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L’UNRWA et le Code du Silence


L’UNRWA et le Code du Silence

Selon cette Agence, on ne doit jamais dire la vérité aux « Palestiniens », qu’ils ne reviendront plus dans la maison de leurs ancêtres.

L’une des principales règles quand on est fonctionnaire de l’Unrwa c’est l’omerta !Plus que tout, le Code du Silence, c’est ne pas dire 2 vérités essentielles :

– D’abord ce qu’est l’Unrwa, mécanisme-clé qui maintient les Palestiniens à l’état de réfugiés pendant déjà plus de 60 ans (4 générations), après la fuite de leurs ancêtres, lors de la guerre arabe contre la création de l’Etat d’Israël. Il est financé sur le plan international au niveau de 1,23 milliard $, pour 2010/11. Mais comme il est géré par des Palestiniens, il constitue un outil pour perpétuer leurs griefs contre Israël et l’Occident, et aussi il forme une culture unique, faite de dépendance et de « droits des victimes » eu égard au monde entier.

– Les fonctionnaires de l’Unrwa ne doivent jamais dire aux Palestiniens la vérité, qu’ils ne reviendront pas dans la maison de leurs ancêtres, et ce faux rêve est l’humus de toute l’idéologie victimaire palestinienne et de leur être. (voir le dossier sur les réfugiés)

Pour la 3ème fois dans l’histoire de l’Unrwa, un haut fonctionnaire a laissé échapper la vérité récemment. Dans un discours à un groupe arabo-américain, Andrew Whitley, directeur du bureau de New York, sur le départ, a avoué l’évidence: « Je pense que la plupart d’entre nous, malgré que ce ne soit pas une position qu’on avoue publiquement, nous reconnaissons que le « droit de retour » ne peut raisonnablement s’exercer à un niveau significatif, sur le territoire de l’état d’Israël…Le droit au retour n’est pas un problème viable sur le plan politique, mais ce n’est pas ce qu’affirme publiquement l’Unrwa; c’est cependant la vérité pour cette question « .

La réaction de l’Unrwa a été rapide, disant « Sans équivoque, l’Unrwa prend ses distances par rapport aux déclarations faites par son directeur de New York, Andrew Whitley, au Conseil National des relations arabo-américaines à Washington, le 22/10/10. Ces déclarations ne reflètent en aucune manière la politique ou les positions de l’Agence et ce sont des points de vue personnels de Mr Whitley« .

Whitley a subi des pressions tellement fortes de son ex-employeur qu’il s’est senti obligé de présenter des excuses publiquement, disant que ses « commentaires étaient faux et inappropriés ». Il ajouta qu’il souhaitait publier sa lettre d’excuses, pour dissiper tout malentendu qui risquerait d’affecter la réputation et le travail de l’Unrwa !

Ainsi l’Unrwa est vouée à mentir aux Palestiniens, comme moyen de maintenir son rôle de gardien permanent des lieux, prête à gifler un de ses fonctionnaires en public et même à faire en sorte qu’il se rétracte. La même chose est arrivée en 2009 quand James Lindsay, l’ex Conseiller général, écrivit un rapport critique sur l’organisation, pour l’Institut Politique du Proche-Orient. Lindsay critiquait entre autres, l’emploi continu par l’Agence de terroristes connus et la politisation permanente de la question des réfugiés. Par ironie du sort, c’est Whitley qui avait la charge de le rabrouer, disant: « L’Agence est déçue par les résultats de cette étude, tendancieux et partiaux et elle regrette en particulier la pauvreté des sources…. L’étude ignore le contexte dans lequel opère l’Unrwa et la ligne étroite qu’elle est obligée de suivre, vu la variété des pressions« 

Whitley insista aussi sur le fait que quelqu’un lisant ce rapport sans connaître les tenants et les aboutissants pourrait croire que le gouvernement d’Israël n’est pas partie prenante dans la situation, car nulle part on ne parle de « l’occupation de territoires », mais Whitley omet de mentionner l’évacuation unilatérale de Gaza en 2005…

Parfois l’Unrwa niera les critiques internes. En 1952, le Lt Général Sir Alexander Galloway, un militaire-diplomate connu qui était à l’époque le directeur de l’Unrwa en Jordanie, a fait une fameuse déclaration devant un groupe de visiteurs Américains, dirigeants d’Eglises: « Il est parfaitement clair que les nations arabes ne veulent pas résoudre le problème des réfugiés arabes. Elles veulent le maintenir comme une plaie ouverte, comme un affront béant devant les Nations Unies, et comme une arme contre Israël. Les dirigeants arabes se fichent éperdument de savoir si les réfugiés vivent ou meurent« . La solution pour Galloway était directe: « Donnez à chaque nation arabe qui abrite des réfugiés une somme d’argent, sur laquelle on peut s’entendre, pour qu’elle s’occupe de ses réfugiés et les réinstalle. Les Nations Unies auraient dû réaliser cela depuis le début, dès la fin du conflit (en 1949), expliquant ainsi: « Nous sommes désolés de ce qui est arrivé, mais voici une somme d’argent pour vous et prenez soin des réfugiés », le problème aurait été résolu depuis fort longtemps« .

Dans un article la même année, Galloway était encore plus abrupt à l’égard de l’Unrwa: « Les fonctionnaires entraînent encore plus de fonctionnaires. Les plans se succèdent, les machines à écrire remplissent du papier, les brochures et les statistiques pleuvent. Les réfugiés sont toujours là, mangent, se plaignent et font des enfants. Et le jeu continue entre les gouvernements locaux et le directeur de l’Unrwa… » . Il continue ainsi: « Il faut choisir entre une manœuvre politique tentante et le fait dur à avaler que les réfugiés ne pourront pas revenir chez eux, dans un avenir prévisible. Mais arriver à accepter ce fait inéluctable, cela reste du domaine politique et cela dépasse l’Unrwa. Il faudrait un effort déterminé pour amener les nations arabes hôtes à prendre la relève de l’Unrwa, afin de procéder à la réinstallation des réfugiés« 

Pour avoir été honnête, Galloway a été licencié à la demande du gouvernement jordanien, qui voulait que l’Unrwa embauche des citoyens locaux au lieu d’Occidentaux. Depuis cette époque en effet, l’Unrwa a fait le contraire des recommandations de Galloway, optant pour « des manoeuvres politiques tentantes », c’est à dire mentir aux Palestiniens sur leur avenir, n’exigeant rien des nations arabes hôtes et devenant progressivement à la fois les ministères palestiniens de la Santé, de la Solidarité, de l’Education et aussi étonnant que cela puisse paraître, des Affaires Etrangères !

Le comble c’est qu’à travers des déformations successives par des historiens et les médias, le Lt Génaral Sir Alexander Galloway est devenu « Ralph Galloway », introuvable, ce qui a permis à l’Unrwa de nier jusqu’à ce jour qu’il n’ait jamais existé.

Mais les problèmes sur lesquels Galloway avait mis le doigt en 1951/52 ont pris de l’ampleur, se sont compliqués et installés, devenant de plus en plus coûteux, mais les solutions préconisées par lui restent encore valables.

La raison d’être de l’Unrwa est l’existence permanente des « réfugiés palestiniens » et cette Agence a créé une dépendance dans la société palestinienne. On a peut-être oublié Galloway, mais on ne peut oublier Lindsay et Whitley, dans l’ère de la communication. Si on veut vraiment la paix entre Israéliens et Palestiniens, l’Occident doit trouver aujourd’hui la volonté politique pour dire la vérité aux « arrière, arrière petits enfants » des réfugiés de 1948/9, et pour contrôler l’Unrwa, autrement cette Agence continuera de mentir, de dépenser l’argent des Nations et de demander Omertà à ses fonctionnaires.

Par Alexander H. Joffe & Asaf Romirowsky, auteurs de « A tale of 2 Galloways: notes on the early history of unrwa and Zionist historiography », publié par Middle Eastern Studies

Paru dans le Jerusalem Post du 8/11/10. Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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