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« Israël, État-nation » : De quoi se mêle l’UE ? par Dora Marrache


« Israël, État-nation » : De quoi se mêle l’UE ? par Dora Marrache

CHRONIQUE

Après Trump qui a déclenché une onde de choc mondiale en proclamant Jérusalem capitale d’Israël, voilà que Netanyahou a son tour provoque la même onde de choc en déclarant Israël « État-nation du peuple juif ».

Et pourtant, dans un cas comme dans l’autre, rien ne justifie la panique qui s’est emparée de la communauté internationale. Trump n’a fait que mettre en application une loi prévue depuis 22 ans, mais qu’aucun de ses prédécesseurs n’a eu le courage d’appliquer. Netanyahou, quant à lui,  n’a fait que confirmer la Résolution 181 du Conseil de sécurité qui créait en novembre 47 un État juif aux côtés d’un État arabe, et répéter ce qui est déjà inscrit dans la Déclaration d’indépendance. Si tel est le cas, me direz-vous, pourquoi le Premier ministre d’Israël a-t-il décidé d’officialiser en quelque sorte la décision de l’ONU ?

Pour une raison très simple : Une majorité absolue veut garantir le caractère juif de notre Etat pour les générations à venir », a déclaré le Premier ministre. Il était devenu urgent, en effet,  que l’État juif réaffirme son identité.

(1) pour répondre au refus systématique des Palestiniens de reconnaître Israël comme étant un État juif ;

(2) pour que cessent les tentatives répétées de délégitimation de l’État juif.

En fait, si Netanyahou a eu recours à cette loi, c’est parce qu’il y a été contraint par l’attitude de la communauté internationale qui, en votant, entre autres,  l’arabisation des Lieux saints juifs, ne fait que délégitimer la présence des Juifs sur leur propre terre.

Quel est donc ce projet de loi ? Le texte, adopté le 19 juillet par la Knesset, définit l’Etat d’Israël comme l’ « Etat-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination ».

  1. Le droit d’exercer l’auto-détermination au sein de l’Etat d’Israël est donc réservé uniquement au peuple juif. Cette loi rappelle qu’Israël est l’État de la nation juive.
  1. La langue : l’hébreu devient la seule langue officielle et, par conséquent, l’arabe perd son statut de langue officielle tout en continuant à être employé dans l’administration. Précisons que la langue étant un des éléments unificateurs d’une même nation, il est normal que l’hébreu prime sur l’arabe.
  1. « L’Etat considère le développement d’implantations juives comme une valeur nationale et fera en sorte de l’encourager et de le promouvoir. ». Très vrai : après tout, la Judée-Samarie n’a-t-elle pas toujours été juive ?
  1. Jérusalem est la capitale d’Israël, y compris la partie orientale de la ville annexée et occupée.

Mais alors, la question que se posent les Juifs est la suivante : Pourquoi cette loi met-elle en émoi la quasi-totalité de la planète? Qu’y a-t-il de si troublant pour que les Grands de ce monde, en particulier l’UE et ses médias, focalisent à ce point sur un projet de loi voté dans un tout petit pays? Rien ne justifie cette avalanche de critiques et de condamnations d’une loi qui ne concerne que les Israéliens. Le site Mediapart va jusqu’à parler de la loi qui révèle la véritable nature de l’État d’Israël : « nationaliste, ségrégationniste, raciste et communautaire »de l’État juif

La loi et l’Union européenne

1 – État-nation : Serait-ce l’appellation État-nation qui perturberait l’UE au point non seulement de décrier cette loi, mais aussi de s’immiscer dans le vote ? Car il semble bien que l’ambassadeur de l’UE, Emanuele Giofret, soit allé jusqu’à faire pression sur les membres de la Knesset pour qu’ils votent contre ce projet de loi. Scandaleux ! C’est le seul mot qui me vient !

État-nation En quoi cette forme de gouvernement est-elle inacceptable?

Le Larousse donne de l’État-nation la définition suivante : «  État dont les citoyens forment un peuple ou un ensemble de populations se reconnaissant comme ressortissant essentiellement d’un pouvoir souverain émanant d’eux et les exprimant ».

