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La dernière provocation anti-israélienne du Canard Enchaîné soulève de nombreuses interrogations.


La dernière provocation anti-israélienne du Canard Enchaîné soulève de nombreuses interrogations.

Lendemains de réveillon difficiles pour le Canard Enchaîné, qui publie à deux mois d’intervalles quasiment le même article. «Sabotage barbouzard en Iran» le 27 octobre et calque du premier: «Opérations barbouzardes d’Israël en Iran» le 29 décembre. Quelques détails ont bien sûr été modifiés dans la deuxième version.  Parfois amusant. Ainsi le Canard (pourtant vigilant sur les coquilles) blablattait en octobre sur « Komemiut », une soi-disant branche action du Mossad, inconnue au bataillon. Cette fois pour de mystérieuses raisons, Komemiut est devenue Kamemiut. (C’est sans doute  le problème d’échanger les informations sur le zinc des bistrots de la rue Saint Honoré: on ne sait plus très bien parfois, ce que l’on a entendu).

Bis repetita par contre pour l’histoire d’une  giga-panne informatique en Iran soi-disant survenue  le 25 septembre dernier sous l’effet d’une attaque israélienne. Le Canard assène doctement:« quelques 30000 ordinateurs en fonction dans plusieurs sites industriels tombent en rideau. Un virus, baptisé plus tard « Stuxnet »  vient de polluer ces merveilleuses machines et interrompre leur participation à la chaîne de calculs nécessaires pour la fabrication de la bombe. Aussitôt les centrales de Bouchehr et de Natanz, où l’on enrichit religieusement l’uranium sont à l’arrêt.  Mieux, certaines données « piratées » à cette occasion seront transférées hors d’Iran avec, peut-être la collaboration de groupes nationalistes et religieux hostiles au régime actuel ».

Tout ce qui précède constitue bien sûr comme NanoJV l’a déjà expliqué plusieurs fois (ici), un tissu d’inepties. Il ne s’est rien passé le 25 septembre, les 30 000 ordinateurs infectés et connectés à internet, ont été répertoriés par Symantec au début de l’été, le spécialiste américain avait d’ailleurs à cette époque intégralement détourné les communications du virus avec les deux serveurs de commande et contrôle situés en Malaisie et au Danemark. Le Cheval de Troie informatique Stuxnet lancé en 2009 et découvert dés juin 2010 a été baptisé Stuxnet par Microsoft en juillet,  etc… Mais il suffit aux lecteurs de se reporter à des sources sérieuses sur la question pour comprendre l’imposture du Canard.

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Tout le reste de l’article est à l’avenant et serait risible si la mystification ne s’articulait sur un ressort solide: le Canard se targue en effet de tenir ses sources du coeur même du système de renseignement français. C’est à dire comme le précise le journal subjugué par le monde de l’espionnage :  l’Etat-Major et les services  de renseignement. Y compris la DGSE et ses consultants extérieurs (anciens attachés militaires, ex-diplomates et chercheurs) fanfaronne Jérôme Canard très en verve.  Embarrassant.

Circonstance aggravante,  les  soi-disant « révélations » s’apparentent davantage à une guerre de l’information  visant la coalition alliée. Le scénario de déstabilisation et de dénigrement est en effet le même qu’il s’agisse de l’Afghanistan, du Sud Soudan ou du Maghreb. Dans le collimateur figure bien entendu  Israël, mais aussi les USA et les britanniques, par ailleurs alliés militaires, sécuritaires et technologiques de la France en Afghanistan et dans la guerre contre le terrorisme international.

La preuve de la mauvaise foi partisane du Canard et de ses hypothétiques informateurs ne se lit pas seulement entre les lignes mais au détour de prises de positions très politiques comme la perle suivante : « avec l’espoir d’empêcher l’Iran de posséder le même armement que les Israéliens, les Indiens et les Pakistanais ». Tout est dit dans cette petite phrase que les lecteurs savoureront et dont Téhéran à juste titre se délectera. D’ailleurs le dessinateur vedette du journal vend involontairement la mèche en illustrant le papier. On voit en effet le Président iranien,  caricaturé, parcourir le Canard Enchaîné en s’exclamant « Qu’est-ce que j’apprends ? ».  Pas vraiment du second degré, tant le brûlot anti-israélien du Canard dépasse par ses extravagances  sourcées,  les  accusations de principe régulièrement formulées par les agences iraniennes.

Et, jusqu’au bout  pousse au crime, à la limite de l’incitation,  le journal satirique conclut avec gourmandise ; « reste à savoir…si par exemple les Gardiens de la Révolution vont demeurer l’arme au pied face à ce tourisme barbouzard et sans frontières ».  Bavard comme une pie et mauvais comme un jars, l’oiseau.

Le plus intéressant dans les colonnes du  Canard finalement, c’est «la cinquième» (ici).

DB.

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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