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Les guerres de 2011 par Caroline B. Glick


Les guerres de 2011 par Caroline B. Glick

Israël doit se préparer à deux choses pour l’année à venir : une guerre par missiles avec le Hamas et une guerre politique avec le Fatah. Dimanche, des milliers de manifestants haïssant Israël se sont rassemblés à Istanbul pour accueillir le bateau terroriste Turco-Hamas Mavi Marmara dans le port. Décoré de drapeaux palestiniens, la foule entonnait « Mort à Israël », « A bas Israël » et « Allah est le plus grand » avec un enthousiasme digne du Hezbollah.

Les manifestants turcs promettaient de prendre le parti du Hamas quand il s’attaquera de nouveau à Israël. Ils pourraient bien n’avoir pas à attendre longtemps pour tenir leur promesse. Au cours des deux dernières semaines, le Hamas a fait monter en flèche sa guerre par missiles avec plus de 30 lancements. La semaine dernière, un missile qui manqua de peu une école maternelle blessa une jeune fille.

Depuis l’opération ‘Plomb Durci’ il y a deux ans, l’Iran a aidé le Hamas à augmenter massivement ses capacités en missiles et autres armes. Aujourd’hui, le groupe terroriste qui dirige Gaza possède des missiles capables d’atteindre Tel Aviv. Il possède des missiles antitanks dernier cri. Et le porte-parole du Hamas Abou Obeida a dit samedi : « Nous sommes désormais plus puissants qu’avant et pendant la guerre, et notre silence pendant les deux dernières années n’était destiné qu’à évaluer la situation ».

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Cette évaluation n’a pas calmé l’objectif du Hamas d’annihiler les Juifs d’Israël. Comme le collègue d’Obeida, Ahmed Jaabari l’a dit samedi, les Juifs d’Israël ont deux options : « la mort ou quitter les terres palestiniennes ».

Les commandants de Tsahal prennent au sérieux cette nouvelle volonté du Hamas d’aller aux limites du possible. Dans les jours récents, plusieurs ont déclaré que la dissuasion d’Israël s’est érodée. Un autre ‘Plomb Durci’ n’est qu’une affaire de temps, préviennent-ils.

Dans le même temps, le Fatah – parfois rival du Hamas et parfois son frère – prépare son prochain round de guerre politique avec ses nombreux amis à travers le monde. Malgré certains repositionnements tactiques récents, son objectif est clairement de procéder à sa proclamation d’Etat avec le maximum de soutien international dans les prochains 9 à 12 mois.

A cette fin, le Fatah et ses alliés opèrent sur de multiples fronts. Le 24 novembre, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté une résolution pour la tenue d’une conférence ‘Durban III’ le 21 septembre 2011. On se souvient surtout de la première conférence, tenue à Durban en Afrique du Sud en septembre 2001, comme d’un pogrome diplomatique contre Israël et les Juifs, ce qui complétait la guerre de tirs sur Israël.

Alors que des Juifs étaient massacrés dans des pizzerias à Jerusalem, des antijuifs se rassemblaient pour dénier aux Juifs les droits de l’homme. Ils utilisaient la bannière de l’antiracisme des USA pour affirmer qu’il n’est pas raciste de tuer et d’appeler au meurtre des Juifs. Les Juifs furent ostracisés et condamnés comme la seule nation dans le monde dont le mouvement de libération nationale – le sionisme – est raciste.

Mais encore plus important que son service à la gloire des islamikazes à la bombe et de leurs commissaires politiques, exactement trois jours avant l’attaque jihadiste du 11 septembre 2001 contre les USA, la conférence de Durban fut le lieu où le brouillon de la guerre politique contre Israël fut rédigé. A la conférence des ONG qui eut lieu comme complément de la conférence gouvernementale, les groupes de « droits de l’homme » autoproclamés du monde entier tombèrent d’accord pour s’attribuer comme mission de criminaliser l’Etat juif, de l’isoler politiquement, diplomatiquement et économiquement. Comme les organisateurs clés le formulèrent : le travail des « activistes » était de conduire un jihad non violent en complément au travail des « combattants de la résistance » massacrant des enfants et des parents en Israël.

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La conférence ‘Durban II’ l’an dernier à Genève était supposée revigorer la guerre politique lancée en 2001. Mais ce fut un échec total. Le seul chef d’Etat à s’exprimer lors des débats fut le dictateur iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il mit à profit cette opportunité pour appeler de nouveau à l’éradication de l’Etat juif.

Pour prévenir un nouveau fiasco, le mois dernier, les Palestiniens et leurs partisans s’accordèrent pour que le dixième anniversaire de la conférence se tienne à New York pendant l’ouverture de l’Assemblée Générale de l’ONU. L’objectif est de parasiter cette conférence pour obtenir que les chefs d’Etats déjà présents à New York se joignent à leur guerre politique anti-Israël.

Et ils ont toutes les raisons d’être optimistes. Bien que le Canada et Israël aient annoncé leur projet de boycotter la conférence, le gouvernement Obama a été remarquablement réticent à prendre ses distances.

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Sur l’endroit chic de Durban III, les Palestiniens et leurs amis croient qu’ils vont bénéficier d’une reprise de la conférence d’ONG antijuives virulentes comme il y a une décennie. La résolution défend clairement ce résultat dans son appel pour : « une société civile comprenant des ONG, organisant et soutenant la conférence avec une grande visibilité ».

Pour les dirigeants du Fatah comme le président non élu de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et son Premier ministre non élu Salam Fayyad, la conférence Durban III sera le point culminant de leur campagne actuelle pour délégitimer Israël.

La semaine dernière, l’AP a annoncé qu’elle demandera au Conseil de Sécurité de l’ONU d’adopter une résolution antisémite définissant la construction juive en Judée, Samarie et à Jerusalem comme illégale. Cette décision cadre joliment avec la déclaration d’Abbas en fin de semaine affirmant que la « Palestine » sera ‘judenrein’. Comme il l’a formulé : « S’il y a un Etat palestinien indépendant avec Jerusalem pour capitale, nous ne serons pas d’accord sur la présence d’un seul Israélien dessus. Quand un Etat palestinien sera établi, il n’y aura aucune présence israélienne”.

A ce jour, aucune de ces enchères racistes déniant aux Juifs leurs droits fondamentaux à leurs foyers et à la terre pour la seule raison qu’ils sont juifs n’a reçu la moindre opposition de quelque gouvernement ou de quelque groupe de droits de l’homme que ce soit. Et si le gouvernement Obama permet que la résolution antisémite de l’AP aille devant le Conseil de Sécurité, ce pas serait une victoire massive dans la guerre politique contre Israël.

Cette guerre a déjà gagné quelques autre victoires significatives dernièrement. La décision de cinq gouvernements Sud-américains de reconnaître la « Palestine » dans les lignes d’armistice de1949, de même que la décision de nombre d’Etats européens – après celle des USA – de donner un statut diplomatique supérieur à l’OLP, sont des gains tactiques.

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a montré ce mois-ci que le gouvernement Obama est totalement du côté du clan pour la guerre politique du Fatah. Dans son discours à l’institut ‘Brookings’ le 10 décembre, elle déclara que le gouvernement Obama soutient le plan du Fatah de construire des faits accomplis qui rendront plus difficile pour Israël de maintenir son contrôle sur la Judée, la Samarie et Jerusalem.

Après avoir qualifié la présence juive dans ces zones d’ « illégitimes », Clinton a promis que les USA « approfondiront leur soutien aux efforts des Palestiniens dans la construction de leur Etat ».

Entre autres choses, elle promit de continuer à former et déployer une armée palestinienne en Judée et Samarie, et de « mettre la pression sur Israël pour retirer Tsahal de ces zones »

Comme elle l’a formulé : « alors que les forces de sécurité palestiniennes sont de plus en plus professionnelles et capables, nous attendons d’Israël qu’il facilite leurs efforts. Et nous espérons voir une limitation significative des incursions de soldats israéliens en zones palestiniennes ».

Voilà donc les contours des plans de guerre des Palestiniens pour 2011. Le Hamas lancera une guerre illégale de missiles pour provoquer une campagne de Tsahal à Gaza. L’Iran, la Syrie, le Hezbollah, la Turquie, l’ONU et un grand ensemble d’ONG et de gouvernements de Gauche depuis la Norvège jusqu’au Brésil soutiendront cette guerre illégale.

Le Fatah intensifiera sa guerre politique. Sa campagne sera soutenue par les USA, l’UE, l’ONU et un large déploiement d’ONG et de gouvernements de Gauche.

L’objectif de ces deux campagnes – qui se complètent l’une l’autre et culmineront probablement à l’ONU en septembre – est d’affaiblir Israël militairement et politiquement avec l’objectif partagé de le détruire avec le temps.

Alors que doit faire Israël ? Dans la première instance, il doit décider que son but n’est pas seulement de surmonter cette tempête, mais de gagner ces deux guerres.

