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Que serions-nous sans l’apport du Judaïsme et du Christianisme ?


Que serions-nous sans l’apport du Judaïsme et du Christianisme ?

OPINION

Pour ou contre la religion ?

Les réactions hostiles à la religion sont pléthores. Nous sommes, paraît-il, dans un siècle sécularisé peu informé du fait religieux. Est-ce un bien, un mal?  Il y a ces avis sur les forum: « « La croyance religieuse nuit à autrui!  Pourquoi aurions-nous encore besoin de religion? en quoi la religion nous est-elle utile? Elle est obstacle au changement social! »  etc.

J’ai la conviction que mettre toutes les religions en équivalence est une erreur. Résoudre les différences entre les religions en présentant une « symétrie n’est pas juste.

Nous sommes issus de nations barbares latinisées et christianisées, ce qui veut dire que le religieux a eu une fonction d’éducation des individus mais a produit aussi l’institutionnel, qu’il s’agisse de l’université, du pouvoir publique…  La religion en Occident est une composante de notre société laïque et celles qui ont construit notre civilisation sont le Judaïsme et le Christianisme.  Je ne regarde que ces deux pratiques.

 Puisque l’on s’entretient des débuts, de politique et de démocratie, peut-on faire remarquer que, dans la Bible, lorsque Moïse convoque le peuple, sorti de l’esclavage en Egypte, Dieu donne dix commandements; « dix mots » qui rendront libre ce peuple.  « Je suis l’Eternel qui vous a libéré ».  Il n’est pas question de pouvoir, de domination et de soumission, mais d’un arrangement conclu entre deux parties consentantes.  Le peuple dit: « Tout ce que l’Éternel a dit nous le ferons » et Moïse rapporte cet engagement à Dieu; le peuple a eu son mot à dire dans la conclusion de l’accord.  Le Dieu de L’Ecriture ne ravit pas à l’homme sa liberté de choix ni sa responsabilité, les conditions sont celles de la démocratie: liberté et dignité humaine.

Et les termes utilisés dans le texte hébraïque signifient davantage qu’un accord légal entre les deux parties; ils expriment un lien d’amitié, de bienveillance.

Le premier mot des Dix Paroles est « Je ».  Quelqu’un a proposé de traduire la première Parole par : « Je est l’Eternel ton Dieu qui t’a fait sortir d’Egypte, de l’enfermement servile » et ce « Je » fait ensuite place au « Tu ». Deux personnes sont posées l’une face à l’autre.

Ainsi il y a le récit d’un individu inquiet pour ses frères humains, habitants Sodome et Gomorrhe, il parle librement à son Dieu pour tenter de défendre la justice en rappelant les obligations de l’accord: «Loin de toi d’agir ainsi, de frapper l’innocent avec le coupable, les traitant tous deux de même façon ! … Celui qui juge toute la terre serait-il un Juge inique ? ».  Et Dieu écoute et accède finalement aux requêtes de l’homme.

Dieu souscrit à cette forme de liberté de parole jusqu’à Job qui se livre à d’amères accusations contre Dieu. (Ge.19)

L’homme a la liberté de demander, de discuter, de se confronter avec Dieu dans la recherche de la justice et la défense de l’humanité… (https://www.cairn.info/revue-diogene-2005-4-page-174.htm)

Par ailleurs ce Dieu veut être le seul Dieu d’Israël. Les critiques sont ravis de relever ceci, mais, dans son histoire, ce Dieu se cache et poussera Israël surtout à la recherche, au questionnement.  En écartant les autres divinités, Dieu enlève aux hommes les craintes superstitieuses qui hantaient les arbres, les collines ou les plaines… et qu’il fallait satisfaire, souvent de manière horrible.  En réalité, tous les dieux ont disparus!

J’aime les propos du journaliste israélien Daniel Horowitz:

« L’Etat Juif tel que le voyaient les fondateurs du sionisme  était essentiellement laïc. La laïcité était pour eux une synthèse entre l’humanisme et le judaïsme. Quant à la pratique religieuse, le mouvement sioniste des origines la considérait comme faisant partie du patrimoine culturel, mais pas comme une condition essentielle de la judéité. La laïcité, en Israël comme ailleurs, pose que dans une démocratie les lois ne sauraient découler d’autre chose que de décisions humaines. Elle intègre et reconnaît certes le fait culturel de la Torah, pour autant qu’il soit compatible avec la modernité…

Le siècle des Lumières a imprimé un tournant décisif au judaïsme, qui… s’est autorisé une lecture renouvelée des sources juives. C’est sous ce signe qu’Israël est entré dans l’histoire contemporaine, mais sans renier son long passé.

La religion, tout comme l’art, est une affaire qui relève de l’imagination, et non de la raison. Cependant il n’y a ni opposition ni incompatibilité entre l’imagination et la raison, parce qu’aucun cerveau humain ne saurait fonctionner sans la combinaison de l’une et de l’autre. Mais dès lors qu’il est établi que le sentiment religieux relève de l’imagination, il est impératif que chacun en conçoive les limites et la subjectivité. (Israel et la laïcité January 17th, 2012 http://danielhorowitz.com/blog/)

Le judaïsme est scrupuleusement laïc : comme religion il accepte, partout, les règles du pouvoir. L’attitude du judaïsme peut nous révéler si les textes de la religion poussent à la citoyenneté.  Seuls les juifs et les chrétiens ont accepté la laïcité en 1776.

Toujours Daniel Horowitz: « Dans le judaïsme il n’y a pas de dogme au sens chrétien du terme. Il y des présomptions, des intuitions, des raisonnements, voire des visions, mais une chose est sûre et certaine: tout relève de la parole de l’homme, et est donc faillible, perfectible et amendable.  Un jour, Marc-Alain Ouaknine, a, lors d’un débat télévisé, ouvert la discussion avec à peu près ces mots : “je suis juif, philosophe, rabbin et athée, Dieu merci”… Le terme “religion” n’existe pour ainsi dire pas en hébreu (“Dieu” non plus, d’ailleurs, qui n’est qu’une francisation de Zeus), et on ne lui a trouvé d’équivalent approximatif que récemment. Le monothéisme tel que le propose le judaïsme ne postule pas à proprement parler l’existence de Dieu. Il dit surtout ce que Dieu n’est pas. Le tétragramme YHWH peut, parmi les multiples interprétations, être compris comme verbe, mais pas comme substantif. Ce vocable n’est donc pas l’invocation d’une substance, mais plutôt de quelque chose d’indescriptible, d’imprononçable et d’indicible, une manière d’exprimer l’unicité du monde et la stupéfaction qu’il y ait quelque chose plutôt que rien…

Bernard Henri Lévy dit qu’il n’y a pas beaucoup de livres vraiment universels. Il pense qu’il y en a quatre ou cinq, et cite en premier lieu la Thora (en deuxième “De la Nature”, de Lucrèce, fondement de l’athéisme moderne).

Les juifs n’ont jamais reproché aux païens d’être païens. L’impénétrabilité des juifs au paganisme, en revanche, posait aux empires de l’Antiquité plus qu’une préoccupation doctrinale : c’était une question politique… Une question de civilisation.

Moïse Mendelssohn, talmudiste, juif pratiquant et philosophe majeur du dix-huitième siècle, fut à l’origine de la ” Haskalah “, l’équivalent juif des Lumières. Lui-même juif orthodoxe, il recommandait cependant à ses coreligionnaires d’être à l’avenir ” juif à la maison, citoyen dans la rue “, en d’autres mots: laïcs…

Le judaïsme ne connaît pas de démarche comparable à l’évangélisation… Il s’agit d’une culture introvertie qui privilégie l’écriture, l’abstraction et l’étude. Jésus, lui-même juif pratiquant, n’a remis en cause ni le judaïsme ni ses préceptes, ni la Thora ni son appartenance à la nation juive…

On peut être athée sans connotation militante parce que raison et religion ne sont pas en concurrence, mais à des niveaux de conscience différents.  La Thora est une source inépuisable de réflexion et a inspiré tous les grands courants de la pensée occidentale jusqu’à nos jours.

(April 4th, 2010 | Tags: Christ, Daniel Horowitz, Guide des Egarés, Jésus, judaïsme, Kabbale, tétragramme, Thora | Category: Judaïsme, Philosophie).

La dignité spirituelle de l’homme est une contribution du judaïsme à la société moderne.  C’est aussi la religion de la liberté humaine et du rejet des divinités qui écrasent l’homme.  Le judaïsme enseigne que l’homme est un associé, un collaborateur de Dieu dans l’évolution de la vie et dans la re-création progressive du monde.  C’est aussi la religion de l’élection du peuple juif pour offrir un témoignage discret aux autres peuples (n’est-ce pas là l’origine de l’antisémitisme?)…

 Le Christianisme est la « religion de la morale ».  La Religion « humanisée » du Dieu qui se fait homme et qui se sacrifie pour sauver l’humanité.  Et ses racines sont juives mais en se séparant du judaïsme, le Christianisme s’est approprié les prérogatives du Judaïsme en niant la légitimité du peuple juif et en faisant « de la religion ».   Mesure-t-on, dans le milieu chrétien, les propos du juif Jésus lorsqu’il dit: « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat »!  C’est-à-dire que la religion a été faite pour l’homme (et non pour satisfaire la divinité)? Bref.

La quête d’une morale dans les Écritures bibliques fut essentiellement chrétienne qui s’est présentée comme le dépassement et l’accomplissement du judaïsme ancien.  Deux millénaires durant, pour le Christianisme, la Bible hébraïque n’a d’autre sens et d’usage que d’être Ancien Testament, frayant la voie au Nouveau…

Les Chrétiens ont tenté de découvrir dans le texte hébreu, une morale afin de l’intégrer.  Mais l’enseignement chrétien relève dans ce qu’ils ont appelé “l’Ancien Testament” des récits pour illustrer les événements à l’origine du Christ et du Christianisme (les types), puis des normes juridiques, des préceptes éducatifs, des prophéties…  Mais ils n’ont pas relevé de réelles lois morales car la morale biblique est la littérature de sagesse.

Disserter sur la « morale judéo-chrétienne » occulte une grande part de l’identité religieuse du judaïsme et tend à assimiler l’enseignement juif à la position chrétienne.

Est-ce que le Christianisme a besoin du Judaïsme ? Bien sûr, c’est un besoin vital qu’il est urgent de mettre en valeur.  L’apôtre Paul, lui, l’ancien pharisien devenu « L’apôtre des nations », dit aux pagano-chrétiens : « Ne fais pas le fier, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte » (Rm 11:18) … c’est le juif qui te porte. Et dans l’Evangile de Jean, que l’on dit truffé d’antijudaisme, Jésus proclame solennellement à la Samaritaine : « Le salut vient des juifs » (Jn 4:22).

A la suite de Paul nous confirmons que la seconde Alliance n’a pas supprimé la première, car « les dons de Dieu sont sans repentance » (Rm 11:29).

Karl Barth, professeur de théologie réformée entreprend une réflexion théologique systématique qui deviendra une référence majeure pour son siècle, disait : « La question décisive n’est pas ’Que peut être la Synagogue sans Jésus-Christ’ ? » mais bien `Qu’est-ce que l’Eglise aussi longtemps qu’elle a en face d’elle un Israël qui lui est étranger?’ ». (https://www.portstnicolas.org/pont/le-judaisme/article/est-ce-que-le-christianisme-a-besoin-du-judaisme).

Karl Barth, encore lui, disait: « La Bible… est un livre juif. On ne peut la lire ou l’expliquer si on n’est pas prêts à devenir juif parmi les Juifs »

Jésus rappelle les racines hébraïques à ses disciples et à mettre en pratique « la Loi » qui se résume en deux : premièrement; Aime le Seigneur l’Eternel de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute force et de toute ta pensée, et deuxièmement; aime ton prochain comme toi-même » (Luc 10:27).

Paul résume aussi: « Au reste, frères, tout ce qu’il y a de vrai, tout ce qui est noble, juste, pur, digne d’être aimé, d’être honoré, ce qui s’appelle vertu, ce qui mérite l’éloge, tout cela, portez-le à votre actif » (Eph.4:8).

L’une et l’autre communauté ont contribué énormément à notre société, chacune avec leur apport propre et distincts.

Mais encore à reprendre ceci parmi les déclarations des forum:  Le Christianisme est préjudiciable aux femmes!

Nous vivons, en effet, dans une culture passionnée par les question du genre et il y a de sérieuses critiques sur le regard que « la religion » porte sur la femme.

Personnellement, je pense qu’il est possible d’hiérarchiser les religions en posant la question de la place donnée à la femme.

Dans le premier livre de l’Ecriture hébraïque, la Genèse, quoi qu’on en dise, la femme est créée comme égale à l’homme, avec qui elle fera une seule chair: « Dieu créa l’homme à Son Image, à l’image de Dieu Il le créa, homme et femme il les créa ».

En Gn 2:18: «Et l’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide « comme quelqu’un devant lui! ».

Dans la Genèse, toujours,: «[…] l’homme quittera son père et sa mère, Et il s’attachera à sa femme, Et ils deviendront une seule chair.» (Gn 2:24).

Tout le long de la Bible, on voit aussi des prophétesses: Miriam (Ex 15:20, Nb 12:2), Débora (Juges 4;4), Houlda (2 R 22), la femme d’Isaïe (Is 8:3), Anne (Lc 2:36-38).  Et des femmes importantes pour leur héroïsme: Esther devenue Reine de Perse (du livre en son nom) et Judith sauvant son peuple (du même nom). Les filles de Philippe sont prophétesses, donc prédicatrices (Ac 21:9) dans les textes chrétiens.

Dès le début, le christianisme était extrêmement populaire auprès des femmes.  Les femmes ont délaissé leur système religieux alors que le christianisme était un paria culturel, les chrétiens étant alors largement méprisés et regardés avec suspicion.  Bien que persécutées par le gouvernement romain, elles accueillent des églises dans leur maison, prennent soin des pauvres et des personnes en prison… Avec le christianisme, le mariage est un engagement sérieux. C’est un regard neuf pour l’homme et la femme du monde païen dans lequel il est permis de casser une union sur un simple caprice.  Le christianisme condamne également la bigamie et l’inceste.

Le christianisme a fait évolué les mentalités en affirmant au sein d’un monde antique pénétré par l’idée d’infériorité de la femme, l’égale dignité des deux sexes aux yeux de Dieu. Paul affirme-t-il l’épître aux Galates (3:28) : « Il n’y a plus ni juif, ni Grec, ni maître, ni esclave ; ni homme, ni femme. Vous n’êtes qu’un dans le Christ Jésus ».

Jésus a stigmatisé l’adultère masculin, alors qu’à l’époque seule la femme était condamnée: « Vous avez entendu qu’il a été dit: Ne commets pas d’adultère.  Moi, je vous déclare: tout homme qui regarde la femme d’un autre pour la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur » (Mt 5:27-28), alors même qu’il s’est opposé à la lapidation de la femme adultère.  Les femmes à l’époque de Jésus n’étaient pas autorisées à divorcer de leur mari et elles ne survivaient qu’à condition d’être attachées à la maison patriarcale , le divorce était pour elles un désastre. Examinée sous cette lumière  la proscription du divorce par Jésus est une protection pour les femmes.

L’accueil radical que Jésus fait aux femmes est illustrée aussi par l’histoire de Marthe et Marie. Marie s’attribue la place privilégiée au pied de Jésus alors destinée aux étudiants rabbiniques. Marthe proteste. Mais Jésus fait l’éloge de Marie qui se met à l’écoute : « C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée  » (Lc 10: 38-42).

Les critiques aiment à relever ce texte de Paul: « Femmes soyez soumises à vos maris. » jusque là, en ne mentionnant guère la suite:  « …comme vous l’êtes au Seigneur.  Car le mari est le chef de sa femme comme le Christ est le chef de l’Eglise.  Le Christ lui-même est le Sauveur de l’Eglise qui est son corps… Maris, aimez vos femmes de la même façon que le Christ a aimé l’Eglise et a donné sa vie pour elle ». (Eph5:22-25).

Paul donne, par exemple , au sujet du voile, des arguments d’ordre socio-culturels, donc non théologiques mais pratiques pour ne pas troubler la communauté, et Paul poursuit en disant en substance aux Corinthiens : voilà, c’est mon avis, mais au fond, faites-en ce que vous voulez, car de toute façon ce ne sont que des habitudes.  Il est utile de distinguer ce qui est doctrinal comme le: « Il n’y a plus ni juif, ni Grec, ni maître, ni esclave ; ni homme, ni femme »… des règles locales et temporelles ne sont pas normatives. On considère Paul comme misogyne, mais ce serait contraire à sa vision d’une communauté des disciples égaux.

Les chrétiens du Ier siècle comptaient des femmes « apôtres ».  Le premier des 26 noms de la lettre aux Romains est une femme: Phoebé. Sans doute émissaire de la lettre  Elle est « la brillante », la « protectrice » et « serviteur » de l’Église de Cenchrées, un de ports de Corinthe. Le titre de protectrice met en valeur son rôle de direction et d’organisation de la communauté.  On relève également Junia a qui Paul rend hommage : « Saluez Andronicos et Junia, mes parents et mes co-prisonniers, eux qui sont des apôtres éminents et m’ont précédé dans le Christ   » (Ro.16: 7).  Son nom se masculinise avec le temps, mais à l’époque, il n’existe aucune occurrence de ce nom masculin, alors que Junia est un nom romain répandu pour les femmes.  Puis il y a « Persis, la bien-aimée » qui a beaucoup travaillé pour Le Seigneur (Ro 16:12).

On peut encore parler du vin (il réjouit le coeur de l’homme), du plaisir de la table et de l’amitié, de la musique et du chant qui sont valorisés dans l’Ecriture hébraïque.  Il y a aussi le livre du Cantique des cantiques qui magnifie l’amour et le corps de la femme.  Oui, bien sûr, c’est allégorique, mais sans base réelle il n’y a pas d’allégorie!  Dès la Genèse, lorsqu’Adam voit Eve il clame le premier poème de l’humanité et un chant d’amour.  Que dire en effet devant tant de beautés qui n’a aucun égal dans tout l’univers!

 On peut encore parler de nos heures noires, les croisades, l’inquisition…

Je reconnais que ce sont des horreurs commises à une époque où la pensée n’avait pas atteint le niveau d’aujourd’hui, au Nom de Celui que nous nommons « Seigneur ».

La Bible contient en elle-même, en effet, la notion d’évolution comme celle d’interprétation car n’est pas donnée du ciel telle quelle, elle n’est pas directement dictée par Dieu et surtout pas « incréée ».  (si, si, cette conviction existe ailleurs).  La Bible est écrite par des hommes étant inspirés par leur Dieu, ce fait autorise à faire appel à l’esprit critique.  Et l’Inquisition est une horreur qui a fait souffrir les protestants, ainsi que les guérisseuses, qui utilisaient des herbes pour guérir, et bien d’autres encore.  Je ne confond pas le christianisme avec le seul catholicisme.

Pour les Croisades, dans le christianisme la valorisation, puis la sacralisation de la guerre ont eu lieu lentement et en totale contradiction avec le pacifisme radical de Jésus et des premiers chrétiens.  La guerre n’est pas naturelle dans le Christianisme. Les chrétiens d’orient n’en croyaient pas leurs yeux!  Il y a un « mais »;  En 632, l’Égypte, la Palestine, la Syrie, l’Asie Mineure, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la France, l’Italie et les îles de Sicile, Sardaigne et Corse étaient tous des territoires chrétiens à l’intérieur des frontières de l’Empire romain. Le christianisme orthodoxe était la religion officielle et largement majoritaire.  En 732, un siècle plus tard, les chrétiens avaient perdu l’Égypte, la Palestine, la Syrie, l’Afrique du Nord, l’Espagne, la plus grande partie de l’Asie Mineure, et le sud de la France. L’Italie et ses îles associées étaient menacées, et les îles devaient tomber sous la domination musulmane au siècle suivant.  Chacune des régions citées a été prise, en l’espace d’une centaine d’années par la violence. Dans un premier temps,  prêts à protéger les chrétiens victimes, les papes se sont impliqués, au cours du dixième siècle, dans la défense des territoires autour d’eux.

Pour ma part, j’ai la pensée que pour notre société occidentale, ces deux religions nous ont été bénéfiques dans l’ensemble.  Que serions-nous sans l’apport du Judaïsme et du Christianisme dans notre histoire?

© Christian Rayet pour Europe Israël







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  • 7 thoughts on “Que serions-nous sans l’apport du Judaïsme et du Christianisme ?

    1. C. Hamon

      Vous dites:

      … « Pour ma part, j’ai la pensée que pour notre société occidentale, ces deux religions nous ont été bénéfiques dans l’ensemble. »

      Non Monsieur Christian Rayet, …. Puisque le Judaïsme et surtout la Torah puis le Christianisme qui prend sa source dans Jérusalem, … Sont à l’origine du Monde Occidental. Et non pas l’inverse.

    2. Armand Maruani

      Le seul Hic dans cette histoire c’est que le Judaïsme a créé l’antisémitisme .

      Tout ce qu’on a obtenu on l’a payé cash .

      Encore aujourd’hui alors que nous sommes propriétaires des murs ( sans jeu de mots ) des huissiers étrangers nous demandent de laisser notre place pour installer des inconnus se disant palestiniens avec un drapeau et une histoire bidons .

      Mais qu’est ce qu’on a fait au bon D. ?

    3. Jonas Ben Amittaï

      Bonjour à vous Habibi, vous réagissez à un développement de 5 pages dont vous avez lu le titre! Allez, courage, lisez l’ensemble du texte qui met en valeur deux mouvements qui ont valorisé finalement la laïcité, la démocratie, et même la distance avec la religion! ce que vous souhaitez d’ailleurs avec votre « plus beaux, plus sages, plus vrais, plus forts, plus libres et plus heureux « . Il y a bien une religion qui est concernée par une franche désaprouvation mais dont on ne parle pas ici. Après cela, proposez de construire ce monde que vous souhaitez en développant votre idée. Ce sera plus chouette que vos propos!

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