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Serge Trifkovic : L’Occident peut-il être sauvé ?


Serge Trifkovic : L’Occident peut-il être sauvé ?

« L’Europe d’aujourd’hui est un baril de poudre, avait noté Otto von Bismarck, et ses dirigeants sont comme des hommes qui fument dans un arsenal ».

Je ne vais pas vous faire perdre votre temps ce soir avec encore un nouveau traité expliquant pourquoi l’islam n’est pas la religion de paix, de tolérance, de compassion, etc, etc. Nous avons dépassé ce stade. Si l’Amérique s’était demandé avec angoisse, après Pearl Harbor, si Shinto était bien et si seul Bushido était mauvais, la sphère de coprospérité de la Grande Asie serait aujourd’hui florissante. Chez les gens raisonnables, non aveuglés par les diktats du politiquement correct, la véritable opinion sur Mahomet et ses adeptes est bien connue, et cela depuis des siècles. Mais, si calmement qu’elle soit formulée, si solidement qu’elle soit argumentée, cette opinion déclenche invariablement de la part de l’élite néolibérale des cris « d’islamophobie ».

UNE PETITE PHOBIE ÉMINEMMENT POSTMODERNE

En guise d’introduction, examinons donc la définition formelle, juridiquement validée de ce mot, le tout dernier ajout à l’arsenal des « phobies » postmodernes. Elle est fournie par l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes installé ici à Vienne. (L’adjectif « orwellien » est usé, mais il est impossible de ne pas l’utiliser en ce qui concerne cet organisme). L’Observatoire traque avec diligence tous les exemples « d’islamophobie » sur le vieux continent, et il la définit par huit drapeaux rouges :

  1. L’islam est perçu comme un bloc monolithique, statique et non réceptif  au changement.
  2. L’islam est perçu comme distinct et « autre ».
  3. L’islam est perçu comme inférieur à l’Occident, barbare, irrationnel, primitif et sexiste.
  4. L’islam est perçu comme violent, agressif, lié au terrorisme, et engagé dans un choc de civilisations.
  5. L’islam est perçu comme une idéologie politique.
  6. Les critiques de l’Occident formulées par l’islam sont immédiatement rejetées.
  7. Des pratiques discriminatoires et l’exclusion des musulmans du reste de la société sont préconisées.
  8. L’hostilité à l’égard des musulmans est perçue comme naturelle ou normale.

Cette définition a manifestement pour objectif d’interdire toute discussion significative sur l’islam. Or il se trouve que :

1. L’islam est statique et non réceptif au changement, comme en témoigne l’absence de toute critique interne orthodoxe du djihad, de la charia, de la jizya, etc. Comme le faisait remarquer Clement Hurt dès 1907, « Tant que les nouvelles interprétations de l’enseignement du Coran sur les devoirs des croyants envers les non-croyants ne se seront pas répandues et n’auront pas fermenté plus généralement dans la masse des opinions et croyances des musulmans, c’est l’interprétation ancienne et orthodoxe qui doit, sur ce point, être considérée par les non-musulmans comme représentant l’enseignement mahométan et guidant l’action des mahométans ». Un siècle plus tard, ce diagnostic reste valable : ce ne sont pas les djihadistes qui « déforment » l’islam, ce sont ceux qui voudraient le réformer.

2. Que l’islam soit distinct de notre civilisation et de notre culture occidentales, chrétiennes et européennes, et « autre » que notre culture et notre civilisation, c’est un fait qui ne changera pas même si l’Europe finit par succomber à l’agression démographique djihadiste en cours.

3. Que l’islam soit « inférieur à l’Occident » est évidemment une affaire d’opinion. Mais que l’islam soit incapable de créer une société humaine prospère, harmonieuse, stable, créative et attirante ne l’est pas. Que l’islam soit « barbare, irrationnel, primitif et sexiste » peut être discuté, mais que nombre de ses fruits tangibles le soient effectivement n’est que trop douloureusement visible.

4. L’islam est perçu par beaucoup comme « violent, agressif et soutien du terrorisme » non à cause de quelque « phobie » irrationnelle dont serait affecté l’esprit de l’observateur, mais en raison (a) des injonctions claires qui figurent dans ses écritures ; (b) du bilan de ses 14 siècles de pratique historique ; et par-dessus tout (c) de l’exemple éternel de son fondateur.

5. « L’islam est perçu comme une idéologie politique » et c’est ainsi qu’il doit être perçu, parce que sa caractéristique essentielle est d’être un programme politique visant à améliorer l’homme et à créer une nouvelle société ; à imposer un contrôle total à cette société ; et à former des cadres prêts à verser le sang et désireux de le faire. Cela rapproche l’islam davantage du bolchevisme et du national-socialisme que de toute autre religion. Il crée un paradigme gnostique dans lequel la réponse normale au défi présenté par « les autres », c’est-à-dire les sociétés et cultures non musulmanes, est une hostilité et une violence implacables, ou l’intention de cette violence.

6. Les critiques de l’Occident formulées par l’islam ne doivent pas être immédiatement rejetées, elles doivent être comprises. Sa principale « critique » de l’Occident et de toute autre culture ou tradition non islamique est qu’il s’agit d’infidèles qui, à ce titre, ne méritent pas d’exister.

