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Tsahal a humilié les Gardiens de la révolution islamique iranienne (CGRI), symbole de la force iranienne


Tsahal a humilié les Gardiens de la révolution islamique iranienne (CGRI), symbole de la force iranienne

Sept conseillers militaires iraniens ont été tués dans la récente attaque israélienne contre un aéroport syrien. Le puissant corps des Gardiens de la révolution de l’Iran (CGRI) a été humilié par L’Armée de défense d’Israël. Deux avions israéliens ont lancé huit missiles contre la base militaire T4, à Homs, le 9 avril 2018. Le (CGRI) a été humilié aussi durant la guerre Iran-Irak (1980-1988). 

L’Iran a condamné la frappe réalisée par deux avions israéliens contre une base militaire syrienne, qualifiant les actes d’Israël d’agression et de «violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie»

La télévision syrienne officielle affirme que les missiles ont été tirés par des chasseurs F-15, sans fournir plus de détails. Israël a frappé le territoire syrien plus de 100 fois depuis 2012, principalement pour détruire des convois d’armes destinés au groupe militant libanais Hezbollah qui combat aux côtés du régime syrien.

 

Cette attaque a visé la composante aérienne des Gardiens de la révolution de l’Iran (CGRI) la base militaire T4, à Homs. Cette branche compte en Iran environ 5 000 hommes, ainsi que des centaines de techniciens. Les effectifs des Pasdaran en total est estimé à environ 150 000.

A l’origine, la section aérienne du (CGRI) n’est pas une unité combattante mais consiste à transporter des officiels du régime ainsi que du matériel sensible. Cependant, elle développe désormais des missiles sol-sol et sol-mer et a la charge de les utiliser en cas de nécessité.

La principale crainte de la communauté militaire en Israël concerne la possibilité que les ingénieurs iraniens en Syrie aient fait adapter des drones  suicides pour lancer contre la population israélienne.

La section aérienne du (CGRI) a soutenu le Hezbollah libanais par des conseils stratégiques, par du matériels volants et du personnel militaire. Plus de 3 000 membres du Hezbollah auraient été formés par les Pasdaran.  Elle soutient aussi le mouvement terroriste du Hamas et l’Organisation du Djihad Islamique.

Une humiliation pour le régime iranien 

«Israël a profité de la situation tendue», a commenté pour Hassan Shemshadi, ex-correspondant militaire de la télévision publique iranienne en Syrie et en Iran.

«L’Iran a essuyé des pertes dans cette attaque: nos conseillers militaires […]ont été tués. Il est encore difficile de dire si les Israéliens savaient que nos militaires se trouvaient sur l’aérodrome […], mais on ne peut pas exclure cette hypothèse», a précisé M.Shemshadi.

«Les Israéliens visaient plusieurs objectifs en attaquant la base T-4. L’un d’entre eux est de se venger de l’armée syrienne pour le chasseur F-16 abattu en février dernier, le premier cas où la défense antimissile syrienne a pu porter un coup dur aux chasseurs israéliens», a indiqué l’expert.

Le sang des Iraniens ne restera pas impuni, ajoute-t-il. Il se peut que pour l’instant, Téhéran fasse preuve de retenue et n’attaquer pas Tel Aviv du jour au lendemain. Mais il ne restera pas sans réaction, assure l’expert. «Chaque chose en son temps», dit-il.

Origines historiques et idéologiques du (CGRI), à la solde du pouvoir du clergé chiite 

Le CGRI s’est peu à peu imposé comme la principale organisation paramilitaire du régime islamique, sa prédominance n’était pas si évidente au lendemain de la Révolution iranienne.

Créé en 1979 par l’ayatollah Khomeini, le Corps des Gardiens de la révolution islamique, à l’origine paramilitaire, n’a cessé de diversifier ses missions et d’accroitre son soutien pour le terrorisme dans la région

À peine quelques semaines après la proclamation du nouveau régime, Khomeini fait établir par un décret du 5 mai 1979 le Sepah-e Pasdaran-e Enghelab-e Islami (littéralement, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique). Désignés comme les Pasdaran (du persan « pasdar », gardes ), ses membres sont chargés de plusieurs missions officielles, telles que combattre les contre-révolutionnaires, lutter contre l’influence de puissances étrangères en Iran…

Dès lors, la section 3 de la Constitution de la République islamique scinde les forces armées du nouveau régime en deux corps, l’Artesh (l’armée traditionnelle) et les Pasdaran (les Gardiens de la Révolution).

Choisis parmi les individus les plus fidèles à la République islamique, les Pasdaran doivent se charger de protéger les acquis de la Révolution, alors que l’Artesh est censée, comme toute armée nationale, assurer la sécurité du pays en défendant son intégrité territoriale.

Créé par et pour la République islamique, le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) reflète ses idéaux et son symbolisme chiite. Afin de mener à bien les objectifs qu’il s’est vu confier, le CGRI se doit de devenir une formation à dimension religieuse. Au-delà de leurs qualités proprement militaires, ses membres sont recrutés selon leur piété et leur adhésion sans faille au régime de Khomeini. Si le vert est choisi comme couleur de l’uniforme des Pasdarans, ce n’est par tradition – le vert est couramment utilisé pour les uniformes militaires – mais bien comme référence au Prophète et à l’islam.

Enfin, toute une mythologie des premiers temps du chiisme est mobilisée afin d’inscrire le CGRI dans la continuité de l’histoire de cette branche de l’islam. La célébration annuelle des Pasdaran s’effectue le jour de la naissance de l’imam Husayn, second fils d’Ali mort en martyr en 680, lors de la bataille de Kerbala contre le califat omeyyade. Symbole de la lutte contre l’injustice et les puissances sunnites, cette figure historique est largement évoquée pour légitimer les Pasdaran.

Le (CGRI) a été humilié aussi durant la guerre Iran-Irak (1980-1988)

Initiée par le dirigeant irakien Saddam Hussein, la guerre est une immense épreuve pour le (CGRI).Les forces iraniennes subissent de lourds revers, et l’armée irakienne parvient à envahir l’Iran en septembre 1980.

Parallèlement, le régime iranien est affaibli par des troubles internes. En réponse à un attentat contre le QG du parti de Khomeini fomenté par le parti marxiste MEK en février 1981, les Bassidj exécutent 7 000 de ses membres.

Ecartés du front irakien car jugés trop inexpérimentés, les miliciens Bassidj s’occupent donc avec zèle de la sécurité intérieure.

Cependant, face aux déboires de l’Artesh (les forces militaires classiques), les Bassidj vont finalement être envoyés sur les champs de bataille. L’objectif est de compenser le manque de formation et d’équipement des miliciens par leur jeunesse, leur ferveur religieuse et leur nombre considérable (environ 200 000 individus ). Hojjet el-Eslam Salek, à la tête des Bassidj, estime  l’époque à que les tactiques militaires conventionnelles sont révolues et que ses miliciens ont inventé avec brio « l’art de la guerre islamique. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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  • 7 thoughts on “Tsahal a humilié les Gardiens de la révolution islamique iranienne (CGRI), symbole de la force iranienne

    1. Asher Cohen

      Près d’une semaine après les coups reçus, les iraniens ne bougent pas. Ils n’avaient manifestement pas de riposte prévue. La défense sans contre-attaque ce n’est pas de la défense. On observe donc le génie stratégique islamique à l’œuvre. Après-tout, les arabes disent: « comme est la porte de la maison, la maison est ». Nous ne devons jamais sous-estimer l’ennemi, mais il semble que l’iran c’est: « grande gueule et pisse pas loin ».

    2. Moka

      Les agressions du régime sioniste ne resteront pas impuni à dû promettre les dirigeants de l état terroriste islamique d Iran .À force de souffler sur les braises ont fini pas s y brûler. Bravo aux glorieux héros.

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