toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

« Pour en finir avec le rien à-voirisme » et les lieux communs de la médiatisation du terrorisme


« Pour en finir avec le rien à-voirisme » et les lieux communs de la médiatisation du terrorisme

Après le dernier attentat attribué à un Algérien qui s’en est pris à une brigade de du dispositif Sentinelle à Levallois-Perret, Hamou Benlatrèche, la presse nationale et internationale qui fait du terrorisme ses meilleurs choux gras, inonde une fois de plus en non-stop le public des lieux communs du politiquement et de l’islamiquement corrects.

Tout  d’abord, on nous répète une fois de plus que les attentats islamistes n’auraient « rien à voir avec l’islam », « rien à voir avec l’immigration et les étrangers », « rien à voir avec les mosquées », puisque les terroristes sont des « ignorants », des « malades mentaux », des « voyous » ou des « mauvais musulmans », et enfin des « loups solitaires », impossible à identifier.

En réalité, même si les profils sont tous différents, comme nombre d’autres jihadistes « désœuvrés » avant eux, Hamou alias Bachir Benlatrèche était connu des services de police : certes, pas fiché S, mais fiché pour infraction à la législation sur les étrangers et faisant donc l’objet d’un ordre d’expulsion.

Pourquoi n’a-t-il pas été expulsé ? Parce que notre soi-disant Etat de droit n’est capable d’expulser que 10 % des illégaux pourtant jugés et normalement expulsés manu militari.

Comme souvent avant lui nombre de terroristes qualifiés de « désœuvrés » ou de « psychiquement faibles » ( à l’instar d’ailleurs du bourreau de la pauvre Sarah Lucie Halimi, vielle femme juive sauvagement assassinée en avril dernier en banlieue parisienne par un jeune black-musulman animé par un antisémitisme islamique pro-Da’ech aux cris d’Allah Akbar), les médias et les autorités ont tout fait pour étouffer les motivations idéologico-religieuses du tueur, d’où les premières informations sur l’état mental de Hamou Benlatrèche Bachir, que certains veulent déjà juger « irresponsable ».

Conformément à la doxa politiquement correcte, il convient de faire croire le plus possible que les terroristes qui frappent régulièrement nos sociétés sont des asociaux, des « fous », des « voyous », des « nihilistes » animés par un ressentiment existentiel ou encore des fanatiques « superficiellement musulmans » et ignorants du « vrai islam » qui se vengeraient contre « l’islamophobie » de l’Occident post-colonial. D’autres analystes un peu moins aveugles osent reconnaître qu’il s’agit de terroristes islamistes, mais ils commettent eux aussi l’erreur de croire que ces jihadistes nous haïssent à cause d’une « humiliation » ou des guerres en Irak, au Mali, en Afghanistan ou en Syrie, etc, alors qu’en réalité, les terroristes-jihadistes qui prêtent tous plus ou moins allégeance à Da’ech ou Al-Qaïda ne sont pas en majorité au départ des personnes haineuses (Mohamed Merah est à cet égard une exception, avec Zarqaoui au niveau d’Al-Qaïda), au contraire, et à commencer par Ben Laden au plus haut jusqu’à maints terroristes du 11 septembre ou de Manchester, Nice ou Bruxelles que leurs voisins jugeaient « sympas » et parfois « timides ».

Comme l’expliquait justement ces jours-ci au quotidien italien Il Messaggero, le grand stratège américain Edward Luttawak, « ce n’est pas vrai que les terroristes » nous tuent parce qu’ils aient l’Occident, ils nous tuent pour nous effrayer (Da’ch cite souvent l’expression ; « jeter l’effroi dans le cœur de l’ennemi ») dans le seul but de nous soumettre. Ils ne haïssent pas l’Humanité mais ils prétendent au contraire la sauver du Mal en l’obligeant à embrasser la Vraie foi ». Luttawak a raison de choquer en affirmant que la plupart des terroristes jihadistes sont avant tout des « idéalistes », certes extrêmes, souvent de fraîche date pour ceux qui frappent en Europe, mais des personnes fanatisées avant tout par une idéologie qui ne vient pas de nulle part.

