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Une Caroline de Haas « sur deux ou trois » dit n’importe quoi


Une Caroline de Haas « sur deux ou trois » dit n’importe quoi

Impliquée dans l’affaire Darmanin, la néo-féministe Caroline de Haas a le vent en poupe. Pour mener sa guerre des sexes, elle n’hésite pas à cracher sur la justice et l’Etat ou à affirmer « qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur ».

L’affaire Weinstein, qui au départ ne concernait que le très particulier milieu d’Hollywood dans ses liens avec le Parti démocrate américain, a débouché sur une déflagration qui secoue le monde anglo-saxon et l’Europe de l’Ouest. Ce qui fut présenté comme une « libération de la parole des femmes », confrontées à une violence masculine massive, a immédiatement embrayé sur une véritable « guerre des sexes » faisant voler en éclats non seulement la décence ordinaire mais mettant aussi dangereusement en cause des règles et des principes qui régulent une société démocratique et peuvent être très justement considérés comme des acquis de civilisation.

Pour Caroline de Haas, l’Etat est « complice de crimes de masse »

Tous ceux qui ont émis des réserves lors du lancement des campagnes #BalanceTonPorc et #MeToo ont été prestement disqualifiés, moqués, insultés. Et pourtant, comme la nuée l’orage, ces campagnes portaient en elles les catastrophes culturelles, sociales et liberticides auxquelles nous sommes confrontés. Cela va de la mutilation des œuvres artistiques à la façon des talibans, aux délires suédois qui font de l’acte sexuel un viol par définition jusqu’à la preuve « d’un consentement explicite ». En passant par les demandes gravissimes de responsables d’institutions publiques de renversement de la charge de la preuve en matière pénale. Comme Jacques Toubon, « défenseur des droits » demandant instamment que l’on viole ce qu’il est chargé de défendre ! Et l’utilisation de fantasmagories de charlatans, comme dans l’affaire Flavie Flament, pour justifier l’abandon de principes pénaux séculaires.

Comment s’étonner alors, lorsque la simple raison a déserté le champ du débat, que des gens comme Caroline de Haas ou d’autres militantes du néo-féminisme prédateur et violent se livrent à des débordements ahurissants. La cofondatrice d’Osez le féminisme a organisé avec l’affaire Darmanin une manipulation détestable, méritant peut-être que le parquet examine de plus près quel a été son rôle dans le dépôt de la plainte, désormais classée sans suite. Probablement inquiète pour la prospérité de son petit business, elle n’hésite pas, par ailleurs, à accuser l’État d’être « le complice de ces crimes de masses que sont les viols ». Comme d’habitude en assénant des statistiques fantaisistes selon lesquelles une femme sur deux aurait été agressée sexuellement, et un homme « sur deux ou trois » serait un prédateur sexuel !

Ce sont ses sœurs de lutte qui, déchaînées par l’organisation d’un colloque plutôt favorable sur le phénomène #BalanceTonPorc à l’EHESS, appellent à empêcher sa tenue, y compris par la force – tout autre parole que la leur étant inacceptable – et, nervis excités, elles envahissent l’amphithéâtre pour s’y livrer à la violence et l’intimidation.

Marlène Schiappa met un pied dans le plat

Les inconséquences de Marlène Schiappa n’aident pas. Dans l’affaire Daval, elle est intervenue de façon tout à fait intempestive, en violation du principe de la séparation des pouvoirs, pour donner son avis sur la conduite d’un dossier judiciaire. Mais le plus grave n’a pas été relevé. La secrétaire d’Etat a contesté, dans leur principe, les moyens de défense développés par les avocats du mis en examen. C’est-à-dire qu’elle considérait comme intolérable la liberté du choix de leurs arguments. Elle s’indignait du fait que des considérations sur la personnalité de la victime aient été avancées par la défense, ce qui reviendrait, selon elle, à « légitimer les féminicides ».

Quelle est cette folie ? En oubliant opportunément les incroyables mensonges du lobby féministe dans l’affaire Sauvage, pour excuser un meurtre en faisant de son auteur une victime, madame Schiappa veut-elle que l’on abandonne un des principes intangibles du droit pénal ? Ce principe, c’est celui de la personnalité des crimes et des peines : l’on juge des faits particuliers et des hommes (ou des femmes) particuliers. Il est du devoir du juge d’examiner tout ce qui lui est soumis, et notamment les circonstances dans lesquelles un drame a pu se dérouler, celles du passage à l’acte. Interdit de se défendre, interdit d’expliquer, et par conséquent interdit de comprendre ? Eh bien désolée, madame la secrétaire d’Etat, si on peut lyncher, dans ce cas il est impossible de juger.

