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Bruxelles – Quelles relations avec la minorité musulmane ? 1/2 Par Aldo-Michel MUNGO


Bruxelles – Quelles relations avec la minorité musulmane ? 1/2 Par Aldo-Michel MUNGO

Lundi dernier à Bruxelles, le Comité de pilotage des Assises de l’Interculturalité présentait, à la demande du gouvernement belge, ses « propositions pour une société ouverte », véritable catalogue de revendications des musulmans radicaux.

Dès l’introduction, on peut lire cette phrase stupéfiante : « Les principes d’égalité entre citoyens, de lutte contre le racisme et la xénophobie et d’égalité de l’homme et de la femme ne sont pas absolus, ils coexistent avec d’autres principes, ce qui parfois entraîne la nécessité d’une mise en balance ».

Ce samedi 13 novembre aura lieu un colloque à l’Institut de Sociologie de Bruxelles intitulé

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« Bruxelles musulmane en 2030 ? » et qui fait suite à une enquête parue au début de l’année dans le magazine Le Vif / L’Express.

Tout comme Karl Marx posait la « question juive » au 19ème siècle, désormais nous devons nous demander s’il existe une « question musulmane » dans l’Europe du 21ème siècle.

Incontestablement l’article de Daniel Pipes (directeur du Middle East Forum et membre de l’Institut américain pour la paix), paru en mars 2007, sous le titre

« Les options peu engageantes de l’Europe », pose la vraie question :

« À long terme, l’évolution la plus décisive du continent européen, celle de ses relations avec sa minorité musulmane croissante, suivra l’une de ces trois voies: intégration harmonieuse, expulsion des Musulmans ou prise de pouvoir islamique ».

Le scénario d’une capitale européenne, Bruxelles, devenant une ville musulmane dans à peine 20 ans n’est pas de la politique fiction.

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Pourquoi ce scénario est-il inquiétant ?

Pas parce qu’il faut s’opposer aux religions, notamment à l’islam.

Pour ma part, les croyances des gens, leur spiritualité, je ne m’en soucie guère. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire.

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Il existe en Belgique deux principes qui règlent cette question : la liberté religieuse et la neutralité de l’Etat.


Cela veut dire que la religion est libre de s’exprimer tant qu’elle n’interfère pas dans le fonctionnement des institutions, et tant que le prescrit religieux ne s’impose pas aux autres citoyens.

Notre cohésion sociale repose en grande partie sur ce  socle égalitaire.

C’est un contrat social qui garantit la neutralité de l’Etat dans le traitement égal de chaque citoyen.

Dans nos états occidentaux, la religion n’a pas à intervenir dans la vie de la Cité. Aucune loi, aucune norme ne peut être dictée par une autorité ou une pratique religieuse et s’imposer aux autres citoyens.

La neutralité de l’Etat n’a pas été facile à obtenir : souvenons-nous des conflits qu’il a fallu régler pour que l’Eglise catholique se retire du champ politique. Mais dans le même temps, les chrétiens ont conservé le droit de croire et de pratiquer en toute liberté leur religion, dans la sphère privée.

Le problème est ailleurs. Il n’est pas religieux, il est politique.

Ce qui est en cause, ce n’est pas la religion musulmane, c’est l’islam politique qui veut introduire la charia dans notre société.

Car tout nous démontre que l’islam politique veut transformer la façon de vivre des habitants de notre continent.

Et n’ayons pas peur des mots : l’islam politique est une idéologie d’extrême droite, fascisante, qui instrumentalise la religion pour parvenir au pouvoir et régir la Cité de manière totalitaire.

Le problème n’est pas religieux, il est politique. ET SOCIAL.

J’insiste sur le mot : social.

Car que se passera-t-il si nous continuons à faire des concessions aux nouveaux bigots barbus ?

Nous vivrons tout simplement une vaste régression sociale.

