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Eric Besson : « La France a beaucoup à apprendre d’Israël »


Eric Besson : « La France a beaucoup à apprendre d’Israël »

Nathalie Nagar, le 8 février 2011

Après Michèle Alliot-Marie, la ministre française des Affaires étrangères, c'était au tour d'Eric Besson de se rendre en Israël la semaine dernière. Il faut dire – et le ministre l'a confirmé – que « la France a besoin d'Israël pour apporter de la stabilité, nécessaire en ces temps troublés ». Besson était accompagné d'une délégation de vingt chefs d’entreprise. Parmi eux : des dirigeants de PME à dominante technologique, des groupes susceptibles de se positionner sur de futurs contrats industriels ou des entreprises déjà fortes de l'expérience d'une collaboration réussie entre les deux pays.

Au programme du voyage : incontournable visite de Yad Vashem, rencontre avec le ministre israélien des Infrastructures Ouzi Landau, puis avec Shalom Simhon, nouveau ministre de l'Industrie, du Commerce et du Travail.

Mais Eric Besson a également tenu à rencontrer des Français qui ont fait le choix de s'installer en Israël. Et s'est aussi rendu au kibboutz Kvoutsat Yavné pour y visiter la première « ferme solaire » du pays, avant d'avoir eu la primeur de conduire la Renault Fluence dans sa version électrique, fruit de la collaboration entre la technologie israélienne de Better Place et l'expérience française de Renault. Le tout, dans un climat convivial et une volonté d'enrichissement mutuel.

Car la visite d'Eric Besson part d'un constat plutôt décevant : avec un volume d'échange inférieur à 2 milliards d'euros, la France est aujourd'hui le 9e client d'Israël et son 10e fournisseur. L'urgence est donc à la transmission de valeurs entre les deux pays, et à la sensibilisation, aussi bien en France qu'en Israël, des réalités inhérentes à chaque nation.

« Doubler les échanges … »

Le ministre se lance donc dans une prophétie – qu'il estimera quelques heures plus tard « peut-être un peu trop idéaliste » : « doubler en cinq ans le volume des échanges franco-israéliens ». De quoi réjouir les Israéliens, avec à leur tête, Shalom Simhon, qui de son côté acquiescera et se montrera enthousiaste face à ce qu'il qualifie de « potentiel extraordinaire ». Les deux ministres ont donc signé un accord de renforcement de leur partenariat technologique. Un accord qui s'ajoute à celui conclu sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique : principal domaine sur lequel le ministre français aimerait développer des accords avec Israël. Car, force est de constater que l'utilisation des énergies renouvelables devient presque vitale face à la prédiction de l'épuisement des énergies fossiles. L'actualité est donc aux énergies solaire, hydraulique, éolienne ainsi qu'à la géothermie. Les collaborations dans le domaine du photovoltaïque, et des « biofuels » s'inscrivent dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée, si chère au cœur de Nicolas Sarkozy.

Mais alors si les politiques ont tellement soif de coopération binationale, pourquoi, sur le terrain, les choses sont toutes autres ? Selon Henri Starkman, président-directeur-général de Véolia Israël, le principal obstacle demeure la « méconnaissance des deux cultures ». « Il faut que les Français cessent de croire qu'Israël est un petit marché peuplé de gens compliqués, et il est impératif que les Israéliens comprennent la façon de fonctionner 'à la française’’ et s'investissent différemment ».

« … En luttant contre les préjugés… »

Henri Cukierman, président de la Chambre de commerce France-Israël (CCFI), invoque pour sa part « la politique » comme le frein majeur à une collaboration plus profonde entre les deux pays. « Les Français doivent comprendre qu'il y a souvent plus de policiers dans les rues de Paris que dans celles de Tel-Aviv ».

La CCFI s'investit donc, en particulier dans les provinces françaises, pour organiser de nouvelles missions en Israël, mais également pour lutter contre un fléau significatif : les tentatives de boycott des produits israéliens en France.

Pour Frédéric Szabo, directeur d'Ubifrance auprès de l'ambassade de France en Israël, « l'État hébreu souffre d'un déficit d'image. 4,5 % de croissance et 6 % de chômage ne suffisent pas à convaincre les Français de s'y implanter. Les hautes technologies semblent les séduire, alors que les opportunités ne se limitent pas à ce secteur. Peu de gens savent que le géant industriel, Ricard, organise ses industries pour produire, une fois l'an, un pastis conforme aux lois alimentaires juives. L'agroalimentaire est donc un angle intéressant à exploiter, en s'adaptant aux besoins de la cashrout et aux exigences d'Israël ».

Le ministre Eric Besson a ainsi promis de « causer beaucoup de travail » à l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot. De nombreux événements bilatéraux sont prévus en 2011 : fin février, des experts français se rendront à Eilat pour participer à une conférence sur les énergies renouvelables, et Shimon Peres a invité Eric Besson aux journées de l'innovation « Facing Tomorrow », en juin prochain.

Et le secrétaire général adjoint de l'UMP de conclure : « J'ai demandé à un jeune Français installé en Israël quelles étaient les motivations de son aliya et il m'a répondu : « Je me suis installé ici pour des raisons idéologiques et climatiques ».

« J'ai, moi aussi de très bonnes raisons de revenir souvent en Israël : idéologiques, puisque je suis un ami du pays, et climatiques ! »…

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Mots-clef : France ; Israël, collaborations, échanges, partenariat

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1295256770321&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull&utm_source=Pulseem&utm_medium=Email&utm_campaign=French_Newsletter





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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