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Pourquoi Obama ne fait-il pas pression sur les Palestiniens?- par Steven J. Rosen


Pourquoi Obama ne fait-il pas pression sur les Palestiniens?- par Steven J. Rosen

Pour la première fois depuis que le Processus de Paix s’est enclenché à Oslo, il y a de cela 18 ans, les dirigeants palestiniens refusent ouvertement de négocier avec le Gouvernement d’Israël, et l’administration du Président Barack Obama fait très peu pour qu’il en aille autrement. Comme Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a expliqué cette politique le 9 décembre, « Nous ne serons pas d’accord de reprendre les négociations tant que les constructions dans les implantations continueront ». La Ligue Arabe soutient Abbas dans son refus, nous dit le chef de la Ligue Arabe, Amr Moussa, parce que « l’orientation prise par les discussions est devenue inefficace et qu’elle a été décidée contre la reprise des négociations ».  

Mais Abbas lui-même a négocié avec sept précédents premiers ministres israéliens sans jamais faire référence à de telles pré-conditions. Depuis 17 ans,- de la Conférence de Madrid en octobre 1991 jusqu’aux négociations d’Abbas avec le Premier Ministre israélien d’alors, Ehud Olmert, qui se sont achevées en 2008 – les négociations sont allées de l’avant alors que la construction à Jérusalem se poursuivait, Madrid, Oslo I, Oslo II, le Protocole d’Hébron, le Mémorandum de Wye River, Camp David, Taba, le désengagement de Gaza, et l’offre d’Olmert à Abbas – tous ces évènements au cours de deux décennies ont été rendus possibles par une entente permanente sur le désaccord concernant la construction israélienne de maisons juives dans des quartiers juifs à l’extérieur de la ligne du 5 juin 1967, à Jérusalem-Est. Mais aujourd’hui, les pourparlers de paix ne peuvent même pas commencer. Pourquoi ce revirement d’attitude ?  

La Secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton, reconnaît  que les Palestiniens créent de toute pièce de nouvelles pré-conditions avant que les pourparlers ne commencent. Le sort des implantations, dit-elle, « ont, de tout temps, été un problème à traiter dans le cadre des négociations… Cela n’a jamais été une pré-condition ». Mais Clinton n’a jamais manifesté publiquement d’objection au fait qu’Abbas en faisait une nouvelle excuse pour ne pas négocier.  

Abbas lui-même fait porter le blâme sur Obama. Comme il l’a déclaré en Novembre, « C’est le Président Obama qui, le premier, a déclaré au Caire qu’Israël devait stopper toutes les activités de constructions dans les implantations. Pouvions-nous exiger moins que cela ? ». Certains en Occident éprouvent de l’empathie pour la manœuvre d’Abbas, qu’ils perçoivent comme une forme de protestation contre une politique israélienne à laquelle objectent également les Etats-Unis et les autres membres du Quartette au Moyen-Orient, les quatre acteurs internationaux qui conduisent les efforts de paix. Mais lorsque les Palestiniens repoussent avec mépris les négociations, ils bloquent la seule voie de passage vers une solution concernant le problème des implantations, qui ne peut résulter uniquement d’un accord négocié sur la question des frontières. Comme l’a déclaré le porte-parole du Département d’Etat, le 2 août, « En l’absence de négociations directes, il n’y aura jamais de fin au conflit, il n’y aura pas d’accord de paix et il n’y aura pas d’Etat palestinien.  Tels sont les faits ». 

Se pose également la question de savoir si les motivations d’Abbas concernent bien le problème des implantations, ou s’il s’agit plutôt d’élargir le fossé entre Obama et Israël et d’induire que les Etats-Unis imposent une solution en lieu et place des négociations. N’est-ce pas là un retour en arrière vers la stratégie pré-Oslo, consistant à rejeter le contact avec Israël et d’exiger des grandes puissances qu’elles imposent les conditions exigées par les Arabes à l’Etat juif ? 

En refusant de rencontrer Israël, Abbas est en train de violer l’un des plus importants engagements de son prédécesseur Yasser Arafat, pris au début du processus d’Oslo, qui comprenait Cette promesse faite au Premier Ministre israélien de l’époque, Yitzakh Rabin, le 9 septembre 1993 : « L’OLP s’engage dans le processus de paix au Moyen-Orient, et à une résolution pacifique du conflit entre les deux camps, et déclare que tous les problèmes en souffrance relatifs à un statut permanent seront résolus par la voie des négociations ». C’est également une violation directe de la promesse qu’Abbas lui-même il y a à peine trois ans à la Conférence d’Annapolis. Comme peuvent en témoigner les Ministres des Affaires étrangères de 47 pays, le 27 novembre 2007 : « Nous acceptons de lancer immédiatement des négociations bilatérales de bonne foi dans le but de conclure un traité de paix, résolvant tous les problèmes en attente, incluant tous les problèmes essentiels sans exception, comme spécifié dans les précédents accords. Nous acceptons d’engager de vigoureuses et continuelles négociations ». 

