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Je soutiens et défends Mr Kulman, Conseiller culturel à l’Ambassade d’Israël à Paris par Laurent Quinton


Je soutiens et défends Mr Kulman, Conseiller culturel à l’Ambassade d’Israël à Paris par Laurent Quinton

Retour sur la journée où la plus haute décoration de l’Etat d’Israël fut décernée à des Justes, la plume journalistique à travers les organes de presse locaux et Internet s’est placée trop rapidement dans la méconnaissance de la pensée juive, en prenant pour de l’agressivité ce qui n’était que volonté de replacer et reconnaître la gratitude immense d’Israël et de ses citoyens envers des personnes non juives.

Dans ce contexte, qu’avait induit une plaidoirie « élue » au terme du Concours International de Plaidoirie, (Mémorial de Caen, du 30 janvier 2011), malgré la diffamation outrancière qu’elle exprimait, Me Badache, Avocat et Professeur de droit Public a su rappeler l’éthique de la profession, la valeur et portée de chaque mot.

N’oublions pas le serment d’avocat :  » Je jure comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».

Nombre d’expressions et de références étaient à voir, donc inconcevables.

Le site Internet de Véronique Chemla journaliste de Guysen, l’Arche,  a très bien souligné les raisons et les causes qui mirent en émoi non seulement Israël, ses amis, mais aussi nombre d’hommes et de femmes éloignés de tout parti pris équivoque :

« Plaidoirie exprimée en arabe – et traduite en français- diffamant l’Etat Juif (ne l’oublions pas quand même) et récompensée par un prix d’une valeur de 8000 Euros. plaidoirie « L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère » « C’est extraordinaire d’être ému par une plaidoirie prononcée dans une langue qu’on ne comprend pas… », a dit un membre du jury présidé par le romancier espagnol Jorge Semprun, cité par Ouest-France.. »

La pertinence même de Mme B., auditrice de cette plaidoirie, est intéressante par le bien-fondé de son interrogation :

« 1 – La majorité du public ne parle pas arabe. Par conséquent, nous devions lire son discours sur un écran géant.
Il se pose alors une question herméneutique, une question d’interprétation ou de traduction de son discours. (Ex : la Septante ou la Vulgate)
2 – La barrière de la langue empêche de juger son discours au niveau de la rhétorique.
3 – A la lecture de son plaidoyer, je constate que son discours souffre d’une absence de forme du type introduction, développement ou argument et conclusion.
4 – « C’est de la diffamation jouant sur le registre affectif et antisémite »  et j’ajouterai : un Mémorial pour la paix !»
Mme. B.

Il est important de continuer l’analyse sérieuse et rigoureuse de Véronique Chemla  appuyant cette première :

(…) comme dans l’affaire al-Dura, cet avocat a présenté à un public européen une énième version de l’accusation diffamatoire de crime rituel née dans l’Europe chrétienne : il a évoqué « l’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère ». Et par qui, à votre avis ? « Fœtus », « entrailles »… Ces termes mêmes visent à susciter l’horreur et l’épouvante à l’égard d’un assassinat barbare, cruel. (…) Que des personnes dotées d’un solide bagage intellectuel, dont un membre de l’Académie Goncourt, aient gobé ces mensonges horribles et n’aient pas su déceler une fiction partiale et une accusation antisémite est inquiétant.(…)Cela signifie que le terrain a été soigneusement préparé par des décennies de propagande palestinienne mise en scène par Pallywood, cette industrie audiovisuelle palestinienne ainsi dénommée par l’historien Richard Landes, et relayée par maints médias et livres. (…) On ne peur qu’inviter les avocats de la Cour d’appel de Caen à visiter Israël et constater la vie quotidienne des Palestiniens : marchés regorgeant de victuailles, villas somptueuses des notables palestiniens, croissance économique soutenue, manuels scolaires diffusant la haine des Juifs, cartes sans indication de l’Etat d’Israël, etc. violence ». (…)

 

(…) De plus, sur Le 8 avril 2003, où Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal-Europe, alertait l’American Battle Monuments Commission et le ministre français du Tourisme sur les présentations biaisées et choquantes du Mémorial de Caen. Il listait des exemples de révisionnisme historique et s’indignait que ce Mémorial présentât le terrorisme comme « un moyen légitime de la résistance armée » et les terroristes comme des exemples de « mouvement de non-violence »… (…)

Sur ces points, il convient donc de rectifier l’erreur de la présentation journalistique, d’une « attaque » israélienne et l’implication du Mémorial pour ce lieu de mémoire.

De ce point, la position pour une cause quelconque, partagée ou pas, ne peut pas servir du fait d’une certaine inexpérience bien excusable, à être raison de soumettre des appropriations suggestives par des qualificatifs laissant trop libre part à jouer les aventureux sur la sensibilité émotionnelle basé sur un fond équivoque.

« L’israélien » ne s’est pas attaqué au Mémorial.

Sinon, il aurait été étranger à ce monde.

La remarque apportée par le Conseiller Culturel de l’Ambassade d’ Israël en France, Mr Nevo Kulman n’a fait que constater avec regret un épisode alarmant pour un lieu symbolisant le devoir de mémoire et porteur d’espoir.

Mémorial pour la Paix. Tel est l’emblème, telle est la devise, telle est la finalité.

La « qualification » prêtée à l’intervention du Diplomate de l’Ambassade comme attaquant le Mémorial n’est pas fondée.

Mon  soutien et réponse qui se devaient d’être de la part d’un ami, qui plus est d’Israël, n’a jamais signifié une volonté d’« omerta » de convenance face à des actions méprisables.

Telle n’est pas la nature du peuple israélien, de son Etat, de ses Ambassades eu égard à une histoire plus que millénaire faite d’effroyables pogroms, d’haine du juif et de massacres.

Elle n’est pas la nature des amis d’Israël non plus.

« …Critiquer le gouvernement israélien est légitime, en Israël on le fait quotidiennement. En revanche, diaboliser l’armée de défense israélienne est inacceptable ! On accusait hier les juifs de tuer des non juifs pour des raisons rituelles. Aujourd’hui on accuse l’état juif d’exécuter des foetus dans le ventre de leur mère. C’est aussi ridicule qu’inacceptable. …Je suis venu au Mémorial de Caen pour rendre hommage aux français qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. Je déplore que dans ce même lieu, on ait récompensé l’incitation à la haine… »

Ces propos tenus par le Conseiller Culturel ne montre t il pas au contraire ce à quoi la parole apportée se légitimait ?

C’est l’Etat d’Israël, qui, grâce à l’excellent travail du Comité français pour Yad Vashem, dont Mr Paul Schaffer est le Président, et Mr Levin délégué de  Yad Vashem (Jérusalem), décerne justement cette reconnaissance, et encore précisé, comme étant une des plus hautes distinctions de cet Etat.

Israël, pays honni dans le secret inconscient ou conscient du cœur « antisioniste », fait remettre en avant ce que Martin Luther King suppliait au delà du simple discours : ami, ne te méprends pas, c’est le Juif qui est ciblé.

De manière métaphorique, arme subtile de cette judéophobie, c’est bien de lui qu’il est question.

Bien évidemment, le Mémorial, de par ses multiples preuves de manifestations, conférences et autres sur la Shoah, ne rentre pas dans l’antisémitisme mais devrait à l’avenir, la vigilance étant de rigueur, être prudent pour ne pas tomber dans les pièges et déformations qu’il dénonce pourtant.

Israël, Etat refusé par la haine qui, se rappelant le pourquoi de son existence, son histoire, sa terre reconnue par l’ONU, rejeté par les 3 non de Khartoum (non à la paix, non à la négociation, non à la reconnaissance de l’Etat Juif retrouvant sa patrie arrachée), attribue à ces femmes et hommes ayant concouru à sauver des âmes juives de l’horreur de la haine et de l’extermination, la médaille de Juste parmi les Nations, montre que malgré le mal qui lui est fait, il n’oublie pas.

Il reconnaît et sait être vrai au-delà de la souffrance vécue.

Chaque cœur juif dans ses abominables souvenirs, se rappelle avec douleur ces instants plus que traumatiques.

Ses cauchemars, ses pleurs et sa souffrance au tréfonds de lui, au-delà même de ce que nous pourrions imaginer de pire, sont encore présents dans l’âme.

Comment peut on lire le texte inscrit sur la façade du Mémorial pour le respect de la dignité sinon comme une référence au vécu du peuple Juif,

« Israël de sa blessure jaillissant enfin cette liberté aspirée depuis des millénaires ».

Le retour sur leur terre, le Bro goz ma zadou Breton, (le bon vieux pays de mes pères) comme diraient les Bretonnants qui, pour rien au monde ne contesteraient cette certitude.

Est-ce la négation du droit pour les autres ?

Israël n’aspire qu’à la paix réelle et sans fard. Et ce, depuis toujours.

L’objectif du conseiller n’était ni l’attaque, ni la négation, mais le souhait que ce lieu de mémoire reste socle de justice et d’équité.

Son aspiration était portée sur ce soupir douloureux : que ce Haut Lieu ne se transformât pas en porte drapeau et apologie de la haine et du mensonge au détriment de la paix.

Il n’est et n’était aucunement question d’attiser la flamme d’un ego sensoriel de patriotisme primaire mais bien de réalité de terrain.

Hormis ce passage obligé de mise au point, l’admiration du Représentant à l’égard de ce lieu porteur d’espoir n’était pas feinte, mais sincère.

La paix n’est pas pour lui une question mais une volonté.

Elle n’appelait pas au rejet d’un peuple par un autre peuple.

Israël sait critiquer ce qu’il se doit de l’être.

L’exacerbation devenue état d’esprit au détriment de la réalité ne sert qu’à desservir le droit.

Ce combat de la raison contre les images d’Épinal, est un impératif à défaut de pouvoir réussir à convaincre la conscience abîmée et victime d’un matraquage médiatique pas toujours enclin à vérifier et/ou à approfondir ses sources.

La remarque n’était pas déplacée, simplement nécessaire.

Mr Nevo Kulman, attaché à l’Ambassade, a eu cette hardiesse, ce courage, sachant où le devoir d’honnêteté et de conscience devait être situé.

Soyons certains que le soutien et l’affection envers Mr Nevo Kulman, qu’elle soit personnelle ou au moment même de l’Association France Israël Basse Normandie, ne relèvent pas d’un « partenariat d’allégeance » à un régime dictatorial (qui n’existe pas, mais montre une Démocratie pleine et entière), mais du refus d’une diabolisation coupable.

L’on ne sacrifie pas Israël pour travestir l’histoire au gré de nos inconsciences, égoïsmes et lâchetés.

Israël est notre représentation d’un futur de cœxistence et de paix.

Une coexistence et une paix que rejette le Hamas présenté comme d’aucuns comme « mouvement de résistance » et non terroriste : révélation d’un esprit inquiétant où l’absence d’objectivité est prégnante, face à un groupe appelant à la haine et n’hésitant pas à détruire moralement et physiquement ses propres enfants.

C’est alors un devoir, NOTRE devoir, de faire face à ces propos tendancieux, à ce soutien inconsidéré qui n’aident pas les Palestiniens mais les spolient de la paix nécessaire avec Israël.

Permettez moi de clarifier cette réalité tant gênante à nos consciences dédouanantes et fuyantes.

Ce n’est pas la résistance face à l’occupation, mais bien l’envoi de roquettes en direction de civils dont il est question.

Ce n’est pas la supplication affamée qui, dernièrement encore à Gaza, vient d’instaurer une loi refusant toute aide venant d’Israël.

Lorsque la CIMADE, nous l’espérons, fera réagir la Fédération Protestante pour qu’elle ne tolère pas en son sein des positions graves, n’ayant rien à voir avec l’esprit huguenot d’antan où, l’amour de  justice était le socle,

Nous verrons alors peut être, revenir ce courage et brillance qui, au delà de tout mysticisme religieux et/ou politique d’intérêt, feront enfin un vrai appel à la raison honnête et juste à l’intention des haineux d’Israël et de son Peuple.

Ce n’est pas non plus une volonté de paix, lorsque Mahmoud Abbas affirmait dernièrement encore sitôt la Palestine créée, qu’aucun Israélien qu’il soit musulman, juif ou chrétien n’aurait droit de cité ou visite.

Que cautionne t on ? La destruction et la fin d’Israël ?

Quelle est cette intolérance qui serait en fait inacceptable chez nous ?

S’imaginer qu’Israël prenne plaisir à mettre des check points, à édifier un mur coûteux permettant d’éviter, comme il a été prouvé, des tirs ciblés sur des voitures civiles ou attentats dans des lieux publics, ne devrait il pas faire réfléchir, non sur l’action qui désolent les israéliens, mais montre qu’il serait louable oui, de savoir condamner réellement et non en façade, le comportement des ennemis d’Israël ?

Un transfert de responsabilité qui reporterait la faute sur Israël et lui imputerait la mort de femmes et d’enfants palestiniens ne peut que révolter.

Penser un seul instant que les Israéliens relativiseraient leur décès comme dommages collatéraux relèverait alors de la plus profonde des malhonnêtetés intellectuelles.

Une allocution de Golda Meïr exprime la vraie réalité du problème du Moyen Orient.

S’ils aimaient leurs enfants plus qu’ils haïssent leurs voisins, la paix ne se serait pas fait attendre.

Imprimer des propos alléguant un assassinat lucide d’un fœtus dans le ventre d’une mère dans le subjectif des gens est non seulement grave, mais fait parfaitement ressortir cette inquiétude d’Israël quant au conditionnement mensonger qu’utilise le camp de la haine.

La démocratie n’est ni anarchie, ni dictature.

Les valeurs des droits de l’homme ne sont pas fondées sur des préférences partisanes, subjectives ou mystiques mais sur une pratique qui se doit conviante. N’en déplaise.

Israël n’est pas un roman. Israël n’est pas une utopie.

Israël est une histoire, une terre, une réalité.

Le contester obstrue le chemin de la paix.

Quel reproche est adressé à l’Etat des Juifs ?

De pleurer les massacres qu’ils ont connus et de ne pas vouloir revivre ces horreurs cauchemardesques ?

Ce vécu si lourd depuis des siècles, font de leur haine face à cela, l’incapacité d’une telle reproduction à ce qui apporta mort, désolation et larmes.

Il est vrai qu’une telle assurance de ma part, et osons le dire, audace et culot d’affirmer de telles choses, souhaiterait pouvoir être placé par les ennemis d’Israël,  sur une espérée imbécilité idéaliste et néophysme.

Malheureusement, il n’en est rien.

L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus rappelait dans le passé Molière.

La transe anti israélienne qui se nourrit de fantasmes et de guerre psychologique sensorielle par la voie médiatique est « irraisonnable ».

Notre soutien sera celui d’une cause juste et noble.

Que de perte de temps pour la paix !

Les palestiniens, victimes de leurs prétendus défenseurs, souffriront encore et ne sortiront pas de la culture de la haine dans laquelle ils ont été jetés en pâture.

Ces grands mots de justice, de tolérance sont prononcés de plus en plus au service de l’abject, du politiquement correct, du non vu, non entendu, non dit.

De plus en plus, actualité s’avère parodie.

Au sein de notre démocratie, nous ne pouvons nous permettre de jouer avec l’abstrait et l’imaginaire refoulé pour en faire une apparence criante de vérité.

Face à cela, elle conforte mon  attachement et soutien.

Merci Mr Kulman, d’avoir dit ce qui devait l’être.

Caen, par son Mémorial, représente pour nous le refus de l’intégrisme et de la haine de l’autre. Toute forme de racisme et d’antisémitisme sont à rejeter avec force.

Le but  n’est pas la recherche de confrontation malsaine, mais la volonté et détermination de travailler et oeuvrer au nom de la justice et du droit légitime, pour que la sérénité au Proche Orient soit une réalité et non un rêve.

Cependant, elle ne se fera pas au détriment d’Israël, de ses droits, de son histoire.

Il n’en tient qu’à la vérité et honneur de replacer la réalité, non une fiction basé sur des fantasmes ou des oui dire.

Il n’en tient qu’à l’objectivité d’ailleurs, de reconnaître ce rôle assumé par Israël, les Associations en France, en Europe, dans le monde, et la nôtre. Foi de Breton.

Cher Ziv, reçois mon soutien, affection, et respect.

 

Laurent Quinton (16 Février 2011)

© Copyright Europe Israël –  reproduction autorisée avec un lien vers la source

——-

 

Discours du Conseiller Culturel

de l’Ambassade d’Israël à Paris

Au Mémorial de Caen

 

Monsieur le Député-Maire, Président du Mémorial de Caen,

Madame le Recteur de l’Académie de Caen,

Monsieur le Président du Comité français pour Yad Vashem,

Monsieur le Délégué de Yad Vashem,

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

 

 

Il y a presque 66 ans, au printemps de 1945, comme l’écrivit André Malraux, « la vraie civilisation,… la part de l’homme que les camps ont voulu détruire » triomphait de la vraie barbarie.

 

Ce furent des jours de bonheur et de tristesse pour les survivants. Des milliers de leurs camarades avaient disparu et, au moment même où ils étaient libérés, beaucoup d’autres, emmenés par les SS, agonisaient sur les routes d’Allemagne, dans des « évacuations forcées » et des « marches de la mort » qui n’avaient pour but que de supprimer les témoins.