Et l’UNESCO : « L’État-nation est un domaine dans lequel les frontières culturelles se confondent aux frontières politiques. L’idéal de l’état-nation est que l’état incorpore les personnes d’un même socle ethnique et culturel ».

Sans doute l’État juif est-il un des rares, sinon le seul pays, à pouvoir se prévaloir de cette forme de gouvernement car, depuis des millénaires, par son origine ethnique, sa culture et sa langue, le peuple juif forme une nation. La nation juive a toujours existé contrairement à la nation palestinienne. Même en exil, elle a survécu et ce en dépit de toutes les tentatives pour l’annihiler.

2 – Les raisons invoquées par l’UE 

Elle se dit « préoccupée » par l’adoption de cette loi car, selon Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, cette loi risque fort de « compliquer » la solution à deux États, solution à laquelle l’UE est très attachée. Et d’ajouter pour fonder cet argument fallacieux : « Nous respectons la souveraineté d’Israël, mais les principes de base, y compris le droit des minorités, doivent être respectés ».

Voilà, tout est dit : L’UE serait inquiète pour le sort des Palestiniens, elle laisse entendre que l’État juif deviendrait un État d’apartheid.

Le processus de paix ? Cette loi mettrait donc en péril la solution à deux États. 70 ans se sont écoulés sans qu’une solution ait pu être trouvée. Alors en quoi cette loi aurait-elle un effet sur le processus de paix ? Jusqu’à maintenant qu’a fait l’UE pour résoudre ce conflit sinon financer à hauteur de plusieurs millions d’euros le terrorisme palestinien par l’intermédiaire de l’UNRWA.

Israël a quitté Gaza et depuis la situation n’a fait qu’empirer. Gaza est la plate-forme de tirs de roquettes contre les villes du Sud d’Israël Et comme le passé est souvent garant de l’avenir, Israël a tiré sa leçon de Gaza. Et surtout le pays a réalisé que la paix ne s’installera jamais dans cette partie du globe.

Alors, Israël s’accommode fort bien du statu quo. Tout comme les Palestiniens d’ailleurs. Les discussions sur le processus de paix et la création de deux États ainsi que ses relations avec l’AP ne sont plus une priorité pour Israël. Pas plus que pour vous, il faut bien le dire. En revanche, l’Iran qui met en jeu l’existence même de l’État juif est aujourd’hui la priorité du gouvernement israélien. Certainement pas la vôtre, cela va sans dire!

– Le droit des minorités ne serait plus respecté ? Faut-il comprendre que cette loi crée un État d’apartheid, un État colonialiste et qu’elle signe la mort de la démocratie ?

Donc avant l’adoption de cette loi, Israël n’était pas un État d’apartheid ! L’UE et les Arabes auraient donc porté à tort une accusation erronée, mensongère contre Israël. Non, répondrait  Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), cette loi est « dangereuse et raciste par excellence », car elle légalise selon lui « officiellement l’apartheid ».

Que l’UE se rassure: les Arabes israéliens, qu’elle appelle les « Palestiniens », ne noteront aucun changement notable par rapport à l’ « apartheid » dans lequel ils vivent et dont ils se plaignent depuis des décennies.

Bien sûr, par définition, le terme d’État-nation implique une différence entre nationaux et étrangers. Est-ce qu’il suffit à un citoyen d’être né en France pour être considéré comme français ? Y a-t-il ou n’y a-t-il pas de différence entre un Français de souche et un Français issu de l’immigration ? Poser la question c’est y répondre. Et dans les pays arabes, Juifs et chrétiens n’ont jamais joui des mêmes droits que  les musulmans sans pour autant qu’on ait considéré ces États comme des États d’apartheid.

L’État-nation implique une inégalité dans les droits encore que l’État juif a précisé « Nous continuerons à garantir le respect des droits civiques dans la démocratie israélienne ».

Bien sûr, dans les tribunaux la loi juive prévaudra. Evidemment, les Palestiniens refuseront d’être jugés en fonction de la loi de leurs ennemis. Qu’à cela ne tienne ! Netanyahou pourrait apporter un amendement à cette loi et donner aux Arabes la possibilité d’être jugés en fonction de ce que prévoit leur loi, la Charia. Quel musulman se prévaudra d’une telle disposition ? La loi juive, aux yeux des contrevenants, paraitra infiniment plus douce, plus humaine, que la loi islamique.

