toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Sponsorisée par les dons européens, la justice tunisienne blanchit la pédophilie !


Sponsorisée par les dons européens, la justice tunisienne blanchit la pédophilie !

 

Sept ans après la révolte à Tunis, l’appui européen à la justice tunisienne s’avère un exemple de gaspillage de deniers à travers des millions d’euros investi.

 

Voici un exemple d’un usage des fonds européens qui sont finalement destinés à financer une  justice complice avec le crime pédophile.

 

Selon des chiffres du ministère de la Femme en Tunisie, 9000 demandes de mariage avec mineures ont été déposées et autorisées auprès des autorités concernées  durant les cinq dernières années.

 

Le mariage avec des mineures est pourtant interdit par la loi. Néanmoins  les autorités judicaires de ce pays musulman délivre facilement des exceptions suite à des demandes qui sont déposées afin de permettre de marier des mineures.

 

Bien que le gouvernement prétende que ces autorisations restent des exceptions, il s’avéré finalement qu’ils ne sont finalement pas aussi rares que ça.

 

L’an dernier la presse locale a relayée l’affaire d’une adolescente enceinte âgée de 13 ans, originaire du nord du pays (Kef), dont la justice tunisienne avait autorisé le mariage avec un proche. La famille voulait sauver son honneur sois disant !

 

L’histoire avait à l’époque fait couler beaucoup d’encre et plusieurs associations de protection de l’enfance s’étaient indignées. Cette affaire avait fait la lumière, de nouveau, sur les vices de la Constitution quant à la protection des mineures.

Rappelons déjà qu’ un pédophilie  islamiste Mohamed Zeriik  a été élue, le 27 décembre 2013, à l’Assemblé nationale constituante en Tunisie ( chargée de rédiger la nouvelle Constitution du pays). L’homme a été condamné  en 2010 par une Cour à Ottawa ( Canada) pour harcèlement  sexuel sur garçon.

Pédophilie en Tunisie : une justice coupable !

Les autorités tunisiennes sont vivement interpellées par une pédophilie peu réprimée par la justice locale.

Les juges refusent de durcir leur pouvoir d’appréciation dans les affaires de pédophilie dont ils sont saisis.

Pas moins de 2000 enfants sont abusés sexuellement, chaque année au pays où les affaires de pédophilie deviennent légion : des cas hautement médiatisés à l’instar de l’affaire du petit Yassine, un garçon âgé de quatre ans, issu d’un milieu où paupérisme et promiscuité sont légion, fut enlevé, violé et sauvagement assassiné par un gradé de l’armée nationale en 2016.

Dans cette société conservatrice, malgré toutes les apparences d’ouverture, la pédophilie reste très timidement appréhendée, et relève encore du domaine du tabou. En témoigne l’absence d’étude nationale pouvant rendre compte de l’ampleur du phénomène. Les autorités compétentes s’abstiennent de documenter la question, exception faite des données quantitatives du ministère de la Femme.

De nombreuses affaires sont régulièrement relayées par la presse locale avec des formes de pédophilie auxquelles les enfants peuvent être sujets : de la prostitution enfantine au mariage des mineures, sans oublier les viols et diverses violences sexuelles d’abuseurs, tant étrangers que provenant de l’entourage immédiat de l’enfant (proches, voisins, éducateurs).

Dans ce pays la pauvreté, aggravée par les disparités sociales et géographiques, ouvre la porte aux mariages précoces.

L’abandon scolaire perpétue à son tour le cercle vicieux de vulnérabilité des enfants, qui deviennent des proies plus faciles au mieux offrant.

Ensuite, la dislocation familiale, ayant souvent pour corollaire la démission de la famille de son rôle éducatif, laissant les enfants livrés à eux-mêmes.

Après, vient la persistance du tabou, dont reste imprégnées de larges tranches de la société tunisienne, ce qui s’accompagne d’une peur de la stigmatisation, et engendre de surcroit une tolérance au harcèlement sexuel ; compte tenu notamment du fait que les agresseurs font souvent partie de la famille : les proches et les voisins arrivent en tête, suivis des personnes étrangères.

 

Une justice inefficace est ce qu’il y a manifestement de plus dangereux, et quoiqu’au niveau normatif, la Tunisie est adhéré à d’importants instruments internationaux – avec à leur tête la Convention de l’ONU sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels – le travail d’harmonisation de la législation nationale avec les standards internationaux lui, reste toujours insuffisant. Cette insuffisance est palpable aussi bien au niveau des textes que de leur application.

Les dérogations pour les mariages des mineurs en Tunisie s’institutionnalise en règle, pour ne dire en « pédophilie consentie », et ce au regard de la grande «permissivité» des juges, accompagnée d’une montée en flèche du nombre de mariages précoces autorisés (une augmentation de 63% entre 2004 et 2013 selon l’UNICEF).

La pratique judiciaire laisse entrevoir le caractère «dérisoire» des peines prononcées par rapport aux faits infractionnels commis. Hormis les hypothèses de corruption et autres circonstances pouvant compromettre l’impartialité du juge, ce dernier et quand bien même il juge sur la base de son «intacte» intime conviction, prononce des verdicts qui sont souvent en deçà de la gravité des infractions.

Des juges continuent vraisemblablement à voir en ces faits de simples délits plutôt que des crimes graves. Quand ce n’est pas l’acquittement qui est décidé dans certaines affaires, c’est l’emprisonnement avec sursis qui vient en tête des peines prononcées par les juges tunisiens.

Les prédateurs sexuels auront davantage de chance de ne pas rendre compte de leurs méfaits à cause des défaillances de la justice locale. Pour les abuseurs, la sanction se trouve fondamentalement dénudée de ses fonctions essentielles, dans le sens où elle ne leur est ni rétribtutive, ni dissuasive. Cela décourage davantage les victimes d’ester en justice, à l’idée de peiner dans ses rouages pour qu’au final leurs bourreaux n’écopent que de faibles sanctions, quand ils ne sont pas graciés ou encore fugitifs.

 

Comble de l’absurde : l’Union européenne sponsorise la réforme de la justice tunisienne

 

L’Union européenne  a fait du soutien  à la  réforme de la justice avec la Tunisie l’une des priorités de la coopération bilatérale. Plusieurs  programmes sont  conçus dans ce champ d’intervention :

-Le programme d’appui à la réforme de la justice (PARJ) financé par un don de 40 millions d’euros entre 2012-2020, il a fait de l’Union européenne, le premier partenaire de Tunis dans le domaine de la réforme du système judiciaire et pénitentiaire.

-L’Assistance technique au programme d’Appui à la réforme de la justice – ATPARJ (2013-2017).

– Le Plan d’Action pour un partenariat privilégié (PAPP) pour la période 2013-2017 à  titre du soutien à « l’État de droit et à la démocratie » et la réforme de la justice.

 -Le Cadre unique d’appui 2014-2015 conclu entre Tunis et Bruxelles,  qui finance la réforme de la  chaîne pénale, l’appui au processus de justice transitionnelle dans le traitement des dossiers par les autorités judiciaires, la mise en place progressive d’un système d’information et le renforcement de l’infrastructure judiciaire, pénitentiaire et des lieux de détention.

Il en résulte que la « réforme de la justice en Tunisie » est financée presque exclusivement  par les dons des contribuables européens : 25 millions €,  en 2012 et 15 millions €, en 2014.

L’UE a poursuivi, en 2015 et 2016 son programme d’Appui à la réforme de la justice (PARJ), mobilisant 25 millions € supplémentaires, financé sur les fonds de Bruxelles.

La justice locale a bénéficié aussi de 5 millions €, dans le cadre du  projet EuroMed Justice III, mis en œuvre par un consortium dirigé par l’Institut européen d’administration publique (EIPA).La Tunisie a déjà empoché 10 millions €  dans la cadre de EuroMed Justice I et II.

On cite aussi d’autres programmes annexes  :

-Le jumelage du 11 février 2016: portant sur l’« Appui à la Formation des Personnels de Justice » bénéficie d’un montant de 1 300 000 € pour une durée de 24 mois. Il est mené par un consortium franco-italien représenté par le Ministère de la Justice français, le groupement d’intérêt public Justice Coopération Internationale (JCI) et l’Ecole Supérieure de la Magistrature italienne (SSM)

-Le jumelage du 11 février 2016: portant sur le « Renforcement des capacités du Ministère de la Justice et des Juridictions » bénéficie d’un financement de 1 850 000€ pour une durée de 30 mois

-La Tunisie est aussi devenue un bénéficiaire important des financements européens alloués à la société civile à travers l’Instrument européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH), la Facilité Société civile pour le Voisinage Sud (FSCVS) etc.

Ce soutien européen devient  une aberration et un manque de jugement total. Un coût exorbitant pour un résultat dérisoire et un dysfonctionnement de la justice qui est permissive avec les crimes sexuels contre les enfants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



    Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

    Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


    Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 6 thoughts on “Sponsorisée par les dons européens, la justice tunisienne blanchit la pédophilie !

    1. Laurence Salmon

      Je regrette le temps de Ben Ali où vous Tunisiens viviez libre avec des valeurs
      Le printemps arabe vous à apporté désolation
      Je vous plaiint

    2. République

      La France cautionne , bien sur, vu le nombre d’affaires étouffées de cas de pédophilies avérés de la part de certains ministres et autres nantis au dessus des lois de la république qui pratiquaient le ce genre tourisme .
      De plus, à quoi, vous vous attendiez d’autre dans un pays musulman où tôt où tard, c’est la charia qui prévaudra?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *