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Parlons de l’UOIF, de son mentor Et de certains compagnons de route… Par Alain RUBIN


Parlons de l’UOIF, de son mentor Et de certains compagnons de route… Par Alain RUBIN

Petit retour en arrière : Ce bonest Président du CFCM (Conseil français du culte musulman). Il est aussi membre dirigeant de l’Union des Organisations Islamistes de France. Par ailleurs, il est demandeur de la nationalité française.

S’il l’obtient, la nationalité française, le Docteur Moussaoui restera, d’autorité, sujet du roi chérifien, -descendant réel ou revendiqué du récipiendaire du Coran. Et comme l’expliquait le défunt père de l’actuel souverain chérifien, le roi Hassan II : un marocain « ne fera jamais un bon citoyen français ». Hassan II soutenait le point de vue que sa culture et son identité profonde ne permettrait pas à un Marocain de devenir un républicain, au sens que ce terme à pris dans notre pays formaté par les guerres de religions, par le rejet de l’exclusivisme religieux et le refus de l’intouchabilité des dogmes, par les jacqueries, par les révolutions françaises ainsi que par l’action en profondeur de la démocratie politique et du mouvement ouvrier.

frères musulmans

Frères Musulmans

Il y aurait beaucoup à dire de cette organisation, l’UOIF, très intimement liée au mouvement des Frères Musulmans

Rappelons, pour concentrer notre approche : que les « Frères Musulmans » fourniront à la Ligue arabe des contingents de combattants égyptiens fanatisés, pour les besoins de la guerre qu’elle lancera à l’automne de 1947, contre les Juifs du Ichouv qui devait redevenir politiquement souverain quelques mois plus tard.

Cette guerre, politiquement initiée fin 1947 par l’associé d’Hitler (Le mufti Husseini) et par les dirigeants de la ligue arabe, sera perdue par ceux qui la déclencheront.

C’est cette guerre d’extermination perdue qui provoquera la fuite et des expulsions des zones de combat des hommes et femmes qui deviendront réfugiés de pères en fils, de mères en filles puis Palestiniens en 1959. Jusqu’alors, cette population se considérait comme « syriens du sud ».

La matrice de l’UOIF, les Frères musulmans, a été une très active partie prenante de cette guerre qui, répétons-le, se voulait et se déclarait exterminatrice.

Cette guerre, on l’oublie volontiers aujourd’hui, visait à poursuivre et à mener jusqu’à son terme celle déchaînée par la conférence de Wansee qui réunira les sommets nazis ; réunion destinée à mettre un point final à l’existence d’un groupe humain, les Juifs, où que ses membres se trouvent et quelle que soit leur situation sociale, leurs convictions politiques et religieuse.

Pour préciser ce dernier point, rappelons : que les quelques centaines de Juifs varsoviens convertis au christianisme catholique, présents en 1940 dans la capitale polonaise, furent eux aussi rassemblés et enfermés dans le ghetto, comme leurs frères restés fidèles à la loi mosaïque ou ceux devenus militants des nombreuses écoles marxistes actives parmi les trois millions et demi de Juifs, dont trois cent mille avaient survécu à la shoah en 1945. Bon prince, le représentant à Varsovie du Gauleiter Frank accorda aux Juifs devenus catholiques une église, tandis que le droit de se réunir pour prier, même pour tenir chez soi un modeste minyan (dix hommes) ou une réunion quelconque était formellement interdit à tous les autres Juifs, ceux restés juif de religion. Bien entendu, ces interdits furent souvent violés, au risque des intéressés.

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Rappelons seulement ces quelques éléments, que ce bon docteur Moussaoui s’efforce de laisser dans l’ombre : A l’automne de 1947, le mot d’ordre unique donné à ses combattants, par l’organisation des Frères musulmans, se réduisait à ceci : « faîtes le plus grand carnage possible de « yahoud », Allah et son prophète seront satisfaits. Le destin des Juifs est d’être tués par les musulmans !».

Les choses n’ont pas tourné comme le croyaient les combattants du djihad de l’automne de 1947-printemps de 1948.