3 – La vraie raison de l’inquiétude de l’UE

L’UE sait pertinemment que le problème capital au Moyen-Orient n’est pas le conflit israélo-palestinien. Pour ma part, je crois surtout que l’UE lui donne sciemment une dimension qu’il n’a pas, mais qui présente l’avantage de mettre en veilleuse les problèmes qui secouent l’Europe. Car L’Europe va mal, elle va même très mal.

« L’Europe est dans une situation très dangereuse ».

Ce n’est pas moi qui le dis, mais bien Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe qui, en avril 2016, annonçait que depuis 2013 les principes fondateurs de l’Europe (démocratie, droits de l’homme et État de droit)  se détérioraient chaque jour davantage.  « L’Europe, avait-il dit, se débat actuellement avec un certain nombre de graves difficultés, parmi lesquelles le terrorisme, les migrations et des conflits. À bien des endroits, cette situation est instrumentalisée à des fins nationalistes et populistes, ce qui érode la confiance dans les institutions nationales et européennes ».

La vérité est sortie de la bouche de Donald Trump, ce président qui irrite tant l’UE. « Permettre l’immigration en Europe, a-t-il dit, est une honte. Je pense que cela change le tissu de l’Europe, et à moins que vous n’agissiez très rapidement, cela ne sera plus jamais ce que c’était, et je ne dis pas cela d’une manière positive ». Contrairement à l’Europe, D.Trump refuse de voir les Etats-Unis devenir selon ses propres termes « un camp pour migrants » : «Les États-Unis ne deviendront pas un camp de migrants ni un centre de rétention pour réfugiés. (…) Un pays sans frontières n’est pas un pays du tout. Nous voulons un pays sûr et ça commence par les frontières

Donald Trump dit vrai, il a raison et l’UE le sait, le Canada le sait également. Mais  ni l’UE, ni le PM du Canada Justin Trudeau ne reconnaitront la justesse des propos de Donald Trump car ce serait assumer leurs erreurs concernant l’immigration.

À mon tour, je voudrais dire à l’UE, moi, simple citoyenne, ses quatre vérités. Lui dire ce qui la préoccupe, ce qui se cache derrière sa condamnation d’Israël « État-nation du peuple juif ».

En réalité, l’adoption de cette loi vous préoccupe non pas parce qu’elle met la solution de deux États en péril ni même parce que vous craignez que le droit des Palestiniens ne soit pas respecté. En fait le sort des Palestiniens est  le cadet de vos soucis.

Votre préoccupation, c’est l’Europe, l’Europe dont les principes fondateurs se vident de leur quintessence, l’Europe qui va à vau-l’eau, avec peut-être la mort prochaine de l’UE.

L’effet domino est sans doute devenu votre hantise. La montée des « populismes » et des nationalismes est pour vous de mauvais augure. Vous aurez beau donner à ces mots des connotations péjoratives, vous n’y changerez rien.

En 2015 c’était la Grèce que vous craigniez. Vous aviez eu alors recours aux menaces pour la dissuader de s’affranchir de l’UE. Vous avez réussi.

Puis ce fut le Royaume-Uni qui opta pour la souveraineté et, malgré vos tentatives pour l’en dissuader, il a choisi la liberté. Et rien de tout ce que prédisaient les oiseaux de malheur ne s’est produit. Le Royaume uni pourrait presque se féliciter d’avoir résisté.

Et maintenant, c’est Israël. Vous craignez par dessus tout que les citoyens européens ne « s’israélisent », qu’ils vous demandent de prendre des mesures de sécurité calquées sur celles de l’État juif. De l’État juif ! Oui, j’ai bien dit de l’État juif, cette expression que vous honnissez.

Vous craignez qu’ils n’exigent de vous que vous vous comportiez comme le gouvernement israélien vis-à-vis de ses citoyens, que vous vous souciiez de ce qu’ils veulent et que vous les défendiez comme Netanyahou défend ses citoyens. En bref, vous craignez que la société européenne ne vire à droite. Mais ouvrez donc les yeux : le virage est déjà bel et bien entamé.

