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Religion au travail : les cas conflictuels dans les entreprises ont augmenté, exemple le refus de travailler avec une femme


Religion au travail : les cas conflictuels dans les entreprises ont augmenté, exemple le refus de travailler avec une femme

La majorité (53 %) des faits religieux observés dans les entreprises concerne le « port visible d’un signe » ou des demandes d’« aménagements du temps de travail ».

RELIGION Voilà la question religieuse désormais « installée » en entreprise. Demandes d’absence pour fête religieuse, port ostentatoire de signes religieux, prières pendant les pauses… Selon une étude publiée mercredi, la cinquième annuelle menée par l’institut Randstad et l’Observatoire du fait religieux en entreprise (Ofre), l’observation « quantitative » du fait religieux en entreprise ne progresse pas : 65 % des salariés déclarent observer occasionnellement ou régulièrement des faits religieux au travail, un chiffre stable par rapport à 2016. « Ce qui augmente, en revanche, ce sont les cas conflictuels, note Lionel Honoré, directeur de l’Ofre. Tandis qu’un manager sur cinq se sent en difficulté. »

La majorité (53 %) des situations rencontrées a trait à des demandes d’« aménagements du temps de travail » ou le « port visible d’un signe » : elles ne posent pas de problème et ne nécessitent pas d’intervention de la hiérarchie. Un chiffre lui aussi stable par rapport à 2016 (52 %).

Refus de travailler avec une femme

« Je pense que le phénomène est arrivé à son maximum, analyse Lionel Honoré. Toutes les entreprises qui doivent le rencontrer le rencontrent aujourd’hui. » Les entreprises les plus touchées, précise-t-il, se situent « dans les zones urbaines sensibles », à « forte densité de main-d’oeuvre peu et faiblement qualifiée ». Notamment dans le bâtiment, la distribution, la logistique.

Sauf que de plus en plus souvent, ce ne sont plus de simples demandes, mais des revendications. « L’entreprise doit se plier à une exigence, note ce professeur des universités en sciences de gestion, donc les rapports se tendent. » Si les « cas conflictuels » restent minoritaires, ils augmentent pourtant : alors qu’ils représentaient 6,7 % en 2016, ils constituent aujourd’hui 7,5 % de l’ensemble des faits recensés. « Quantitativement marginaux, ces faits sont tout de même très importants car ils polluent le bon fonctionnement de l’entreprise, souligne Lionel Honoré. Ceux qui reviennent le plus fréquemment sont le refus de travailler avec une femme – parfois même d’être dans la même pièce ! -, de faire équipe avec des personnes qui ne sont pas des coreligionnaires, de réaliser certaines tâches, comme par exemple pousser un chariot contenant de l’alcool, ou encore le prosélytisme. Toutes les religions sont concernées, mais en priorité l’islam. »

Et parmi l’ensemble des cas nécessitant une intervention du management, ceux qui se révèlent bloquants continuent à progresser. Ils représentent 16 % du total, contre 14 % en 2016 et 12 % en 2015. Comment se règlent-ils ? « Il est assez facile de gérer le cas d’une femme qui arrive voilée au travail, indique le directeur de l’Ofre. En revanche, un homme qui refuse de saluer une collègue, ça ne se règle pas toujours. Il y a la solution de facilité : mettre en place une sorte de cordon sanitaire autour de cet homme pour qu’il ne soit pas en contact avec des femmes, ou bien la solution radicale, le licenciement. Il n’existe pas de juste milieu avec un salarié qui refuse de travailler avec une femme… Si les entreprises ont un effort à faire, c’est bien de faire preuve de plus de courage managérial. » Car ce que l’on observe, poursuit-il, c’est que « les managers préféreraient la solution radicale, mais n’ont pas toujours les services de ressources humaines derrière eux ».

Le cadre juridique concernant la liberté religieuse en entreprise a été précisé en 2016 par la loi travail, qui autorise les entreprises à fixer les règles dans leur règlement intérieur, ainsi que par la Cour de justice européenne (CJUE), qui leur permet d’imposer, sous conditions, une neutralité religieuse à leurs salariés. Toutefois, selon Lionel Honoré, « trop peu d’entreprises s’en sont saisies pour le moment ».

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  • One thought on “Religion au travail : les cas conflictuels dans les entreprises ont augmenté, exemple le refus de travailler avec une femme

    1. Jean-Francois Morf

      Le bon musulman n’a le droit d’être avec une femme qu’après avoir sucé les seins de cette femme: elle devient alors sa « nourrice », donc autorisée à être dans la même pièce. Evidemment, les employées ne sont pas du tout d’accord avec ce « droit de laitage » mais les employés musulmans y tiennent…
      On pourrait éventuellement mettre un produit répulsif très amer sur les tétons de ces dames, et ensuite elles se feraient sucer par les employés musulmans libidineux. Tel serait pris qui croyait prendre…

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