Parfois ignorantes, parfois très instruites, pratiquant ou peu/pas, voyous, ou bons élèves ou cadres, pauvres ou riches. Seul point commun réel ou « idéal-type » : ils sont persuadés d’être sur le chemin d’une rédemption en pratiquant non pas une violence motivée par une haine nihiliste (thèse stupide d’Olivier Roy ou le défunt André Glucksman), mais par une vision islamiste-sunnite théocratique et totalitaire du monde qui vient du cœur du monde musulman (du salafisme wahhabite aux Frères musulmans en passant par l’islamisme pakistanais pré-taliban de Maududi) et qui constitue un véritable poison idéologique. Ce tsunami mondial qui ronge l’ensemble du monde musulman depuis des décennies, nous n’en recevons que quelques grandes vagues, les moins meurtrières en nombre, comparées avec ce que connaissent les pays musulmans, premières victimes de cette fanatisation et de cette violence totalitaire.

Les terroristes n’utilisent pas la violence de façon aveugle ou par folie (même si les cerveaux savent recruter des psychopathes), mais à des fins très précises : sidérer-effrayer les infidèles pour les pousser à la conversion-soumission à l’ordre islamique, et susciter par la terreur soi-disant aveugle, la mobilisation des médias qui servent de haut-parleurs et publicité gratuite aux organisations jihadistes.

« Rien à voir avec l’islam »

Concernant l’autre lieu-commun selon lequel l’islamisme violent « n’aurait rien à voir avec l’islam », certes, cela est rassurant de le penser et cela permet de ne pas heurter les musulmans qui ont une foi pacifique et sincère, mais cela ne correspond tout simplement pas à la réalité. Certes, il est vrai que le terrorisme suicidaire à la Da’ech est une « tradition » ou plutôt une « innovation blâmable » (Bidaà) assez récente dans l’islam sunnite. Toutefois, le jihad en tant que guerre d’harcèlement de l’infidèle, guerre de défense de l’islam face aux mécréants ou guerre d’extension de la vraie foi, puis de l’empire musulman, est très présent dans le Coran, dans les Hadith et dans la Sira, les trois textes sacrés de l’islam qui fait force de foi et de loi dans l’ensemble du monde musulman sunnite. Cette « violence sacrée » n’est pas le fait des seuls terroristes ou « mauvais musulmans », car elle a toujours été pratiquée dans le passé par les puissances islamiques « officielles », arabes, berbères, turques, etc, et ceci jusqu’à la colonisation de l’Algérie et la chute de l’empire ottoman. Parallèlement, Luttwak ose rappeler comme Boualem Sansal que bien que nombre de terroristes ne soient pas « de bons musulmans » ou peu formés, comment nier que le fond du problème vient du fait que la violence dont se réclament les jihadistes est enseignée dans les lieux saints et grandes universités de l’Islam (Al-Azhar et Médine-LaMecque) et est légitimée dans les trois textes sacrés de l’islam : le Coran, la Sira (vie de Mahomet avec ses récits de guerre) et Hadith-Fiqh (jurisprudence islamique qui complète le Coran et qui est la source des législations des pays musulmans qui condamnent à mort l’apostasie ou le blasphème).

Depuis le début de l’islam, et bien avant les Croisades, qui furent en partie une réaction contre l’islamisation du Proche-Orient chrétien, du harcèlement de l’Europe du Sud et de la prise de Jérusalem, les « croisades musulmanes », trop souvent minimisées au contraire des chrétiennes, ont commencé à terrifier l’Europe dès 711 avec l’invasion de l’Espagne et dès 846 avec le sac de Rome, razziée par les envahisseurs musulmans qui terrifieront toute l’Italie et toute la méditerranée pendant dix siècles ceci sans interruption, de l’invasion de l’Espagne et de la Sicile aux pirateries barbaresques faites de prises d’otages, d’esclaves, de sacs, razzias et harcèlement « terroristes » puisque l’un des buts était de pousser l’ennemi terrifié à la soumission et à la conversion, lorsqu’il n’était pas racketté (les esclaves européens pris en otages étaient rachetés à prix d’or).