Abbas rejette également l’impératif pose par le « Quartette pour le Moyen-Orient » , en mars 2010, exigeant « la reprise, sans pré-conditions, de négociations directes, bilatérales qui résoudront tous les problèmes liés au statut final, comme prévu antérieurement par les parties ». C’est encore une répudiation de l’envoyé d’Obama pour le Moyen-Orient, George Mitchell, qui déclarait : « Nous ne croyons pas aux pré-conditions. Nous ne les imposons pas. Et nous prions instamment les autres de ne pas imposer de pré-conditions ». C’est le démenti d’un objectif considéré comme vital par l’administration Obama, « de relancer les négociations aussi tôt que possible et sans pré-conditions, ce qui est dans l’intérêt de tout un chacun dans la région ». Abbas rejette avec mépris tous les appels de Clinton, quidéclare « les négociations entre les parties sont le seul moyen par lequel toutes les revendications non-résolues surgissant du conflit peuvent trouver une solution ». 

Mais l’Administration Obama n’élève aucune objection publique à la posture des Palestiniens. Elle n’a pas exprimé une seul mot de critique sur Abbas, ni employé la moindre pression ressemblant aux tactiques qu’Obama a si délibérément utilisé contre la partie israélienne. En fait, Obama a fait exactement le contraire, le 7 octobre, lorsqu’il a publié un renoncement exceptionnel à la Section 7040(a) de l’Acte d’Assistance à l’étranger, pour transférer directement des fonds supplémentaires à l’Autorité Palestinienne, juste au moment où elle annonçait son refus de négocier. 

Les membres du Congrès commencent à prendre bonne note de la réticence de l’Administration à se confronter à l’intransigeance palestinienne. Ileana Ros-Lehtinen (Rép. Floride), la Présidente entrante de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre, a déclaré , le 23 décembre, à propos de dirigeants palestiniens : « Ils savent qu’ils n’ont même pas à faire le moindre effort pour renouer ; avec cette Administration, ils obtiendront un chèque en blanc, et ils pourront toujours obtenir de l’assistance… Essayez seulement d’examiner de près à quoi ils utilisent l’argent et dans quelles poches vont nos dollars américains ». Son homologue démocrate, Howard Berman de Californie, le Président sortant de la Commission, avait expliqué, quelques jours plus tôt , faisant allusion à la conduite unilatérale d’Abbas, cherchant à parvenir à une reconnaissance préalable de l’Etat palestinien, « S’ils essayent de contourner les négociations, ils perdront le soutien de beaucoup de gens, dont le mien, et cela mettra d’autant en péril l’aide internationale qu’ils perçoivent ». 

Tels que cela se présente, un décret est déjà en place, requérant des sanctions contre de telles violations des engagements solennels que les Palestiniens ont prononcé L’Acte de 2002 sur les engagements pour la paix au Moyen-Orient met en exergue que la « résolution de tous les sujets en suspens émanant du conflit entre les deux parties par la voie des négociations » est l’un des engagements majeurs auquel l’Autorité Palestinienne a souscrit par obligation, et il requiert que le Président notifie au Congrès de telles transgressions et qu’il impose des pénalités, qui peuvent aller jusqu’à inclure « une interdiction de toute assistance de la part des Etats-Unis à la Bande Occidentale et à Gaza ». Lorsqu’il se réunira à nouveau ce mois-ci à Washington, le nouveau Congrès ne devrait plus partager la réticence d’Obama à critiquer Abbas. Avec le soutien de son porte-parole, John Boehner et un leader de la Majorité tel qu’Eric Cantor, en particulier, la nouvelle Chambre des Représentants pourrait bien avoir la volonté, cette fois, de faire quelque chose en ce sens. 

Steven J. Rosen a servi Durant 23 ans en tant que directeur pour les affaires étrangères de la Commission pour les affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC). Il est actuellement directeur du Projet Washington au Forum sur le Moyen-Orient (MEF).

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info
Mercredi 5 janvier 2011

Ashkel







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