toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Histoire : Il y a 70 ans, le vote du plan de partage de la Palestine et de la Résolution 181 à l’ONU


Histoire : Il y a 70 ans, le vote du plan de partage de la Palestine et de la Résolution 181 à l’ONU

HISTOIRE

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations-Unies vota le Plan de partage et la résolution 181, lors de l’Assemblée générale des Nations Unis, fut adoptée par 33 voix contre 13, recommandant l’établissement de deux États – arabe et juif – dans la région et Jérusalem comme enclave internationale.

Histoire de la résolution

En février 1947, la Grande-Bretagne, qui contrôlait le territoire mandataire depuis 1917, a décidé de confier la question du mandat palestinien aux Nations Unies. L’ONU a créé une Commission spéciale sur la Palestine (UNSCOP) (Le nom Palaestina apparaît en 135 : après avoir écrasé la seconde révolte des Juifs contre Rome- qui avait conquis la Judée en – 63 – l’empereur Hadrien change le nom de Jérusalem, complètement rasée, en «Aelia Capitolina» et celui du pays en «Provincia Syria-Palaestina»),  qui a recommandé la création de deux États – arabe et juif – dans la région et Jérusalem comme enclave internationale.

La population juive – mécontente de la petite taille du territoire, attribué à leur Etat, contraire aux promesses faites par la Société des Nations en 1922, ainsi que le projet de couper Jérusalem de l’Etat en l’internationalisant – a accepté le compromis. En frappante opposition, les États arabes et les résidents arabes du territoire mandataire ont rejeté d’emblée les recommandations de l’UNSCOP.

L’Assemblée générale des Nations-Unies a tenu un vote sur le plan de partage le 29 novembre 1947, et la Résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été adoptée par 33 voix contre 13, avec 10 abstentions.

L’ère post-résolution 181

Le rejet arabe du plan de partage ne se limitait pas à un acte politique. Le territoire des Arabes du Mandat a lancé une campagne terroriste à grande échelle contre leurs voisins juifs. Cela a été suivi par l’invasion d’Israël par cinq armées arabes qui voulaient détruire Israël quand il a proclamé son Indépendance le 14 mai 1948. La population juive s’est défendue contre les plans déclarés des Arabes de «jeter les Juifs dans la mer», mais au prix élevé de 1% de sa population totale et de grands dommages au nouvel état.

La population arabe du territoire du Mandat a également souffert de son refus d’accepter le plan de partage. Beaucoup ont tenu compte des appels de leurs dirigeants à fuir, d’autres sont partis après avoir été pris dans les combats. Les grands nombres qui sont restés en Israël sont devenus des citoyens à part entière, avec des droits égaux. Néanmoins, le problème des réfugiés palestiniens a été créé. Il a été maintenu en vie artificiellement par les dirigeants arabes et palestiniens jusqu’à nos jours, tandis que le problème comparable des réfugiés juifs était résolu par l’Etat d’Israël naissant.

À la fin de la guerre, l’Egypte avait le contrôle de la bande de Gaza et la Jordanie annexait la Cisjordanie. Aucun des deux n’a jugé bon d’établir un État palestinien sur le territoire qu’il devait contrôler pendant 19 ans.

Alors que la Résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations-Unies exprimait la volonté de la communauté internationale d’établir un État juif, Israël devait encore satisfaire à toutes les exigences des membres de l’ONU pour être accepté dans l’organisation. Après l’approbation du Conseil de sécurité, Israël a pris ses fonctions de 59ème membre des Nations Unies le 11 mai 1949.La pertinence de la résolution 181

La résolution de l’Assemblée générale avait trois éléments principaux qui conservent leur pertinence jusqu’à aujourd’hui :

• La résolution 181 a constitué une reconnaissance par la communauté internationale que le peuple juif mérite son propre État, un État juif, dans son foyer historique.

• La résolution appelait à l’établissement de deux États pour deux peuples – juifs et arabes – entre la Méditerranée et le Jourdain, chacun répondant aux aspirations nationales de ses populations respectives. Cette formule reste la position d’Israël en ce qui concerne les négociations de paix. Cependant, les Arabes du territoire du mandat britannique ont refusé d’accepter un état parce que cela signifiait faire des concessions.
Aujourd’hui, les Palestiniens continuent de refuser de faire des compromis pour parvenir à un état. Autrefois comme aujourd’hui, un Etat palestinien ne sera pas établi sans la volonté de faire des compromis et de négocier.

• Le refus de la part de la population arabe du territoire sous mandat d’accepter la résolution 181 démontrait qu’elle n’était pas intéressée à établir leur propre État, si cela impliquait l’existence d’un État juif. Cette opposition à la reconnaissance du droit d’un État juif à exister au Moyen-Orient est au cœur du conflit. Même aujourd’hui, la direction palestinienne rejette les appels à reconnaître Israël comme État juif, un refus qui empêchera toute résolution du conflit.

Si les Palestiniens avaient choisi la voie du compromis en 1947, les souffrances des deux côtés auraient pu être évitées. Il n’est pas trop tard pour revenir à des négociations directes, qui peuvent amener un meilleur avenir pour les deux peuples.

