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Silence arabe : l’armée Libanaise s’en prend aux camps des réfugiés syriens et torturent des enfants


Silence arabe : l’armée Libanaise s’en prend  aux camps des réfugiés syriens et torturent des enfants

Il semble que l’armée libanaise est en train de commettre des violations  graves contre les réfugiés syriens sans aucune  condamnation des pays arabes et, jusqu’à présent, rien n’indique que ces pratiques ont été des actes isolés.

Sous les ordres directs du Président libanais Michel Aoun et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, des soldats libanais ont attaqué,  ce samedi 1 juillet 2017, des réfugiés  syriens du  camp d’al-Nour près d’Arsal,  une ville libanaise qui jouxte la frontière syrienne.

 

Apres un déploiement massif de l’armée dans la région, les forces libanaises se sont alors déchaînées sur les cabanes des réfugiés syriens  et on compte trois morts sous les décombres. Des femmes et des enfants sont terrorisés, des dizaines de blessés et des centaines de réfugiés ont été obligés de sortir nus sous le soleil.

Des hommes ont  été capturés par les soldats libanais pour ensuite être torturés, humiliés, et utilisés pour avoir des informations. Des enfants même d’à peine 9 ans, ont été interpellés, interrogés et détenus.

 

Des dizaines de soldats ont passé ensuite les réfugiés à tabac. Et les gens  qui sont restés au sol ont été arrêtés. Les ordres étaient de courir et de faire tomber les gens par terre. Nombre d’entre eux ont été amenés à des centres de détention secrets.

 

Des photos montrent des habitations  des réfugiés et de cabanes  détruites et des dizaines de syriens, mains liés et par terre. Les sources militaires refusent de commenter ces photos qui ont été publié  sur les réseaux sociaux. Par cette censure imposée directement par l’armée, les principaux médias libanais ont choisi aussi, dans la plupart des cas, de ne pas couvrir les abus de l’armée.

Le ministre de la Défense Yacoub al-Sarraf a refusé de donner des explications. Toutefois un  communiqué officiel de l’armée libanaise souligne que l’opération menée était motivée par la recherche d’individus suspects.

 

Des réfugiés syriens à Arsal ont fait une marche de protestation pour dénoncer les attaques libanaises menées contre les camps.

 

L’armée, qui procédait à une fouille dans un camp de réfugiés, refuse de s’abstenir de s’attaquer aux déplacés syriens de Arsal. Ces camps de fortune sont anarchiques, désorganisés, incontrôlables sur le plan sécuritaire et inacceptables sur le plan humanitaire.

 

Les soldats libations infligent des violences, souvent arbitraires, à des enfants syriens  parfois très jeunes. Des témoins ont affirmé dimanche que l’armée s’en prenait régulièrement aux syriens, même lorsque la situation était calme. Ils sont battus durant tout le temps de l’interrogatoire en particulier quand les soldats n’obtenaient pas les réponses qu’ils attendaient.

 

 

Misère et silence des militants arabes des droits de l’Homme.

 

Les réfugiés syriens affluent ici depuis le printemps 2012. Ils sont partout : dans des garages, des campements de fortune, sur les toits, dans la rue, dans des bâtiments abandonnés. Contrairement à la Jordanie et à la Turquie, le Liban a refusé de construire des camps officiels. Les réfugiés s’installent avec les moyens du bord.

 

Au Liban, il n’existe pas de camp pour les réfugiés syriens, comme on en trouve en Turquie ou en Jordanie. Les réfugiés s’installent un peu partout : dans des garages, des campements de fortune ou des bâtiments inhabités. Ils sont laissés à eux-mêmes, pratiquement abandonnés.

 

De plus les réfugiés paient un loyer aux libanais propriétaires du terrain : 60 $ en moyenne par mois, auxquels il faut ajouter 40 $ pour l’eau et l’électricité, une fortune pour ces familles qui ont quitté leur pays avec trois fois rien.

 

Le gouvernement  libanais  est hostie aux Syriens. À Saïda, par exemple, les autorités ont décrété un couvre-feu pour les réfugiés. Aucun ne peut sortir après 19 h. En effet, le gouvernement  considère, ni plus ni moins, que les  réfugiés «sont la source du terrorisme.»

 

Malgré que le Liban  est contractant de la Convention internationale contre la torture, les réfugies syriens subissent des violations systématiques de la loi internationale y compris la torture, les interrogatoires, les coups, les conditions de vie déplorables et pas d’accès à un procès équitable.

 

 

Les photos choquantes de torture dans les bases militaires américaines et les centres de détention en Irak et en Afghanistan ont scandalisé le monde entier mais les photos  des syriens qui disent qu’ils ont subi des traitements similaires dans des centres d’interrogatoire libanais et ce, depuis 2012, ne font pas réagir les militants arabes des droits de l’Homme. Ah, si c’était des  soldats Israéliens qui avaient commis ces crimes on aurait entendu des cris d’horreur, des protestations, des manifestations partout dans le monde. Comme quoi, l’injustice est avant tout israélienne !

Edy Cohen, un professeur israélien, a dénoncé les abus de l’armée libanaise contre les réfugies syriens : Où sont les Arabes?  Est-ce  que c’est cela les mœurs des arabes ? ( voir l’article)

 

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles.



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