Mais ce revers militaire n’a découragé, ni les disciples d’Al Banna ni leurs inspirateurs. Bien au contraire, ils ont intégralement conservé leurs perspectives eschatologiques génocidaires. Ils se servent même des conséquences de l’échec de leur tentative d’extermination pour alimenter leur haine et y rallier des gens, à priori pas concernés, à savoir : différents courants et groupes d’épigones de Trotski, sauf le PC des Etats-Unis et quelques rares personnalités, les débris du stalinisme, et l’écologie politique presque toutes tendances réunies.

Les violences quotidiennes, subies par les Egyptiens autochtones (les Coptes chrétiens) et les Irakiens autochtones (les Assyro-Chaldéens chrétiens), par les Africains chrétiens du Nigeria, par les Soudanais du sud, chrétiens et animistes, témoignent du sort des Dhimmis, et plus généralement de celui des non musulmans, face à l’islam combattant.

Ces violences illustrent quel serait le sort des Juifs d’Israël, se retrouvant à la merci des Frères musulmans, si l’indépendance du pays était brisée, d’une manière ou d’une autre.

Bien sur, il se trouvera des icones intellectuelles, genre Régis Debray, pour vous expliquer le plus sérieusement du monde, que s’il y a des meurtres de chrétiens en Egypte, à Gaza, en Irak ou au Pakistan, ce n’est pas de la faute à l’islam, même variante djihadiste. Non, les meurtriers ne sont pas fautifs…

Frères Musulmans

Frères Musulmans

Pour l’ex guérillero, pour le combattant foquiste des terrasses des cafés de Saint Germain- des prés, la cause des violences anti chrétiennes ce n’est pas l’islam. Non, la cause des massacres : « (qui se produisent) surtout depuis la guerre d’Irak… C’est le rejet des chrétiens, en tant que personnification de l’occident… Les chrétiens avaient toute leur place. Désormais, Chrétiens, ça veut dire occidental. Nous avons notre part de responsabilité (dans les tueries)…

S’il tue sauvagement et sans état d’âme, c’est parce que l’assassin a pris le prêtre pour un occidental officiant dans la cathédrale de Bagdad. S’il l’a sabré, et coupé en deux d’un seul coup, puis s’il a accroché, comme crucifié, les morceaux de sa victime, c’est parce qu’il ne voyait plus en elle un autochtone dont les aïeux étaient présents en Irak avant que les Arabes n’aient entendu parler de l’antique Mésopotamie. Faut l’excuser, l’assassin. Le coupable, le véritable auteur des meurtres d’innocents, de la boucherie de la cathédrale de Bagdad, c’est…Bush, nous a expliqué le philosophe pour soirées dansantes de retraités ex soixante huitard, ex révolutionnaire de papier.

Monsieur Debray possède toutes les vertus de ceux que les hommes du milieu méprisaient et appelaient  les « baveux ». Ces messieurs les « baveux », c’étaient quelqu’un capable d’éloquence artificieuse, au point de dire qu’un voleur prit en train de dérober des biens est un innocent qui a été surpris trop tôt. Si le gendarme était venu dix minutes plus tard, il aurait vu que tout était à sa place, que le cambrioleur avait trouvé des objets trainant dans la rue, et qu’il avait eu la naïveté de les rapporter à leur propriétaire absent… il voulait rendre service.

Voilà à quoi m’a fait penser Monsieur le diplômé de l’école normale supérieure de la rue d’ULM, ce matin, excusant les massacreurs, voulant nous faire oublier un djihad qui n’a pas repris avec la guerre du golfe mais à la fin du 19ème siècle au Soudan, en Ethiopie et au Nigeria.

Quelle guerre d’Irak y avait-il alors, décidée par Bush, -qui excuserait les générations successives de massacreurs de soudanais chrétiens ? Et quand la guerre sainte pour imposer la charia à tous les soudanais a commencé, dés les premières années de la décennie cinquante du vingtième siècle, quelle guerre l’écolier Bush avait-il déclenchée qui aurait provoqué l’ire sanglante du grand-père du cousin soudanais du meurtrier de Bagdad?

Comme il décrète que l’islam n’est pas totalitaire, qu’il ne pose pas de problème, notre idéologue ex « ulmard », fouille dans ses poches, pour y trouver tout ce qui peut tenir lieu de justification aux massacres à répétition.

Pour fermer notre parenthèse et revenir à la maison mère de l’UOIF, nous voulions rappeler ici d’où vient la haine des Juifs qui endoctrine ses membres et ses prédicateurs, où sont les sources de ces préjugés irrationnels et de ces pulsions sanguinaires.

C’est pourquoi, nous rappellerons que la critique que les Frères musulmans font du nazisme et de son chef, ne porte  pas sur le fait qu’ils ont organisé la shoah, au contraire. Elle porte sur le fait que le nazisme et son chef ont échoué, là où les enfants d’Al Banna se sont fixés pour but de réussir.

Soulignons ce qu’ici on refuse de voir, du côté de chez la cheftaine lilloise et de quelques autres : La critique des Frères musulmans, à l’encontre des nazis, c’est d’avoir été incapables de mettre en œuvre la recommandation donnée par le grand Mufti Husseini au moment de la conférence de Wannsee : il ne faut pas laisser un seul Juif vivant.

Je ne sais pas s’il est très juste de le dire ainsi, mais le « théoricien » de l’UOIF se positionne comme une sorte d’héritier du message du Mufti Husseini. Expliquons-nous.

Bien sur, l’argument n’est pas amené de la même manière aujourd’hui qu’en 1941.

En 2010, pour parvenir aux conclusions génocidaires, le doctrinaire « religieux » combinera religion et politique. Il utilisera la réécriture religieuse du passé, mâtinée d’un pseudo anticolonialisme sans objet fondé sur une cynique manipulation des faits allié à l’ignorance crasse. Il se basera sur la suppression de certains événements, en inventera ou en distordra d’autres. Il s’efforcera de donner un caractère défensif, donc « légitime » à l’entreprise exterminatrice poursuivie coûte que coûte.

Il y a quelques jours, il donnait une interview à un journal égyptien.

Son argument principal modernisait une haine irraisonnée, quasi pathologique, basée sur le reproche coranique, à savoir : le refus d’entrer dans l’Oumma musulmane, dont firent preuve les Juifs de Judée venus vivre en Arabie, à l’époque de MHMD.

Ces Juifs de la Mecque ne formaient qu’une infime minorité de la majorité de la nation juive ayant quitté la Judée démembrée par les conquêtes et les répressions et majoritairement dispersée ; mais ils sont présentés par le conseiller de l’UOIF comme étant « Les Juifs ».

Cette fois, il ne s’agit plus de religion. Que nous dit Al Qaradhawi, pour justifier qu’un musulman peut parler à un chrétien mais pas à un Juif?

L’argument tient en peu de mots. « (…) voyez, la France a annexé l’Algérie mais n’a rien fait à son peuple. Tandis qu’Israël remplace un peuple, les Arabes palestiniens, par un autre, les Juifs israéliens ».

Il est manifeste que notre théologien ne connaît pas l’histoire de l’Algérie et de l’Afrique du nord. Autrement, il saurait que la première chose faite par la France fut d’abolir l’esclavage dans les villes de la future Algérie ; autrement il saurait qu’elle chercha à y appliquer la mesure prise en avril 1848 par la seconde république et, face aux obstacles, revint à la charge en 1884 et en 1905.

Visiblement, il ignore aussi ce qui s’était passé, les siècles suivant l’arabisation islamisation de l’Afrique du nord.

Je ne répondrai pas aujourd’hui à messieurs Qaradhawi, le maître et au Président Moussaoui, l’élève, concernant Israël. On aura l’occasion d’y revenir.

Je reviendrai plus tard sur le mensonge paradigmatique, celui qui prétend justifier la haine et la violence éternelles.