 

Aujourd’hui, nous sommes ici à Caen, ville martyre de la libération, au Mémorial consacré à l’histoire du XXe siècle.

 

C’est un lieu de mémoire de la guerre, la cité de l’histoire pour la paix, dont le fil conducteur est la réconciliation.

 

Le Mémorial de Caen dédie un espace très important à l’extermination des Juifs en Europe, et accueille chaque année des expositions commémorant la Shoah.

 

C’est dans cet endroit chargé d’histoire et de symboles que nous honorons ce matin les Justes parmi les Nations.

 

En janvier 2007, la France a rendu un vibrant hommage aux Justes parmi les Nations. Jacques Chirac, alors Président de la République, et Simone Veil, Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ont introduit les Justes de France au cœur du Panthéon. Ces héros que l’on dit ordinaires ont enfin été reconnus.

 

Les Justes, au plus fort de la période sombrequ’avait connu la France, ont eu le courage de braver l’autorité au péril de leur vie et de celle de leur famille, en sauvant des Juifs. Ils l’ont fait avec toute leur âme, tout leur cœur. Certains y sont morts.

 

C’est vrai que les Justes considèrent ce qu’ils ont fait comme naturel, et qu’ils auraient même pu en faire davantage. Par leurs actes, ils n’ont pas seulement sauvé des innocents ; ils ont sauvé la dignité humaine, et surtout l’honneur de la France.

 

Dans le Talmud il est dit : « Quiconque sauve une âme sauve l’univers tout entier ».

 

Le peuple juif n’oublie pas.

 

Ni les bourreaux, ni leurs collaborateurs, ni ces Justes, êtres exceptionnels, lumières des nations.

 

Les Justes nous rappellent que le courage se trouve aussi chez des êtres ordinaires qui ont accompli des actes extraordinaires.

 

Pour la mémoire des morts sans sépultures, pour l’honneur des Justes parmi les Nations, et aussi pour préserver notre avenir, il nous incombe de perpétuer le souvenir de cette tragédie humaine.

 

La mémoire est indispensable à l’homme pour se construire dans le futur.

 

On ne bâtit rien sur l’oubli ou le mensonge.

 

La Shoah ne s’est pas produite par hasard. Avant les nazis, les populations juives ont subi des siècles de pogroms et d’humiliations. Il est étonnant que moins de 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, réapparaissent des propos à l’encontre des Juifs, qu’on croyait oubliés, propos qui peuvent avoir des conséquences. Le Ministère français de l’Intérieur a recensé 466 actes antisémites sur le sol français en 2010.

 

Et c’est pourquoi je me dois de répondre – de répondre à une attaque qui vient d’être proférée contre ceux-là même pour qui les Justes ont risqué leur vie.

 

Ici-même, il y a exactement 15 jours, à l’occasion de concours des avocats, le Prix du Mémorial et de la ville de Caen a récompensé une plaidoirie intitulée : « L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère » qui accuse des soldats israéliens d’avoir exécuté – exécuté un enfant dans le ventre de sa mère palestinienne.

 

Et je voudrais dire ici une chose grave, que je vais dire en tant que citoyen d’un pays démocratique s’adressant à des citoyens de la patrie des droits de l’homme : La liberté d’expression n’est pas la liberté de diffamation !

 

Chaque année 180,000 Palestiniens sont soignés dans les hôpitaux de mon pays. L’an dernier, Israël a même pris en charge l’hospitalisation de la fille du Ministre de l’Intérieur du Hamas, organisation qui appelle à la destruction de l’Etat d’Israël.

 

Je vous parlais de mémoire. N’oublions pas que tout le moyen-âge a persécuté les Juifs à partir d’accusations aussi obscurantistes.

 

N’avons-nous tiré aucune leçon du passé ? Avons-nous oublié les Justes ?

 

La Médaille des Justes parmi les Nations est la plus haute distinction de mon pays. Il ne s’agit ni d’une récompense, ni d’une décoration mais d’un témoignage de gratitude et de reconnaissance éternelles.

 

C’est avec un très grand honneur et une immense émotion que je la remets aujourd’hui au nom du peuple juif et de l’État d’Israël à Andrée et Emile PRESTAVOINE à titre posthume pour avoir sauvé la vie de Raymond GANOPOLSKI.

 

Chers Justes, nous vous sommes à jamais reconnaissants de ce que vous avez accompli au péril de votre vie.

 

C’est ce qui nous donne encore la force de croire en cette humanité.

 

Merci à vous du fond du cœur.

 

 

Conseiller Culturel Ziv Nevo Kulman

Ziv NEVO KULMAN

Conseiller Culturel

Ambassade d’Israël

© Copyright Europe Israëlreproduction autorisée avec un lien vers la source.







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  • 2 thoughts on “Je soutiens et défends Mr Kulman, Conseiller culturel à l’Ambassade d’Israël à Paris par Laurent Quinton

    1. AARON

      J’apprécie que l’on soutient Israël face à ces sauvages de palestiniens. Je trouve pas ça normal qu’il y ait des manifestations pro palestiniennes en Israël. Ces juifs qui sont pour l’état palestinien c’est n’importe quoi. Ils renient leur terre. Ils devraient défendre Israël appartenant au peuple juif. Je hais les palestiniens. Et je souhaite que l’on récupère la Judée Samarie et vite. Je suis contre le gel de ces régions et on doit laisser construire des logements. Par contre, cela me réjouit quand il y a colonisation de cette région, des destructions de maisons palestiniennes sans écouter ces saletés de l’Europe et de l’Amérique. Dites qu’on les emmerde car ils veulent nous détruire. L’ONU c’est Allah Allah pouf pouf vous pouvez parler toujours pour que notre récupération de terre s’arrête, ils peuvent se mettre le doigt dans l’œil. On ne doit pas se laisser détruire par ces blocs de merde Amérique et Europe. On doit se défendre et de ne pas laisser l’état palestinien de se créer. les palestiniens provoquent, mentent et nous font chier.

    2. Alauda

      Je vais encore faire du mauvais esprit.

      Ne connaissant pas cette histoire de prix remis à un avocat (censure de l’adjectif dévalorisant qui me vient spontanément à la bouche), après le survol de l’article et une lecture plus attentive du discours tenu par le Conseiller Culturel Ziv Nevo Kulman, je vais rechercher sur le web au moins un article de la presse française, en trouve un régional, qui m’indique le nom et la qualité de la première des personnes présentes. Cette personne s’est offusquée, selon l’article consulté, du commentaire (légitime à première vue) fait par le Conseiller culturel de l’ambassade, en le jugeant « inamical et déplacé ».

      Courant derechef vers une biographie qui me précise le contour du personnage, à savoir le Député-Maire, Président du Mémorial de Caen, je note sa couleur politique – PS – puis reviens sur la page Google et tombe sur un article du Point : « Philippe Duron : champion de France des cumulards ». 4 mandats, 24 fonctions, « une propension à tisser ses réseaux ». Je n’irai pas jusqu’à farfouiller dans ses réseaux, pour autant que la mémoire du Web en fournisse quelques échantillons, mais force est de constater tout de même que l’attribution de ce concours d’avocats a un arrière goût de basse-cuisine politicarde. M. le député maire, sans doute piqué au vif, a refusé d’applaudir – marque d’amitié et de fair-play incontestables, bien sûr ! – et dévoilé après la cérémonie la profondeur de sa perspicacité : « C’est le titre de la plaidoirie qui aurait fait problème. En ce cas, on pouvait mettre un avertissement. Mais, on ne peut attaquer l’honnêteté du concours.»

      Je ne connais pas le contenu de la plaidoirie sur cette « exécution du foetus dans les entrailles de sa mère », il est certain que le titre pose déjà un sérieux problème d’objectivité. Il arrive à bien des femmes d’accoucher dans des conditions spartiates sans perdre leur bébé. Aussi l’attribution d’un prix, lors d’un concours d’avocats, à une cause aussi politique que douteuse me semble relever pour le moins de l’escroquerie intellectuelle. Récompenser enfin l’abus intrusif d’hyperboles, appliqué à des problèmes de société qui ne sont pas les nôtres, favorise ni plus ni moins l’importation d’un conflit dans notre pays qui n’est pas le nôtre et se rendre complice du camp le plus partisan pour lequel tous les moyens sont bons pour véhiculer sa propagande.

      Depuis que je vois des photos d’enfants entraînés dès leur plus jeune âge à haïr Israël, les armes à la main, ma compassion à l’égard de la cause palestinienne a pris du plomb dans l’aile. Je reconnais les drapeaux, les façons de faire, les discours de leurs leaders, d’autant mieux qu’aujourd’hui leurs troupes font partie du paysage et qu’il nous est prescrit de nous habituer à vivre avec (leur terrorisme, sous toutes ses formes). La leçon est cette fois bien retenue.

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