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Un nouvel axe maléfique : Venezuela,Turquie et Iran


Un nouvel axe maléfique : Venezuela,Turquie et Iran

 

Le président de la République du Venezuela, Nicolas Maduro reçu par le président Recep Tayyip Erdogan, le 06/10/2017.

Des  changements géographiques s’annoncent avec la montée en puissance de cet axe maléfique  de  pays aux régimes les plus répressifs, qui sont entrain de s’organiser pour constituer une coalition de pays anti-antiaméricains.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, a vanté ce vendredi, 6 octobre 2017, une vision commune avec la Turquie d’un « monde différent« , après une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara.

« Nous voulons ouvrir une nouvelle ère dans les relations entre le Venezuela et la Turquie« , a déclaré M. Maduro lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Erdogan.

« Nous croyons en un monde différent, en un monde meilleur. (…) Ceci n’est pas seulement possible, c’est nécessaire« , a-t-il ajouté, évoquant « un monde multipolaire où chacun pourrait trouver sa place ».

M. Maduro est largement décrié par l’Occident à cause de la violente répression d’une vague de manifestations hostiles au cours desquelles 125 personnes ont perdu la vie.

M. Erdogan a affirmé « Nous pensons que les interventions extérieures ne font qu’aggraver les problèmes« .

Nicolas Maduro est à la recherche de nouvelles alliances alors que Washington a imposé des sanctions à Caracas, notamment l’interdiction de négocier sa dette et en particulier celle de PDVSA, l’entreprise pétrolière nationale.

Le président américain Donald Trump a appelé fin septembre l’Union européenne à sanctionner elle aussi « le régime Maduro ».

Avant Ankara, M. Maduro s’est ainsi rendu en Russie et au Bélarus cette semaine.

M. Erdogan a par ailleurs évoqué la construction d’une mosquée à Caracas et s’est félicité du fait que la compagnie aérienne turque Turkish Airlines poursuit ses vols vers le Venezuela.

  « Bien que de nombreuses compagnies aériennes aient arrêté leurs vols pour le Venezuela, Turkish Airlines n’a pas laissé le peuple vénézuélien seul« , a déclaré M. Erdogan.

 

Rapprochement inattendu entre Ankara et Téhéran 

 

Rappelons déjà que il y’ a trois jours  le président de la Turquie était en Iran afin de discuter de la réplique à servir aux Kurdes d’Irak qui ont voté en faveur de leur indépendance lors d’un récent référendum.

 

 

 

La Turquie et l’Iran, deux pays confrontés aux velléités d’autonomie de leurs populations kurdes, ont fait connaître leur opposition à l’indépendance des Kurdes irakiens. M.Erdogan avait même agité la menace d’une opération conjointe avec l’Iran contre des mouvements kurdes dans la région.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à gauche, avec le président iranien Hassan Rouhani, à droite, devant une garde d’honneur lors d’une cérémonie officielle d’arrivée au Palais Saadabad à Téhéran, Iran, le mercredi 4 octobre 2017.

 

Après les déclarations du président turc sur une possible opération conjointe, le chef d’état-major de l’armée iranienne, qui s’est rendu à la mi-août en Turquie, a confirmé que de bons accords avaient été trouvé entre les deux pays contre les groupes kurdes. C’est un rapprochement inattendu entre les deux pays.

 

Le général Mohammad Bagheri, commandant militaire du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a annoncé que son homologue turc allait se rendre prochainement en Iran pour finaliser les discussions entre les deux pays sur la question kurde.

 

Le général  Bagheri qui occupe actuellement la position militaire la plus haute en Iran, le chef d’état-major des Forces armées iraniennes, a également affirmé que l’Iran soutenait les actions de la Turquie, notamment la construction d’un mur entre les deux pays pour lutter contre le trafic, d’armes et de la drogue mais aussi le passage des rebelles de part et d’autre de la frontière.

 

Les trois totalitarismes ont conclu une alliance stratégique contre l’Occident : L’Iran soutient la Turquie, qui soutient Venezuela , qui soutient l’Iran.  Cette alliance, à son tour, exerce une attraction irrésistible sur les Etats dysfonctionnels ou faillis, sur les pays où règne une animosité anti-européenne ou anti-américaine et, last but not least, sur les pays autres pays musulmans.

 

En ce sens, la décision du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, d »établir une « Liste noire des entreprises en Cisjordanie » est un révélateur.

 

L’année dernière, les Nations unies ont voté pour compiler une base de données de toutes les entreprises qui peuvent ou qui ont profité de la croissance des implantations israéliennes pour opérer dans les régions où les Palestiniens voient dans leur futur état. La résolution a été adoptée avec 32 nations votant en sa faveur et 15 abstentions.

 

Les pays qui ont approuvé  la décision du chef des droits de l’Homme de l’ONU correspondent, en gros, au nouveau camp totalitaire.Que la Venezuela en fasse partie mérite réflexion. Et ceux qui se sont abstenus sont ceux où l’esprit de capitulation est au moins aussi fort que l’esprit de résistance.

 

Depuis 2007, Israël a été le seul pays dont les violations présumées des droits de l’Homme sont régulièrement discutées et qui est le seul élément permanent à l’ordre du jour du conseil des droits de l’Homme.

 

En juin dernier, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a condamné la liste noire en la qualifiant de « la plus récente de cette longue série d’actions honteuses » prises par la CDHH. Haley a précisé que les États-Unis pourraient se retirer de l’organisme de 47 membres, à moins qu’il ne soit réformé, en mettant fin à son mécanisme de procédure intégré pour condamner Israël et en interdisant aux Etats qui violent les droits de l’Homme de servir au conseil.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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