Et cette réalité ne concerne pas le seul Occident chrétien, puisque dans la démonologie islamiste, les païens polythéistes hindouistes indiens, les Chinois polythéistes, bouddhistes, confucéens-taoïstes et les autres civilisations non-islamiques non occidentales en contact avec les empires islamiques ont toujours subi le jihad et les Razzias.  D’ailleurs, il suffit de jeter un coup d’œil rapide sur la liste quotidienne des attentats islamistes commis dans le monde depuis des décennies pour constater qu’après le monde musulman et avant même l’Europe, l’Inde est avec la Russie, l’Afrique et la Chine, l’une des premières cibles du Jihad ; Ce terrorisme islamiste est donc un phénomène totalitaire mondial, globalisé, et il n’est pas du tout une « réaction à l’impérialisme ou l’humiliation occidentale », mais une guerre asymétrique actionnée par des pôles de l’islamisme décidés à soumettre l’Humanité toute entière.

De ce fait, lorsque les terroristes font croire qu’ils en veulent plus à l’Occident en réaction à « l’impérialisme ou au colonialisme » passés, il ne s’agit là que de marketing culpabilisateur, d’une technique de guerre psychologique destinée à troubler et faire douter l’infidèle dans le cadre d’une véritable stratégie de la démoralisation et de la démobilisation de l’ennemi.

De ce point de vue, il convient non pas d’écouter les intellectuels européens encore abreuvés de tiers-mondisme paternaliste et déresponsabilisant, mais plutôt des intellectuels musulmans arabes comme Kamel Daoud ou Boualem Sansal, ce dernier écrivant récemment au Figarovox que : «l’ordre islamique tente progressivement de s’installer en France », comparant la situation actuelle de la France à celle de l’Algérie au début de la guerre civile. Sansal va plus loin : il ose faire ce que les post-chrétiens européens n’osent plus faire, en interpellant directement la religion. Il rappelle à juste titre un hadith célèbre prêté à Mahomet: «Je suis venu à vous avec l’égorgement». On a vu combien Da’ech a pris ce hadith à la lettre et combien de milliers de personnes ont été égorgées comme des moutons (…). Derrière le terrorisme, il existe un problème bien plus global d’islamisation de la planète ». En réalité, le terrorisme n’est que la face émergée de l’iceberg, la plus violente pour intimider et soumettre les âmes sidérées à son ordre comme on l’a vu depuis les attentats des « blasphémateurs » comme Théo Van Gogh et les journalistes de Charlie Hebdo : plus personne n’ose recommencer et l’islamisme terroriste comme le terrorisme psychologique non-violent des mouvements qui hurlent à l’islamophobie à chaque attentat, œuvrent parallèlement de façon différente au même objectif global d’imposition de leur ordre et de soumission des infidèles. Ces constats émis entre autres par les Boualem Sansal ou Kamel Daoud, qui ont assisté pendant des dizaines d’années à l’islamisation progressive de l’Algérie et du monde arabe par la terreur physique et l’islamiquement correct.

« Tous des Français » ? « Rien à voir avec l’immigration » ?

Autres contre-vérités que l’on nous assène à chaque attentat subi en Occident: les terroristes non seulement ne sont pas de bons musulmans ; mais ils n’ont rien à voir avec l’immigration, et ne sont pas des étrangers, ils sont des Français, des Belges des Espagnols, etc, et des Européens. Quelques rappels sont là pour attester du contraire, même s’il est vrai que de nombreux terroristes de ces cinq dernières années ont la nationalité du pays occidental d’accueil : les auteurs des attentats de Madrid du 11 mars 2004 (191 morts), étaient des Syriens et des Marocains liés à AL-Qaïda.

En France, l’auteur de l’attentat du 19 avril 2015, Sid Ahmed Ghlam, qui a été une femme de 32 ans, était un Algérien de 24 ans qui prévoyait d’ailleurs aussi un attentat dans une église de Villejuif. Celui du 21 août 2015, qui tenta d’abattre des passagers du Thalys sur une ligne reliant Amsterdam à Paris, fut perpétré par un ressortissant marocain. Quant à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui commis le carnage du 14 juillet 2016 à Nice, il était  nationalité tunisienne, sans oublier enfin l’auteur de l’attaque du Louvre de février dernier, un égyptien de 29 ans, ou bien sûr celui à Levallois-Perret, contre des militaires interpellé le 9 août, Hamou B, qui est algérien, de surcroit en situation irrégulière.

Désinformation et politique d’apaisement

Récemment, le journal Corriere del Ticino du 21 juin, a révélé au grand public un document fort intéressant issu de la Police criminelle fédérale (BKA) allemande, qui révèle à quel point la restriction du langage en matière de terrorisme correspond à une stratégie étatique planifiée visant à ne pas informer les citoyens de la gravité et de la profondeur de la menace, tant nos dirigeants sont dépassés par les évènements et incapables de prendre les mesures qui seraient efficaces en raison du carcan politiquement correct et de l’idéologie multi culturaliste et libertarienne qui empêche nos démocraties de se défendre. Citons quelques extraits particulièrement révélateurs et qui sont valables pour les autres pays européens : « quoi qu’il arrive, dans les premiers temps de la survenue de l’attentat, il convient de divulguer au maximum la théorie de l’auteur solitaire ou de la personne psychiquement perturbée. (…) : « toujours éviter, pour commencer, d’évoquer trop vite l’Etat islamique ou même l’islamisme et l’islam (…) ». Après avoir rappelé dans ce rapport que « dix millions de visiteurs étrangers entrent chaque année en Allemagne avec des passeports volés ou faux (…) dont une partie bénéficient à Al-Qaïda ou l’EI pour leurs activités terroristes islamistes (…), le rapport suggère de toujours minimiser le lien entre immigration et terrorisme : « ne jamais parler de migrants économiques et de réfugiés ». Et bien que « le pourcentage des entrées illégales en Allemagne  est en augmentation de 70% et que les collègues italiens prévoient l’arrivée de près de 350 mille illégaux à 400 mille en provenance de l’Afrique en 2017, il convient envers la presse et le public, d’évoquer le chiffre de 250 mille ».

 Autre idée reçue : les islamistes s’en prennent principalement aux forces de l’ordre et surtout aux militaires, conformément à l’appel de l’ex-cerveau et porte-parole de Daech, Abou Mohammed Al-Adnani qui exhortait les jihadistes à s’en prendre en Occident aux représentants des forces de l’ordre ( » Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignement et leurs collaborateurs », clamait-il dans un enregistrement audio en septembre 2014). En réalité, tout comme l’a dit maintes fois le fameux idéologue du « jihad de 3ème génération », Abou Moussab Al-Suri (le théoricien de l’«Appel à la résistance islamique mondiale» publié en 2004), Adnani appelait également dans de nombreuses déclarations et écrits, à « frapper n’importe qui par n’importe quel moyens afin de jeter l’effroi dans le cœur des Mécréants ».

A Nice ce furent des civils, à Levallois Perret ou aux Champs Elysées des forces de l’ordre : il n’y a aucune règle autre que celle de frapper les consciences et terrifier l’ennemi. Ainsi, en 2012, Mohamed Merah s’en est à la fois pris à des militaires et à des civils d’une école juive (sur sept victimes trois militaires), de même qu’Stockholm, comme à Londres, à Bruxelles et surtout à Nice ou même Saint Etienne de Rouvray, les civiles ont été prioritairement visés, y compris un vieux prêtre et des foules niçoises dont nombre de musulmans. Ainsi que l’a rappelé à juste titre le spécialiste du renseignement, Jean-Charles Brisard (centre d’analyse du terrorisme, « 53% des attentats et projets dans les pays occidentaux depuis 2013 ont visé les forces de l’ordre et militaires, et l’autre moitié des civils ».

Il est vrai qu’en France, en 2017, la majorité des dernières terroristes ont visé des forces de l’ordre, et il faut rappeler que le choix de Levallois Perret n’est pas anodin puisque cette ville abrite le siège de la DGSI. La stratégie poursuivie ici par les cerveaux des terroristes (car ceux-ci agissent en suivant des directives de vrais professionnels même lorsqu’ils sont des « loups solitaires ») est de harceler, dévier l’énergie et user les forces de l’ordre principalement réduites à escorter les gares et les rues touristiques de Paris au détriment du reste de la population française. On retrouve ici l’idée d’Abou Moussab al-Suri qui préconisait une «stratégie aux mille entailles» visant à disperser l’ennemi et donc à l’affaiblir par des attaques à faible intensité mais répétées qui donnent l’impression aux masses d’une puissance de feu terroriste bien supérieure à ce qu’elle en raison de sa médiatisation constante, ceci même lorsqu’il s’agit d’attaques faisant très peu de morts ou seulement des blessés. D’autres parlent de « stratégie de la tension ».

De la nécessaire remise en cause de Sentinelles et Vigipirate ou autres faux-semblants qui donnent l’illusion de la sécurité

Quant au dispositif «Sentinelle», son utilité et son efficacité sont proches de zéro, tout comme Vigipirate. Et il sert surtout à mettre comme gardiens de rue des militaires de haut niveau qui auraient autre chose à faire que d’être des cibles mobiles ultra-repérables par l’ennemi. Certes, l’aide des forces armées dans des zones ultra-stratégiques ou fort sensibles (ministères, gares, aéroports), est nécessaire, mais tous les experts du renseignement et de la sécurité savent pertinemment qu’il conviendrait plutôt de multiplier des cellules de protection discrètes, civiles, publiques et privées qui aient un coup d’avance sur l’ennemi et qui soient donc fondues dans la population, à l’instar des systèmes israélien et marocains.

Les cas anglais et d’Europe du Nord ont montré que ce qu’il faut développer, parallèlement au rétablissement d’une puissante police de proximité et de renseignements généraux, ce sont des brigades mobiles policières et privées armées dans le plus possible de lieux, à l’inverse des polices norvégiennes et des polices municipales de nombreuses ville d’Europe qui n’ont pas le droit de porter d’armes…

La spectre du retour des terroristes « européens » entraînés en Syrie ou ailleurs dans les camps de Da’ech et Al-Qaïda

Une note d’Interpol diffusée aux autorités européennes en juillet dernier a révélé que près de 180 kamikazes sont prêts à agir sur territoire européen et sont en phase d’attente ou de préparation. Les attaques de faible ou moyenne intensité qui permettent de faire durer la surmédiatisation et la peur qui en découle, vont se multiplier pendant des années. Les jihadistes belgo-français et maghrébins (« légions francophones) finiront presque tous par revenir de Syrie ou d’Irak et regagner le Maghreb et l’Europe, sachant qu’un combattant expérimenté peut former des dizaines de jihadistes. Outre ce chiffre qui ne représente que l’élite la plus aguerrie militairement de la nébuleuse jihadiste, de nombreux spécialistes savent que des milliers de jeunes issus de l’immigration musulmane ou convertis sont déjà radicalisés et pourront eux aussi passer à l’acte de façon moins « professionnelle » mais toujours spectaculaire dès lors que leur allégeance à Da’ech est proclamée et assortie à leur passage à l’acte. Parallèlement à Daech, qui perd du terrain en Irak et en Syrie, Al-Qaïda reprend du poil de bête et continue elle aussi à entraîner et fanatiser à distance des terroristes qui peuvent eux aussi passer à l’acte en Europe dans une macabre concurrence avec Da’ech.

En guise de conclusion

Si le terrorisme islamiste frappe si facilement, si régulièrement et de plus en plus souvent en Europe depuis des années, c’est certes en raison d’un phénomène global de fanatisation « jihadisation » de l’islam des masses gagnées par la wahhabisation des esprits provoquée à coups de pétrodollars depuis des décennies par l’Arabie saoudite (salafisme wahhabite), comme on l’a vu. Mais c’est aussi parce que la sécurité de nos démocraties n’est pas assurée correctement. Et avant tout parce que nos conceptions hyper protectrices de la liberté individuelle puis notre laxisme judiciaire, couplés à l’idéologie politiquement correcte, ne permettent plus d’assurer la sécurité des citoyens puisqu’on relâche ou on laisse en liberté des gens dangereux et connus des services comme cela fut le cas de la plupart des terroristes avant celui de Levallois Perret. Sans parler de l’absurdité de la politique d’accueil des « revenants » formés par Da’ech en Syrie que nos démocraties vont laisser rentrer (et ont déjà laissé revenir en masse ou empêché de partir) pour les confier à des psys ou des centres de « déradicalisation » qui font mourir de rire les fanatiques et n’ont déradicalisé à ce jour que ceux qui n’étaient pas totalement fanatisés.

Source: Altantico





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “« Pour en finir avec le rien à-voirisme » et les lieux communs de la médiatisation du terrorisme

    1. rachel

      Tout est dit ! La nature a horreur du vide, la France a perdu ses valeurs, l islam l a compris et occupe le terrain.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *