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Le 29 août, 120ème anniversaire du 1er congrès sioniste mondial: Herzl écrit : « A Bâle j’ai fondé l’État Juif. Peut-être dans cinq ans et certainement dans cinquante ans, chacun le saura »


Le 29 août, 120ème anniversaire du 1er congrès sioniste mondial: Herzl écrit : « A Bâle j’ai fondé l’État Juif. Peut-être dans cinq ans et certainement dans cinquante ans, chacun le saura »

Ce 29 août 2017 marque le 120ème anniversaire du 1er congrès sioniste mondial à Bâle en Suisse.

Il y a tous justes 120 ans Theodore Hertzl convoque à Bâle le 1er Congres sioniste qui décide que le peuple juif doit avoir une patrie.

Dans son journal, Herzl écrit : « Si je devais résumer le Congrès de Bâle en un mot, ce serait celui-ci: à Bâle j’ai fondé l’État Juif (…). Peut-être dans cinq ans et certainement dans cinquante ans, chacun le saura. »

20 ans après le mouvement sioniste se voit attribuer un « Foyer national juif » en Palestine, par la déclaration Balfour (1917) et 50 ans plus tard, Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU.

A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif.» Ainsi le journaliste hongrois Theodor Herzl résume-t-il, dans son journal intime, le rassemblement qui s’achève dans la grande salle à colonnades du casino de Bâle, en Suisse. Du 29 au 31 août 1897, environ 200 délégués juifs d’Europe, d’Afrique du Nord, d’Amérique et d’ailleurs, portant queue-de- pie et cravate blanche, comme l’avait exigé Herzl dans un souci de respectabilité, signent l’acte de naissance du sionisme politique. «Si j’en parlais aujourd’hui, écrit encore Herzl, chacun en rirait. Mais dans cinq ans peut-être, cinquante ans en tout cas, chacun verra que j’ai raison.» Cinquante ans… et trois mois plus tard, à New York, un vote de l’Assemblée générale des Nations unies allait donner corps au rêve des fondateurs. C’est à Bâle qu’eut lieu la genèse du futur Etat juif. Il y a tout juste un siècle.

2 novembre 1917
Lord Arthur James Balfour, secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, annonce que Londres «envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif».
1920
La conférence de San Remo confirme la déclaration Balfour. Vote de la création d’un Etat Juif.
1922
Première révolte arabe. Et premier livre blanc britannique qui exclut l’idée d’un Etat juif.
1930
Deuxième livre blanc limitant l’immigration juive.
1936
Une commission d’enquête présidée par lord Peel suggère la partition en deux Etats.
1945
Début de la révolte juive.
Février 1947
Londres demande l’arbitrage de l’ONU.

Bien rares, à l’époque, étaient ceux qui prenaient le projet au sérieux. En 1896, quand Herzl publie L’Etat des juifs, de bonnes âmes brocardaient déjà le «Jules Verne juif».Quelques années plus tôt, il avait assisté, bouleversé, au procès du capitaine Dreyfus, «coupable seulement d’être juif». Si une telle ignominie est possible en France, dans cette «République de la fraternité, de la liberté et de l’égalité», c’est, pense-t-il, qu’il n’existe aucun espoir d’être pleinement accepté, même dans les démocraties les plus «évoluées». Son raisonnement froisse les sensibilités de nombreux juifs, en France, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, surtout les plus en vue et les plus fortunés, qui s’estiment citoyens à part entière.

Mais Herzl passe outre. Avec l’aide d’un petit groupe d’amis, il réunit sans peine, à Bâle, l’assemblée qui deviendra par la suite le premier congrès sioniste. Sans peine, car L’Etat des juifs a rencontré un réel écho parmi les intellectuels juifs, religieux ou héritiers du siècle des Lumières. Au-delà, l’opuscule, d’une centaine de pages, a été largement diffusé en Europe centrale, où des communautés isolées tentent de s’organiser contre les pogroms: entre 1881 et 1896, une douzaine de groupements juifs ont déjà quitté la Pologne et la Russie pour rejoindre la Palestine. Pour autant, la Terre promise n’attire pas encore de grandes foules: à Bâle, seuls 5 délégués représentent les 50 000 juifs qui y vivent alors.

Cette terre que souhaitent les sionistes, seul le sultan de Constantinople, qui la possède, peut l’accorder. Dans les années qui suivent le congrès, Herzl s’emploie à persuader la Sublime Porte de «restituer» la Palestine aux juifs. Il tente, grâce au grand-duc de Bade, de s’attirer l’appui de Guillaume II, allié de Constantinople. Va à Rome, où il «oublie» de baiser la main du pape Pie X. Obtient des rendez-vous avec plusieurs ministres, surtout britanniques. Puis rencontre, en 1902, le secrétaire d’Etat anglais aux Colonies, Joseph Chamberlain. Pendant la discussion, plusieurs territoires d’accueil sont envisagés: Chypre, le Sinaï, une colonie juive en Egypte. Quelques mois plus tard, le représentant de Sa Majesté propose formellement l’Ouganda. Chamberlain n’aimait pas les juifs: «C’est la seule race que je hais.» Dans leur fuite d’Europe centrale, ils arrivaient trop nombreux, à son goût, sur le sol britannique. L’Afrique orientale ferait l’affaire.

Le Premier congrès sioniste (hébreu : הקונגרס הציוני הראשון) est le nom donné au premier des congrès sionistes qui s’est tenu à Bâle, en Suisse, du 29 août au 31 août 1897. Ce fut le premier congrès de l’Organisation sioniste (qui deviendra l’Organisation sioniste mondiale en 1960). Il fut réuni1 et présidé2 par Theodor Herzl, le fondateur du sionisme moderne. Les conséquences les plus importantes de ce congrès furent  : la formulation de la plateforme sioniste, plus connue sous le nom de programme de Bâle ; la fondation de l’Organisation sioniste mondiale ; et l’adoption de l’Hatikvah comme hymne (qui était déjà alors l’hymne des Amants de Sion et qui deviendra plus tard l’hymne national de l’État d’Israël).

Theodor Herzl fut le président de ce congrès auquel assistèrent quelque 200 participants, venant de 17 pays, dont 69 étaient des délégués de différentes sociétés sionistes et le reste étaient des personnes présentes à titre personnel1. Dix non juifs étaient également dans l’assistance, et ils étaient censés s’abstenir de voter1. Dix-sept femmes participèrent au congrès, certaines à titre individuel et les autres accompagnant des représentants, et bien qu’elles participassent, elle n’eurent toutefois pas le droit de voter1. Les femmes devinrent membres de plein droit l’année suivante, lors du deuxième congrès sioniste1.

Après une cérémonie d’ouverture pendant laquelle les représentants arrivèrent en tenue de soirée, queue-de-pie et cravate blanche, le congrès passa à l’ordre du jour dont les principaux points étaient1 :

  • la présentation des plans de Theodor Herzl ;
  • la fondation de l’Organisation sioniste ;
  • la déclaration des objectifs du sionisme, le programme de Bâle.

Durant ce congrès, Theodor Herzl fut élu président de l’Organisation sioniste et Max Nordau l’un des trois vice-présidents élus. En outre, un Comité d’actions interneset un Comité des grandes œuvres furent composés pour s’occuper des affaires du mouvement entre les congrès.

Le second jour des délibérations, le 30 août, un texte fut proposé au congrès, issu du travail d’un comité sous la présidence de Max Nordau, et qui stipulait que :

« Le sionisme vise à établir pour le Peuple juif une patrie en Palestine qui soit garantie par le droit public. »

Cela exprimait clairement le Sionisme politique de Herzl, par opposition aux activités orientées vers l’implantation des Amants de Sion, mouvement moins bien organisé2. Pour faire un geste en faveur de la demande de nombreux délégués, dont le principal représentant était Leo Motzkin, qui souhaitaient inclure l’expression « par le droit international », une formule de compromis proposée par Herzl fut finalement adoptée1. Ainsi le programme politique, qui sera ensuite connu sous le nom de Programme de Bâle, énonce les objectifs du sionisme. Il fut adopté dans ces termes1 :

« Le sionisme vise à établir pour le Peuple juif une patrie reconnue publiquement et légalement en Palestine. Pour atteindre cet objectif, le congrès considère que les moyens suivants peuvent être utilisés :

  1. La promotion de l’établissement en Palestine d’agriculteurs, artisans et marchands juifs ;
  2. La fédération de tous les juifs, en groupes locaux ou nationaux en fonction des lois de leurs différents pays ;
  3. Le renforcement du sentiment juif, et de la conscience juive ;
  4. Toute mesure préparatoire à l’obtention des accords gouvernementaux qui sont nécessaires à la réalisation de l’objectif sioniste. »

Les congrès suivants fondèrent différentes institutions pour la promotion de ce programme, notamment une banque du peuple connu sous le nom de Jewish Colonial Trust (devenue depuis la Bank Leumi), qui a été l’instrument financier du sionisme politique. Sa création a été suggérée lors du premier congrès sioniste en 1897 ; le premier pas véritable pour cette institution a eu lieu lors du deuxième congrès sioniste à Cologne, en Allemagne, en mai, 18984. Lors du cinquième congrès sioniste, le Fonds national juif est fondé pour l’achat de terres et, plus tard, la Commission sioniste (qui deviendra l’Agence juive) est fondée avec plusieurs filiales pour l’étude et l’amélioration des conditions sociales et économiques pour les Juifs en Palestine.

Le congrès sioniste s’est réuni chaque année de 1897 à 1901, puis, à l’exception des années de guerre, tous les 2 ans entre 1903 et 1913 puis 1921 et 1939. En 1942, une Conférence extraordinaire sioniste a été organisée et a annoncé changement d’orientation fondamental de la politique sioniste traditionnelle5, avec la demande que6 :

« la Palestine soit créée comme un Commonwealth juif. »

Cela devint la position officielle du sionisme sur l’objectif ultime du mouvement5..

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les réunions ont eu lieu environ tous les quatre ans, et depuis la création de l’État d’Israël, le Congrès a lieu à Jérusalem.







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  • 3 thoughts on “Le 29 août, 120ème anniversaire du 1er congrès sioniste mondial: Herzl écrit : « A Bâle j’ai fondé l’État Juif. Peut-être dans cinq ans et certainement dans cinquante ans, chacun le saura »

    1. Yehuda

      Il a fonde l’etat des Juifs un pays democatique qui berne les juifs du monde entier en faisant semblant de mimer le royaume d’Israel de Slomo hameler, Le regime Israelien a sa tete Netaniyahu utilise la torah pour donner l’illusion d’un pays Juif replique artificielle d’un royaume majestueux ou sigeait le temple

    2. tavor

      le temple sera reconstruit
      la présence des musulmans en ce lieu est une insulte et le monde entier qui ne donne par tort à la présence musulmane en ce lieu est la preuve du TOHU BOHU international signe de GOG ET MAGOG
      ça va péter
      la question c’est de savoir quand ?
      dans 10 ans, 100 ans ? 500 ans ?
      Le peuple juif n’a t’il pas été en exil pendant plus de 2000 ans ?
      L’ensemble de l’humanité va t’elle disparaître à l’issu de cette « 3ème » guerre mondial ?
      Seul hachem le sait
      Une chose est sur une bonne purge de plusieurs milliards d’êtres humains, en espèrant les plus mauvais de chaque communauté, ne pourra être que salvateur pour la planète

    3. Asher Cohen

      Où Herzl aurait-il écrit qu’en 1948 il fallait proclamer un Etat Juif acceptant 156.000 arabes sur son sol et jouissant de la pleine égalité de Droits avec les Juifs, alors que la réciproque n’est pas vraie? Où aurait-il écrit qu’en juin 1967, il fallait accepter sur la Terre Juive reconquise 1 million d’arabes en prime? En 1962, 145.000 Juifs ont quitté l’Algérie qui devenait musulmane, pour au nom de quel Zionism vivre dans un « Etat Juif » infesté d’arabes? Pauvre Nation Juive!

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