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Israël : Obama n’a renoncé à rien par Guy Millière


Israël : Obama n’a renoncé à rien par Guy Millière

Les mois à venir vont être cruciaux pour Israël et l’administration Obama est très loin d’avoir abandonné la partie. J’explique en détail dans le prochain numéro du mensuel Israel magazine ce qui va vraisemblablement se passer.

Ceux qui auraient pu penser que l’échec des pourparlers directs relancés en septembre dernier par Obama signifiait qu’une page était en train de se tourner doivent réfléchir davantage. Il est très vraisemblable qu’Obama savait que les pourparlers échoueraient. Il est très vraisemblable aussi qu’il préparait, de concert avec les dirigeants de l’Autorité Palestinienne, les étapes suivantes.

On a pu avoir un avant-goût de celles-ci dans les propositions faites voici quelques jours, et retirées un peu plus tard, destinées à obtenir un prolongement du gel des implantations :Obama promettait des avions F 35, et, point crucial et trop peu souligné, il promettait aussi le maintien du veto américain à toute résolution anti-israélienne présentée au Conseil de Sécurité des Nations Unies pendant une période d’un an. C’est la première fois qu’un Président a évoqué un veto américain conditionnel et a limité celui-ci dans le temps.

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On en a eu un autre avant-goût dans les déclarations d’Hillary Clinton le 10 décembre à la Brookings Institution.

On a pu avoir un avant-goût de celles-ci dans les propositions faites voici quelques jours, et retirées un peu plus tard, destinées à obtenir un prolongement du gel des implantations : Obama promettait des avions F 35, et, point crucial et trop peu souligné, il promettait aussi le maintien du veto américain à toute résolution anti-israélienne présentée au Conseil de Sécurité des Nations Unies pendant une période d’un an. C’est la première fois qu’un Président a évoqué un veto américain conditionnel et a limité celui-ci dans le temps.

On en a eu un autre avant-goût dans les déclarations d’Hillary Clinton le 10 décembre à la Brookings Institution.

Je cite : « L’absence de paix et l’occupation qui a commencé en 1967 continuent à priver le peuple palestinien de ses droits à la dignité et à l’autodétermination ». Autrement dit : la frontière qui prévaut et se trouve reconnue par l’administration Obama, comme par l’Autorité palestinienne, est celle d’avant la guerre de 1967 (qui n’était pas une frontière, mais une ligne d’armistice). Et le fait que la paix ne règne pas prive les Palestiniens de leurs droits. Les droits d’Israël à pouvoir vivre en paix et dans la sécurité ne figurent pas dans le texte, ou de manière très fugitive.

Je cite encore : « Les dirigeants palestiniens doivent être à même de montrer que l’occupation a pris fin ». Lorsqu’on connaît la définition de l’occupation selon les dirigeants palestiniens, la phrase se passe de tout commentaire. Et la phrase suivante, qui évoque la nécessité pour Israël de disposer de frontières « internationalement reconnues », se passe elle aussi de tout commentaire, dès lors qu’on sait de quelle reconnaissance internationale parle madame Clinton : celle des Nations Unies.   Pour quiconque aurait du mal à comprendre, madame Clinton ajoute : « nous n’acceptons pas la légitimité des activités d’implantation ». Cela a le mérite d’être clair et net.

Pour Jérusalem, Hillary Clinton parle de la nécessité absolue de « voir respectés et protégés les intérêts des gens de toutes les confessions », ce qui, en langage diplomatique signifie : placement des lieux saints sous gestion d’une instance internationale. Elle précise que « les parties doivent parvenir à un résultat qui réalise les aspirations des deux parties », ce qui là, signifie une division de Jérusalem, et une Jérusalem Est vide de toute présence juive.

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Mahmoud Abbas et Salam Fayyad se voient adresser des félicitations chaleureuses pour tous leurs accomplissements. Le gouvernement israélien, lui, semble n’avoir fait que des choses négatives, car il ne bénéficie que de mentions porteuses de reproches.

La question des « réfugiés palestiniens » est laissée dans un vague suspens, et décrite comme devant trouver « une solution juste et permanente qui satisfasse les intérêts des deux parties » : ce qui signifie que l’idée de « droit au retour », si chère aux dirigeants palestiniens n’est pas abandonnée.

Par deux fois, le « plan de paix arabe » est évoqué  comme étant la base de toute résolution concevable.  J’ai décrit ailleurs ce plan comme constituant effectivement une solution définitive, puisqu’il signifierait la réduction d’Israël à des frontières indéfendable et une submersion démographique.

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Obama et son administration, à partir de janvier, n’auront plus du tout les mains libres en politique intérieure. Ils garderont bien davantage de liberté en politique étrangère.

Le Congrès qui va bientôt siéger devra faire preuve d’une vigilance de chaque instant, se donner les moyens de dénoncer ce qui doit l’être et éviter tous les pièges qui pourraient rendre possible la perspective d’une réélection de Barack Obama.

Pour le gouvernement israélien, l’orage que constituent les années Obama n’est pas achevé ; la fermeté, la détermination et la lucidité sont plus que jamais de mise.

Obama, je l’ai écrit voici deux ans, s’est fixé pour objectif d’en finir avec Israël. Il n’a renoncé à rien. Hillary  Clinton, elle, a clairement renoncé à être davantage que le porte-voix de la doctrine Obama. Je persiste à avoir des difficultés à accepter que tant de Juifs américains votent démocrate, mais c’est une autre histoire.

Guy Millière – JSSNews





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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