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Cédric Herrou ou l’activiste français pro-migrant qui veut mettre fin aux frontières


Cédric Herrou ou l’activiste français pro-migrant qui veut mettre fin aux frontières

Condamné ce mardi en appel à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants, Cédric Herrou, grand activiste immigrationiste de masse remet en question l’idée même de frontière.

Le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque l’affaire Herrou c’est tristesse.

Tristesse d’abord, parce que derrière tout cela il y a, quoique l’on veuille bien en penser, de la misère humaine et que la misère humaine est toujours triste.

Tristesse ensuite, parce qu’il y a souvent aussi beaucoup de bêtise dans les propos les plus simplistes tenus, à l’emporte-pièce, par les plus radicaux des deux camps qui s’affrontent, et que la bêtise humaine aussi est triste.

Tristesse enfin, par ce que cette affaire nous dit beaucoup de la crise qui traverse l’Etat en France aujourd’hui, de sa remise en cause et des doutes qui accompagnent son action. Or pour tout observateur de la vie politique française, cette misère de l’Etat est une incontestable source de tristesse, mais aussi de préoccupation quant à l’avenir.

La condamnation de Cédric Herrou à une nouvelle peine, plus sévère, est certes un bon signe, mais, s’agissant de prison avec sursis, elle ne réglera en rien le problème qu’a fini par incarner l’agriculteur azuréen: l’Etat va continuer son jeu du chat et de la souris. Celui-ci ne cache pas en effet son intention de réitérer ses actes, de «mieux s’organiser pour mieux agir» et ses appels à la désobéissance sont constants. Avec une certaine lucidité il déclare lui-même «Ils n’ont qu’à me mettre directement en prison». Depuis des mois en effet les arrestations et les gardes à vue succèdent aux libérations et aux violations de la loi selon un schéma désormais assez bien rodé, qui n’a d’autre bénéficiaire que la publicité rendue à sa cause.

Car le combat entre Hérrou et les autorités n’est pas l’histoire d’une action, il est un combat de fond entre celui qui entend «se substituer à l’Etat» et un Etat qui doute de sa propre légitimité à agir. Tout se passe comme si, sur cette affaire comme sur bien d’autres hélas, l’Etat avait honte de lui-même, peur de son autorité, n’était pas certain de son bon droit. «L’Etat, c’est-à-dire la société où il y a des Lois» disait Montesquieu, qui ne jugeait sans doute pas en son temps nécessaire de compléter sa formule par «et dont on assure le respect effectif» est en crise. Cette crise, qui trouve sans doute ses racines françaises cinquante ans en arrière dans le triomphe des idées de mai 68, témoigne de la défiance de notre époque et de notre société vis-à-vis de l’autorité, des institutions, de l’Etat-Nation ; par là même, elle fournit un argument supplémentaire à ses détracteurs.

En matière migratoire, il faut convenir que la Loi du 31 décembre 2012 a ouvert une voie dangereuse dans ce sens. Alors que l’aide à un migrant dans le cas d’un danger grave et imminent était déjà exclue de toute poursuite depuis 2003 -ce qui s’entend-, le texte porté par le Gouvernement de Gauche a introduit dans la Loi le fait de ne plus poursuivre l’assistance à une personne en situation illégale, c’est à dire qu’il légalise l’assistance à la violation des lois… un Etat qui légalise la violation de ses propres Lois, voilà bien la preuve d’un trouble profond! Pire, non content de l’ouvrir à des citoyens, cette Loi a élargi l’immunité à des organisations entières, faisant dès lors de la violation des Lois un droit et une activité du dimanche. Dans l’indifférence générale, des structures se montent et s’affirment donc afin d’entraver l’action de l’Etat, de faire échec à ses politiques publique, d’empêcher l’application des choix arrêtés par les autorités légales et légitimes du pays… mais il est vrai que l’on parle là d’associations qui se sont auto-proclamées «pro-migrants»!

Encore conviendrait-il de réévaluer ce titre. Car il ne serait pas inutile de s’interroger en quoi est-il moins favorable, digne et humain pour les migrants d’attendre à Vintimille plutôt que de l’autre côté de la frontière? Le vrai terme, le vrai combat, la motivation véritable de ces associations n’est pas tant dans le sort des migrants que dans la dénonciation de la frontière, jugée coupable de tous les maux… La Justice ne s’y est pas trompée lorsque, justifiant la condamnation de Cédric Hérrou malgré la Loi de 2012, elle exprime son sentiment que celui-ci inscrit l’accueil des migrants non dans une action de solidarité individuelle mais dans le cadre d’une «contestation globale de la loi (…), une cause militante» qu’il entend ainsi servir.

Dénoncer la frontière, attaquer l’Etat, voilà le programme bien connu qui se cache, ici, sous les apparences d’un humanisme radical et de bons sentiments portés en bandoulière. Mais il faut avouer que les habits de l’humanisme radical permettent beaucoup de choses, notamment de faire oublier que c’est justement la déstabilisation des Etats du sud de la Méditerranée en Egypte, en Lybie, en Tunisie et la disparition effective de leurs frontières qui seuls ont permis ses grands mouvements migratoires, transformant la Méditerranée en un vaste linceul…

Méfions nous donc de l’avenir que certains nous promettent. Car les critiques et les attaques contre l’Etat et les frontières peuvent paraître belles, nobles et généreuses vu de loin, mais elles sont un luxe que ne peuvent se permettre que ceux qui vivent à l’abri de ces mêmes frontières, encore protégés par l’Etat qu’ils prétendent abattre… réaffirmons le ensemble: non la Libye n’est pas une perspective enviable!

Ecrit par Gaël Nofri, conseiller municipal et métropolitain de Nice et président du Groupe des élus niçois indépendants (DVD).
Source: lefigaro





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • 8 thoughts on “Cédric Herrou ou l’activiste français pro-migrant qui veut mettre fin aux frontières

    1. FILOUTHAI

      Il faut envoyer ces activistes de gauche en Afrique ou au Maghreb pour qu’is vivent avec leurs frères musulmans.

    2. franky

      Un desastre qui se prapare avec plein d’amour, plein de bons sentiments , plein de bonnes intentions…

    3. David Abramson

      Ceci doit nous rappeler que l’assaillant seul n’a en fait pas beaucoup de chance de conquérir la place, mais s’il est aidé par des traitres de l’intérieur alors le pays peut tomber.

    4. capucine

      enfermer le c’est un malade ce type !! il est en train de détruire la France …
      les SDF passent avant les clandestins qui sont venu ici pour profiter de tous les avantages sociaux …la France est la poubelle de l’ europe

    5. Pinhas

      Des comme ce dingue il y en a des malheureusement milliers en France .?

      En général , ce sont des gens seuls qui s’emm…. et qui ont trouvé la le moyen de faire parler d’eux .

      En effet , ce genre de bobos s’en fichent bien des SDF car ce n’est pas à la mode .

      Non , le buzz c’est de s’occuper de terroriste de les aider à bien nous assassiner.

      Si encore ils se préoccupaient des Chrétiens d’Orient ; même pas car ça ne fait pas le buzz .

      On peut dire que ça bouillonne sous le bonnet mité de ce gaucho bobo .

      Qu’il aille se brosser les dents .

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