Aujourd’hui, je me limiterai à montrer que si Monsieur le faiseur de fatwa prenait au sérieux de son propre argument, alors il deviendrait pour lui bien difficile d’accepter que les musulmans puissent parler entre eux. Il devrait déconseiller de parler à beaucoup d’entre eux…

En effet, dans une bonne partie des pays où ils vivent ou d’où ils viennent, ils sont une population de conquérants. Ils sont une population qui a vaincu et éliminé une autre, ou l’a soumise et islamisée. On m’objectera que tout cela c’est bien loin. Bien loin ces conquêtes, croyez-vous ? Non ce n’est pas si loin ; c’est aujourd’hui, ou presque, dans plusieurs cas, et non des moins significatifs.

Le mentor de l’UOIF justifie sont appel à refuser qu’un bon musulman parle à un Juif, parce qu’en Israël les Juifs se seraient substitués aux Arabes.

J’ai déjà eu l’occasion de montrer ce que cette affirmation, volontiers relayée par tout le gotha du gauchisme sénile et de l’écologie politique, a d’absurde et de mensongère. Elle fait commencer l’histoire du peuplement juif du territoire, -coupé en deux parties en 1947-, à la venue des survivants de la shoah.

Pour cette version de « l’histoire », ce qui se passait au 19ème siècle, au 18ème siècle, au 17ème, 16ème, 15ème et avant, tout cela n’a strictement aucune importance. Cela n’existe pas ; un point c’est tout !

C’est ainsi que pour le doctrinaire « religieux » de l’UOIF, la majorité juive de Jérusalem de 1948 et d’avant, cela n’existe pas. La majorité juive recensée par les autorités ottomanes en 1844, les habitants juifs de la vieille ville, y vivant alors, mais non ça n’existait pas. Le recensement ottoman de 1844 n’a pas existé.

Question à l’UOIF, Tiens, les Ottomans ça a existé ?

Oui, peut-être ? Mais alors beaucoup plus tard, entendra-t-on peut-être expliquer du côté des Frères musulmans. Et la majorité juive de 1695, à Jérusalem et dans le pays, et le témoignage publié à l’époque par le géographe Relandi, cela n’a pas non plus existé ?

Visiblement, ces témoignages n’ont aucune importance. Ils contredisent la théorie du mentor de l’UOIF, alors ils ne doivent pas avoir existé. Na !!!

La réalité contredit l’affirmation du mentor de l’UOIF, alors la réalité n’a pas existé.

Pour la nébuleuse de révolutionnaires d’opérettes et « d’internationalistes » inféodés à la dictature iranienne, l’histoire juive en « Palestine » ne commence qu’en 1948, avec un dogme mensonger.

Faisons- nous un instant l’avocat du diable : Supposons que la critique faite aux Juifs soit fondée. Qu’est-ce cela aurait comme conséquence, si l’on devait prendre au sérieux la doctrine Al Qaradhawi ?

En Algérie comme dans toute l’Afrique du nord, depuis la coopération entre le royaume de Salomon et la cité état phénicienne de Tyr, depuis la destruction de l’ancien Israël suivie de celle de la Judée, des vagues successives de Juifs ses sont installées dans toute l’Afrique du nord jusqu’en Afrique noire. Les Juifs y ont vécu pacifiquement, aux côtés des Berbères et des Noirs, dont certaines tribus des uns et des autres ont judaïsé.

Quand sont arrivés les Arabes, conquérants et islamisateurs, la majorité de la population était formée de Juifs et de Berbères judaïsés. Les royaumes Juifs seront détruits et les Juifs seront en grand nombre massacrés, d’autres contraints à devenir musulmans.

Frères Musulmans

Frères Musulmans

Que faut-il déduire de la théorie d’Al Qaradhawi et  de ses disciples de l’UOIF ?

Il faut en déduire : que l’on ne peut pas parler avec les arabes d’Afrique du nord, puisqu’ils ont éliminé les populations juives et judaïsées d’Afrique du nord, pour les remplacer afin de  dominer les survivants ?

On me dira, oui, mais cela c’est loin dans le passé, l’arabisation de l’Afrique du nord.

C’est vrai, c’est loin, mais est-ce cela change quelque chose à une affirmation qui sert d’acte d’accusation « théorique » définitif lorsqu’il s’agit d’un délit attribué aux Juifs ?

