avait-il déclaré. Citons aussi une autre de ses phrases que les Juifs n’oublieront jamais, un phrase qui a fait le tour du monde : « Si Israël tombe, nous tombons tous ».

Il a fondé « Les Amis d’Israël », avec l’aide de plusieurs personnalités parmi lesquelles figurent l’ex Premier ministre d’Irlande du Nord et récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 1998, David Trimble ; et l’ex-Ambassadeur aux Nations-Unies, John Bolton. Le but de ce mouvement est d’agir contre le mouvement de délégitimation de l’État d’Israël qui gagne du terrain.

D’autres personnalités se posent en défenseurs de l’État d’Israël, que ce soit la députée Maria Luisa Aldim de Lisbonne, Jean-Patrik Grumberg, Schmuel Trigano, Alain Finkielkraut, et Bernard-Henri Lévy. Certes, ces deux derniers ont apposé leur signature au bas de JCall, mais, à mes yeux, ils ne font pas partie de ces Juifs anti-juifs. Peut-être même regrettent-ils leur prise de position, peut-être est-ce un vif désir de trouver une solution à ce conflit interminable qui leur a dicté ce choix. Quoi qu’il en soit, je ne puis les comparer aux membres de l’UJFP (Union juive française pour la paix), je reste persuadée que l’un et l’autre sont attachés à Israël et qu’ils luttent contre ceux qui tentent de délégitimer cet État. Il en est un en revanche dont les motivations sont on ne peut plus ténébreuses et que je ne crois pas sincère, c’est Fidel Castro. En effet, comment expliquer qu’il ait soudainement tourné casaque en septembre 2010, et qu’il ait choisi, sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi, non seulement de se poser en défenseur du peuple juif, mais aussi et surtout de soutenir ouvertement le droit d’Israël à exister ?

CONCLUSION

Aujourd’hui l’État d’ Israël est devenu le centre du monde. C’est ce qui explique cette vague de haine qui déferle sur lui, et cette guerre médiatique qu’on lui livre, guerre contre laquelle il ne sait pas se défendre et dont les effets sont dévastateurs.

Nous devons réaliser que les mots ont, comme il est dit dans la Bible, « un pouvoir de vie et de mort », et qu’il faut donc se défendre contre cette campagne de propagande anti-israélienne et non l’ignorer. N’est-il pas scandaleux que nous ayons aujourd’hui à débattre du droit d’Israël à exister ? La question ne devrait même pas se poser, L’État d’Israël existe, comme existent tous les pays, voilà tout.

Nous sommes donc arrivés à un moment de l’Histoire où il nous faut nous engager, car notre destinée est inextricablement liée à celle de l’État d’Israël. Et quand on s’engage, il faut aussi se dire que notre choix engage tout le monde, que le destin d’Israël est entre nos mains et dépend de nous.

Quant à nos collabos, je fais le vœu – un autre de mes vœux pieux – non pas de les voir soutenir leur pays comme le faisait la Gauche autrefois, mais au moins de ne plus les entendre proclamer leur appartenance au peuple juif car, ce faisant, ils s’expriment en notre nom à tous. Bien sûr, ils rétorqueront qu’ils ne parlent pas au nom des Juifs mais en tant que Juifs seulement, alors qu’ils savent comment sont interprétées leurs paroles et les conséquences dramatiques qu’elles entraînent. Ils savent – et nous savons également – que leurs appels s’adressent aussi aux Juifs qu’ils voudraient convertir au marxisme, qu’ils voudraient voir devenir antisionistes comme eux. Et le malheur, hélas, c’est qu’ils sont écoutés et parfois imités. Ainsi, de plus en plus de jeunes réprouvent toutes les décisions du gouvernement, disent avoir honte de leur pays et de la façon dont il traite les Palestiniens, et nombreux sont ceux qui vont même jusqu’à refuser d’effectuer leur service militaire.

Certes, aux yeux de tous ces antisionistes, le gouvernement actuel n’incarne peut-être pas toutes les valeurs morales. Mais est-il pour autant l’incarnation du mal comme ils le laissent entendre ? Et est-ce une raison suffisante pour tomber dans l’extrémisme et rejoindre le camp des ennemis d’Israël ? Qu’on hésite à accorder son plein soutien à ce gouvernement, qu’on se sente déchiré par ses contradictions, soit. Encore que je me demande si la morale individuelle peut s’appliquer à la politique. Mais au nom de quelle morale – certainement pas la morale biblique – peut-on verser dans l’extrémisme et trahir son peuple en rejoignant ses ennemis ?

De toute façon, existe-t-il un gouvernement qui soit capable de rejoindre toutes les valeurs de ses citoyens ? Quel gouvernement peut se vanter de n’avoir jamais commis ni erreurs ni fautes ?

En fait, les Juifs n’ont jamais été satisfaits de leur gouvernement, quel qu’il soit. Déjà, en 1960, André Neher tenait les propos suivants, propos qui ressemblent étrangement à ceux qu’on entend aujourd’hui :

« Périsse l’État d’Israël et périsse le judaïsme tout entier s’il doit être une collectivité injuste. De même qu’il ne me paraît pas certain, d’une certitude morale absolue, que l’indépendance politique de l’État d’Israël ait été la solution la meilleure. L’État mixte judéo-arabe, tel qu’il était proposé par les Nations-Unies et accepté par une fraction importante de la population juive de Palestine, eût peut-être été meilleur du point de vue moral et, qui sait, peut-être même plus rentable du point de vue politique, économique et social ».

Nous aspirons tous, nous Juifs, à la paix, et le mot « Shalom » est sans doute le plus usité, mais nous divergeons quant aux moyens à préconiser pour connaître la paix. On peut ne pas être d’accord avec certaines politiques du gouvernement israélien, on peut s’apitoyer devant le sort des innocents, que ce soit côté israélien ou palestinien, mais on doit aussi reconnaître que ces deux pays vivent une situation de guerre et que toute guerre fait des victimes parmi les civils. Quoi qu’il en soit, notre attachement à Israël doit être un postulat, quel que soit le gouvernement qui le dirige.

Pour ma part, je crois que le gouvernement israélien tente par tous les moyens de trouver ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, je crois aussi qu’il a besoin du soutien de tous, et surtout du soutien des Juifs de la diaspora. Ce gouvernement a été démocratiquement élu, ni les pays étrangers ni les Juifs de la diaspora n’ont le droit d’exercer sur lui quelque pression que ce soit. Et de toute façon, quoi que fasse Israël et quelle que soit l’attitude que les Juifs de gauche choisissent d’adopter, l’antisémitisme persistera. En réalité, en se posant en détracteurs d’Israël et en donnant raison à ses ennemis, ils ne font qu’attiser et légitimer l’antisémitisme.

Tous les peuples ont besoin d’un bouc émissaire, point n’est besoin de le rappeler. Le Juif a toujours tenu ce rôle, rien ne changera et l’antisionisme n’est que le terme politiquement correct pour parler de l’antisémitisme.

Et je conclurai avec ces mots du pasteur Martin Luther King :

« L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité Quand les gens critiquent les Sionistes, ils veulent dire les Juifs… antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.… »

Dora Marrache

Radio-Shalom Montréal

1ère partie :   Les juifs de gauche, un danger pour la survie d’Israël ! par Dora Marrach

Aschkel.info





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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