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Des policiers français ont formé les forces antiémeutes de … Bahreïn


Des policiers français ont formé les forces antiémeutes de … Bahreïn

Les forces antiémeutes de Bahreïn, qui ont donné l'assaut dans la nuit de mercredi à jeudi sur un campement d'opposants dans le centre de la capitale, faisant au moins quatre morts, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS).

Demandé par l'État du Golfe, un accord de coopération en matière de sécurité intérieure a été signé en novembre 2007 à Paris, lorsque Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, avait reçu son homologue le cheikh Rashed Bin Abdallah Al-Khalifa.
Selon les termes de cet accord, cités sur le site du ministère des Affaires étrangères et européennes, « la France contribue notamment à la formation des forces de maintien de l'ordre bahreïniennes chargées d'encadrer les manifestations ». Il est précisé que la formation « inclut une composante droits de l'homme ».
L'accord a été validé par le Sénat puis l'Assemblée nationale en avril 2010. Le député UMP Jean-Luc Reitzer, rapporteur du projet de loi, précisait devant la commission des Affaires étrangères que « si la coopération bilatérale [avec le royaume de Bahreïn] est loin de se limiter à ce champ, elle concerne aussi la sécurité intérieure et civile, domaine dans lequel Bahreïn rencontre des difficultés particulières ». Il expliquait devant ses collègues que « comptant de l'ordre de 6 000 hommes et femmes, la police de Bahreïn dispose d'un bon niveau de professionnalisme mais manque d'expérience en raison du faible taux de délinquance, qui résulte probablement de l'extrême sévérité de la justice ».

« Professionnalisation des unités » (Reitzer)
Le député du Haut-Rhin ajoutait que « le récent développement des libertés publiques a entraîné la multiplication des manifestations sur la voie publique, dont certaines ont dégénéré en affrontements (…). Elles sont principalement le fait de la population chiite, qui se dit – à bon droit – victime d'inégalités et de discriminations. Des policiers – qui sont tous sunnites – sont régulièrement pris à partie dans certains quartiers de l'archipel. Le ministre de l'Intérieur a donc à cœur d'adapter les techniques d'intervention de la police à la nouvelle donne démocratique afin de concilier liberté d'expression et maintien de l'ordre ».
L'élu estimait alors que « la coopération privilégiée établie avec la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité a permis d'accompagner la professionnalisation des unités antiémeutes et d'améliorer la gestion des foules ».
Passée au Quai d'Orsay, Michèle Alliot-Marie s'est entretenue le 1er février à Paris avec le ministre des formation Affaires étrangères de Bahreïn. Selon le communiqué diffusé, les deux ministres ont « insisté sur l'importance qu'il convient d'accorder aux sociétés civiles et au dialogue qu'entretiennent celles-ci avec les gouvernements ».

Le Point, par FRANCK RENAUD





Psychosociologue, consultant sur les questions de conflits, crises, violences et débriefing dans tous les secteurs où ces problèmes se posent.



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