Dîtes le aux Algériens de Kabylie que c’est loin, eux qui, régulièrement, réclament un statut officiel pour les langues berbères, Tamazigh et Tamashek…

Ce qui vaut pour l’arabisation de l’Egypte, de la Libye, de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, ne vaut-il que pour ces vieilles conquêtes pour lesquelles il y aurait prescription en matière de remplacement d’une population (les Juifs et les judéo berbères) par les arabes et les arabisés?

L’actualité montre que malheureusement l’Afrique du nord n’a pas eu le monopole du remplacement plus ou moins complet d’une population non arabe et non musulmane par une population arabe ou islamisée et conquérante.

Le Soudan en est un autre, et terrible. Mais, manifestement, pour Al Qaradhawi et le bon docteur Moussaoui, le Soudan c’est si loin, si loin.

C’est tellement loin, même si c’est actuel, que les deux hommes n’en n’ont jamais entendu parler. Sans quoi, s’ils étaient au courant, sincères comme ils se prétendent, il leur faudrait recommander aux ouailles de l’UOIF, de ne pas parler aux Musulmans Soudanais du nord. En effet, ces derniers ont mené depuis le début des années cinquante du siècle passé une terrible guerre contre leurs compatriotes Soudanais sudistes et non musulmans. Cette guerre de presque soixante ans, pour le triomphe du djihad, a fait des millions de personnes tuées chez les soudanais chrétiens et autant de personnes déplacées et entassées dans les camps de l’ONU, ces camps sahéliens, célèbres par leurs enfants noirs aux joues creusées et aux ventres gonflés par la faim.

Cette guerre et cette entreprise de dépossession territoriale, -ceux à qui parlent toujours les ouailles des deux hommes-, ils la poursuivent au Darfour. Dans cet ancien sultanat incorporé au Soudan actuel par la puissance coloniale britannique, les combattants du djihad se sont emparés des vastes territoires autrefois peuplés par plusieurs centaines de milliers de Darfouri jugés pas assez bons musulmans pour continuer d’y vivre en paix.

J’ajoute ici que l’histoire, pas les légendes de l’UOIF et de son mentor, -légendes suivis par tout le petit monde du « gauchisme » sénile et ignare-, les témoignages écrits des voyageurs arabes du 11ème et du 12ème siècle et les traditions orales toujours vivantes des Touareg et d’autres populations sahéliennes en témoignent : les Bafour ou Bafor (Les Four, qui ont donné leur nom à la partie occidentale de l’actuel Soudan) étaient des Juifs. En d’autres termes, le crime des crimes attribué mensongèrement aux Juifs d’Israël par le faiseur de fatwa de l’UOIF, c’est exactement le crime commis par des populations arabisées du Soudan contre lesquelles il n’édicte aucun interdit concernant le fait de parler avec elles.

Est-ce tout ?

En Asie, en Indonésie précisément, le gouvernement organise deux choses : l’appropriation de vastes forêts primaires, propriétés collectives des tribus d’animistes papous et l’islamisation ou la mise à mort de ces autochtones non musulmans. Des dizaines de milliers de Papous du Timor occidental ont péri, victimes de la substitution de populations musulmanes asiatiques aux populations mélanésiennes non musulmanes.

Qu’en disent l’inspirateur de l’UOIF et cette dernière ?

Qu’en disent les supporters de l’islam politique ?

Rien ?! Les Papous n’auraient-ils aucun droit ? Mais peut-être qu’ils n’existent pas ?

En Europe, au Kossovo, nous assistons chaque jour à une autre substitution violente de population. Il s’agit de celle formée de serbes orthodoxes, chassés de leurs villages pour être remplacés par une population musulmane albanaise.

Est-ce que l’UOIF et son inspirateur « religieux » appellent à ne pas parler aux musulmans du Kossovo, jusqu’à ce qu’ils restituent le territoire serbe accaparé ? Non ? Pourquoi ? Les serbes, des non-musulmans, seraient-ils d’une essence inférieure ?

