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Face à la politique délibérée de terreur des turcs, plus de 225 000 civils kurdes ont quitté Afrin


Face à la politique délibérée de terreur des turcs, plus de 225 000 civils kurdes ont quitté Afrin

Selon les responsables kurdes, les habitants de la ville d’Afrin n’avaient plus  d’accès à l’eau et à la nourriture. L’évacuation de civils via le couloir humanitaire sécurité par les forces kurdes continue dans le nord de la Syrie. Le nombre de civils ayant quitté Afrin a dépassé 225 000 personnes. A 10h du matin, heure de Jérusalem ce mardi 20 mars 2018, plus de 250 000 personnes ont déjà quitté, du côté ouest la ville d’Afrin. L’évacuation est toujours en cours en direction des territoires tenus par les Kurdes.

En outre, plus de 30 tonnes d’aide humanitaire ont été livrées par les associations kurdes pour les civils qui avaient quitté la région. On y trouve des couvertures, des matelas, des draps et des produits alimentaires. Selon les chefs kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), tout le nécessaire serait fait pour garantir la sécurité des civils.

Hevi Mustapha, un des leaders kurdes a déclaré: « Les personnes qui ont une voiture dorment dedans et celles qui n’en ont pas, dorment avec leurs enfants, sous les arbres. » Mustapha raconte qu’il existe toujours à Afrin, des civils qui sont exposés aux menaces venant des groupes dirigés par la Turquie.

Les forces dirigées par les Turcs ont réussi à s’emparer hier, 18 mars, du centre de la ville d’Afrin dans le nord de la Syrie et à achever le contrôle de la région après huit semaines de combat et le retrait des miliciens kurdes.

La résolution 2401 adoptée par l’ONU exige que les parties en conflit cessent les affrontements et assurent une trêve humanitaire d’au moins 30 jours sur l’ensemble du territoire syrien, mais les soldats turcs continuent leurs pilonnages. La Turquie a lancé le 20 janvier une opération militaire en territoire syrien dans le but de déloger de l’enclave d’Afrine les kurdes, qu’elle voit comme une menace à ses frontières. Mais les YPG ont aussi été un précieux allié de la coalition internationale emmenée par Washington dans la lutte contre Daech.

L’armée turque est entrée dans Afrin quasiment sans le moindre combat. Avec le quasi-encerclement de la ville, les bombardements aériens et les tirs d’artillerie se sont intensifiés ces derniers jours, les turcs ont provoqué la mort de centaines de civils dont 16 dans une frappe contre le principal hôpital d’Afrin.

Récemment, la déclaration de guerre du régime turc contre le canton d’Afrin, l’occupation de nombreux villages en collaboration avec ses mandataires comme Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes et les restes de Daesh, et le bombardement aveugle d’Afrin, ont fait des centaines de blessés et de morts parmi les civils, principalement des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Malgré ces attaques barbares et les bombardements incessants d’avions militaires de combat, d’artillerie lourde et d’autres technologies militaires sophistiquées, les Unités de protection du peuple (YPG), les Unités de protection des femmes (YPJ) et les autres unités de défense des Forces démocratiques syriennes (FDS) font preuve d’une grande résistance. Ces forces de défense reçoivent le soutien des habitants du canton d’Afrin.

La Turquie continue le bain son agression à Afrin, en violation de la résolution de l’ONU sur le cessez-le feu !

 

La Turquie applique une politique délibérée de terreur contre les Kurdes.

L’Etat turc ne cache pas ses intentions d’éradiquer l’existence du peuple kurde. L’agression militaire disproportionnée et non provoquée contre Afrin est une preuve évidente. Ankara ne supporte pas de voir la démocratie directe et le modèle du confédéralisme démocratique mis en œuvre au Rojava!

L’Etat turc a fait de toutes les régions du Kurdistan occidental, de Dêrikê à Afrin, une cible de son occupation. La Ligue des États arabes  refuse de dénoncer l’occupation turque de Afrin ou de prendre des mesures concrètes pour retirer les forces militaires turques des territoires syriens.

L’agression criminelle contre Afrin représente une nouvelle phase de la guerre de l’Etat turc contre le peuple kurde. Cette invasion génocidaire est menée sous les yeux de toute l’humanité. Elle ne serait pas possible sans la complicité des grandes puissances. Effarée par la résistance héroïque des Kurdes dans la lutte contre Daesh à Kobanê, la Turquie a brutalement rompu le processus de paix et semé la terreur dans la région kurde de Turquie qui a vécu d’atroces violations des droits humains au cours des deux dernières année, avec des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Aujourd’hui, la guerre contre les Kurdes s’intensifie, avec l’invasion  du territoire syrien par l’Etat turc. Les crimes de guerre contre le peuple kurde à Afrin sont des crimes contre l’humanité. La cruauté turque, ce que les Kurdes considèrent comme de la haine pure envers leurs enfants, a été incarnée par  la combattante l’exhibition du corps mutilé d’une combattante kurde qui s’appelait Barîn Kobanê. Elle avait 23 ans et portait l’uniforme des unités féminines des forces kurdes. Les réseaux sociaux kurdes ou pro-kurdes ont largement diffusé les images, ainsi que des photos de la combattante. La jeune femme avait combattu contre le groupe État islamique.

Un responsable kurde syrien a déclaré que la guerre contre les turcs était entrée dans une nouvelle étape.

Ce dimanche 18 mars, Othman Cheikh Issa, coprésident de l’autorité exécutive d’Afrin, a déclaré dans un communiqué télévisé que la guerre contre les Turcs était entrée dans une nouvelle étape.

« Les forces turques ont attaqué Afrin et l’ont occupée pour en déloger les Kurdes. Désormais, nos soldats cesseront de mener un combat direct et se lanceront dans une guérilla. Les forces kurdes seront désormais un véritable cauchemar pour les Turcs », a déclaré Othman Cheikh Issa.

Il a souligné que les Kurdes résistaient toujours dans certaines de leurs positions face aux turcs.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé que les forces kurdes avaient été entièrement délogées d’Afrin et que les drapeaux de la Turquie et ceux de l’Armée syrienne libre (ASL) avaient déjà hissé partout à Afrin.

La Turquie a lancé, le 20 janvier, une offensive terrestre et aérienne dans le nord de la Syrie, baptisée « opération Rameau d’olivier », contre les zones kurdes. De son côté, le gouvernement syrien a condamné vivement l’intervention militaire de la Turquie dans le nord du pays, y voyant « une violation flagrante de sa souveraineté », étant donné qu’Afrin faisait partie intégrante du territoire syrien.

Plus de 150 000 civils ont quitté Afrin au cours des trois derniers jours, par crainte des raids aériens et des tirs d’artillerie de l’armée turque. l’armée et la police turques continuent les arrestations nocturnes, la violence physique, la coercition et les menaces contre les jeunes kurdes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 7 thoughts on “Face à la politique délibérée de terreur des turcs, plus de 225 000 civils kurdes ont quitté Afrin

    1. michel boissonneault

      aucun médias diffuse ce drame humain …. car ils ne sont pas palestinien mais si le Tsahal serait responsable de ce génocide alors les médias ferait leur travail

    2. alauda

      Les Kurdes célèbrent le Newroz durant la semaine du 21 mars et le considèrent comme la fête la plus importante de l’année. Le mythe associé à cette fête insupporte tellement le grand turc qu’il envoie les loups gris de sa tyrannie.

    3. LeClairvoyant

      Face aux milliers de kurdes morts, blessés et 2 250 000 chassés de leurs villes et villages, (l’Europe rigole avec les turcs), encore un génocide comme l’arménien, il y a juste un siècle, car la Turquie dit vouloir tuer et chasser les 2,5 millions de kurdes de sa frontière.
      Si l’armée de l’Espagne chassèrent tous les catalans et les basques de la France, parce qu’ils sont complices avec les basques et catalans du séparatisme et des attentats ; la France et l’Europe rigoleraient moins. Et il y a des centaines de conflits frontaliers dans le monde plus graves, que ces qui dit avoir la Turquie avec les kurde syriens! Ce du massacre, une armées moderne d’un pays de 80 millions d’habitants contre une région autonome syrienne de 2,5 millions d’habitants sans chars, sans avions, etc. c’est un autre génocide. Et l’ONU a les yeux rivés sur Israël, voir si chasse les faucons !

    4. michael

      merci pour cet article ,une pensee aussi pour les blancs d afrique du sud qui se font spolier leur terre et risquent de se faire assassiner

    5. Jacques B.

      Erdogan reproduit ce que son maître Hitler a fait avant lui, et le monde, une nouvelle fois, laisse faire…

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