La délation appelle la délation

Ces exemples le démontrent : l’entreprise de délation générale et particulière initiée par #BalanceTonPorc ne pouvait déboucher que sur cette catastrophe. J’ai beaucoup entendu, au début de la campagne, qu’il y avait peu de noms jetés en pâture et que la dénonciation serait pédagogique par son caractère général. Cela n’est pas sérieux. Dès lors que l’on fait de la délation un instrument d’ingénierie sociale, comment imaginer que l’on va se contenter de dire « moi aussi » sans aller plus loin ? Dans un tel mouvement collectif, avec ses effets d’entraînement, d’émulation et de surenchère, il faut désigner les coupables. D’abord un groupe, les hommes et leur patriarcat, puis des individus. Cela se passe toujours ainsi. Devenant un acte social valorisé, la délation appelle la délation. Sait-on que le plus grand nombre de lettres de dénonciation envoyées à la Gestapo pendant la dernière Guerre mondiale, l’a été pendant la dernière année d’occupation alors que la défaite de l’axe était inéluctable ?

Le grand déballage, ensuite, ne pourra générer que de la frustration. Les méchants sont désignés et, par conséquent, il faut les punir. L’envie de pénal qui traverse nos sociétés, nous confronte pourtant sur les questions de sexe à une énorme contradiction. La justice pénale obéit à des objectifs et des règles qui font que l’appréhension d’une partie de ce qui relève de la « délinquance sexuelle » est extrêmement difficile. Dans ce domaine, il faut d’abord rappeler que prétendre que les viols ne sont pas sanctionnés par la justice est une baliverne. Désormais, grâce aux progrès de la police scientifique, les principales infractions peuvent être établies et sanctionnées, et ce en respectant les règles du débat contradictoire. Il faut savoir aussi que les crimes de viol occupent actuellement la moitié des sessions d’assises dans notre pays, et font l’objet d’une répression sévère.

Le gloubi-boulga néo-féministe ne rend ni service ni justice

En revanche, ce dont on nous parle aujourd’hui, avec d’ailleurs des degrés de gravité variables, ce sont les zones grises, celles « du parole contre parole », de la subjectivité, de la culture et de ses évolutions. Et ce sont ces situations particulières que le néo-féminisme veut à tout prix criminaliser, en amalgamant harcèlement et agression sexuels avec le crime de viol. L’abandon des échelles de gravité, pourtant prévues par le code pénal, permettant toutes les manipulations. Il faut donc être clair, on ne peut pas s’en remettre uniquement et de cette façon à la justice pour traiter ce qui relève d’autres modes de régulation sociale. Essentiellement pour deux raisons :

– Donner à la justice l’objectif d’assouvir la haine des hommes et la volonté de pouvoir du néo-féminisme, est une impasse démocratique car cela ne peut se faire que par l’abandon des principes fondamentaux des libertés civiles. Les magistrats sont là pour veiller au contraire à leur respect, les accuser pour cela de « complicité avec des crimes de masse » est simplement une ignominie.

– Ceux qui sont victimes d’accusations infondées sont particulièrement désarmés. Ils sont d’abord soumis à des lynchages médiatiques terriblement violents, dont aucune procédure judiciaire efficace ne peut préserver. L’action en « dénonciation calomnieuse » à l’encontre des accusateurs est simplement un leurre. Quant aux interminables procédures de diffamation, elles ne débouchent, au mieux, que sur des réparations symboliques, et ne peuvent en aucun cas être dissuasives. Pierre Joxe et Gérald Darmanin vont en faire l’expérience. David Hamilton ne pourra pas, âgé de 83 ans et poussé au désespoir, il a préféré se suicider.

Game of thrones

Mon amie Marcela Iacub a identifié une partie du problème : « Ils (les néo-féministes) pensent que les femmes sont des êtres différents et que leur émancipation passe avant tout par des sanctions pénales et civiles appliquées contre les hommes. Pour eux, il n’y a pas d’autre horizon politique que la violence institutionnelle ».

L’enjeu n’est pas l’émancipation Marcela mais, comme d’habitude, le combat pour le pouvoir, et ce qui l’accompagne. Avec des méthodes dont on sait très bien sur quoi elles peuvent déboucher…

Causeur





Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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  • 10 thoughts on “Une Caroline de Haas « sur deux ou trois » dit n’importe quoi

    1. sarah

      Il n’y avait pas d’autres portraits de féministes à mettre sur ce site que l’islamo- gauchiste Caroline de Haas ??? Si ce site compte me faire pleurer sur le sort des hommes qui violent, il n’y arrivera pas. S’il y a des femmes violées ou agressées (des milliers par jour dans le monde), c’est que de l’autre côté, il y a des salopards d’hommes violeurs et agresseurs.
      Précisez s’il vous plait si vous êtes un site pro-« mâle » dans l’intitulé : si c’est le cas, c’est sûr que je ne viendrais plus et que vous perdrez ainsi toutes les femmes touchées par le viol et qui sont pourtant pro-israëliennes.

      PS : C’est une saloperie de « mâle » du FLN qui a violé ma mère devant moi à quatre ans, pas un clébard, un bélier ou un cheval.
      Aux BAFTA, « Three BIllboards » a remporté beaucoup de prix : cela me plaît.