Dans les pays européens, les électeurs sont complètement désarçonnés et ne savent plus à quel saint se vouer : l’économie va mal, ou à tout le moins stagne, alors que celle d’Israël fait bien des jaloux; la crainte de l’africanisation de l’Europe fait que le nationalisme et avec lui les « populismes » progressent à la vitesse grand V. Si les citoyens d’un ou de deux autres États-membres se révoltent et exigent de recouvrer leur souveraineté, je ne donne pas cher de l’UE.

Quoi que vous fassiez, vous ne pourrez pas changer la nature humaine. Elle est ainsi faite que chaque homme reste attaché à sa patrie, n’accepte pas que des étrangers veuillent modifier son échelle de valeurs, que son pays perde ce qui le différenciait des autres, que ses fêtes soient reléguées à l’arrière-plan.

Comme les Israéliens, les Européens veulent que leur pays soit un État-nation comme ce fut le cas autrefois. Après tout, ce sont les Européens qui sont à l’origine de cette forme de gouvernement, et la France en était la meilleure représentation. Aujourd’hui, avec la mondialisation et le flux de migrants qui déferle sur l’Europe, c’est la fin pour vous de l’État-nation. Mais cette forme n’est pas morte pour autant et Israël est ce que vous étiez avant, ce que vos citoyens veulent que vous soyez : un État-nation.

Tous les citoyens sont nationalistes même si, pour passer pour des « bien-pensants », ils choisissent de taire leurs opinions. Tous veulent que leur pays conserve son identité, que vous votiez si nécessaire des lois pour limiter l’immigration,  que leur langue, leur histoire, leurs valeurs priment sur celles des immigrants.

Tous seraient d’accord pour que leurs dirigeants prennent exemple sur Trump et sur Netanyahou. Et je suis certaine que beaucoup, parmi les Grands de ce monde, sont fascinés par le courage de Donald Trump et aimeraient bien pouvoir se conduire comme lui. Mais ils n’en ont pas le cran. Des milliers de migrants envahissent l’Europe. Que dis-je des milliers ? Des centaines de milliers, bientôt des millions. Comment fermer les frontières de l’Europe au flux migratoire en train de les submerger ?

Mais l’Europe, au lieu de prêter l’oreille à ses électeurs, préfère s’ingérer dans la politique israélienne ! Et d’aucuns se demanderont pourquoi les Israéliens considèrent que les relations entre Israël et l’UE sont sous le signe de l’hostilité !

Le danger pour la démocratie vient de vous, Européens, qui déniez à Israël ce droit fondamental accordé à tous les peuples : celui de disposer d’eux-mêmes.

Heureusement, Israël a compris que ce n’est pas avec de bons sentiments qu’on dirige un pays. Pour vous, il est trop tard. En attendant le mécontentement couve, et arrivera sans doute  l’événement que vous ne pourrez juguler et qui mettra le feu aux poudres.

© Dora Marrache pour Europe-Israël

https://books.google.ca/books?id=4XcrDwAAQBAJ&pg=PA5&lpg=PA5&dq=Thorbjorn+Jagland++L%27Europe+est+dans+une+situation+très+dangereuse&source=bl&ots=Xzn2N1Gz50&sig=Ro9j7ZSXZzbJcxb4zppfS7gxwhk&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj0scu88dDcAhXwx1kKHTZaA1s4ChDoATACegQICBAB#v=onepage&q=Thorbjorn%20Jagland%20%20L’Europe%20est%20dans%20une%20situation%20très%20dangereuse&f=false

autre lien important : https://books.google.ca/books?id=cMJUDwAAQBAJ&pg=PA3&lpg=PA3&dq=Thorbjorn+Jagland++L%27Europe+est+dans+une+situation+très+dangereuse&source=bl&ots=ZHtdgvaUXv&sig=sGJz9mQG-Bqlojv__MRlnzN_dPE&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj0scu88dDcAhXwx1kKHTZaA1s4ChDoATAEegQIBhAB#v=onepage&q&f=false







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  • 10 thoughts on “« Israël, État-nation » : De quoi se mêle l’UE ? par Dora Marrache

    1. Rosa SAHSAN

      Madame, vous avez tout dit. Cette union Européenne, n’a plus rien ni d’Union ni
      d’Europe
      Cette Europe est islamisée en totalité.
      Ces gens ne se rendent pas encore compte, mais c’est ISRAEL qui sauvera cette
      europe.

