toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Philippe Karsenty à Montréal: la supercherie derrière l’affaire Al-Dura


Philippe Karsenty à Montréal: la supercherie derrière l’affaire Al-Dura

Le 13 octobre dernier, Montréal a accueilli Philippe Karsenty pour présenter les faits derrière la supercherie de l’affaire d’Al-Dura. Deux conférences, une en français à l’Université de Montréal et une autre en anglais au collège Marianapolis, ont été tenues devant un public excédant 150 personnes.

L’affaire Al-Dura :

Le 30 septembre 2000, la chaîne France 2 diffusait un reportage de Charles Enderlin de moins d’une minute semblant montrer en direct la mort du jeune Mohamed Al-Dura. Les images du père et du fils accroupis derrière un baril sont accompagnées du son des rafales de balles censées provenir d’un poste de garde occupé par des soldats israéliens. Selon le reportage, les tirs pour atteindre les Al-Dura auraient duré 45 minutes. L’image des deux innocents a vite fait le tour du monde et a contribué à jeter de l’huile sur le feu qui a mené au déclenchement de la deuxième intifada. Le jeune Mohamed Al-Dura est devenu un héros et un martyr récupéré dans les propagandes d’al-Qaïda et cette affaire a même servi de justification aux djihadistes qui ont décapité le journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl. Plusieurs pays du monde ont même dédié des timbres postes en l’honneur du jeune Mohamed Al-Dura. Des rues, un hôpital et des places portent son nom, de la Palestine en passant par la Tunisie, jusqu’en Afrique. Les groupes militants dévoués à l’anti-israélisme ramènent constamment cette histoire dans les conférences, les forums et les groupes de discussion, y compris ici au Québec et au Canada.

La Présentation :

Karsenty débute sa conférence en présentant la version officielle de Charles Enderlin pour France 2. Selon le reportage, les soldats sont à une distance de 80 mètres des Al-Duras. Les Al-Duras sont continuellement et intentionnellement ciblés, pendant 45 minutes, par les soldats israéliens. Le caméraman a filmé l’incident pendant 27 minutes et Mohammed Al-Dura a été tué par 3 balles alors que le père, Jamal Al-Dura, a été grièvement blessé et atteint par 12 balles.

Karsenty explique ensuite son analyse du matériel journalistique qui documente l’événement de même que les conclusions auxquelles sont arrivées de nombreux experts médiatiques, balistiques et médicaux de renommée. Il démontre que la version des évènements proposée par France 2 est fausse. Les images des Al-Duras ne révèlent aucune trace de sang. Les quelques balles qui ont atteint le mur derrière les Al-Duras l’ont fait en ligne droite plutôt qu’en diagonale, alors que la position israélienne était à 80 mètres de distance et en diagonale par rapport à la position des Al-Duras. Les témoignages des autres caméramans censés avoir été sur place démontrent plutôt une situation de délire: un caméraman de l’Associated Press a déclaré que l’armée israélienne avait tiré des missiles sur le père et l’enfant, un autre, Youssef Khadra, a déclaré que les tirs provenaient des airs et un troisième, représentant Abu Dhabi TV, a déclaré que des snipers israéliens tiraient des missiles anti-chars à partir d’un hélicoptère. La fin du reportage de France 2 (dont la scène des mouvements du jeune Mohamed a été coupée au montage, alors qu’il avait déjà été déclaré mort dans le commentaire) nous montre l’enfant censé avoir été tué qui lève le coude, tourne la tête vers la caméra, baisse le coude et garde le pied suspendu au-dessus du sol.

Documentaire sur le reportage de France 2: partie 1 et partie 2

Réactions des médias d’ici:

Le Devoir du samedi 16 octobre 2010, en page E 9, sous la plume de Stéphane Baillargeon, a publié un article sur cette affaire intitulé: « Médias – L’affaire al-doura – Philippe Karsenty dénonce la désinformation d’un reportage de France 2 »

Learn Hebrew online

Le 13 octobre 2010, Karsenty a été interviewé à l’émission de Benoit Dutrizac diffusée sur les ondes du 98,5FM Montréal. Pour écouter l’entrevue, veuillez cliquer ICI

Le portail d’information Vigile.net a même dédié une pleine section de sa page d’accueil à ce sujet, intitulée l’affaire Mohamed al-Dura. À l’heure de la publication de ce texte, le portail Vigile.net a publié des textes favorisant uniquement la version de Charles Enderlin et n’a pas encore donné la chance à la partie adverse, celle de Philippe Karsenty, de présenter ses arguments.

Les tribunes médiatiques et la muraille d’amis
« tout le monde le fait, fais-le donc »:

En octobre 2008 le site internet du Nouvel Observateur publiait une lettre supportant la position de Charles Enderlin. La lettre, signée par une longue liste de représentants des médias français, énonce la surprise et l’inquiétude des signataires face au jugement de la Cour d’appel de Paris qui reconnaît la « bonne foi » de Philippe Karsenty qui « a exercé son droit de libre critique » et « n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression ». En d’autres mots, les signataires de cette lettre ne s’inquiètent pas des entraves mises à l’information du public sur un sujet controversé, mais plutôt des « atteintes à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information ». La Cour d’appel, sans se prononcer sur la véracité du reportage en cause, estime qu’il est légitime de se poser des questions et que les arguments des professionnels qui critiquent le comportement d’Enderlin et de France 2 méritent d’être entendus.

Comme le soulignait Luc Rosenzweig : « Jamais les lecteurs du Nouvel Observateur, ni des autres médias où travaillent les signataires n’auront eu la moindre information sur les thèses développées par Philippe Karsenty lors de son procès en appel. Aucun site Internet des grands journaux n’a mis en ligne les fameux « rushes » qui montrent les mises en scènes organisées, ce 30 septembre, au carrefour de Netzarim à Gaza, ni les questions que l’on est amené à se poser au visionnage de la fameuse scène Al Doura père et fils. »

La vérité vs la mise en scène soutenue par la « muraille d’amis »

Parmi les signataires de la lettre se trouvait, entre autre, le réputé Robert Ménard. Ménard, reconnu tant pour ses critiques d’Israël que pour avoir été le président de Reporters Sans Frontières, a été promu Chevalier de la Légion d’Honneur par le Président de la République Nicolas Sarkozy. Il est marié à Emmanuelle Duverger, qui est secrétaire générale de la rédaction du magazine Médias et juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme et co-auteur avec son conjoint de La Censure des bien-pensants.

Ménard a admis avoir signé la pétition sans avoir pris la peine de constater les faits présentés par Karsenty. C’est après avoir été exposé aux faits qui n’ont jamais d’ailleurs été contestés par France 2 que Ménard et Duverger viennent de cosigner un spécial de 5 pages publié dans l’édition No 26/ automne 2010 de Médias, en prenant bien soin de spécifier qu’ils avaient déjà, « à trois reprises » donné « la parole à la chaîne publique française » sans avoir donné à la partie adverse, Karsenty, la chance de présenter ses arguments, dans une entrevue intitulée : Philippe Karsenty « France 2 raconte des bobards… »

Dans ce spécial de Médias, Karsenty apporte d’autres faits intéressants comme celui de la chaîne CNN qui avait reçu les mêmes images que France 2 mais qui avait refusé de les montrer faute de garanties d’authenticité. À la question « Mais pourquoi Charles Enderlin, juif et israélien, s’entêterait-il ainsi à couvrir son caméraman ? » Karsenty répond: « Au lieu de creuser pour vérifier l’authenticité du reportage, Charles Enderlin s’est érigé une muraille d’amis qui le protègent de la critique. »

À force de persévérance et de consistance, Karsenty réalise petit à petit ce que Luc Rosenzweig avait récemment écrit en répondant à sa propre question: « Que faire devant ce matraquage à sens unique ? Pas grand chose, hélas, sinon manifester sa désapprobation devant de telles méthodes auprès des médias qui les mettent en pratique. Et rester persuadé que la vérité finira bien, un jour, par se frayer un chemin en dépit des obstacles placés sur sa route. »

À la question « Pourquoi avoir fait de cette affaire le combat d’une vie? » Karsenty répond: « Je ne peux concevoir de vivre dans un pays où le mensonge est protégé et ne rien faire pour changer cet état de fait intolérable! »

Point de bascule

À consulter:

A Modern Blood Libel

Entrevue d’Eric Le Ray:   Arrêt sur les médias: Philippe Karsenty – la manipulation Mohamed al-Doura de France 2 démontée

Média-Ratings

Le jugement la Cour d’appel de Paris

 

Mots clés: Philippe Karsenty, Charles Enderlin, Al-Dura





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *