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Le Belge Jean Bricmont explique « le Lobby » sioniste aux … Américains !


Le Belge Jean Bricmont explique « le Lobby » sioniste aux … Américains !

« Il suffit d’ouvrir n’importe quel journal ou de regarder n’importe quel programme télévisé pour y lire ou entendre des opinions exprimées par des sionistes qui appellent à davantage de guerre. »

« Ce qui est en jeu dans la dé-sionisation de l’esprit américain […]. L’ironie suprême dans tout ceci est que le sort d’une grande partie du monde dépend de la capacité des Américains à exercer leur propre droit à l’autodétermination, ce qu’évidemment ils devraient faire. »

Le Lobby sioniste/juif américain expliqué aux victimes américaines du … Lobby

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Comme l’a souligné le quotidien le plus lu en Belgique francophone, Le Soir « tout le monde » sait que le Lobby sioniste/juif/pro-Israël/gang sioniste existe, et « tout le monde » en parle.  Mais tout bas.  Car « tout le monde » en a peur – surtout d’être traité d’antisémite (bien entendu « tout le monde » sait qu’il n’y a plus d’antisémites en Europe – en d’autres termes il y a de l’antisémitisme mais il n’y a plus d’antisémites, à l’exception de quelques groupuscules néo-nazis).  L’accusation d’antisémitisme est l’arme de choix du Lobby pour faire taire ses victimes et les courageux dénonciateurs. Très inquiet de la situation aux États-Unis, le professeur Jean Bricmont de l’Université Catholique de Louvain a rédigé un long essai dans lequel il démonte les rouages du lobby et intime aux Américains, trop nuls et trop inféodés, de s’en débarrasser. Jean Bricmont veut sauver l’Amérique – c’est sa mission, son combat.  Son essai a été écrit en anglais à l’intention des Américains et traduit en français, avec de nombreuses notes savantes.  Hélas pour lui, son opus anti-Lobby a laissé les nuls américains de marbre.  Nous en reproduisons quelques extraits.  (Sur  Bricmont, lire Danielle Bleitrach dénonce « les errances antisémites » de Jean Bricmont)

La désionisation de la mentalité américaine (How to Deal with The Lobby, The De-Zionization of the American Mind, By JEAN BRICMONT, 2006)

« Mais le niveau de haine qui conduit un grand nombre de gens à se réjouir d’un événement tel que le 11 septembre est particulier au Proche-Orient. En effet, la signification politique principale du 11 septembre ne réside pas dans le nombre de personnes tuées ou même dans le succès spectaculaire des attaquants mais dans le fait que l’attaque fut populaire dans de grandes parties du Proche-Orient. La fureur des dirigeants américains prouve qu’ils l’avaient compris. Un tel degré de haine nécessite une explication. Je ne vois à cela qu’une seule explication : le soutien des États-Unis à Israël. […]  le résultat est un « transfert » de haine. […]

Cette incompréhension est tragique [la calamité que représente l’existence d’Israël], mais pourquoi tout cela est-il incompris aux États-Unis également ?

Traditionnellement, il y a deux réponses à cette question : l’une est que la population américaine est manipulée dans son soutien à Israël par le gouvernement, les marchands d’armes ou l’industrie du pétrole, parce qu’Israël est un allié stratégique des États-Unis, l’autre est que les États-Unis sont manipulés par le lobby pro-israélien.

L’idée qu’Israël est un allié stratégique, si par cela on entend un allié utile (utile, par exemple, pour les intérêts pétroliers, entendus au sens large), bien que largement acceptée, particulièrement par la gauche, ne survit pas à un examen critique. […]

En quel sens Israël aide-t-il à cet effet ? Tout ce qu’il fait (les attaques en été 2006 contre Gaza et le Liban par exemple), lui aliéne encore davantage les Arabes ; et le soutien des États-Unis à Israël rend le contrôle du pétrole plus difficile, pas plus facile : en effet, même le parlement irakien, le premier ministre et des dirigeants religieux chiites, qui sont ce que les États-Unis ont de mieux comme alliés là-bas, condamnent violemment les actions d’Israël au Liban. Finalement, imaginons que les États-Unis fassent un revirement à 180° et prennent soudain le parti des Palestiniens, et les soutiennent comme ils l’ont fait avec les Kosovars (albanais) contre les Serbes qui, d’ailleurs, étaient, comme les Israéliens, plus riches et plus « occidentaux » que leurs adversaires. […] Quel impact cela aurait-il ? Quelqu’un peut-il douter qu’un tel changement de politique faciliterait l’accès des États-Unis aux puits de pétrole et les aiderait à obtenir des alliés stratégiques ( s’il en était encore besoin) à travers tout le monde musulman ?  Proche-Orient, la principale accusation contre les États-Unis est d’être pro-israélien parce qu’ils sont « manipulés par les Juifs ».

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Par conséquent, si Washington changeait de position, l’hostilité contre les États-Unis, y compris concernant le contrôle du pétrole, ne pourrait même plus être formulée. C’est pourquoi la notion d’ Israël comme « allié stratégique » n’a aucun sens.  Ceci nous conduit à la réponse du « lobby pro-israélien », qui est plus proche de la vérité, mais n’est pas l’entière vérité. Pour obtenir une image complète, on doit comprendre pourquoi le lobby fonctionne aussi efficacement qu’il le fait, et cela dépend de facteurs extérieurs aux actions du lobby lui-même. […]

Le lobby pro-israélien ne fonctionne pas comme les autres lobbies, par exemple, les lobbies de l’industrie du pétrole et de l’armement, ce qui est une des raisons pour lesquelles il est facile de nier l’impact du lobby pro-israélien, tant qu’on ne comprend pas comment s’exerce son influence. […]  Toute critique de l’influence du lobby sur la politique américaine déclencherait immédiatement l’accusation d’antisémitisme, à travers l’équation antisionisme=antisémitisme.

Par conséquent la force du lobby pro-israélien réside en partie dans cette seconde ligne de défense, qui est elle-même liée à son influence sur les médias, qui peuvent diaboliser tout individu critique du lobby. […]

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Le problème, et c’est pourquoi le lobby pro-israélien est si efficace, c’est qu’il exprime une vision du monde qui n’est que trop largement acceptée par trop d’Américains. Après tout, rien n’est plus ridicule que d’accuser quelqu’un d’antisémitisme parce qu’il veut ou professe mettre les intérêts de l’Amérique au-dessus de ceux d’Israël. Pourtant, il est probable que l’accusation sera efficace, mais seulement parce des années de lavage de cerveau ont prédisposé les gens à considérer les intérêts américains et israéliens comme identiques – même si, au lieu de parler « d’intérêts », on dise parfois « valeurs ».  Associée à cette identification s’ajoute une vue systématiquement hostile du monde arabo-musulman, qui à la fois accroît l’efficacité du lobby et est en partie le résultat de sa propagande.

Malgré tous les débats sur l’anti-racisme et le « politiquement correct », il y a un manque presque total de compréhension du point de vue arabe sur la Palestine, et en particulier, sur l’aspect raciste du problème. C’est cette triple couche de contrôle (les dons sélectifs d’argent, la carte de l’antisémitisme, ou plutôt ce bobard, et l’intériorisation) qui donne au lobby sa force spécifique. […]

Il n’y a aucune preuve que l’industrie du pétrole par exemple ait fait pression en faveur de la guerre en Irak, des menaces contre l’Iran ou de l’attaque du Liban. […] D’un autre côté, il suffit d’ouvrir n’importe quel journal ou de regarder n’importe quel programme télévisé pour y lire ou entendre des opinions exprimées par des sionistes qui appellent à davantage de guerre.

