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Visite d’Abbas: sans vergogne la Tunisie félicite le harcèlement politique palestinien contre Israël


Visite d’Abbas: sans vergogne la Tunisie félicite le harcèlement politique palestinien contre Israël

Depuis Tunis, Mahmoud Abbas en visite officielle en Tunisie, a qualifié vendredi, 7 juillet 2017 de « succès » le vote de l’Unesco déclarant la vieille ville de Hébron en Cisjordanie, « zone protégée » en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ».

 

Lors d’un vote secret, l’organe culturel onusien a classé la Vieille Ville d’Hebron, y compris le Tombeau des Patriarches, site du patrimoine mondial palestinien en danger.

 

La résolution sur Hébron, qui qualifie cette ville juive « d’islamique », nie une présence juive de 4 000 ans. Pourtant elle abrite Le tombeau des Patriarches la dépouille d’Abraham, de son fils Isaac, de son petit-fils Jacob et de leurs épouses Sarah, Rebecca et Léa.

 

Hébron – la plus grande ville de Cisjordanie – est l’une des quatre villes saintes dans le judaïsme, outre Jérusalem, Safed et Tibériade. Selon la tradition religieuse, les ancêtres bibliques comme Abraham et Sarah, Isaac et Rebecca, Jacob et Leah sont enterrés là-bas. Le livre de la Genèse de la Torah décrit comment Abraham a acheté une grotte pour y être enterré.

Israël dénonce un « moment déshonorant » pour l’Unesco

Israël a protesté contre la décision du Comité du patrimoine mondial d’inscrire la vieille d’Hebron sur sa liste de sites en voie de disparition.

 

La décision du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco est une « souillure morale », a immédiatement réagi le ministère israélien des Affaires étrangères à Jérusalem.

 

 L’ambassadeur de l’État hébreu auprès de l’Unesco, Shama-Hacohen,  a aussitôt dénoncé « l’un des moments les plus déshonorants » dans l’histoire de l’organisation.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Danny Danon, a sévèrement condamné le vote de l’UNESCO.

 

« Cette tentative de séparation des liens entre Israël et Hébron est honteuse et offensante, et élimine le dernier reste de crédibilité de l’UNESCO. Dissocier Israël des lieux de sépultures des patriarches et des matriarches de notre nation est un étalage hideux de discrimination et un acte d’agression contre le peuple juif ».

 

« La décision de l’Unesco sur Hébron et le tombeau des Patriarches est une souillure morale. Cette organisation sans importance promeut l’HISTOIRE FAUSSE. Honte à l’Unesco », a écrit sur Twitter peu après le vote le porte-parole du ministère des Affaires étrangère israélien, Emmanuel Nahshon.

 

Ce vote est « un succès dans la bataille diplomatique menée par les Palestiniens sur tous les fronts face aux pressions israéliennes et américaines … et un échec énorme pour Israël », s’est félicité Abbas, président de l’Autorité palestinienne dont le mandat a pris fin il y a 7 ans.

 

Une cérémonie officielle a été organisée à l’honneur du chef palestinien qui est fragilisé sur la scène politique intérieure et dont le Hamas remet totalement en question sa légitimité depuis la fin de son mandat.

Le chef de l’État tunisien, Béji Caïd Essebsi  s’est félicité de l’inscription de « la vieille ville d’Hebron / Al-Khalil » et la Mosquée d’Ibrahimi « sous la souveraineté palestinienne et sur la Liste du patrimoine mondial en raison des actions irresponsables, illégales et hautement dommageables d’Israël, la puissance occupante, qui maintient un régime de séparation et de discrimination dans la ville basé sur l’origine ethnique et la religion. »

 

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a reçu aussi le président palestinien  qu’il n’a plus de mandat présidentiel.

Abbas effectue une visite officielle en Tunisie jusqu’au 8 juillet, au cours de laquelle il sera notamment question d’examiner les derniers développements de la situation palestinienne et de discuter des moyens de renforcement de la coopération bilatérale.

 

Par cette décision  Abbas cherche retrouver sa crédibilité auprès de la population palestinienne, sur le dos d’Israël.

 

Israël est droit demander l’inscription la synagogue Ghriba au patrimoine mondial de l’Unesco

 

L’État juif doit être en mesure aussi d’essayer de demander au Comité du patrimoine mondial de l’Unesco de classer la synagogue de Djerba parmi le patrimoine universel.

 

La Ghriba, dont la première pierre remonterait, selon la légende, à l’arrivée de prêtres fuyant la destruction du temple de Salomon par Nabuchodonosor (en 586 avant J.-C.), est importante sur le plan de la singularité culturelle et religieuse.

 

La Tunisie qui  pratique l’idéologie d’exclusion contre les juifs (au nom de la cause palestinienne) et qui a spolié l’essentiel de leurs biens depuis 1967 accueille ce site inestimable pour le patrimoine mondial. Israël  devrait exiger de classer ce lieu comme  « zone protégée », en tant que site « d’une valeur universelle exceptionnelle ».

 

 

La Tunisie qui se plaît à projeter de lui-même une image d’un pays de tolérance confessionnelle est un pays raciste envers les juifs qui sont interdits d’exercer des fonctions dans le gouvernement, la justice, la police, et l’armée.

Cette attitude du gouvernement tunisien ne lui confère aucune  crédibilité pour préserver la Ghriba. De plus, le gouvernement empêche parfois les touristes israéliens de se rendre dans le pays alors que c’est un moment de joie pour la petite communauté, et les Israéliens soucieux de renouer avec leurs racines.

 

Jérusalem devrait demander à l’Unesco  de  protéger ce lieu contre les dangers qui menacent la perte d’une histoire inestimable pour le patrimoine humain.

La Tunisie arabo-islamique qui nie l’identité juive du pays, dans sa nouvelle Constitution de 2014, n’est pas digne de confiance envers cette partie du patrimoine mondial qui est d’une valeur qui transcende la géographie, la religion, la politique et l’idéologie. Déjà de nombreuse  pierres tombales  sont éventrées autour de la Grande Synagogue de Djerba.

Avant l’indépendance de 1958, la communauté juive de Tunisie était l’une des plus importantes du Maghreb, avec environ 100 000 membres, principalement sur l’île touristique de Djerba. Mais, au fil des années et faute d’une égalité réelle et ressentie entre Juifs et musulmans, elle s’est drastiquement réduite, à environ 1 500 membres, au rythme des départs vers la France ou Israël. Depuis  2014, des habitants décrivaient pour l’AFP le manque de sécurité dans l’île, la coexistence qui se délite entre Juifs et musulmans.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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