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La reconnaissance de Trump est un événement historique à l’image de la Déclaration Balfour


La reconnaissance de Trump est un événement historique à l’image de la Déclaration Balfour

Une decision courageuse celle de Donald Trump de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les historiens débattront  de la valeur et de l’impact à donner à cette position historique exceptionnelle .

Le 6 décembre 2017, Trump a pris une décision très attendue et annonce aussi la création d’une ambassade. Rompant avec des décennies de soumission américaine aux pressions  des regimes arabes, cette decision est considérée comme un appui  au statut juridique et historique de la capitale israélienne.

La loi sur le transfert de l’ambassade, adoptée par le 104e Congrès le 23 octobre 1995 à l’époque de Bill Clinton, exigeait le lancement et le financement de la relocalisation de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, au plus tard le 31 mai 1999.

Le Congrès américain avait adopté le Jérusalem Embassy Act appelant les États-Unis à déménager l’ambassade. Selon ce texte : «La ville de Jérusalem est depuis 1950 la capitale de l’État d’Israël» .

La loi est contraignante pour le gouvernement américain. Mais une clause permet aux présidents de repousser son application pour six mois en vertu « d’intérêts de sécurité nationale ».

Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont systématiquement actionné la clause. Depuis 1998, le déplacement de l’ambassade a été suspendu par le président en exercice tous les six mois. Barack Obama l’avait fait pour la dernière fois en décembre 2016.

Donald Trump a promis à plusieurs reprises pendant sa campagne de déménager l’ambassade. Son nouvel ambassadeur en Israël, David Friedman, en est le fervent partisan.

Le transfert de l’ambassade est un message fort de la souveraineté d’Israël sur sa capitale. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne (alors que le gouvernement israélien siège dans la partie occidentale de la ville depuis 1949) ne préjuge pas du statut final de Jérusalem dans le cadre d’un accord de paix.

Les Etats-Unis hésitent depuis longtemps à modifier leur politique datant de la Première Guerre mondiale lorsque Jérusalem avait été placée sous contrôle britannique dans le cadre du Mandat de la Palestine. Au retrait des Britanniques en 1947, l’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté un plan de séparation impliquant que Jérusalem devenait corpus separatum sous administration des Nations-Unies. Mais la guerre de 1948 qui s’en est suivie, a divisé Jérusalem en deux, la Vieille ville comprenant les Lieux sacrés tombait sous contrôle des forces jordaniennes.

Si le président Truman avait immédiatement reconnu le nouvel État, lors de la réunion inaugurale de son parlement à Jérusalem en 1949, aucun représentant américain n’était présent : «les Etats-Unis ne peuvent soutenir aucun arrangement qui prétend autoriser l’établissement de la souveraineté israélienne sur certaines parties de la région de Jérusalem ».

En 1967, lorsqu’Israël avait pris le contrôle de toute la ville, les États-Unis ont déclaré que la «politique suivie par le gouvernement des États-Unis était que le statut de Jérusalem devrait être décidé non pas unilatéralement, mais en consultation avec toutes les parties concernées».

C’est pourquoi tous les présidents américains se sont constamment efforcés de ne pas préjuger de la question du statut de Jérusalem et de ne pas entreprendre d’actions officielles reconnaissant ou pouvant être perçues comme constituant une reconnaissance, pour ne pas discréditer leur rôle de facilitateurs d’un règlement négocié. Lorsqu’Israël avait déclaré en 1980 que Jérusalem était sa «capitale unie et éternelle», aucun État étranger n’avait déplacé son ambassade à Jérusalem.

Loin de compliquer les choses, cette reconnaissance les clarifie, puisque tous savent bien que peu importe les paramètres d’un éventuel accord sur Jérusalem, Israël ne renoncera pas au siège de son gouvernement. La reconnaissance d’Israël comme capitale du peuple juif est un contrepoids nécessaire à l’offensive diplomatique des Palestiniens à l’ONU consistant à absurdement nier tout lien entre les Juifs et Jérusalem. Si les Palestiniens ont recours une nouvelle fois au terrorisme, ce ne sont ni les États-Unis, ni Israël qui en porteront la responsabilité, mais les Palestiniens eux-mêmes. Cela dit, les Palestiniens seraient mieux avisés d’enfin comprendre que 70 ans de délégitimation d’Israël ne les ont jamais rapprochés de la création d’un État palestinien.

Une décision historique sur Jerusalem au centenaire de la déclaration Balfour

Petit rappel, le 2 novembre 1917, le ministre des Affaires étrangères britannique, Lord Balfour, signe cette lettre. 67 mots qui vont changer le cours de l’Histoire.

Lord Arthur James Balfour a écrit la lettre historique au nom du gouvernement, à Lord Lionel Walter Rothschild, un éminent dirigeant de la communauté juive britannique.

« Le gouvernement de Sa majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine, d’un foyer national pour le peuple juif« .  Un « Foyer », car on ne parle pas encore d’État.

Premier soutien officiel d’une grande puissance auX droits historiques du peuple Juif. Célébré comme la pose de la première pierre de l’État d’Israël, proclamé 30 ans plus tard, cette lettre a exprimé la reconnaissance et le soutien du gouvernement britannique pour le droit inaliénable du peuple juif à l’autodétermination dans sa patrie historique, la Terre d’Israël.

Le mois dernier, l’Autorité palestinien avait réclamé, devant l’ONU, des excuses au Royaume Uni. Theresa May, bien au contraire, a  commémoré  « avec fierté » cet anniversaire.

La Déclaration Balfour a été qualifiée par le Premier ministre britannique de «l’une des lettres les plus importantes de l’histoire».

L’esprit de cette déclaration rappelle la decision Trump. D’ailleurs, elle exigeait que « rien ne puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des communautés non juives« .

100 ans après les Palestiniens n’ont pas changé. Ils sont toujours dans le refus et la negation des droits juifs. Tout cela au détriment de la paix.

Le 4 juin 1917, plusieurs mois avant la Déclaration Balfour, le gouvernement français publia une lettre de son Ministre des Affaires étrangères, Jules Cambon, qui soutenait la cause sioniste: « … ce serait un acte de justice et de réparation pour aider , par la protection des puissances alliées, dans la renaissance de la nationalité juive sur cette terre d’où le peuple d’Israël a été exilé il y a tant de siècles … »

Aujourd’hui hélas, le France islamisée a choisi le camp arabe en niant que Jérusalem est une ville unique et sacrée pour les juifs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 

 

 

 

 

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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  • 10 thoughts on “La reconnaissance de Trump est un événement historique à l’image de la Déclaration Balfour

    1. michel boissonneault

      en 1944 il y a eu la libération de Paris et maintenant en 2017 Jérusalem redevient Juive …. HO Bénit soit tu l’Éternel pour rendre a ton Peuple Élu sa capital qui par le passé a été si souvent occupé par tant de pays et d’armée étrangère …. Merci M. le Président d’avoir tenu parole

    2. michel boissonneault

      3 Présidents avec le même discours mais seul le Président Trump a tenu parole …. Merci l’Éternel de rendre a ton Peuple Élu sa capital et merci d’avoir aider M. Trump a devenir Président

    3. LeClairvoyant

      C’est normal que Jérusalem soit la capital d’Israël. Les israéliens en un siècle, ont fait mille fois plus pour le pays et Jérusalem, que les chrétiens et les musulmans en 2 000 ans. (Israël à fait, un grand pays dans un petit territoire), des hôpitaux, écoles, universités, routes, trains, électricité, eau potable, assainissement, services, emplois, parcs, etc. Par son investissement, Israël mérite ce pays et sa capital.

    4. Jacques B.

      Tout à fait : 100 ans après la déclaration Balfour, 50 ans (durée d’un jubilé !) après la reconquête de Jérusalem par Israël (guerre des Six-Jours), voilà un acte d’une portée historique.

      Et c’est cet homme détesté de tant de de gens, Donald Trump, qui le réalise ! Quel symbole ! (et quelle tristesse) BRAVO Mister President !

    5. Armand Maruani

      A quel titre ils ont des droits sur Jérusalem ?

      C’est dingue cette histoire .

      Les kabyles peuvent prétendre qu’Alger est la capitale de la Kabylie d’autant qu’ils sont majoritaires dans cette ville .

      Et puis ils exigent la récupération de toute l’Algérie qui a été colonisée par les arabes .

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