Nous n’entendons rien, face à ce transfert violent étalé dans le temps, malgré la protection supposée des Nations-Unies. Pourtant, l’organisation du Président de l’UOIF, son mentor religieux, leurs enthousiastes supporters du NPA et tutti quanti, sont de terribles accusateurs s’il s’agit des Juifs et de leur supposé, mais imaginaire, crime de substitution.

Vous vous rendez compte ? nous dit-on à longueur de tracts, d’émissions télévisées, de résolutions de l’OCI : « Ils ont commis (les Juifs restaurant la souveraineté de leur patrie) un crime qui ne devra jamais être accepté ».

Même si le crime n’a pas été commis, il est posé, là, comme un terrible et inexpiable délit justifiant de lutter pour faire s’écrouler le prétendu coupable. Le délit n’a pas été commis, mais ce n’est pas important, les gens le croient, faisons comme si, faisons comme s’il a été commis. *1

Et quand ce crime est effectivement commis, -sciemment commis contre des populations qui ne demandaient rien à personne et n’organisaient aucune violence- par des frères et amis de l’UOIF et du doctrinaire « religieux », on doit faire comme si rien ne se passe, comme si le crime n’avait pas eu lieu ou n’avait pas lieu…

Le crime, le crime réel et impardonnable, selon le doctrinaire « religieux », nous l’avons sous les yeux. Il est filmé, tous les jours, par les caméras des télévisions.

Nous l’avons en action quotidienne, à une vaste échelle, dans plusieurs parties du monde, en particulier dans une annexion territoriale, héritage colonial indonésien reçu de la main des Néerlandais.

Ceux qui y spolient, ceux y expulsent, ceux qui y tuent femmes et enfants mélanésiens désarmés, victimes n’ayant jamais levé la main sur quiconque, ce sont les héritiers musulmans des colonisateurs néerlandais.

Qu’en disent messieurs Al Qaradhawi et ses élèves et leurs supporters? Appellent-ils à ne pas parler à ces musulmans là qui spolient, déplacent et se substituent ?

Alors, sincères ou manipulateurs et menteurs ??

Alain Rubin pour aschkel.info et lessakele.

*1 jeudi 6 janvier, Antenne 2 nous montrait un reportage : Haïti un an après.

Le reportage affirmait suivre les quatre premiers rescapés de l’aide internationale. Ce qui est remarquable et nous ramène à notre propos : c’est le fait que les reporters oublient ou « ignorent » que la première équipe de secours en place juste après le séisme fut israélienne, qu’elle installa le jour même un hôpital de campagne immédiatement opérationnel, qu’il accueilli cinq cents Haïtiens par jour, et que l’équipe israélienne sauva du monde dont une femme et son bébé. Cet enfant fut le  premier nouveau né haïtien immédiatement après le séisme.

Les Haïtiens applaudiront à la naissance dans ces terribles conditions. Ils y virent le signe d’un possible renouveau du pays ; ils applaudiront les sauveteurs israéliens et leur nation, lançant des « vive Israël !! » enthousiastes, filmés par les télévisions, mêmes françaises. La maman prénommera son enfant Israël, pour remercier ses sauveteurs.

Mais pour Antenne 2, cette vérité dérangeante ne doit pas exister. On l’efface. Elle n’a pas existé.

A la télévision française, on efface ce qui contredit le dogme anti Israël, on préfère monter un faux reportage qui confirme le dogme…Dans ce reportage du 6 janvier, le fait gênant, on l’ignore. On préfère parler des pompiers new yorkais, les sauveteurs israéliens… ça existe ça, des sauveteurs israéliens ?

Un ami me disait ce matin, n’y-a-t-il pas une relation entre un « reportage » de la « deux » qui ignore le rôle important joué par les sauveteurs israéliens, extirpant de son linceul de béton brisé par les secousses telluriques, le premier haïtien né d’après le séisme et cet autre « reportage » qui inventera le meurtre d’un enfant palestinien?

Dans un cas, il faut accuser Israël de crimes imaginaires, dans l’autre, il faut faire ignorer ses mérites.

Le fond est le même : l’hostilité pathologique…

Alain Rubin pour aschkel.info et lessakele.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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