Source Ministère israélien des Affaires étrangères

Le Plan de partage et la France

Ce chapitre se concentre sur les pressions, les délibérations et les arguments qui ont conduit la France à soutenir le plan de partition de novembre 1947.

Au départ, la France envisageait de voter contre le plan de partition compte tenu des pressions diplomatiques des Arabes sur la France et de l’importance que la France attache à ses liens et à son statut dans le monde arabe. Un autre argument important contre un vote favorable a résulté de la gravité croissante de la guerre froide et de la menace d’une révolution communiste en France, à la suite d’une vague d’émeutes.

L’Ambassadeur de France à Moscou, le Général René Catroux, a averti que les Soviétiques soutenaient le plan de partition en grande partie parce qu’ils estimaient pouvoir tirer profit du retrait britannique de la Palestine, affaiblissant ainsi l’influence occidentale dans la région. Cependant, il y avait aussi d’importants arguments et considérations qui ont conduit à un vote français à l’appui du plan.

L’Ambassadeur de France à Washington, Henri Bonnet, a souligné l’influence du mouvement sioniste sur l’administration du Président Truman ainsi que sur l’opinion publique américaine. Il a averti qu’un vote français contre le plan de partition endommagerait les relations de la France avec les Etats-Unis et pourrait nuire à l’aide économique américaine pour la reconstruction de la France dans le cadre du plan Marshal. René Neuville, le Consul général de France à Jérusalem, a affirmé que l’intérêt principal français résidait dans les institutions religieuses, culturelles et sociales de la Terre Sainte, en tant que composantes essentielles de l’influence française dans la région. Au début, il s’opposa au plan de partition, affirmant que les futurs États juifs et arabes ne toléreraient pas les droits spéciaux des institutions françaises.

Plus tard, il a changé d’avis et a recommandé de voter en faveur du plan. Le raisonnement de Neuville était que la disposition du plan de partage relatif à la création d’une zone internationale (Corpus Separatum) dans la région de Jérusalem-Bethléem garantirait les droits spéciaux des institutions françaises en Terre Sainte.

Corpus Separatum de la zone de Jérusalem

Des personnalités politiques françaises de premier plan telles que Daniel Mayer, Jules Mock, Léon Blum, René Mayer, ont soulevé des arguments politiques aussi bien que moraux et humanitaires. Ils ont noté qu’une victoire politique arabe renforcerait la Ligue arabe, augmentant ainsi l’incitation à la domination française en Afrique du Nord. Ils ont également souligné que les deux superpuissances ont soutenu le plan, et ont averti la France de ne pas devenir la raison de son échec. En outre, ils ont souligné la souffrance du peuple juif.

Dans ce contexte, il convient de noter qu’en raison de préoccupations morales et humanitaires, l’opinion publique française était très sensible au sort des réfugiés juifs, survivants des nazis, dont des milliers ont traversé la France pour se rendre en Palestine, faisant partie d’une immigration illégale à grande échelle.

En effet, l’affaire Exodus (été 1947) a été un jalon important dans la formation de l’opinion publique française favorable à l’immigration juive illégale ainsi que la lutte du mouvement sioniste pour un Etat juif indépendant. Le Quai d’Orsay s’inquiète également des dommages potentiels à l’image internationale de la France. Jusqu’à la dernière minute, le Quai d’Orsay s’est demandé s’il devait voter contre, s’abstenir ou voter en faveur du plan de partage.

Au final, c’est un mélange de considérations politiques et humanitaires qui a fait pencher la balance en faveur du soutien français au plan de partition.

Source : Hershco Tsilla, Entre Paris et Jérusalem : La France, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël 1945-1949, Ed. Honoré Champion, 2003, 304 p.







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 9 thoughts on “Histoire : Il y a 70 ans, le vote du plan de partage de la Palestine et de la Résolution 181 à l’ONU

    1. andre

      La legitimite d’un Etat ne peut etre appreciee uniquement en fonction de votes intervenus dans des organisations internationales, a la faveur de majorites du moment. Ce qui compte, c’est ce que cet Etat apporte au monde. L’Etat d’Israel apporte des progres dans les domaines des sciences, de la medecine, de l’agriculture et de solutions aux problemes de l’eau; son action d’aide aux pays victimes de catastrophes majeures est egalement de tout premier plan. Il est absurde, pour ne pas dire criminel, de passer sous silence, comme la fait la quasi-totalite des medias francais, tout ce que fait Israel dans ces domaines. Il est vrai que, pour la diplomatie francaise, Israel n’existe que comme acteur du conflit arabo-israelien, dit israelo-palestinien.

    2. yacotito

      quand on voit la terre que la resolution 181 nous avait accordée on a envie de rire ou plutot de pleurer. Quel etat morcelé, indefendable, un vrai appel au meurtre !

      Heureusement D. etait avec nous, et ne dit-on pas chez nous « elohim, hakol yakhol » ?

    3. C. Hamon

      Il faudrait cesser avec toutes ces « Fausses Informations » !

      Qui veut nous faire croire que l’ONU, il y a 70 ans, a voté pour un plan de partage de la Palestine ?

