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Un autre ami en Europe par M. Gerstenfeld


Un autre ami en Europe par M. Gerstenfeld

Pour Israël, la mise en place d’un nouveau gouvernement hollandais est un évènement bien plus important que le procès tant médiatisé contre le dirigeant du Parti de la Liberté Geert Wilders. Au cours des deux semaines passées, l’attention internationale sur les Pays Bas était presque totalement focalisée sur les audiences du procès spectaculaire contre Geert Wilders, le chef du PVV, Parti de la Liberté.

Tout d’abord, les procureurs ont demandé que toutes les accusations de discours de haine anti-islamique contre lui soient abandonnées. Auparavant, la Cour avait déjà transformé le procès en controverse politique en n’autorisant Wilders à ne faire venir que trois témoins qu’il avait choisis parmi les dix-huit qu’il avait requis.

Vendredi dernier, les juges ont été remplacés à cause d’une négligence de leurs pairs, qui ont accepté la réclamation de l’avocat de Wilders sur la suspicion de préjugés de la Cour. Le procès devra donc repartir de zéro devant une autre Cour à une date à déterminer.

D’un point de vue israélien cependant, la mise en place attendue de longue date d’un nouveau gouvernement hollandais est un évènement beaucoup plus important. L’ancien cabinet, sous la direction de l’ancien chef chrétien Démocrate du CDA Jan Peter Balkenende, était le plus grand partisan d’Israël en Europe de l’Ouest au cours des dernières années.

Sur le papier, le nouveau gouvernement de minorité conduit par le Parti Libéral WD dirigé par Mark Rutte pourrait même être encore plus favorable à Israël.

Les Chrétiens Démocrates sont le seul autre Parti participant à ce cabinet. Le WD détient 31 sièges dans la nouvelle chambre et le CDA en a 21, après avoir en perdu 20 aux élections de juin.

Ce gouvernement est soutenu de l’extérieur par le Parti de la Liberté de Wilders, qui a 24 parlementaires. Cela confère une étroite majorité de 76 sièges sur 150.

Beaucoup s’interrogent sur la stabilité du nouveau gouvernement.

Les sondages indiquent que si de nouvelles élections avaient lieu, le Parti de Wilders pourrait obtenir de nouveaux gains. Les composantes majeures de sa plateforme politique comprennent l’opposition à l’influence croissante de l’islam aux Pays bas et la limitation de la croissance sauvage des réglementations et de l’influence de l’Union Européenne.

Des informations internationales sur le nouveau gouvernement hollandais se sont focalisées surtout sur les mesures acceptées à prendre pour limiter le rôle de l’islam dans le domaine public. Le gouvernement s’est engagé à mettre hors la loi aussi bien les burkas et le port du voile couvrant le visage par des procureurs officiels, des juges et la police. Les immigrants devront payer pour leurs cours de langue et de citoyenneté. Le vrai défi du gouvernement cependant, est de réaliser d’énormes coupes budgétaires pour ramener sous contrôle le déficit du pays.

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Les Partis VVD, CDA, et PVV sont des partisans d’Israël à divers degrés. Les Partis anti-Israël les plus virulents aux Pays Bas – les Travaillistes, les Verts de Gauche et le Parti Socialiste – sont tous dans l’opposition.

Plusieurs membres du cabinet sont bien conscients des multiples dangers émanant du monde musulman. Henk Kamp, le ministre libéral des affaires sociales, était ministre de la défense de 2002 à 2007, et comme tel, responsable des soldats hollandais de l’OTAN en Afghanistan. Le ministre de la justice Ivo Opsetelten, également au VVD, était maire de Rotterdam, avec son grand pourcentage de criminels et de hooligans issus de la jeunesse immigrée.

Le chef Chrétien Démocrate Maxime Verhagen est maintenant ministre de l’économie. Dans le passé, il a proposé que les juges puissent retirer des droits constitutionnels, comme la liberté d’expression et de rassemblement aux islamistes radicaux.

Dans le gouvernement Balkenende, il était un partisan majeur d’Israël comme ministre des affaires étrangères, réduisant presque au silence le ministre travailliste pour le développement de l’assistance dans le conflit palestino-israélien. Au cours d’un déjeuner avec lui et deux autres parlementaires du Parti CDA en 2005, je leur ai demandé ce qui serait advenu aux Pays Bas si les musulmans tiraient massivement des roquettes sur eux comme le Hamas le faisait contre Israël. L’un d’entre me répliqua : « Nous y avons pensé. Cela signifierait la guerre civile ».

Le nouveau ministre des affaires étrangères est l’expert en terrorisme Uri Rosenthal, qui a dirigé depuis de nombreuses années la faction libérale du Sénat.

En Israël, il a des relations avec un Institut de Recherche. Quand je l’ai rencontré il y a plusieurs années pour ce qui s’avéra une conversation intéressante, il l’entama par une phrase opaque : « Je ne fais pas état de ma judéïté, ni je ne la cache ».

Aux Pays Bas aujourd’hui, il y a peu de possibilité de cacher son identité juive. Quand ces derniers mois, Rosenthal a joué un rôle majeur dans le processus qui a conduit à un nouveau gouvernement, un commentateur de la télévision a inventé des informations prétendant qu’il faisait partie d’une cabbale juive de trois membres. Un autre des membres en vue était le dirigeant du Parti Travailliste Job Cohen, qui souligne souvent le fait qu’être juif ne signifie rien pour son identité. Le troisième membre supposé de ce club fantasmé était Lodewijk Asscher, maire adjoint travailliste d’Amsterdam, qui est né d’un père juif et s’est marié à l’église.

Dans le climat politique et social actuel aux Pays Bas, les media hollandais sont enclins à observer de près les déclarations de Rosenthal sur Israël. De manière assez absurde, il aurait été plus facile que le catholique Verhagen soit ouvertement pro-Israël dans son soutien.

Sur cette toile de fond, la manière dont se développera le nouveau procès contre Wilders est très importante. Il considère Israël comme étant à l’avant-garde de la bataille européenne contre les forces destructrices émanant de larges fractions du monde islamique. Il considère la Jordanie comme le premier Etat palestinien, il n’en veut pas d’autre et il est aussi en faveur de davantage de constructions dans les implantations.

De l’extérieur, il observera soigneusement les déclarations du gouvernement sur Israël.

A plus long terme cependant, le développement des positions publiques de Wilders est crucial pour son avenir. Moins les remarques qu’il fait sont populistes, plus grandes sont les chances de son entrée officielle au gouvernement après les prochaines élections.

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Jpost.com





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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