Ces derniers jours, nous avons été témoins d’un combat modérément divertissant entre le ministre de la défense Ehud Barak et l’ancien Premier ministre Ehud Olmert. Olmert a accusé Barak d’avoir fait exprès de ne pas vaincre le Hamas pendant l’opération ‘Plomb Durci’. Barak, selon Olmert, « fit tout ce qu’il pouvait pour défendre le Hamas et empêcher sa chute dans la bande de Gaza ».

Barak répondit à l’attaque cinglante d’Olmert en accusant le dirigeant qui échoua à vaincre le Hezbollah pendant la guerre de 2006 de « Churchillianisme de charlatan ».

Ironiquement, bien sûr, tous les deux ont raison. Tous les deux ont conduit Israël à la guerre avec une extrême incompétence. Tous les deux ont refusé de choisir ensemble des stratégies victorieuses.

Maintenant que le pays envisage une reprise de ‘Plomb Durci’, le Premier ministre Benyamin Netanyahou doit s’assurer que quand Tsahal agira, il le fera de façon décisive pour en sortir victorieux. Si cela signifie virer Barak, alors il doit être viré.

Il en est de même dans le domaine politique. L’offensive palestinienne doit rencontrer une contre-offensive sous-tendue par une stratégie victorieuse. Le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman a montré le point de départ dimanche en déclarant aux ambassadeurs d’Israël qu’une paix avec les Palestiniens est impossible. Mais cela ne suffit pas.

Toute stratégie pour la victoire dans une guerre politique commence par une claire identification de la réalité. La paix est impossible parce que comme le Hamas, le Fatah est l’ennemi. Ses dirigeants et sa base rejettent notre droit à l’existence. Ils construisent un Etat qui sera en guerre avec nous. Ils travaillent avidement à nous délégitimer dans l’intention de nous détruire avec leurs frères du Hamas – qu’ils financent avec les USA et d’autres aides étrangères.

Une guerre politique contre le Fatah implique de discréditer activement ses membres et dirigeants. Aujourd’hui, le Fatah dirige une campagne diffamant les soldats de Tsahal et leurs commandants comme criminels de guerre. Israël doit constituer des dossiers valides de plaintes pour crimes de guerre contre des terroristes du Fatah et des dirigeants politiques devant des organes judiciaires internationaux et à l’étranger.

Le Fatah utilise l’ONU pour nous délégitimer. Nos délégations dans tous les organes de l’ONU doivent soumettre quotidiennement des résolutions appelant à la condamnation des Palestiniens pour leurs efforts dans le but de nous criminaliser et de réaliser des crimes de guerre contre nous.

Israël doit aussi rassembler ses alliés de son côté. Nous devons demander à nos amis au Congrès des USA de cesser de financer l’Autorité Palestinienne et l’UNWRA. L’AP est un syndicat terroriste et criminel qui utilise l’argent des contribuables américains pour financer le terrorisme et emplir les poches des maîtres de la terreur et de leurs apparatchiks. L’UNWRA, supposée être un organe de bienfaisance, reconnaît ouvertement employer des terroristes, permettre à ses écoles et camps d’être utilisés comme centres d’endoctrinement au jihad, de camps d’entraînement et de terrains de lancement de missiles. Le Service de Recherche du Congrès a déclaré qu’il est impossible de proclamer que les fonds des USA à l’UNWRA ne financent pas au moins indirectement des groupes terroristes.

En Israël, le gouvernement doit cesser tous les transferts de taxes à l’AP. Il doit interdire le déploiement de l’armée palestinienne entraînée par les USA en Judée et en Samarie. Il doit repousser la pression des USA pour entraver les opérations antiterroristes de Tsahal en Judée et Samarie.

Le gouvernement doit mettre hors la loi toutes les organisations assistant les Palestiniens dans leurs opérations de guerre politique et militaire. Il doit soutenir une action de groupe pour aider les victimes du terrorisme à poursuivre l’AP devant des tribunaux locaux. Il doit retirer les visas diplomatiques des représentants de pays comme la Grande Bretagne où des politiciens israéliens et du personnel militaire sont empêchés de voyager à cause d’opérations de la guerre juridique palestinienne.

Le gouvernement doit exécuter le plan d’ouverture d’ondes de Netanyahou et encourager le lancement d’un réseau privé d’informations générales sur le modèle de ‘Fox News’.

Les Palestiniens entrevoient clairement l’année à venir comme décisive dans leur guerre de destruction d’Israël. Le gouvernement Netanyahou doit rassembler ses forces pour combattre. Ce sont des batailles que nous pouvons gagner. Mais pour ce faire, nous devons nous engager jusqu’à la victoire.

Caroline B. GlickJerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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