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Suisse: Abu Ramadan, l’imam radical qui veut détruire les chrétiens mais qui a perçu 600 000 francs d’aides sociales… pour répandre la haine


Suisse: Abu Ramadan, l’imam radical qui veut détruire les chrétiens mais qui a perçu 600 000 francs d’aides sociales… pour répandre la haine

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Il veut détruire les chrétiens, mais il vit depuis treize ans aux crochets de l’aide sociale, qui lui a déjà versé 600 000 francs. Cet imam islamiste déverse sa haine à la mosquée de Bienne.

l a gagné un surnom qui n’est pas très glorieux, mais qui lui va comme un gant: l’imam haineux. Et il incarne désormais, à lui seul, les ambiguïtés et les dérives de l’islam en Suisse. A 64 ans, Salah Ben Salem, qui se fait appeler Abu Ramadan, n’est plus cet imam roué et filandreux, précautionneux et habile, qui a réussi à avancer dans l’ombre et à passer sous les radars pendant plus de dix ans. C’est un islamiste pur et dur, un prêcheur de haine qui vient d’être démasqué, la semaine dernière, par une enquête ayant donné lieu à la fois à un article dans le Tages-Anzeigeret à une émission de la télévision suisse alémanique, Rundschau. Un lot de révélations qui a laissé la Suisse interloquée et sous le choc… Comment un tel extrémiste a-t-il pu prospérer tranquillement dans notre pays? Pourquoi les services de sécurité du canton de Berne ou de la Confédération n’ont-ils pas tiré la sonnette d’alarme? Pourquoi n’a-t-il jamais été inquiété par la justice pour ses propos incendiaires?

Venu de Libye

Installé en Suisse depuis près de vingt ans avec sa femme et leurs quatre enfants, âgés aujourd’hui de 24 à 33 ans, Abu Ramadan est un imam sunnite venu de Libye, qui officie depuis des années à la mosquée d’Ar-Rahman, à Bienne, tout en habitant dans le village de Nidau, à quelques kilomètres de là. Partisan des Frères musulmans, ennemis historiques du régime laïque du colonel Kadhafi, il se disait menacé dans son pays et il a obtenu, en 1998, l’asile politique avant de recevoir le permis C, ce qui lui donne quasiment les mêmes droits qu’aux ressortissants suisses.

Abu Ramadan dénonce, dans ses prêches, les mécréants occidentaux et demande à Allah de les détruire. «Il crie, il est très agressif, il tient des propos virulents…», insiste Kurt Pelda, reporter au « Tages-Anzeiger ». Photo: DR

Mais Abu Ramadan n’est pas un réfugié comme les autres: c’est un islamiste qui prêche la haine des chrétiens tout en vivant, depuis le premier jour où il a mis les pieds dans notre pays, aux crochets de l’aide sociale, c’est-à-dire des contribuables suisses. Abu Ramadan a reçu, en treize ans, la coquette somme de 600 000 francs. «Il n’a jamais travaillé, pas un seul jour», explique Roland Lutz, responsable de l’aide sociale à Nidau, qui ne cache pas sa colère ni son indignation. «Pendant les trois premières années, il n’avait pas le droit de travailler, puisqu’il était demandeur d’asile, mais il aurait pu le faire ensuite pendant toutes ces années. Le canton de Berne aurait d’ailleurs eu le droit de supprimer l’aide sociale après trois ans, mais il ne l’a pas fait. Abu Ramadan a reçu environ 4500 francs par mois pendant treize ans et, aujourd’hui, il reçoit l’AVS (2017 francs par mois), l’aide sociale et des prestations complémentaires, ce qui lui assure un revenu entre 4000 et 4500 francs par mois.»

Il ne parle ni suisse allemand ni français

Si l’imam haineux a encaissé régulièrement ses chèques, mois après mois, année par année, il n’a jamais essayé de s’intégrer. Il n’a jamais gagné sa vie. Il n’a jamais pris la peine d’apprendre le suisse allemand ou le français, qu’il ne fait que baragouiner. Militant islamiste, il n’a fait que poursuivre sa véritable mission, son obsession: ramener de nouvelles prises dans ses filets.

La Suisse doit-elle continuer de fermer les yeux et d’entretenir des individus qui ne font que vomir, comme lui, sa tradition démocratique et ses valeurs? La Suisse ne doit-elle pas surveiller les imams extrémistes qui, comme l’imam haineux de Ripoll – l’inspirateur des auteurs des attentats de Barcelone et de Cambrils, le jeudi 17 août –, sont en situation de manipuler des jeunes musulmans et de les entraîner dans l’intolérance et le refus de l’autre, puis dans la violence et le terrorisme? Abu Ramadan, en tout cas, est devenu un cas d’école qui force la Suisse à réfléchir et à se remettre en question, comme l’explique le Zurichois Kurt Pelda, 52 ans, un reporter de guerre qui sillonne depuis des années les terres sanglantes du djihadisme – l’Irak, la Syrie… – et qui connaît l’islamisme comme sa poche.

Journaliste au Tages-Anzeiger, c’est lui qui a débusqué le lièvre Abu Ramadan. Une enquête de plusieurs mois, rigoureuse, irréfutable. «J’ai été alerté par des musulmans modérés qui fréquentaient la mosquée de Bienne et s’inquiétaient des agissements de cet imam, explique Kurt Pelda. J’ai reçu des enregistrements de ses prêches du vendredi, en arabe, et je me suis rendu compte qu’ils étaient totalement extrémistes. Il crie, il est très agressif, il tient des discours virulents… Il n’est pas partisan de l’Etat islamique, mais d’autres groupes islamistes.»

L’imam Abu Ramadan ne prêche pas directement le djihad, mais il laisse éclater sa violence et sa haine. Par exemple dans cette curieuse prière, qui n’a rien de très bienveillant, puisqu’il s’agit d’un appel à l’extermination de groupes entiers: «O Allah, je te demande de détruire les ennemis de notre religion, détruis les juifs, les chrétiens, les hindous, les Russes et les chiites. Allah, je te demande de les détruire tous et de rendre à l’islam sa gloire passée.»

Abu Ramadan ne serait-il qu’un imam excité et un peu marginal? Pas du tout! «Il n’est pas l’imam principal de la mosquée de Bienne, reprend Kurt Pelda, mais il en est l’éminence grise. Il a beaucoup de charisme, il est très connu sur la scène islamique en Suisse romande. Il fréquente les mosquées à Lausanne ou à Neuchâtel, il connaît bien les frères Ramadan, à Genève. D’après mes informations, c’est lui qui a converti à l’islam le Biennois Nicolas Blancho, devenu le chef du Conseil central islamique suisse. Je pense même que c’est lui qui est à l’origine de la création de ce centre. Il a aussi converti le Schaffhousois Qaasim Illi, qui est le porte-parole du conseil.»

Qu’a fait exactement et que fait toujours cet imam haineux? Quelle est son influence dans la communauté musulmane de Bienne, qui compte 4573 personnes sur un total de 55 000 habitants? Kurt Pelda se pose la question, sachant que trois jeunes qui ont fréquenté la mosquée sont partis faire le djihad en Syrie. Musulmane libérale, Saïda Keller-Messahli met aussi en garde contre l’influence perverse de certains religieux. D’origine tunisienne, elle habite à Zurich d’où elle scrute la mouvance islamiste, comme elle l’explique dans l’interview qu’elle nous a accordée à l’occasion de la parution de son nouveau livre.

«Je suis convaincue que la majorité des mosquées sont dominées par les salafistes, explique-
t-elle. Il y a trop de mosquées dans notre pays. On en a 300 pour 7 millions d’habitants, alors que la Belgique n’en a que 230 pour 11 millions d’habitants, dont une importante communauté musulmane. Ces mosquées ne répondent pas à un besoin spirituel, mais à une pression politique des islamistes. C’est une manière de défier la société suisse.»

«Ils préparent le terreau pour la violence»

Saïda Keller-Messahli ne connaît pas personnellement l’imam haineux de Bienne, mais il lui semble tristement ordinaire. Prévisible, banal. Mais dangereux! «Il est comme tous ces prédicateurs islamistes qui sèment la haine dans le cœur des jeunes et qui préparent le terreau mental pour la violence. Ils savent comment les manipuler et comment semer la violence en eux. Tous les terroristes ont suivi d’abord un parcours idéologique, avec un recruteur. A force de boire de l’eau empoisonnée, ils sont passés à l’acte.»

Abu Ramadan ne peut plus prétendre aujourd’hui qu’il est persécuté en Libye. Après le renversement de Kadhafi, en 2011, il a retrouvé en effet son passeport libyen et a fait plusieurs séjours dans son pays sans rencontrer le moindre problème. Il s’est aussi rendu en Arabie saoudite, patrie de l’islamisme le plus rigoriste, où il est descendu dans un palace cinq étoiles. Qui a payé son séjour? L’a-t-il payé lui-même avec l’argent de l’aide sociale ou a-t-il émargé au budget de certains de ses amis?

Grand luxe. Abonné à l’aide sociale en Suisse, l’imam Abu Ramadan prend ses aises dans un palace cinq étoiles lors d’un déplacement en Arabie saoudite. Photo: DR

Autant de questions auxquelles l’imam haineux n’est pas près de répondre. Arraché brusquement à cette obscurité qui lui allait si bien et propulsé malgré lui dans une lumière crue, Abu Ramadan a choisi en effet de se terrer. Il ne répond pas à la porte de son appartement, refuse de répondre aux médias, joue à l’homme invisible. Il n’a pas accepté de parler à Kurt Pelda, qui l’a contacté pendant son enquête. Il n’a pas répondu non plus à notre confrère du Matin, jeudi dernier, quand celui-ci a sonné à la porte de son domicile. Il a choisi, au contraire, de se retrancher dans les formules toutes faites et les platitudes, qu’il confie d’ailleurs aux bons soins de ses avocats. Il a fait dire ainsi par son défenseur fribourgeois, Me Ridha Ajmi, quelques paroles aussi convenues que pathétiques: «L’amour, la tolérance et la générosité sont les lignes directrices de mes relations avec les musulmans et les non-musulmans.» «Il nous a fait dire qu’il aime la Suisse et qu’il se sent Suisse, des trucs ridicules qui nous ont fait rigoler», s’exclame Kurt Pelda. Actif dans des associations islamiques, notamment dans l’une d’elles qui distribue des corans – le b. a.-ba du prosélytisme –, Me Ridha Ajmi n’est pas seulement l’avocat de l’imam haineux. Il fait aussi partie, explique Saïda Keller-Messahli, des promoteurs qui veulent construire au cœur de Fribourg, ville catholique par excellence, une mosquée gigantesque dont le coût s’élèverait à 8 millions de francs.

Quel sort lui réserve la Suisse?

Rattrapé par son passé, Abu Ramadan essaie aussi de colmater un autre front, à Genève. A-t-il travaillé pour l’agence de voyages Arabian Excellence, comme guide ou comme accompagnateur pour des pèlerinages à La Mecque ou ailleurs? A-t-il été payé pour cela, alors même qu’il n’a jamais déclaré aucun revenu pendant toutes ses années passées en Suisse? Avocat de la société, genevois celui-là, Me Karim Raho y est allé aussi de son petit couplet. Dans un courrier à la télévision suisse alémanique, il demande de ne pas mentionner le nom du directeur de l’entreprise, Adel Dallali, qui est son client.

L’imam haineux a-t-il encore un avenir en Suisse? Pourra-t-il continuer d’y habiter et d’y prêcher? Sa situation personnelle n’est guère glorieuse: l’un de ses fils est un délinquant, impliqué dans une affaire de vol; l’une de ses filles est toujours à l’aide sociale. Il a d’ores et déjà perdu son permis C, le 3 août dernier, et il pourrait être renvoyé en Libye. Mais la Suisse étant ce qu’elle est, c’est-à-dire une démocratie respectueuse du droit des gens, il ne manquera pas de multiplier les recours et de gagner du temps…

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