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Gilles-William Goldnadel « Peut-on parler de Trump sans aboyer ni mordre ? »


Gilles-William Goldnadel « Peut-on parler de Trump sans aboyer ni mordre ? »

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l’actualité.

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Il est tout à fait loisible de critiquer Donald Trump. Cela tombe bien, il est parfaitement critiquable.

 Son style vulgaire, son vocabulaire relâché, ses larges approximations sont de nature à contrarier ceux qui étaient le mieux disposés à son endroit. L’auteur de ces lignes en fait partie.

 À son entrée en fonction j’avais diagnostiqué que sa victoire constituait pour une bonne partie du peuple oublié, une leçon pour les donneurs de leçons. Hélas, l’homme a été entraîné dans le piège de la spirale de la détestation médiatique qui ne lui a pas donné un instant de répit depuis qu’il a prêté serment sous les crachats plus que sous les vivats. Ayant dit par précaution ma déception, je veux dire ensuite que la manière dont l’américain controversé est critiqué m’inspire pour lui une manière de sympathie pathétique, au sens presque compassionnel du terme.

Au-delà de sa personne, c’est bien évidemment, le système journalistique que je questionne.

Lorsque la mission exigeante est d’informer, est-il éthique d’occulter ou de travestir ? Dès lors, la presse internationale, quel que soit le regard qu’elle porte sur le président américain, pouvait-elle minimiser sinon passer purement et simplement sous silence :

– Le succès obtenu au Congrès pour le vote de l’importante réforme de la baisse de la fiscalité et la neutralisation de l’Obamacare, après avoir constamment ironisé sur son impuissance à tenter de les obtenir ?

– Sa réussite à obtenir de la Cour Suprême la validation de son décret controversé sur son interdiction de voir pénétrer sur le sol américain des ressortissants de “pays à risques”. Là encore son impuissance à réaliser était la source de toutes les plus bruyantes railleries.

– Le fait que les Américains vivent un boom économique qu’ils n’ont pas connu depuis huit ans (la croissance est de 3,3 % alors qu’elle n’était que de 1,8 % sous Obama)

– Les contrats rapportés de son voyage en Asie pour un montant de plus de 300 milliards de dollars.

-Sur les derniers chiffres de l’emploi : le taux de chômage dans l’industrie est tombé à 2,6 %- soit le plus bas jamais enregistré-  celui des hispaniques se situant à 4,7 %, soit, là encore, le plus bas.

-Sur les résultats historiques du Stock Exhange.

– Sur le taux de confiance des ménages, niveau le plus élevé depuis 17 ans.

-Sur le pourcentage de propriétaires immobiliers noirs qui a atteint son niveau le plus élevé de l’Histoire américaine.

-Sur son taux de popularité qui est sur une pente ascendante avec 45 % d’avis favorables

-Sur le fait que, contrairement à ce que la presse française ne cesse de prétendre, (Valeurs Actuelles a été jusqu’à présent le seul à le révéler le 7 décembre) Donald Trump n’a pas été le premier à “reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël” puisque Clinton et Obama l’avaient fait avant lui, qui n’a fait que décider l’application d’une loi quasi-unanime du Congrès votée en 1995. Ceci, conformément à une promesse de campagne qui n’avait fait bondir personne.

– Omerta enfin et peut-être surtout sur Peter Strzok, spécialiste du contre-terrorisme, agent principal de Mueller, procureur chargé d’enquêter sur les liens entre l’équipe du candidat Trump et la Russie, brutalement démis de ses fonctions dans l’enquête contre le premier après avoir été convaincu d’avoir pris parti contre lui. Le silence assourdissant de la presse internationale sur cette information capitale donne littéralement le vertige.

À ce degré de détestation et d’occultation, on se demande d’ailleurs comment le président américain n’est pas déjà assassiné. Certains d’ailleurs n’hésitent pas à le souhaiter impunément, comme Laurent Ruquier sur le service public, dans le silence total du CSA qui ne peut pas s’occuper de lui et de Zemmour et d’Hanouna à la fois.

Ceux qui me lisent aujourd’hui auront déjà compris qu’en écrivant ces lignes, je me fasse bien moins l’avocat d’un président honni que le procureur d’une presse qui s’oublie.

Gilles-William Goldnadel





Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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  • 12 thoughts on “Gilles-William Goldnadel « Peut-on parler de Trump sans aboyer ni mordre ? »

    1. sarah

      Je préfère, et de loin, la vulgarité à la lâcheté. BRAVO A TRUMP.
      Clinton et Obama avaient dit, la main sur le coeur, qu’ils reconnaîtraient Jérusalem comme capitale d’Israël mais leur lâcheté a vite pris le dessus : pour Hussein Barack, le côté paternel musulman a dû beaucoup compter dans son recul mais pour Clinton, la couardise est pire encore.

      PS : Trump est approximatif ? Bien moins que les médias et un nombre important de politiciens.
      J’ai travaillé comme infirmière pendant près de 38 ans et puéricultrice 2 ans : si j’avais comptais toutes les énormités que les journalistes disent quand ils parlent des maladies, du milieu médical et paramédical, je pourrai remplir une encyclopédie. Un jour, ma fille m’a dit : « Maman, dis-toi bien que c’est pareil dans tous les domaines mais comme tu connais beaucoup moins les sujets, tu ne décèles pas ».
      Si, il y en a une qui vaut son détour et qui ne concerne pas le monde de la santé, un journaliste d’une chaîne d’info continues qui, interrogeant l’affreuse Leila Shahid à propos du tombeau de Joseph, se demandait pourquoi le tombeau du fiancé de Marie, père adoptif de Jésus, préoccupait tant les Juifs : il s’était trompé de Joseph. LOL.

    2. Armand Maruani

      Ceux qui ont voté pour TRUMP n’ont pas eu à le regretter , il tient ses promesses . Du jamais vu depuis Johnson et Reagan

      Ce qui n’est pas le cas de tous , que ce soit en Amérique ou chez nous en France .

      Alors ils feraient mieux de fermer leur gueule ces collabos , ces pourritures de vendus .

    3. sarah

      … si j’avais compté…
      Je pensais écrire « si je comptais » puis je me suis ravisée.
      Depuis Janvier, il n’y a pas une seule information positive concernant Trump et même sa famille : Ivanka et son gendre Jared sont attaqués aussi constamment pour tout, même sur leurs vêtements et sur le goûter d’anniversaire de leur fille. Ca vole au ras des pâquerettes.
      Les journalistes français ont trouvé plus de qualités au frère de Merdah, tueur d’enfants juifs, qu’à Trump??? Je dis que, lorsque les médias en arrivent à trouver plus d’excuses à des tueurs d’enfants qu’à un homme au parler franc et au langage fleuri, c’est qu’ils sont descendus bien bas : ils ne pourraient même pas servir de papier chiotte.

    4. bernie

      Vous ne trouvez pas qu’Israël a suffisamment d’ennemis ?
      Les amis d’Israël n’ont pas à se déchirer entre eux.

    5. Maitre ZEN Huineng

      Sagesse bouddhiste : Ceux qui disent que Donald Trump est vulgaire quand il parle, ne salissent qu’eux-mêmes ….

      C’est d’autant plus de mauvaise foi, que Donald Trump est l’orateur le plus authentique et charismatique qu’aient eu Les Etats-Unis depuis John Fitzgerald Kennedy

      Je conseille de re-écouter son discours à Varsovie, l’équivalent en magnifique ampleur, du discours de John Fitzgerald Kennedy à Berlin le 26 juin 1963…
      https://www.youtube.com/watch?v=pQJjILhqj9A

    6. Slam

      La presse est une horde de crétins malfaisants qui monopolisent la pensée. La presse pue le mensonge. Il est tout à fait bien que Trump ait donné un coup de pied dans la fourmilière, tant d’autres presidents se contentant d’être photo-hygiéniques à défaut d’être crédibles.

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