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Compétitions sportives : les nord coréens sont plus tolérants que les Musulmans.


Compétitions sportives : les nord coréens sont plus tolérants que les Musulmans.

L’esprit olympique souffle actuellement sur les Jeux de Pyeongchang 2018. Le monde entier regarde comment il est possible parfois de surmonter les différends politiques entre les gouvernements lorsque la communauté sportive   devient une locomotive de rapprochement entre les peuples.

Un moment historique; les sportifs des deux Corées ont défilé sous un drapeau commun lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2018 d’hiver en Corée du sud, moment fort et nouveau symbole du rapprochement inattendu entre les deux pays.

La délégation, groupée derrière le drapeau de l’unification coréenne – la silhouette bleu pâle de la péninsule sur fond blanc – a reçu une grande ovation de la part des 35.000 spectateurs réunis dans le stade olympique, sous le regard du président de la Corée du Sud et de la sœur de Kim Yong Un, le leader de la Corée du Nord.

Les sportifs sont sur le point de créer une empreinte dans l’histoire.

Ces Jeux olympiques d’hiver « permettent l’ouverture d’une nouvelle ère dans la péninsule coréenne, a estimé le président du CIO Thomas Bach avant le début de la compétition. Ils ont ouvert la porte à un dialogue pacifique. L’esprit olympique a rapproché les deux parties qui depuis bien trop longtemps sont séparées par la défiance et l’animosité« .

Une « nouvelle ère » qui a débuté avec cette cérémonie d’ouverture à laquelle une délégation nord-coréenne de très haut niveau, emmenée par Kim Yong-Nam, le président du présidium de l’Assemblée populaire suprême – le Parlement contrôlé par le parti unique – qui occupe les fonctions honorifiques de chef de l’État.

Après l’arrivée au Sud en nombre et l’offensive de charme, la Corée du Nord a officiellement convié le président sud-coréen, Moon Jae-in, à un sommet intercoréen à Pyongyang. C’est Kim Yo-jong, la sœur cadette de Kim Jong-un, qui s’est chargée de remettre à Moon la lettre du leader nord-coréen.

L’envoyée spéciale de Kim a même relayé oralement l’invitation à Moon. «Je souhaite vous voir à Pyongyang le plus tôt possible, a ajouté Kim Yo-jong, dont les mots et les gestes ont été scrutés par les médias et l’opinion publique sud-coréenne. Si vous rencontrez le dirigeant Kim Jong-un et discutez de divers sujets, les relations Nord-Sud pourraient rapidement s’améliorer», a-t-elle dit au président sud-coréen.

La photo en 2016, de la gymnaste sud-coréenne et de la gymnaste nord-coréenne faisant un selfie, est restée sans doute l’une des images fortes des Jeux Olympiques de Rio 2016. Une telle photo est impossible pour les sportifs arabo-musulmans.

Les équipes des deux pays ont également défilé sous ce drapeau lors des cérémonies d’ouverture des JO d’été de 2000 à Sydney, des Jeux asiatiques de 2002 à Busan (en Corée du Sud), ou encore aux JO d’été de 2004 à Athènes, JO d’hiver de 2006 à Turin et aux Jeux asiatiques de 2006 au Qatar.

Les sportifs israéliens font régulièrement l’objet de boycott arabo-musulman

Alors que les athlètes israéliens s’illustrent de plus en plus sur les podiums, il est intéressant de savoir que les pays arabes et musulmans se montrent assez souvent intolérants. Le conflit avec les palestiniens s’invitent dans TOUTES les compétitions sportives.

Le boycott des athlètes israéliens de la part des athlètes arabes et musulmans lors des compétitions sportives est devenu un phénomène fréquent.

En 2016 lorsqu’un athlète israélien Tal Flicker, a remporté la médaille d’or lors d’un tournoi de judo à Abu Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, l’hymne n’a pas été joué et les couleurs israéliennes n’ont pas été hissées. En raison du boycott d’Israël, les judokas israéliens dans le tournoi se sont illustrés sous le « drapeau » de la Fédération internationale de judo (FIJ).

En 2016 aussi , le judoka égyptien Islam El Shahaby a refusé de serrer la main à son adversaire israélien, Or Sasson, lorsque ce dernier l’a vaincu lors des jeux Olympiques de Rio. El Shahaby a fait l’objet d’une « réprimande sévère » de la part du comité olympique international.

En 2013 lors d’un tournoi en Ouzbékistan, le tennisman tunisien Malek Jaziri est aussi contraint de ne pas jouer face à l’Israélien Amir Weintraub, qu’il connaît bien et qu’il apprécie, après avoir reçu un mail de la fédération tunisienne de tennis. Le tunisien a donné donc une victoire facile contre le sportif d’Israël, comme il a été demandé de le faire par la Fédération Tunisienne de Tennis.

Un an et demi plus tard, lors du tournoi de Montpellier en février 2015, Malek Jaziri jette à nouveau l’éponge avant de rencontrer le n°1 israélien, Dudi Sela. Les deux joueurs sont tous deux licenciés à l’AAS Sarcelles (Val-d’Oise), club avec lequel ils jouent ensemble en double et disputent le championnat de France.

En 2012, un autre tunisien, de dix ans seulement, a refusé de jouer contre un adversaire israélien dans un tournoi mondial d’échecs. Muhammad Hamida devait affronter son adversaire israélien dans un Championnat du monde d’échecs qui a eu lieu en Roumanie. Le jeune boycotteur a préféré se retirer. Les médias arabes ont interprété son geste comme un refus de la normalisation des relations entre la Tunisie et l’entité sioniste et comme un signe de soutien à la « cause palestinienne ».

De même, un athlète égyptien avait refusé de serrer la main au judoka israélien Ze’evi Ariken en novembre 2011.

En 2009, les EAU ont refusé aussi un visa à Shahar Peer, menant la fédération internationale de tennis à donner aux organisateurs du tournoi à Dubaï une amende record de 300 000 dollars.

En 2008, c’est le nageur Mohamed Ali Rezaei, Iranien, qui déclare se sentir malade avant l’épreuve du 100 mètres, à laquelle participe aussi un nageur israélien. Déjà à Athènes en 2004, le judoka iranien Arash Miresmaeili avait refusé d’affronter un Israélien.

En 2004, le judoka iranien Arash Miresmaeili avait refusé d’affronter l’israélien Ehud Vaks aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004.

L’indignation internationale croissante face à une discrimination semblable et telle qu’elle a eu lieu ces dernières années, nous montre bien que les nord coréens sont plus tolérants que les Musulmans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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