7. L’hostilité a priori envers l’islam ne doit pas être « utilisée pour justifier des pratiques discriminatoires contre les musulmans ». Tout au contraire, une campagne de formation sur les enseignements et la pratique de l’islam devrait aboutir à une action législative qui exclurait l’islam des sociétés dont il fait ses cibles, non parce que c’est une « religion » intolérante mais parce que c’est une idéologie intrinsèquement séditieuse et totalitaire incompatible avec les valeurs de l’Occident.

8. Et enfin, si l’hostilité envers les musulmans n’est pas a priori « naturelle ou normale », le désir des non-musulmans de défendre leur terre, leur famille, leur culture et leur religion contre l’agression islamique est, lui, « naturel et normal » ; mais l’élite tente activement de le neutraliser.

Devant l’exigence d’une autogestion communautaire fondée sur la charia, qui est formulée de plus en plus souvent dans les banlieues de Paris et les tristes logements sociaux des West Midlands, l’élite européenne est prête à jeter l’éponge. Le ministre hollandais de la justice, Piet Hein Donner – un chrétien démocrate ! – considère cette demande comme parfaitement légitime et affirme que la charia pourrait être introduite « par des moyens démocratiques ». Les musulmans ont le droit de se plier aux commandements de leur religion, même si cela implique quelques « comportements non conformes » : « Pouvez-vous vous y opposer juridiquement ? Ce serait également un scandale de dire que ‘ce n’est pas permis’ ! C’est la majorité qui compte. C’est l’essence même de la démocratie… »

DES SYMPATHISANTS ÉCRASÉS DE CULPABILITÉ

De telles inepties sont à des années-lumière de l’avertissement de Winston Churchill qui disait il y a plus d’un siècle :« il n’existe au monde aucune force rétrograde plus puissante » que l’islam :

Loin d’être moribond, le mahométanisme est une religion militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu dans toute l’Afrique centrale, faisant se lever à chaque étape des guerriers intrépides ; et si la chrétienté n’était pas protégée par les armes solides de la science – cette science contre laquelle elle a vainement lutté – la civilisation européenne pourrait s’effondrer, comme est tombée la civilisation de la Rome antique.

Même avec sa prescience, Churchill ne pouvait pas imaginer que l’envahisseur trouverait ses sympathisants au 10 Downing street, au siège de l’Union européenne à Bruxelles, et dans des dizaines de chancelleries et palais du vieux continent. Leurs efforts conjoints sont en train de changer le visage de l’Europe. Les effets cumulés ne sont pas douteux : en 2050, les musulmans représenteront plus du tiers des jeunes de la « vieille Europe ». Des millions d’entre eux vivent d’ores et déjà dans un univers parallèle qui a très peu à voir avec le pays hôte, envers lequel ils ont une attitude méprisante et hostile.

L’élite répond à cette hostilité en appelant à une globalisation encore plus poussée. Ainsi, Giuseppe Pisanu, ancien ministre de l’intérieur de Berlusconi, responsable du contrôle des frontières, a-t-il déclaré il y a cinq ans que la mortalité élevée des clandestins nord-africains qui disparaissent en pleine mer au cours de leur voyage vers la Sicile était « une horrible tragédie qui pèse sur la conscience de l’Europe ». Cette vision des choses est paradigmatique de l’état d’esprit utopique des progressistes. Si « l’Europe » devait se sentir honteuse et coupable parce que des gens qui n’ont aucun droit de mettre le pied sur ses rivages risquent leur vie pour le faire illégalement, alors seule l’instauration d’un service de ferry gratuit entre Tripoli et Palerme, sans passeport ni formalités de douane à l’arrivée et complété par une navette gratuite vers Rome ou Milan, pourrait soulager un peu le fardeau de cette conscience. Et M. Pisanu est censé être un homme de « droite » !

Les résultats tangibles de la décrépitude morale des dirigeants sont terrifiants. Il y a un siècle, M. Pisanu et sa classe partageaient des normes sociales qu’on pouvait observer à Monte Carlo, Carlsbad, Biarritz ou Paris, selon la saison. Les Anglais, les Russes et les Autrichiens avaient la même allure et les mêmes manières, ils parlaient tous français, mais ils restaient néanmoins enracinés dans leurs traditions nationales, les vaisseaux permanents où le Weltanschauung pouvait se traduire en Kultur. « L’Europe unie » d’aujourd’hui, à l’inverse, ne crée aucune norme sociale ou civilisationnelle, se bornant à un refus global des mœurs anciennes, à un mépris des valeurs héritées, et à un rejet déclaré de la culture « traditionnelle ». Elle met en place l’horrible uniformité de « l’antidiscrimination » et de la « tolérance ».

Une telle faiblesse nourrit en face le mépris et une arrogance hautaine. Prenez Tariq Ramadan, qui explique posément que les musulmans d’Occident devraient se conduire comme s’ils vivaient déjà dans une société à majorité musulmane et se trouvaient de ce fait exemptés de toute concession à la religion de la société hôte. Les musulmans d’Europe devraient avoir le droit de vivre selon leurs propres principes, affirme Ramadan, alors que « du fait de la tolérance libérale de l’Occident », la société dans son ensemble devrait « avoir l’obligation de respecter ce choix ».

Si l’élite continue à étendre ce respect, il ne restera plus, à la fin du siècle, « d’Européens » membres de groupes ethniques partageant la même langue, la même culture, la même histoire et les mêmes ancêtres et habitant sur des terres associées à leurs noms. Les populations autochtones décroissantes seront endoctrinées à croire – ou simplement forcées à accepter – que le déplacement démographique en faveur d’étrangers inassimilables et hostiles est en réalité une bénédiction qui enrichit leurs sociétés culturellement vides et moralement injustifiables. La « tolérance libérale » et « l’obligation sociétale » qui l’accompagne selon Tariq Ramadan deviennent ainsi les outils du suicide de l’Occident. « Aucune autre race ne souscrit à ces principes moraux, écrivait Jean Raspail il y a une génération, parce que ce sont des armes d’auto-annihilation ». Pour que l’Europe survive, il faut se débarrasser de ces armes et tous les promoteurs de ces « principes » mortels doivent être exclus de tout poste de pouvoir et d’influence.

LA PATHOLOGIE DE L’ÉLITE

C’est à travers l’incapacité et le refus de l’élite néolibérale de faire face à la grave menace qui pèse sur notre civilisation que l’Europe occidentale et l’Amérique du nord montrent le plus clairement qu’elles partagent les mêmes chromosomes culturels. En 1938, Hilaire Belloc se demandait : « Le pouvoir temporel de l’islam ne va-t-il pas revenir et avec lui la menace d’un monde mahométan armé qui secouera la domination des Européens – encore chrétiens de nom – et se présentera à nouveau comme le premier ennemi de notre civilisation ? »

Soixante-dix ans plus tard, les mêmes traits de décrépitude se retrouvent en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie, au Canada et aux États-Unis, avec une cause première qui est la perte de la foi religieuse, et plusieurs causes secondaires. En tête de liste figure l’hostilité de l’élite à toutes formes de solidarité au sein de la population majoritaire, solidarités fondées sur les souvenirs historiques partagés, les ancêtres et la culture commune ; les conséquences sont prévisibles :

  • Perte du sens de la place dans l’histoire chez les Européens et les Nord-américains ;
  • Déclin démographique rapide, surtout en Europe, sans équivalent dans l’histoire ;
  • Immigration rampante du Tiers-monde (et très majoritairement musulmane en Europe) ;
  • Effondrement des conventions privées et publiques, de la morale et des normes traditionnelles ;
  • Imposition de la « diversité, du « multiculturalisme », de la « sensibilité » ; et
  • Diabolisation et criminalisation de toute opposition aux phénomènes précédents.

Le résultat est la perte par les Occidentaux de tout sens d’une adéquation entre eux et leurs terres. Avant 1914, l’Occident et le monde musulman pouvaient se définir l’un par rapport à l’autre en termes de culture. L’élite néolibérale soutient qu’il faut rejeter toute notion d’un espace géographique et culturel spécifiquement « occidental » qui doive être protégé contre ceux qui n’y appartiennent pas et n’ont aucun droit à s’en revendiquer. L’élite maintient que nos pays appartiennent au monde entier.

Nous somme confrontés à un consensus de l’élite selon lequel l’immigration ouverte de facto, le multiculturalisme et l’existence d’une nombreuse diaspora musulmane dans le monde occidental doivent être traités comme un fait définitif et immuable qui ne doit pas être remis en question. Ce consensus, je prétends qu’il est idéologique de nature, faux dans sa logique, dogmatique dans son application et désastreux dans ses résultats. Il faut le confronter aux faits, et non aux prétendues normes du discours public acceptable imposées par ceux qui ne connaissent pas l’islam ou qui ne veulent pas que nous connaissions la vérité sur lui.

De plus, une culture de masse dépravée et un endoctrinement au multiculturalisme par les écoles d’état et par les grands médias ont d’ores et déjà neutralisé dans une large mesure, au sein de la jeunesse d’Europe occidentale et d’Amérique du nord, la notion de continuité historique et culturelle. Mais le mélange de porno soft et de consumérisme qui cible tous les citoyens du monde occidental n’a pas eu le même effet sur la diaspora musulmane d’Occident. La liste des jeunes musulmans favorables au terrorisme bien que nés en Occident et éduqués confirme cet échec.

La perte, vécue par des millions d’Occidentaux, de la notion d’une terre et d’une histoire propres, fait suite à l’apparition des deux faces d’une même pièce : en Europe un hyper-état néolibéral postnational, et aux États-Unis « l’hégémonie globale bienveillante », dont l’exemple type est l’exigence d’un Otan toujours plus puissant. Ces deux états d’esprit, apparemment opposés, ne sont que deux aspects du même univers globalisé en cours de constitution, les deux faces de la même pièce. Les néolibéraux plaident pour le multilatéralisme sous la forme d’une « communauté internationale » en cours d’apparition, définie par les Nations unies et soumise à la justice de la Cour pénale internationale (CPI), l’UE jouant le rôle d’intermédiaire pour le transfert de souveraineté vers un organisme supranational ; les néoconservateurs préfèrent être le seul flic de la ville. Les deux partagent la même répugnance à l’égard des sociétés et cultures traditionnelles et de leur évolution naturelle.

Le caractère révolutionnaire du projet multiculturaliste se révèle dans le mantra perpétuel de Race, genre et sexualité, la formule désormais élevée au statut de pierre philosophale postmoderne, la force qui fait avancer le processus historique linéaire vers le grand Gleichschaltung des nations, des races et des cultures qui marquera la fin de l’histoire. Race, genre et sexualité ont remplacé le prolétariat à la fois comme sous-classe opprimée (d’où le culte victimaire du non-Blanc, non-homme et non-hétérosexuel), et comme agent historiquement prédestiné du changement révolutionnaire.

Selon la vision classique de l’économie politique marxiste, la dynamique de la révolution résidait dans le conflit inéluctable entre les détenteurs des moyens de production et le prolétariat qui n’a rien à vendre que son travail, et rien à perdre que ses chaînes. Les révolutionnaires marxistes récents vont néanmoins au-delà du matérialisme dialectique en introduisant la notion totalement métaphysique de « victimisation », associée à toute une gamme de demandes de droits particuliers, qui ont fait des merveilles pour l’islam dans tout le monde occidental. Les populations majoritaires de la « vieille » Europe et de l’Amérique, dans ce paradigme fou mais qui envahit tout, sont coupables « d’oppression » par leur seule existence, et ne doivent donc pas protester contre le déluge migratoire, et évidemment encore moins s’y opposer : c’est du « racisme ».

Nous en récoltons déjà les fruits. Gibbon aurait très bien pu penser à l’état actuel de villes comme Anvers, Malmö, Marseille ou Huddersfield quand il écrivait sur le déclin de Rome, dont les masses se transformaient « en une vile et misérable populace ». Sur la lancée actuelle, les majorités autochtones des pays occidentaux auront disparu dans un siècle : « pas d’enfant » est une maxime de la vie des bobos, à égalité avec « pas de gras » et « pas de drogue ». Mais, alors que la menace d’extinction d’une tribu lointaine de Bornéo ou d’Amazonie – voire d’une espèce de chouette tachetée ou de cachalot – alerterait les élites néolibérales et les pousserait à agir, il est considéré comme intrinsèquement raciste de dire que les Européens et leurs cousins d’outre-Atlantique sont, littéralement, une espèce menacée.

Il n’y aura pas de grande synthèse, pas d’enrichissement civilisationnel réciproque entre l’Occident et l’islam. Même les ultratolérants Hollandais commencent à voir clair, grâce à Geert Wilders, mais ils sont entravés par des gens bourrés de culpabilité et de haine de soi qui cherchent à apaiser les tensions et dont la mainmise sur le pouvoir politique, les médias et l’université est antidémocratique, antinaturelle et obscène. Pour que l’Europe survive, il faut les démasquer et révéler leur vraie nature : ce sont des traîtres à leur nation et à leur culture. Ils doivent être remplacés par des gens prêts à soumettre les thèmes de l’immigration et de l’identité au test de la démocratie, sans que l’obligation d’une autorisation administrative ou judiciaire y fasse obstacle.

Pour gagner la guerre qui s’annonce contre le djihad, la première chose à faire est de commencer à parler franchement de l’identité et du caractère de l’ennemi, et de la nature de la menace. L’obligation d’agir ainsi est dictée par la moralité au moins autant que par la nécessité de se préserver. « Si tu connais l’ennemi et si tu te connais, tu n’as pas à craindre le résultat de cent batailles », dit Sun Tzu. Eh bien, nous connaissons l’ennemi. Nous connaissons ses convictions essentielles, ses exemples, son cursus, son état d’esprit, son mode d’action et ses intentions. Nous connaissons aussi ses faiblesses, qui sont nombreuses, et qui sont dominées par son incapacité à créer une économie prospère ou une société fonctionnelle et harmonieuse.

Le principal problème, c’est nous-mêmes ; ou, pour être précis, ce sont les gens placés au-dessus de nous, qui ont le pouvoir de décider les politiques et de modeler les opinions, et qui rejetteront et condamneront notre diagnostic. Ayant digéré le relativisme postmoderne, sûrs uniquement de l’incertitude, vides de toute foi sauf en leur propre infaillibilité, les membres de l’élite néolibérale occidentale traitent l’esprit djihadiste comme un problème qui peut et doit être traité en s’attaquant à des causes extérieures à l’islam lui-même. Il en résulte une pléthore de propositions de « traitements », qui ont autant de chances de nous protéger du terrorisme que la poudre de perlimpinpin de guérir la leucémie.

À l’étranger, nous dit-on, il faut s’occuper des griefs politiques et économiques des masses musulmanes misérables, il faut répandre la démocratie et le libre marché dans le monde musulman, il faut investir davantage dans la diplomatie publique. Chez nous, nous devons faire preuve de plus de tolérance, de plus de volonté d’inclusion, de moins de discrimination et d’une plus grande ouverture aux minorités qui se sentent marginalisées. L’échec prévisible de ce genre de traitements conduit à des examens de conscience encore plus pathologiques et à un doute de soi encore plus morbide. Il faut sortir de ce cercle vicieux.