    2. andre

      L’Europe, comme la France depuis bien longtemps, cherche avant tout a « se faire entendre ». N’oublions pas les rengaines serinees si logtemps en France;
      1. La paix ne se fera pas au Proche-Orient sans une participation de la France;
      2. Nous avons eu tort d’avoir raison trop tot [sic, a propos de la volte-face pro-arabe du general de Gaulle). Etc… etc.. Pour ce qui concerne le premier point, la
      diplomatie francaise s’est certes employee avec succes a ce que la paix ne se fasse pas (sabotage par Giscard d’Estaing di traite israelo-egyptien, etc…)

    3. Avy

      Madame MARRACHE, Bravo !
      Les mots sont justes et bien choisis,,
      Cependant, vous êtes bien gentille, nonobstant les formules choisis, les technocrates qui siègent à L’UE, vivent dans la peur de perdre leur place, les médias leur servent de relais et souvent devancent leurs idées et leurs propos.
      Il ne faut rien espérer de bon, vous l’avez dit, l’islamisation de l’ Europe est en route et ne s’arrêtera pas…

    4. KONIG

      Toute cette histoire est d’un illogisme déconcertant ou alors révèle les arrières-pensées les plus hypocrites.
      Depuis la conférence de camp David et les accords d’Oslo qui ont concrétisé les avancées obtenues par Bill Clinton en créant l’Autorité Palestinienne, on répète à l’envie que la seule solution pour trouver une paix durable dans la région est de créer 2 états pour 2 peuples, sous entendu le peuple juif et le peuple palestinien.
      Rappelons pour la moralité des débats, comme dit mon avocat, que cette solution des 2 états pour 2 peuples était celle votée par l’AG de l’ONU le 30 novembre 1947, acceptée par la communauté juive en Israël, mais refusée par les pays arabes qui ont décidé de faire la guerre pour « jeter les juifs à la mer ». Refus confirmé à la conférence de Khartoum du 1er septembre 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, par les 3 « non »:
      pas de paix avec Israël,
      pas de reconnaissance d’Israël,
      pas de négociation avec Israël.
      Pour que ce plan soit mis en oeuvre, il faut donc transformer l’autorité palestinienne en état palestinien ce qui est déjà fait à moitié, qui sera donc un état arabo-musulman, Mahmoud Abbas ayant même prévenu qu’il ne permettrait à aucun juif de demeurer sur le territoire du futur état palestinien (comme ça, on est sûr qu’il n’y aura pas d’apartheid). Et donc symétriquement l’état d’Israël deviendra l’état du peuple juif, ce que confirme justement la loi envisagée.
      Cette loi est donc un pas vers la fameuse solution à 2 états et devrait favoriser les négociations de paix. Mais patatras les arabes n’en veulent pas et manifestent. Ils veulent bien un état palestinien musulman et « judenrein », mais ils ne veulent pas qu’Israël soit l’état des juifs. Ils voudraient qu’Israël soit un l’état de… tout ce qu’on voudra, sauf des juifs.
      Mais dans ce cas, on n’a pas besoin de la solution à 2 états: Il suffit de conserver la situation actuelle. Il y a un état Israël qui pourrait être fédéral comme la suisse avec des communautés ethniques, religieuses, linguistiques différentes dotées d’autonomie, comme le sont déjà largement les communautés actuelles.
      Pourquoi pas ? Mais dans ce cas il faut m’expliquer pourquoi on refuse ce qu’on appelle « la colonisation », qui n’est que l’expression normale d’une telle situation.
      Notez cependant que la résolution 181 du 30 novembre 1947 est issue d’un vote de l’AG et non du Conseil de sécurité. Elle n’a donc pas de force obligatoire. Par contre, la déclaration Balfour et les accords de San Remo validés par la SDN (lesquels ont été repris à l4ONU dans l’Art 80 de la charte) parlent bien d’un foyer national pour le peuple juif.