Nous reviendrons sur plus d’un siècle de conquêtes sociales: l’émancipation de l’individu face au clergé, l’égalité hommes-femmes, la laïcité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la mixité, le droit à l’enseignement pour tous, le droit au travail, la fin des prescrits religieux, la liberté d’expression et de pensée.

En un mot, la fin des dogmes imposés par les clercs.

C’est cela qu’une minorité de musulmans tente de remettre en question.

Je parle d’une minorité de musulmans.

Mais hélas, ce sont les plus actifs, les plus visibles et les plus nuisibles.

Je dirais aussi: les plus malins.

Car les politiques actuelles, qui acquissent aux revendications des nouveaux piétistes, conduisent au communautarisme et au repli sur soi identitaire. Et il faut rompre avec cette politique qui multiple les concessions à l’islam rigoriste.

C’est l’attitude la plus humaniste, la plus sociale, la plus progressiste car c’est le combat des Lumières.

Que constatons-nous dans certains quartiers de nos grandes villes ?

Une atmosphère étouffante, des pressions et des injures visant les femmes qui ne portent pas le voile, l’interdiction de fait des commerces qui ne sont pas halal. C’est-à-dire la disparition de tout commerce vendant de l’alcool, du porc et tout ce qui est « illicite » aux yeux des nouveaux inquisiteurs religieux.

Des écoles où les enseignants ne peuvent plus parler du darwinisme, des croisades ou de la Shoah sans se faire insulter.

Des mosquées qui dictent leur volonté à des dirigeants de gauche qui, par électoralisme, ont tourné le dos à la laïcité.

Par actions disséminées, les islamistes transforment nos villes et introduisent petit à petit des éléments de la charia pour tenter d’en faire des villes musulmanes.

Mais il faut oser le dire : la charia est contraire aux valeurs de notre civilisation gréco-chrétienne. D’ailleurs, la plus haute juridiction du continent, la Cour européenne des Droits de l’Homme, a dit pour droit le 31 juillet 2001 que la charia est incompatible avec le régime démocratique.

Il faut donc cesser de discutailler avec les islamistes sur leurs revendications.

Il faut cesser d’accepter leurs coutumes qu’ils tentent de nous imposer.

Car il faut être sot ou lâche pour ne pas admettre que l’islam est à l’assaut de l’Europe et de sa capitale.

Mais il y a plus grave : un nouveau racisme, qui s’identifie aux vociférations des rappeurs, se manifeste de manière effrayante. Des nouveaux barbares, au vocabulaire limité, crient leur haine contre « les fils de pute » que sont les Français, les Belges, les juifs, les femmes, les homosexuels et les blancs en général. Cela se traduit de plus en plus souvent par des agressions gratuites ultra-violentes. Dont sont victimes en premier lieu les homosexuels et les juifs.

Il est intolérable que, dans nos villes, les enfants juifs ne puissent plus aller à l’école publique et doivent se terrer dans des blockhaus gardés par la police.

Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?

La Belgique est une société d’accueil. Il est vrai que les contingents d’immigrés musulmans, à partir des années ’60, ont été recrutés pour servir les intérêts de l’industrie belge, nous ne l’oublions pas.

Mais aucun ouvrier n’a été déporté de force, chacun a été payé et personne n’a été retenu contre son gré en Belgique.

Ils ont été accueillis comme l’ont été les immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, et bien d’autres avant eux.

Comme l’a été mon père.

Comme l’ont été vos pères, mères ou grands-parents.

Car cette terre est depuis toujours une terre d’immigration et nous sommes tous des descendants d’étrangers.

Nous avons ensuite permis à ces nouveaux immigrés de s’établir et de faire venir leur famille; nous leur avons octroyé les droits et les avantages acquis par nos aïeux ; nous avons accordé la nationalité belge à ceux qui la demandaient. Nous avons ouvert nos dispositifs sociaux à des dizaines de milliers de réfugiés conformément aux conventions de Genève ; nous avons régularisé massivement les sans-papiers, nous avons financé la formation des arrivants et l’instruction de leurs enfants pour permettre leur intégration.