SORTIR DE L’IMPASSE

Le verrou de la Somme en 1916 ou de Verdun l’année suivante n’aurait pas pu être levé avec les idées et les modes d’action de MM Haig, Foch, Cadrona ou Hindenburg. Mais il aurait pu être levé si Lidell-Hart, De Gaulle ou Guderian avaient occupé les rangs et positions de la vieille garde. Gagner une guerre exige « de connaître l’ennemi et de se connaître soi-même », bien sûr, mais cela exige aussi de savoir « penser hors du cadre ». Ce cliché est pertinent : l’ampleur de la menace exige des réponses radicales qui se situent hors des paramètres cognitifs de l’élite dirigeante.

Nous allons donc aborder nos recommandations politiques précises en commençant par la question affectivement chargée de l’opposition entre « droits humains » et sécurité nationale.

DÉFINITION DE L’ACTIVISME ISLAMIQUE – Au lieu de chercher à obtenir immédiatement une interdiction de toute immigration musulmane, ce qui ne constitue pas pour l’instant un objectif réaliste, les activistes occidentaux anti-djihad devraient faire campagne pour modifier les lois sur l’immigration dans leurs pays respectifs et y faire figurer des clauses excluant les activistes islamiques avant leur entrée sur le territoire ou ordonnant leur expulsion s’ils se sont déjà infiltrés dans le pays.

Cette exigence doit être rendue acceptable et séduisante pour une large tranche de l’électorat, indépendamment de ses préférences politiques et idéologiques. Elle doit donc être centrée sur la menace que les activistes islamiques font peser sur les valeurs néolibérales elles-mêmes :

  • Discrimination contre les autres religions (en insistant particulièrement sur le phénomène européen croissant de l’antisémitisme islamique), les autres points de vue (y compris l’athéisme) et modes de vie ;
  • Discrimination et violence contre les femmes (en particulier les épouses et les filles « désobéissantes ») ;
  • Discrimination et violence contre les homosexuels ;
  • Menaces de violence de toutes formes pour toute prétendue « offense » ou « insulte » (p. ex. caricatures, documentaires, livres) ;
  • Apologie ou justification de tout ce qui précède.

Il est essentiel de centrer le discours sur les actes méprisables eux-mêmes, puis de les relier directement aux commandements des écritures de l’islam et de son fondateur plutôt que de faire le contraire, comme le font certains antidjihadistes bien intentionnés mais politiquement moins habiles.

En définissant ainsi l’activisme islamique, on ferait un grand pas dans la voie du refus, à tout djihadiste réel ou potentiel, du droit de poser le pied en Europe et dans tout l’Occident. Aux États-Unis, le modèle est fourni par la vieille loi de 1952 sur l’immigration et la nationalité (Immigration and Nationality Act, INA, ou loi McCarran-Walter), qui ordonne l’exclusion ou l’expulsion de tout étranger qui a entrepris ou a l’intention d’entreprendre des activités préjudiciables à l’intérêt public ou subversives pour la sécurité nationale. Il a existé des motifs « idéologiques » d’expulsion des États-Unis jusqu’en 1990, date à laquelle ils ont été supprimés par le Congrès. Après la révolution russe, les communistes étrangers ont été ciblés pour expulsion. En une seule nuit de janvier 1920, plus de 2600 « radicaux étrangers » ont été arrêtés dans trente-trois villes du pays et expulsés vers leurs pays d’origine.

REFUS DE LA CITOYENNETÉ AUX ACTIVISTES ISLAMIQUES – Je pense que tous les pays occidentaux ont besoin de lois qui fassent que l’adhésion connue à l’idée d’un monde islamique de la part d’un citoyen naturalisé ou d’un étranger en résidence régulière soit un motif d’expulsion pour raison politique et non pas « religieuse ». Il est politiquement faisable de formuler le refus impératif de la citoyenneté d’un pays occidental démocratique à tous les activistes islamiques.

Aux États-Unis, un étranger naturalisé doit déclarer sous serment qu’il « abjure et renonce absolument et entièrement à toute allégeance et fidélité à tout prince, potentat, état ou souveraineté étrangers dont il a jusqu’alors été sujet ou citoyen ; qu’il soutiendra et défendra la constitution et les lois des États-Unis d’Amérique contre tous ennemis, extérieurs ou intérieurs ». Une déclaration de ce type, pas forcément sous la forme d’un serment solennel d’allégeance, est attendue des citoyens naturalisés dans la plupart des pays européens.

Pour un musulman, déclarer de bonne foi ce qui précède, et tout particulièrement qu’il accepte qu’un document ou une loi « infidèle », c’est-à-dire non musulmane, soit la source de sa plus haute loyauté, est un acte d’apostasie par excellence, punissable de mort selon la loi islamique. La charia, pour un musulman, n’est pas un complément au code légal « laïque » avec lequel il coexiste ; c’est le seul vrai code, la seule base de toute obligation. Pour être légitime, tout pouvoir politique doit donc revenir exclusivement à ceux qui aiment l’autorité d’Allah et sa volonté révélée – et tant qu’elles resteront infidèles l’Europe et l’Amérique seront donc illégitimes. Alors, comment un musulman se déclarant pieux peut-il prêter serment et imaginer que nous allons croire que c’était de bonne foi ? S’il le fait, c’est qu’il pratique la taqiyya, l’art du mensonge élaboré qui a été inauguré par Mahomet pour déstabiliser et saper les communautés non musulmanes presque mûres pour un peu de djihad. (Ou alors, c’est qu’il n’est pas assez pieux et a l’esprit confus, mais dans ce cas il y a toujours le danger qu’il redécouvre ses racines à un moment ou un autre.)

MESURES AUXILIAIRES – Ceux qui prêchent ou promeuvent le djihad et demandent l’instauration de la charia peuvent et doivent être traités exactement comme les adeptes d’autres idéologies totalitaires ont été traités dans le monde libre pendant la guerre froide. Ce sera une lutte longue et difficile que de parvenir à ouvrir les yeux des législateurs, du barreau et de la magistrature sur le fait que l’islam lui-même est une idéologie radicale et révolutionnaire, intrinsèquement séditieuse et hostile aux valeurs et institutions occidentales, mais c’est faisable. D’autres mesures devraient alors suivre, mais pour y parvenir il faut que les antidjihadistes commencent dès maintenant à les formuler et à demander qu’elles soient mises en place :

1. Aboutir à une perméabilité nulle aux frontières. Prévenir l’immigration illégale est un objectif souhaitable en soi ; dans un contexte où il s’agit de bloquer l’action des terroristes, c’est impératif. Aucune stratégie antidjihadiste n’est possible sans un contrôle physique complet des frontières. C’est une question sur laquelle une majorité de l’électorat de tous les pays occidentaux sera d’accord, ce qui fera beaucoup de peine aux élites progressistes. Les antidjihadistes doivent mettre en avant que l’immigration illégale constitue une menace majeure pour la sécurité et qu’elle exige l’application de la loi à la lettre, et non pas la soumission aux diktats suicidaires du lobby des « droits humains ».

2. Exiger la coopération obligatoire des agences d’état à tous les niveaux pour identifier, enregistrer et appréhender les immigrants illégaux et aider à leur expulsion, en commençant par les ressortissants de nations et de groupes à risque de terrorisme. C’est un phénomène curieux que d’observer, dans la plupart des pays occidentaux, l’existence à divers niveaux des administrations (p. ex. travailleurs sociaux, agents de l’aide sociale) et du maintien de l’ordre (p.ex. forces de police des grandes villes) de divers niveaux de tolérance et même d’encouragement de la présence continue d’immigrés illégaux au sein de la population. Là encore, cette exigence d’un simple respect de la loi par les fonctionnaires payés par les contribuables serait politiquement populaire.

3. Lever l’interdiction irrationnelle du « profilage ». Les musulmans ne sont pas tous des terroristes, bien entendu, mais tous les réseaux terroristes transnationaux qui menacent la sécurité nationale et le mode de vie des pays occidentaux sont composés de musulmans. Il est temps d’admettre qu’un « profilage » fondé sur l’aspect et l’origine d’une personne, et sur ses convictions apparentes ou supposées, constitue un outil essentiel pour faire respecter la loi et lutter contre le terrorisme. Demandez donc aux Israéliens !

4. Soumettre l’action des centres islamiques à des limitations juridiques et à un contrôle de sécurité. Dans tout le monde occidental, des centres islamiques ont fourni des plateformes pour exhorter les fidèles à soutenir des causes et à s’engager dans des actions qui sont moralement répréhensibles, légalement punissables, et nuisibles à la sécurité nationale du pays hôte. Ils ont abrité et protégé les hors-la-loi, et recruté pour les leaders.

5. Faire de l’affiliation à l’activisme islamique un motif de refus ou de résiliation de toute exemption de contrôle de sécurité. Une telle affiliation est incompatible avec les impératifs d’engagement personnel, de loyauté patriotique et de fiabilité indubitable qui sont essentiels dans l’armée, la police, les renseignements et autres secteurs des pouvoirs publics (p. ex. contrôle de l’immigration, sécurité des aéroports). La présence de musulmans pratiquants dans l’une quelconque de ces institutions présenterait un risque pour son intégrité et aurait un effet néfaste sur le moral.

L’acceptation de ces propositions représenterait un nouveau départ pour la mise sur pied d’une défense à long terme. Les mesures proposées prennent acte du fait que nous sommes engagés dans une guerre d’idées et de religion, que nous le voulions ou non, et quelle que soit l’horreur que cela nous inspire. Elles traduisent la gravité du combat. Cette guerre est menée, du côté islamique, avec la conviction profonde que l’Occident est en phase terminale. Le succès de son agression démographique de l’Europe renforce l’image d’un « libre service gratuit » et cette image est renforcée par les données historiques qui montrent qu’une civilisation qui perd l’envie de se perpétuer est en grand danger.

LE « LIBRE SERVICE GRATUIT » PEUT-IL ÊTRE SAUVÉ ?

Les propositions ci-dessus ne sont pas seulement pragmatiques, elles sont moralement justes. Elles déclencheront l’accusation de « discrimination » de la part des élites qui se haïssent, bien que cette qualification ne soit pas pertinente. Choisir les gens chargés des dépistages, des contrôles et des expulsions sur la base de leurs gènes serait effectivement discriminatoire, mais le faire sur la base de leurs croyances, de leurs actions et de leurs intentions est justifié et nécessaire. Les croyances, les idées et les intentions islamiques orthodoxes constituent en tant que telles une menace pour la civilisation, la culture et le mode de vie de l’Europe.

L’élite rejette bien entendu ce diagnostic, mais pour les citoyens raisonnables et bien informés le débat doit être mené sur des bases libérées des entraves imposées par l’élite. Il est certain que Geert Wilders montre la voie. Nous devrions agir conformément à ce diagnostic et ne jamais, jamais craindre de déclencher des polémiques. Cela signifie vivre sous la menace de poursuites juridiques de la part de l’état néolibéral, ou être menacé de mort par ceux que l’état néolibéral continue à protéger au détriment de ses propres citoyens.

Les dirigeants occidentaux n’ont pas passé leur temps à s’interroger sur la « vraie » nature du communisme pendant le pont aérien de Berlin en 1949, ou en Corée en 1950, mais ils ont agi efficacement pour le contenir par tous les moyens nécessaires. Oui, nous avions à l’époque une légion d’apologistes de Moscou, de témoins de moralité, de taupes et de compagnons de voyage qui nous assuraient que les camarades ne voulaient rien d’autre que la justice sociale chez eux et la coexistence pacifique à l’étranger. Ils étaient titulaires de chaires de haut niveau dans des universités prestigieuses et dominaient tous les salons chics de Londres et Paris à New York. Ils trouvaient de bonnes explications et justifiaient les incohérences et les implications horriblement violentes des textes originaux de Marx et Lénine. Ils trouvaient de bonnes explications aux fruits épouvantables : le bain de sang de la Révolution, le génocide de la grande famine, les procès spectacles et les purges, le meurtre de millions d’innocents au goulag, le pacte avec Hitler, la torture.

Aujourd’hui, leurs héritiers spirituels en politique, à l’université et dans les médias se comportent en apologistes de l’islam, témoins de moralité et sympathisants. Avec la même élaboration scholastique et la même dépravation morale, les implications sombres et violentes du Coran et des hadiths, les textes sources, la carrière profondément inquiétante de Mahomet, et les siècles de conquêtes, de guerres, de massacres, d’asservissement, de déclin continu, de misère spirituelle et matérielle, et de fanatisme meurtrier sont niés en bloc ou ils leur trouvent de bonnes justifications.

NIL DESPERANDUM ! (ne pas désespérer)

Il y a quatre-vingts ans, Julien Benda publiait sa tirade contre la corruption intellectuelle de son temps, La trahison des intellectuels. Pendant les générations antérieures au 20ème siècle, écrivait-il, les membres de l’élite intellectuelle occidentale ont fait en sorte que « l’humanité fasse le mal mais honore le bien ». La « trahison » évoquée dans le titre est arrivée quand ils ont cessé de promouvoir des valeurs de civilisation durables pour se tourner vers des préférences politiques à court terme. Benda écrivait à une époque où le fascisme, le nazisme et le bolchevisme dominaient la scène européenne. Aujourd’hui, la « trahison » de l’élite prend une forme différente. Elle brandit les valeurs prétendument universelles du multiculturalisme, du « tous semblables » et de l’antidiscrimination au détriment des valeurs particulières de notre civilisation et de tous ses fruits. Mais la propension de l’élite à la trahison de notre culture reste la même.

Le fait que les gens normaux n’aient pas conscience de l’ampleur du problème favorise les plans de personnes comme Solana, Soros, Blair, Prodi, ou Hillary Clinton. Leurs idées, qui auraient paru excentriques ou folles il y a à peine deux générations, sont aujourd’hui dominantes en Europe et en Amérique. Seule une société intoxiquée par la notion d’ouverture des frontières peut accepter sans broncher de s’entendre répéter que l’islam est bon et tolérant, que « nous » (l’Occident) avons été méchants et cruels envers lui au cours des siècles – rappelez-vous les Croisades ! –, et qu’il faut comprendre le terrorisme et le guérir par une thérapie sociale indépendante de l’islam et de ses pratiques.

À la base du malaise national se trouve l’idée selon laquelle les pays n’appartiennent pas aux peuples qui les habitent depuis des générations, mais à ceux qui se trouvent y être présents à un moment quelconque – quelles que soient leur culture, leur attitude et leurs intentions. Le résultat, un mélange aléatoire de multitudes mutuellement déconnectées, est censé être une bénédiction enrichissante pour une société qui, autrement, serait aride et monotone.

Une autre idée trompeuse et pernicieuse est l’affirmation selon laquelle nous ne devrions pas éprouver de lien particulier pour un pays particulier, une nation, une race ou une culture particulières, mais porter notre affection au monde entier, à « l’humanité », sans distinction. Ces notions ont été intégrées par l’élite en Amérique et en Europe occidentale à un point tel qu’elles aident activement le terrorisme islamique. En Amérique, le processus est en cours depuis des dizaines d’années. En 1999, le secrétaire d’état adjoint Strobe Talbott s’est senti capable de déclarer que les États-Unis pourraient ne plus exister « sous leur forme actuelle » au 21ème siècle, parce que la notion même de nationalité – ici et partout dans le monde – aura été rendue obsolète.

À la génération précédente, une telle déclaration de la part d’un membre du gouvernement aurait provoqué un scandale. À la fin du 20ème siècle, de telles affirmations ne gênaient que les simples d’esprit qui persistent à croire que l’objectif des actions du Dr Talbott au département d’Etat était d’assurer la survie, la sécurité et la prospérité des États-Unis dans le cadre du système international et non pas d’aboutir à son absorption par le système. Mais il s’agissait d’une prophétie exultante, et non pas d’un constat impartial. Les fondements idéologiques des croyances du Dr Talbott étaient énoncés sans détours : « Tous les pays sont, à la base, des organisations sociales, des adaptations à des circonstances changeantes. Si permanents et même sacrés qu’ils puissent paraître à un moment donné, ils sont en fait tous artificiels et temporaires ». Pour les membres de sa classe, tous les pays ne sont que des entités transitoires relevant d’une réalité virtuelle. Accorder son allégeance affective à l’un quelconque d’entre eux est irrationnel, et risquer sa vie pour lui est absurde.

Le refus de l’élite occidentale de protéger ses nations contre les infiltrations djihadistes est la plus grande trahison de l’histoire. Ce refus est ancré dans un système de pensée qui postule que «  la force n’est pas une réponse » au terrorisme ; le profilage, c’est mal, l’ouverture des frontières, c’est bien ; le « vrai » islam est pacifique, et l’Occident est méchant. Ceux qui soutiennent ces affirmations appartiennent à la culture qui a perdu son lien avec la nature, avec l’histoire et avec le peuple qui en est porteur. Pendant ce temps, grâce à eux, l’agression tranquille se poursuit sans relâche par le détroit de Gibraltar et les aéroports JFK,  O’Hare, Heathrow et Schiphol. Loin de favoriser la diversité, ce système de pensée menace d’imposer partout une identité similaire et monotone et d’éradiquer l’identité des peuples visés, de détruire leur personnalité et leur singularité.

Le peuple porteur de cette histoire et de cette culture, la véritable nation, en Amérique du Nord comme en Europe, continue à travailler, à payer des impôts en souriant et à supporter cette agression. Il grommelle contre la stupidité et la bêtise de ceux qui lui disent que l’islam est « paix et tolérance », sans y voir encore une trahison pure et simple. Pendant ce temps, les traîtres promeuvent l’idéologie des valeurs humaines universelles et d’une culture commune pour le monde entier. Ils ne réalisent peut-être même pas qu’ils se font complices de l’islam. Sous des dehors différents, ils partagent avec les mollahs, les cheikhs et les imams une vision moniste du monde. Ils aspirent au système préconisé par Talbot d’une Autorité centrale unique pour un monde post-national et homogène, une Oumma déguisée sous une appellation laïque.

Les Américains et Européens qui aiment leur pays et leur nation plus que tout autre et pour qui leur famille et leur voisinage passent avant tous les autres, sont des gens normaux. Ceux qui leur disent que leurs attachements doivent être globaux et que leurs terres et leurs voisinages appartiennent au monde entier sont des malades dangereux. Ce sont nos ennemis et ce sont les alliés objectifs indispensables du djihad.

L’élite sans racines, arrogante, cyniquement manipulatrice, a parfaitement l’intention de continuer à « faire la guerre » au terrorisme sans nommer l’ennemi, sans en révéler les convictions, sans en démasquer les intentions, sans en offenser les complices, sans expulser sa cinquième colonne, et sans jamais oser remporter la victoire.

Il appartient aux millions d’Européens normaux et à leurs cousins américains de mettre fin à cette folie. La classe des traîtres veut qu’ils partagent sa volonté de mort, qu’ils s’annihilent en tant que peuple doté d’une mémoire historique et d’une identité culturelle, et laissent place à l’Utopie post-humaine uniforme dont le fer de lance est la cinquième colonne djihadiste.

Ce crime peut et doit être arrêté. Les fondateurs des États-Unis ont renversé le gouvernement colonial pour des délits bien moins graves que ceux dont la classe des traîtres est coupable.

Serge Trifkovic

Mr Trifkovic est historien, auteur, journaliste et analyste politique. Il dirige le Centre des relations internationales de l’Institut Rockford. Ses antécédents journalistiques comprennent : BBC World Service, Voice of America, CNN International, The Washington Times, The Times of London. Il a été rédacteur en chef du service étranger et chroniqueur à Chronicles : A Magazine of American culture. Il a également agi comme témoin expert devant le Comité sur les Affaires étrangères du Parlement canadien.

Mr Trifkovic est l’auteur de : The Sword of the Prophet:  Islam; History, Theology, Impact on the World et de : Defeating Jihad: How the war on terror may yet be won, in spite of ourselves

Source : Can the West be saved?, par Serge Trifkovic, Gates of Vienna, 10 mai 2008. Traduction par Hachebé pour Poste de veille

Rédigé le 04/01/2011 dans Dhimmitude, Europe, International, Multiculturalisme, USA





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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