    5. Salmon

      Pas besoin de voter ça maintenant en pleine escalade de attaque du hamas

      Israël Etat Nation des Juifs tout le monde le sait depuis 1948

    6. david

      Dans la majeure des pays arabes et asiatiques à majorité musulmane dont quelques-uns sont des démocraties, la RELIGION D’ETAT EST L’ISLAM et les fidèles des autres religions ont un statut de dhimmis, certes un peu plus soft que celui qui régnait jusqu’au XIXème siècle, mais ce statut est bel et bien présent. Et là, l’ONU noyautée par 59 pays à majorité musulmane, ce qui explique d’ailleurs sa haine d’Israël et des sionistes, et l’UE noyautée, elle, par la cinquième colonne islamo-gauchiste dont le modèle médiatique est Médiapart ( « Pour les musulmans » , c’est le titre du livre préféré de Monsieur Edwy Plenel, patron du site en question) et le modèle politique Jeremy Corbyn en GB, ne crient pas à la ségrégation religieuse, au communautariste musulman, au nationalisme islamique.
      ALORS QUE LES BERGERS ALLEMANDS DE L’ONU ET DE L’UE LACHENT LES MOLLETS DES JUIFS ET DE L’ETAT JUIF OU SINON, NOUS ALLONS LES ABATTRE MAIS NOUS N’EN AURONS PAS BESOIN CAR LES NAZIISLAMISTES DU NOM DE KOUACHI, D’ABDESLAM, DE COULIBALY, ETC.. S’EN CHARGERONT ET FERONT ENSUITE REGNER LA CHARIA.

    7. Jacques B.

      Vous avez bien résumé les choses, Mme Marrache : les responsables de l’UE cherchent, avec cette critique d’Israël, à détourner l’attention des graves problèmes que connaît l’UE, et qui ne tarderont pas à leur exploser à la figure.

      C’est une technique vieille comme le monde, de détourner l’attention du peuple.
      Dans la Bible, il en est même parlé dans le passage concernant le bouc chassé dans le désert, après avoir été symboliquement chargé des péchés de la communauté : le fameux bouc émissaire.
      Et le bouc émissaire de beaucoup de dirigeants, politiques ou religieux, depuis de très nombreux siècles, ce sont justement les Juifs.
      Pas étonnant donc que les dirigeants antisémites de cette Europe en perdition accusent encore une fois l’État juif de tous les mots.
      C’est de l’antisémitisme ordinaire déguisé en critique politique, mais cela n’en est pas moins de l’antisémitisme ordinaire.

    8. Beaudevant

      Nos vertueux politiciens siégeant à Bruxelles s’évertuent à faire de l’Europe un espace ouvert appartenant à tout le monde ( c’est-à-dire à personne) en faisant disparaître la spécificité des peuples qui la composent au profit d’un communautarisme qui favorise essentiellement tout ce qui relève de l’Islam .Une sorte d’immense auberge espagnole où le multiculturalisme deviendrait la valeur suprême du moment qu’il ne soit pas blanc pas juif et pas chrétien.
      Il fut un temps où certains voulaient inscrire dans le marbre de la Constitution Européenne le caractère judéo-chrétien de l’Europe. Toutes les forces de gauche se sont opposés à ce projet : pour notre plus grand malheur.
      Le gouvernement israélien a mille fois raison de promulguer la loi de l’Etat-Nation.C’est une question de survie de ce pays.

    9. Cyrano

      ISRAEL état nation du peuple juif «  » Quel gros mot «  » tous des faux culs.
      Allez donc dans les pays frères et vous verrez le sort des incroyants que nous sommes. Les dirigeants européens nous prennent pour des billes ZARMA chez les cousins l’aparthaid n’existe pas, s’il ne l’ont pas vu c’est qu’ils ont de la merde dans les yeux. Toute cette hypocrisie me donne la nausée.
      S’ils n’aiment pas ISRAEL c’est pas grave, c’est leur problème.—

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