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Le Kurdistan syrien : la débâcle de l’armée turque se poursuit


Le Kurdistan syrien :  la débâcle de l’armée turque se poursuit

L’armée turque a foncé tête baissé dans le piège qu’elle s’est elle-même tendu.

Les occupants turcs mènent depuis le 20 janvier 2018, une grande agression, une invasion meurtrière, une guerre unilatérale contre Afrin, une region kurde dans le nord de la Syrie. Ils ont fait des centaines de morts parmi les civils et blessés.

Mais cette invasion des plus meurtrières nommé par les turcs  l’opération « Rameau d’olivier », n’a pas réalisé ses objectifs. Ces derniers n’en sortiront pas victorieux. Selon les médias turcs, plus de 6 000 militaires turcs y participent. Depuis un mois ils continuent à bombarder par le ciel les villages et cités dans l’enclave d’Afrin et la résistance kurde continuera à tirer sur leurs chars et leurs soldats sur le sol.

11 morts et blessés, tel est le bilan des pertes du 11 février 2018 au sein de l’armée d’occupation turc. Des informations font état aussi que la même journée, trois généraux turc ont été kidnappés dans une embuscade organisée par une cellule kurde armée.

Des sources militaires font état de l’intensification des combats opposant les combattants kurdes, pour expulser de leur pays l’agresseur turc et ses mercenaires de l’Armée syrienne libre (ASL). Les sources militaires parlent également de la destruction de deux véhicules blindés des turcs sur la côte Est de l’enclave kurde d’Afrin.

Cette région, située à la frontière entre la Turquie et la Syrie, est dominée par le groupe kurde du Parti de l’Union démocratique (PYD) dans le nord-ouest de la Syrie.

Les avions de l’armée de la Turquie ont bombardé deux fois la ville de Afrin cette nuit et quatre fois la zone des villages de Saar Najkeh et d’Arabiwiran avant de s’envoler pour la côte Est

Dans le village de Haj Iskandar, au sud d’Afrin, les unités d’arrière-garde kurdes et leurs alliés ont repoussé plusieurs attaques des agresseurs turcs, exterminant un certain nombre des mercenaires de l’Armée syrienne libre(ASL),.

Le Parti de l’Union démocratique syrienne (PYD) ainsi que les Unités de protection du peuple (YPG) ont déversé un feu nourri sur les positions des mercenaires arabes alliés des turcs dans le sud d’Afrin et ils ont détruit un blindé turc blessants toutes les personnes à bord.

Au nord de la ville de Jandairis – l’un des plus grands centres de population de la région d’Afrin et, vraisemblablement, un bastion pour les forces kurdes, un camp des turcs a également été visé par les unités kurdes. Un missile téléguidé a frappé et détruit un convoi militaire turc .

Dans ce droit fil, des affrontements ayant eu lieu entre les militants kurdes et l’armée turque assistée de dizaines de mercenaires syriens, lesquels sont tous morts à l’issue de ces échanges de tirs survenus dans la zone comprise entre la ville de Azaz et d’Afrin.

Lors de ces affrontements avec les forces kurdes, les militaires turcs ont essuyé de cuisantes défaites et, en dépit du fort appui aérien de leur aviation, qui a effectué des frappes dans la zone comprise entre Azaz et Afrin, ils ont subi de lourds dégâts humains et matériels

Baptisée « Rameau d’olivier », l’offensive militaire, dirigée par le général turc Metin Temel, le chef de la seconde armée, est aussi menée depuis Azaz, la ville syrienne sous contrôle turc à l’est d’Afrin. Au total, 20 000 hommes de l’ASL sont aux avant-postes de l’opération, qui vise en priorité les aérodromes de Tall Rifaat et de Mannagh. Partout où les blindés turcs pénètrent, ils sont suivis par les véhicules 4 × 4 transportant les mercenaires de l’ASL.

Les Turcs disent ne pas vouloir entrer dans Afrin afin d’éviter les pertes civiles mais plutôt d’en faire le siège pour en déloger les YPG.

« Afrin est un cimetière pour Erdoğan », pouvait-on lire sur des banderoles au cours d’une manifestation dans cette ville. Les manifestants ont réclamé la fin de l’occupation turque de la province d’Alep.

Une militante kurde syrienne, entre Azaz et Afrin

A Afrin, des centaines de femmes kurdes ont protesté contre l’offensive militaire turque et contre le soutien de la Turquie aux terroristes.Ces femmes kurdes ont appelé aussi les institutions internationales à leur apporter de l’aide.

Le district d’Afrin abrite environ 500 000 civils, une population qui a doublé avec les réfugiés qui ont fui les combats sévissant dans les autres régions syriennes. La plupart du temps épargné par cette violence, le district est protégé par les YPG.

Un certain nombre de missiles turcs ont visé Le temple de Ain Dara ou Ayn Dara, un lieu historique néo-hittite datant du Xe siècle av. J.-C en Syrie.

Le 26 janvier 2018, les vestiges du temple sont touchés par des frappes aériennes de l’armée turque, lors de la bataille d’Afrine. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), « l’ampleur des destructions est de 60% » .       Ce lieu se situe à 67 km d’Alep, à 10 km des ruines de l’Église Saint-Siméon-le-Stylite.

Les forces kurdes se défendent. Leurs unités ont tiré plusieurs roquettes sur Reyhanli, la ville turque de la région du Hatay, de l’autre côté de la frontière. Une personne a été tuée et 32 blessés ont été admis à l’hôpital de Reyhanli, selon le maire de la ville, Hüseyin Sanverdi.

Certaines élites politiques et militaires étaient parvenues à la conclusion que la supériorité militaire de la Turquie serait suffisante pour déclarer la guerre.Il n’était donc pas nécessaire de préparer le pays à la guerre ni même de rechercher activement la voie vers des accords stables et à long terme avec leurs voisins kurdes.

Les YPG coopèrent avec la coalition occidentale au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), le fer de lance de la lutte contre les djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI).

Un drone, un hélicoptère militaire et un avion de combat de l’aviation turque se sont écrasé

Les Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis, ont fait état de la destruction d’un drone d’espionnage turc dans la région d’Afrin au nord de la Syrie. Les FDS auraient pris pour cible un drone turc dans le village de Qodhiyah, dans le district d’Afrin.

« Nous avons réussi à abattre, le 12 février, un drone d’espionnage turc au-dessus d’Afrin en Syrie », a annoncé le bureau d’information des FDS.

Les Unités de protection du peuple avaient déjà pris pour cible le 10 février un hélicoptère militaire turc- en photo dans la localité de Rajo dans le rif d’Afrin et la mort 8 soldats.

Selon certaines sources, l’appareil turc aurait été abattu par la DCA syrienne dans la localité de Rajo, à moins de 30 km d’Afrin, située à la frontière entre la Turquie et la Syrie, localité où l’offensive turque a été repoussée par l’armée syrienne et ses alliés.

Des sources locales à Izmir, une ville turque située sur la côte de la mer Égée, ont fait part ce vendredi 16 février 2018 du crash d’un avion de combat de l’aviation turque, en plein vol d’entraînement. Ces deux pilotes à bord ont été tués. Par ailleurs, les districts de Sharran et de Baflioun, situés au nord-est d’Afrin, à la périphérie nord-ouest d’Alep, ont été bombardés par des avions de combat turcs.

A quoi donc a servi l’opération « Rameau d’olivier » si, au bout du compte, aucun des objectifs recherchés n’a été accompli et si, en plus, le prix payé par l’État turc sera beaucoup plus élevé qu’il ne l’imagine en terme d’image ?

Les Kurdes semblent avoir tourné les choses en leur propre faveur.

Les militants kurdes ont réussi à empêcher, cette semaine, l’avancée des forces de l’armée turque et des terroristes proche d’Ankara sur divers axes et procédé à des contre-attaques pour reprendre les régions occupées.

Les montagnes de Barsaya dans la banlieue nord-ouest d’Azaz à Alep étaient, ces derniers jours, la scène d’âpres affrontements qui ont débouché sur la reprise par les Kurdes des quelques villages, dont Qarnaet Shengal, dans le nord-ouest d’Afrin.

À Rajo à l’est d’Afrin, les forces militaires turques et les terroristes à leur solde ont aussi été repoussés par les  kurdes. D’ailleurs, les médias pro-kurdes sur les champs de bataille ont annoncé qu’au moins 50 militaires de l’armée turque  ont été tués ou blessés et des chars de l’armée ont été saisis par les kurdes dans le village de Hamam à Rajo.

Les sources kurdes ont même indiqué que des éléments de Daech ont été identifiés parmi les morts ; les Kurdes accusent ainsi l’armée turque d’avoir recours à tous les moyens possibles pour remporter son offensive.

Pas moins de 200 citoyens kurdes sont morts et 337 autres ont été blessés à la suite de l’intervention militaire turque à Afrin. Parmi les victimes se trouvent également beaucoup de femmes et d’enfants.

Un nouveau bilan des pertes en vie humaine chez les militants kurdes n’a pas été divulgué depuis trois jours tandis que le dernier bilan parlait de la mort de 302 miliciens sans compter les 543 blessés.

Les dépêches en provenance de Deir ez-Zor et les régions sous contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS) font part du départ d’un convoi de militants kurdes à bord de 60 véhicules blindés, à destination d’Afrin pour faire face à l’opération de l’armée turque.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 8 thoughts on “Le Kurdistan syrien : la débâcle de l’armée turque se poursuit

    1. Alan

      Et dire qu’il est en Europe des Kons qui souhaitent faire entrer la Turquie dirigée par un tyran, dans l’union.

    2. Moka

      Les kurdes doivent éliminer les terroristes qui viennent de Turquie. Vive les kurdes c est un réponse des agressions de l armée Turque.

    3. LeClairevoyant

      La Turquie ne sera pas la bienvenue dans l’Union Européenne. Je pense que lors des nouvelles élections, le sujet sera traité et réglé définitivement par la négative. Il y a des religions qu’a terme créent trop de problèmes d’intégration dans les pays démocratiques d’Occident.

    4. christopher.dee

      Erdogan est un vaniteux comme tous les dictateurs. Il ne supportera jamais une défaite, surtout contre les Kurdes.
      Espérons que les américains choisissent clairement leur camps et soutiennent les Kurdes contre les Turcs.
      Sinon, que de massacres pour seul horizon… Un nouveau génocide turc ?

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