    2. Salmon

      Elles m ont gavées ces féministes à la noix
      C l islam !!! Et islamos gochos
      Ah mais la les connasses vous dites rien ?

    3. sarah

      Ma mère de parents juifs russes avait suivi mon père pied-noir juif d’Algérie en « vacances » en France, un type qui ressemblait à Zemmour si ce n’est le nez qui était plus petit, dans ses folles aventures algériennes et elle a payé le prix fort, celui du viol; du coup, elle s’est débarrassée de lui et est rentrée en France avec moi pour connaître la misère la plus noire parce qu’à l’époque, peu de femmes avaient appris un métier. Et les français de France ne nous ont pas aidé : juives, pieds-noires, femmes, c’était trop pour eux; entre les gauchistes qui ne voyaient en nous que des colonisateurs et ceux de droite, que des pieds-noirs juifs maghrébins, il fallait serrer les dents et continuer ; je ne remercierai jamais assez mon institutrice de CM2, de parents immigrés polonais, qui s’est bagarrée pour nous faire accéder à un logement décent et à des aides pour la nourriture, les vêtements et quelques meubles.

    4. sarah

      La mère de mon gendre a fait de son fils un féministe. Avoir 20 ans et aller à l’Université dans une vieille guimbarde dans un Etat où il y a dix fois plus d’arbres que d’habitants et où rode un monstre nommé (si on peut nommer ces déchets-là) Ted Bundy, cela vous vaccine une femme aussi pour tous les soirs, à la nuit tombée, où vous avez traversé ces forêts avec la peur au ventre quand certaines jeunes filles de votre Comté disparaissaient.

    5. alauda

      Florence Rault est avocate, « spécialisée dans la protection de l’enfance et la délinquance sexuelle ». Il me semble que ce qu’elle reproche à ce néo-féminisme tel qu’une de Haas le claironne avec des statistiques qui ne sortent que de sa tête, c’est d’une part « l’abandon des échelles de gravité » et d’autre part le recours au tribunal de l’opinion.

    6. sarah

      Je donne une information très importante qui CONFIRME QU’UN HOMME SUR TROIS AU MOINS EST SOIT UN DELINQUANT SEXUEL, SOIT UN CRIMINEL SEXUEL : je déteste certes l’islamo-gauchiste Caroline de Haas, fan de l’islamosphère, qui défend les femmes en fonction de l’origine des violeurs car elle n’a pas du tout défendu les jeunes allemandes de Cologne en janvier 2016 car leurs violeurs étaient majoritairement maghrébo-musulmans et cela, c’est monstrueux et vous ôte toute crédibilité à jamais mais elle n’a pas tort quand elle annonce ces statistiques : dans un sondage Ifop d’hier, 43 % des femmes disent avoir été agressées sexuellement et 12 % DES FEMMES VIOLEES. CE QUI FAIT 55 % DES FEMMES ABUSEES CERTAINEMENT PAR AU MOINS UN TIERS D’HOMMES, le plus souvent dans le voisinage (le cas de ma mère alors que mon père était allé se soûler la gueule avec des potes) et dans la famille.
      J’en ai fini avec ce site : il prend parti pour les machos et c’est une ligne rouge pour moi car cet article de Causeur ne concernait ni l’antisémitisme musulman ou néo-nazi, ni Israël, ni l’Islam radical, ni le terrorisme islamiste, ce qui doit être la ligne éditoriale d’Europe Israël. Etre un site politiquement de droite pour moi qui suis apolitique et/ou machiste, très peu pour moi.

      PS : Tant qu’à Hulot et Darmanin, pour moi, ce sont des violeurs doublés de menteurs couverts par Macron et Philippe et Schiappa qui les soutient décrédibilise elle aussi la cause des femmes qu’elle est censée défendre mais cette pauvre fille sue par tous ses pores l’idiotie la plus débile.

    7. alauda

      Par ailleurs, un agresseur sexuel ne se contente pas d’agresser une seule femme. Quand on en repère un, par exemple sur un lieu de travail, plusieurs femmes sont susceptibles d’avoir eu à des degrés divers affaire à ses comportements déplacés inadmissibles.

      Les statistiques de Caroline de Haas sont totalement erronées : à partir du chiffre d’une femme abusée sur deux, on ne peut pas extrapoler qu’un homme sur deux ou trois soit un agresseur, pour la raison invoquée précédemment. Combien de femmes abusées ont eu affaire à des récidivistes ?

      En outre, C. de Haas ne tient même pas compte de la proportion non négligeable des hommes qui, n’éprouvant aucune attirance pour les femmes, ne sont pas suspects de les agresser sexuellement. Combien sont-ils en proportion ?

      Le féminisme a apporté beaucoup de choses à la condition des femmes. Mais le néo-féminime visant à frapper d’ostracisme le masculin se fourvoye dans l’escroquerie intellectuelle. Résoudre un système de 1 équation à 2 inconnues, c’est impossible.

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