Pour éviter la concentration des enfants d’immigrés, nous avons même perdu la liberté d’inscrire les nôtres dans l’école de notre choix.

Tout cela, les Belges l’ont fait par souci de responsabilité sociale. Nous l’avons fait avec un esprit universaliste, croyant de bonne foi que ces immigrés musulmans souhaitaient vraiment partager nos valeurs et notre style de vie.

La société belge a accepté ces efforts parce que l’on a cru que « ça allait prendre », que l’apaisement viendrait, que le « creuset » finirait par fonctionner comme avec les Italiens ou les Espagnols intégrés depuis belle lurette.

Mais il faut bien constater que, pendant ce temps, l’ensemble des citoyens belges a dû supporter au quotidien les débordements violents d’une partie de la jeunesse édifiant une culture de la haine qui n’a plus de limites aujourd’hui.

Il faut bien constater aussi que certains musulmans radicaux tendent maintenant à revendiquer la non-intégration comme un droit.

Nos dirigeants politiques n’ont pas eu le courage d’identifier les signes de l’échec. Ils n’ont pas osé prendre les mesures indispensables pour préserver la cohésion sociale quand il devenait évident qu’elle était en péril … et quand il était encore temps !

Ils ont préféré taxer ceux qui ne se plaignent pas pour apaiser à coups de subsides ceux qui se plaignent sans arrêt.

Les nains ont regardé leurs chaussures dès que les problèmes ont surgi.

Paralysés par le « politiquement correct », les politiciens ont abandonné le principe – pourtant parfaitement légitime – qui commandait aux immigrés de s’intégrer dans la société d’accueil en assimilant sa culture.

Quelques associations antiracistes ont réussi à imposer le droit à la différence pour les immigrés musulmans et l’obligation de s’adapter pour le reste de la population.

Les politiciens au pouvoir sont allés jusqu’à entériner le « multiculturalisme », cette idéologie hasardeuse selon laquelle des patrimoines de valeurs complètement différents peuvent former une société cohérente.

Ce multiculturalisme n’a jamais été un projet politique examiné démocratiquement ; il a été imposé par quelques associations qui ne représentent pas le peuple belge. Et les politiciens au pouvoir, à quelques exceptions près, n’ont pas eu le courage de s’y opposer.


Les nains à nouveau ont regardé leurs chaussures.

Aujourd’hui, la multiculturalité est désormais rebaptisée interculturalité, un nouveau concept qui signifie essentiellement que toute croyance – aussi ridicule ou ignoble soit-elle – est correcte et acceptable au nom de la diversité.

Ce qu’il aurait fallu c’est fixer l’intégration sociale comme mesure de notre capacité d’accepter de nouveaux arrivants.

En d’autres mots : au moment où l’intégration est tombée en panne, il aurait fallu arrêter l’immigration et consacrer l’effort public à intégrer ceux qui se trouvaient déjà là.

Au lieu de cela, on continue à ouvrir nos frontières à des pauvres gens que nous ne sommes pas en mesure d’intégrer, pour lesquels nous n’avons ni logement, ni travail.

Evidemment, il aurait fallu prendre des mesures impopulaires ; il aurait fallu être ferme ; affronter les gémissements de la gauche bourgeoise et les accusations de racisme des Bobos.

Les politiciens n’ont pas eu ce courage ; ils se sont laissé intimider par l’Inquisition antiraciste; ils ont préféré soigner leur image, assurer leur carrière… Et regarder leurs chaussures.

Mais il faudra un jour mettre les pieds dans le plat en posant la question fondamentale : à qui doit-on la radicalisation des musulmans en raison du laxisme et de l’instauration du tabou autour de l’intégration ?

pour résoudre le bien-vivre ensemble, il faudra davantage que cinq minutes de courage politique.

Il faudra faire le choix de la parole vraie, de la rigueur intellectuelle.

A suivre….

pour aschkel.info, lessakele, et europe-israel

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Bruxelles, ville musulmane en 2030 ? A.M.Mungo – Vidéo


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