      Si l’ONU a voté pour un plan de partage, … Montrez moi qu’elles en furent les frontières ?, … Y en aurait il eu ?

      En fait de « Plan de partage », … Ce ne fut qu’un plan, ou si vous préférez, ce n’était que suggestions. Un plan informel. Une proposition.

      Comment fut établi ce plan de partage ?

      On aurait donné des crayons de couleurs à un enfant de 7 ans. La carte de la Palestine de 1947 à colorer. On lui aurait dit, là où il y a des arabes, c’est en vert. Et là où il y a des juifs c’est en bleu, ……. Il n’aurait pas mieux fait !

      Pourquoi la région d’Eilat fut-elle attribuée aux juifs ?, … Pour la simple raison, qu’il ne s’y trouvait qu’un seul habitant, au nom de consonance européenne, et une seule bâtisse (un poste avancé), déserté par l’empire ottoman.

    4. Armand Maruani

      On a l’impression qui nous ont fait un cadeau en 48 alors qu’ils nous ont rendu qu’une partie de nos terres aprés que nos valeureux résistants juifs se sont battus comme des lions contre l’occupant britennique .

      On oublie qu’au lendemain de ce fameux vote de la SDN toutes les armées arabes avait déclaré la guerre au  » nouveau né  » démuni de tout ?

      Alors qu’ils cessent de nous amuser avec ce plan de partage qui n’avait qu’un seul but :

      achever le travail de ce malade mental d’autrichien .

    5. Asher Cohen

      On peut dire que jusqu’à la proclamation du 14 mai 1948, de nombreux goyim se sont opposés à la recréation de l’Etat Juif. Les Turcs avaient bloqué l’immigration Juive. En 1917, les Sionistes ont lutté pendant des mois pour obtenir la Déclaration Balfour, face à un Yishuv décimé par la guerre. Si la première décennie post-guerre a permis une certaine croissance du Yishuv, les anglais ont rapidement répudié ce Foyer National Juif, et si la partition est déjà prévue dans le Plan Peel de 1937, ils vont rapidement bloquer l’immigration Juive, notamment par le White Paper de 1939, pour plaire aux arabes qu’Hitler arme et auxquels il a promis la destruction du Yishuv. La responsabilité des anglais dans l’holocauste des Juifs est flagrante, et l’on peut comprendre que le Yishuv ait fini par répudier le mandat britannique. Les anglais ont certes mis la question à l’Onu, mais en espérant obtenir la prolongation de leur mandat. Les engagements Américain et soviétique ont été déterminants dans ce vote de la partition, mais les Sionistes ont fortement lutté pour obtenir la majorité. Les pays opposés furent certes les pays arabes, mais aussi les pays asiatiques tels l’Inde, et bien sûr la grèce et l’espagne franquiste. La France post-vichyste, classiquement antisémite et pro-arabe, s’opposait clairement, mais grâce au Juif Léon Blum le délégué français à l’Onu a reçu, seulement 2 heures avant le vote, l’ordre de voter pour. La réponse arabe au plan de partition a été, dès les premiers jours de décembre 1947, le bain de sang qu’ils avaient promis. Les anglais armaient les arabes, les informaient des sites qu’ils abandonnaient, tout en continuant de bloquer l’immigration et l’armement Juif. Ils ont aussi facilité l’infiltration en Palestine de mercenaires syriens, irakiens et égyptiens pour attaquer les implantations Juives. Il y a clairement eu une première guerre en Palestine de décembre 1947 à mai 1948, avant l’invasion du territoire après la proclamation de l’Etat Juif. Rappelons aussi qu’en mars 1948, des américains voulaient revenir sur cette partition et l’annuler. On peut vraiment affirmer que des millions de personnes, même après l’holocauste, ne voulaient, à aucun prix, de la recréation de l’Etat Juif. Les déclarations de dé gaulle en novembre 1967 confirment cette haine antijuive projetée. On peut comprendre que rapidement le Vaad Leumi et l’exécutif de l’Agence Juive soient rapidement devenus des organes du gouvernement provisoire de l’Etat Juif et qu’après la proclamation de mai 1948, on se soit empressé d’abroger les odieux blocages du white paper de 1939 à l’immigration des Juifs sur leur terre. Chapeau bas, Messieurs les Zionists, vous avez vraiment lutté pendant plus de 50 ans pour recréer l’état!

    6. Armand Maruani

      Correction :

      Mon train avait du regard .

       » On oublie qu’au lendemain de ce fameux vote de la SDN toutes les armées arabes etc…. »

       » De l’ONU  » bien sûr .

      So sorry .

    7. LeClairvoyant

      Israël est là, où il aurait dut être plus de 3000 ans sans interruption. La suite seul Dieu la sait; mais je pense que les ennemis d’Israël à force de se caser les dents contre « le Lion de Juda », qui peut s’appeler « sionisme », patriotisme, etc. Je ne lui reprocherais pas, car c’est un honneur d’aimer son pays et sa culture pour les israéliens ; comme pour les français, les marocains, les anglais, les allemands, les ruses, les chinois, etc.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *