Hier soir Christian Estrosi, qui est en Israël actuellement, l’a confirmé de manière très claire en séance publique : la firme israélienne Lotan protège la ville de Nice. Lotan Group est une filiale de la compagnie immobilière et de construction Meshulam Levinstein Contraction and Engineering Ltd Group.

LE PLUS. «Nous sommes confrontés à une guerre qui nous est faite à l’israélienne, et ne pas mener nous-mêmes cette guerre à l’israélienne, c’est-à-dire nous appuyer à la fois sur toutes les administrations, toutes les collectivités, et aussi les populations – car en Israël les populations, par des campagnes d’information et de communication, sont associées –, c’est une erreur», a commenté Christian Estrosi, prenant exemple sur les mesures sécuritaires de l’Etat hébreu.

A SAVOIR. Selon le JDD en archives : « Juste quelques policiers municipaux et un portique de sécurité pour protéger l’entrée du Centre universitaire méditerranéen (CUM) à Nice. Face aux bancs de velours rouge de l’amphithéâtre du CUM, ils vont défiler toute la journée : experts israéliens de la sécurité, élus, ­patrons de start-up innovantes dans la lutte contre le terrorisme.

Arié Bensemhoun, directeur d’Elnet, le think tank à l’origine du symposium niçois, signale qu’après l’attentat du 14-Juillet, c’est une société israélienne, Lotan, qui a été appelée pour sécuriser les établissements scolaires de Nice. Que la ville de Cannes avait déjà fait appel début 2016 aux services du général Nitzan Nuriel, conseiller ­antiterroriste de Benyamin Netanyahou, pour faire un audit complet de la sécurité du festival de cinéma.

Que le logiciel d’alerte sécuritaire ­inventé par la société israélienne Reporty est aujourd’hui demandé par de plus en plus de communes françaises. Le directeur de l’aéroport Ben-Gourion, le seul ou presque au monde à imposer un filtrage des passagers en amont de l’aérogare, sur la route qui y mène, était à Nice cette semaine. Il recevrait au moins une délégation étrangère chaque semaine pour venir tester l’inviolabilité de ses protections. (Source : François Clemenceau, envoyé spécial à Nice (Alpes-Maritimes) – Le Journal du Dimanche)

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