Toute guerre a besoin de propagande de guerre et d’une idéologie qui la soutienne et les sionistes la fournissent tandis que rien de tel n’est offert par le Big Business en général et l’industrie du pétrole en particulier. […]

Remplacez le lobby chinois par le lobby pro-israélien, l’esprit asiatique par l’esprit arabe et la peur du communisme par celle de « l’islamo-fascisme », et vous aurez une image assez exacte de ce qui se passe en ce moment dans la relation États-Unis — Proche-Orient.

Que devrait faire la gauche ? Tout simplement, traiter Israël comme le fut l’Afrique du Sud dans le temps et attaquer de front le lobby. […] La raison pour laquelle Israël agit comme il le fait est qu’il se sent fort et ce, pour deux raisons : l’une est sa « toute-puissante armée » et l’autre est son contrôle presque total sur la prise de décision politique à Washington, particulièrement au Congrès.

La paix au Proche-Orient ne pourra survenir que quand ce sentiment de supériorité israélienne sera détruit et c’est aux Américains qu’appartient la responsabilité de faire une moitié du travail, a savoir arrêter le soutien presque instinctif que les États-Unis apportent à Israël. […]

De plus, si les États-Unis se distanciaient d’Israël, ils poursuivraient une politique opposée à leurs politiques traditionnelles, et qui serait beaucoup plus humaine. Mais un changement de perspective au Proche-Orient est possible : la force du lobby est aussi sa faiblesse, à savoir l’effet du roi qui est nu ; tout le monde le redoute mais la seule raison de le redouter, c’est que tout le monde autour de soi en fait autant. Livré à lui-même, le lobby n’a que très peu de pouvoir. […]

Pour changer cela, il faudrait systématiquement prendre la défense de tout homme politique, tout journaliste, tout professeur qui est pris à partie par le lobby pour ses vues ou ses déclarations, sans tenir compte de leurs opinions politiques sur d’autres sujets. […]

Il faut critiquer tous les défenseurs d’Israël ou du lobby pro-israélien, y compris ceux qui en minimisent l’importance, à l’intérieur des cercles progressistes. Quand des hommes politiques et des journalistes affirment qu’Israël et les États-Unis ont des intérêts communs, demandez-leur quels services Israël a rendus aux États-Unis récemment. […] S’ils parlent de valeurs communes (la position de repli habituelle) fournissez une liste de lois israéliennes qui discriminent à l’égard des non-Juifs.

Réduire l’importance du lobby nécessiterait un changement de la mentalité américaine vis-à-vis des populations du Proche-Orient et vis-à-vis de l’Islam, tout comme achever la guerre du Vietnam a nécessité un changement dans la vision que l’on avait des Asiatiques. Mais rien que cela aurait un effet grandement humanisant sur la culture américaine.

Il est vrai qu’un changement dans la politique américaine vis-à-vis du conflit israélo-palestinien ne changerait rien à l’impérialisme traditionnel – les États-Unis soutiendraient encore les élites dominantes partout et feraient pression sur la plupart des pays pour qu’ils fournissent un « climat favorable aux investissements ». Mais le conflit au Proche-Orient, impliquant l’Irak, l’Iran, le Liban, la Syrie, la Palestine, a tous les aspects d’une guerre religieuse – avec l’Islam d’un côté et le sionisme comme religion occidentale plus ou moins laïque de l’autre. […]

Ce qui est en jeu dans la dé-sionisation de l’esprit américain, ce n’est pas seulement le sort des malheureux habitants de la Palestine mais aussi des souffrances indescriptibles pour les gens de cette région et peut-être pour le reste du monde.  L’ironie suprême dans tout ceci est que le sort d’une grande partie du monde dépend de la capacité des Américains à exercer leur propre droit à l’autodétermination, ce qu’évidemment ils devraient faire. »

Caricature syrienne sur le pouvoir du Lobby juif reprise du site de l’ADL


Philisémitisme





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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